Sport

Ça ne remonte pas à très loin cette addiction au sport. En fait j’ai recommencé à en faire après plus de 3 ans sans activité physique. Et même avant, j’étais bien plus motivée à l’idée de monter sur ma Z800 dès que j’avais du temps libre plutôt que d’enfiler une paire de basket. Prendre les virages comme une inconsciente était bien plus passionnant et grisant à l’époque.

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Pendant mon enfance, ma famille voyait probablement pour moi une belle carrière dans l’hippisme. un sport que j’ai pratiqué pendant, allez, 13 ans. Je faisais des compétitions quasiment chaque week-end et en semaine, je passais plus de 3 heures à m’occuper de mes chevaux au détriment de mes études. Je me suis rendue compte sur le tard que je faisais ça surtout pour faire plaisir à mon papa. Vers la fin, je ne faisais plus que des balades, le cœur n’y étant plus.

Après les cours à l’école prof, ou quand arrivait le soir et que j’avais enfin un peu de temps libre, j’enfilais mes inline ou mes patins à glace et j’allais entraîner mon pas canadien, mes freinages, mes petites accélérations,.., j’avais le rêve secret de devenir gardienne de hockey sur glace. Je l’ai touché du bout des doigts en participant à un entraînement de l’équipe féminine de hockey sur glace de la région. Malheureusement, l’équipe comptait déjà deux gardiennes et le poste de joueuse ne m’intéressait pas du tout (et l’équipement coûtait une blinde). Je faisais aussi du snowboard avec un pote et je me rendais parfois toute seule depuis chez moi jusqu’à Saas Fee pour rider sur les plus belles pistes de Suisse. Haaaa, j’étais jeune et insouciante à l’époque !

J’ai ensuite rencontré mon copain et j’ai quitté ma région pour de nouveaux horizons. Avec lui, j’ai découvert le vélo de descente. Il faut dire que le vélo et moi, ça n’a jamais été le grand amour. Mais là, c’était différent, on parlait de downhill et j’ai toujours bien kiffé les sports plus masculins que féminins. J’ai toujours été un super garçon manqué (aujourd’hui il m’en reste encore un peu quand je conduis ou quand je m’énerve…). On est allé quelques fois à Metabief puis un jour, je me suis inscrite avec lui au Glacier Bike Downhill de Saas Fee. Une descente sur neige depuis le haut du glacier jusqu’au village. Un truc de malade. Mais moi, je suis une ouf alors je l’ai fait, je me suis bien vautrée pendant l’entraînement de la veille mais j’ai quand même décroché une petite médaille de bronze féminine puis l’année suivante, l’argent (et sans tomber une seule fois).

Quelques mois après mon accouchement, j’ai commencé la pole dance avec ma meilleure amie. J’aimais beaucoup mais j’avais pire mal au dos à l’époque. J’ai très vite abandonné la seule chose qui me rendait un peu féminine… Puis plus de sport pendant 1 bonne année. Avec ma grossesse, je suis passée de 65 à 82 kg. Je suis redescendue à 75 après l’accouchement puis j’ai stagné pendant 20 mois, j’ai mangé n’importe quoi, je me suis complètement oubliée, j’ai fait une dépression post partum suivie d’une autre.

En octobre 2016, alors que j’étais à 2 doigts d’un burnout, mon médecin a décidé de me mettre en arrêt de travail complet pendant 2,5 mois. Un peu avant, sur ses conseils, j’ai commencé le Nordic Walking.

Pendant mon arrêt de travail, j’ai commencé la course à pied après avoir été snobée par les coureurs sur les 17 km de Morat-Fribourg que je faisais alors en nordic. Depuis, j’ai perdu 10 kg pour redescendre à 65 kg. Poutant, à l’époque, je détestais courir.

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Puis j’en ai voulu plus, encore plus. De 2 km à 7 km/h complètement essouflée, je suis passée à 10 km/h avec une super énergie à la ligne d’arrivée. J’enchaîne les courses, je découvre de jolis paysages, je fais de magnifiques rencontres. Mais ce n’est toujours pas assez pour moi. J’en veux plus. Après des années de galère à penser que je ne valais rien et que je n’étais capable de rien, je me rends compte que je peux faire de grandes choses si je le veux. Je regarde 6 petits mois en arrière et je constate avec bonheur comme j’ai changé et je suis fière de moi. J’ai décidé de me mettre au triathlon et de me fixer un gros défi pour la petite sportive que j’étais, un semi Ironman. Depuis mars 2017, mon entraînement se constitue de natation, de muscu, de course à pied et de spinning. Pendant mes jours de repos, je fais du yoga, de la marche et du vélo avec ma fille. Aujourd’hui, j’ai de la peine à laisser passer un jour sans faire de sport tellement ça me fait du bien, tant physiquement que moralement. Je suis venue à bout de mes dépressions uniquement grâce au sport et à quelques bonnes lectures de développement personnel. La vie est belle !

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