Entraînements août 2017

Capture

Pas de piscine ce mois-ci.

1- Elle était fermée (en tout cas la piscine intérieure de 25 m).

2- La majorité des entraînements du mercredi était donnée par le coach qui n’a pas trop la patience pour coacher les débutants (et ça semble continuer sans fin alors qu’il était censé en donner max 2 par mois…). A ce rythme-là, je ne pense pas que je continuerai avec mon club de tri l’année prochaine 😦 C’est vachement bête parce que j’aimais beaucoup l’ambiance générale. Mais je m’étais inscrite dans ce club pour apprendre à nager et finalement, je n’ose pas y aller justement parce que je ne suis pas Michael Phelps… Mais bon, 400 francs de cotisation par année pour rester à la maison, c’est pas vraiment rentable.

3- Les cours du Cercle des nageurs ont recommencé seulement ce lundi. Ce sont ces cours qui m’intéressaient le plus car on s’entraîne à son rythme, pour le plaisir, sans objectif de performance.

J’ai pu voir à quel point c’était hard de combiner un job à 80 %, ma vie de maman et de femme avec ma vie sportive et essayer de m’entraîner au minimum 6 heures par semaine. Ce que j’arrive à faire justement en passant toutes mes pauses de midi à la salle.

Beaucoup de muscu (on y prendrait presque goût), du vélo et la reprise un peu plus sérieuse de la course à pied. J’ai remarqué que depuis que je fais du vélo et du pump, ma FC s’améliore en CàP. J’ai aussi compris que ma foulée était mauvaise. En « exagérant » un peu le mouvement pendant la course, en allongeant la foulée et en remontant plus les talons après la poussée, je me fatigue beaucoup moins et je peux monter à 12 km/h de vitesse moyenne sans finir dans le rouge au bout de 400 m. Je dois entraîner ça encore un peu. Enfin bref, ce sont les aléas des entraînements en autodidacte. Mais petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Ce mois-ci a aussi été celui du doute. Principalement en natation où j’ai carrément rien fichu et où j’ai eu l’impression que je n’allais jamais finir un seul triathlon de ma vie… En vélo et en CàP, si tu te sens mal, tu peux toujours t’arrêter un peu ou marcher mais au milieu d’un lac, c’est un peu plus compliqué… Ma peur s’est un peu dissipée quand je me suis renseignée un peu plus sur la discipline. Dans la plupart des courses, l’eau ne dépasse rarement 23 °C ce qui est super car tu peux mettre la combi. Et la combi, selon ce que m’a dit la vendeuse du magasin de tri, c’est environ 40 % de flottabilité en plus. En gros, ça agirait exactement comme un pull buoy au niveau des jambes et le début de cette vidéo m’a permis incontestablement de me réconforter

Ça tombe bien car avec un pull buoy, je suis beaucoup plus efficace en nage car je ne sais absolument pas quoi faire de mes jambes quand je suis dans l’eau et quand je les utilise en crawl, je bats comme une forcenée et je finis complètement essoufflée au bout de 25 m, parfois moins… (d’où mon appréhension de nager dans un bassin de 50 m avec le club de tri et un coach pas trop pour l’utilisation du pull…). En gros, je n’arrive pas à synchroniser mes bras, ma respiration et mes battements de jambes. Impossible. Ça fait trop d’informations à gérer d’un seul coup pour mon petit cerveau… Mais peut-être que ça va changer avec le temps… Et surtout, je suis une véritable enclume au niveau du bas du corps. Même en regardant exagérément vers mes jambes quand j’ai la tête sous l’eau, impossible de monter mon arrière-train vers la surface. Je coule littéralement des jambes. Je nage à la verticale et mes battements ne servent à rien si ce n’est m’épuiser encore plus… Un peu d’aide à ce niveau-là ne peut pas faire de mal…

Par contre, avec un pull, j’ai totalement assimilé l’idée de garder mes jambes fixes (qui remontent miraculeusement) et de n’utiliser que la force des mes bras pour me tracter et c’est juste génial parce que justement, je gagne énormément en vitesse, même avec des mouvements moins rapides, et ma respiration est beaucoup plus calme. Du coup, je nage plus loin, plus vite, plus longtemps… D’ailleurs en triathlon il est fortement déconseillé d’utiliser la brasse pendant la phase de natation car ça « tuerait » les jambes » pour les 2 prochaines disciplines qui elles, n’utilisent quasiment que ça… Donc si je peux oublier mes 2 boulets pendant la nage, ça me convient parfaitement 😀

J’ai pu essayer la combi que je voulais acheter à la base, une Orca S6, pour constater qu’au final, elle ne me convenait pas du tout. La M était trop grande (surtout au niveau du col et je rentrais dedans sans aucun effort) et la S beaucoup trop petite. Il faut dire que j’ai une carrure un peu bizarre. Bref, il ne faut absolument pas se fier aux indications de tailles sur les modèles. C’est ta morphologie qui décide… Puis j’ai essayé l’Aquaman Bionic (bon, déjà, on monte dans la gamme et surtout, dans le prix…) après avoir bien transpiré dans la S6, je vous dis pas le bonheur pour  enfiler l’Aquaman… par une température de 30 °C… En sortant de la S6 j’étais presque aussi trempe qu’en sortant de la piscine… à force d’efforts, de tirage avec des gants qui glissaient et des jurons à n’en plus finir, j’ai réussi à rentrer dans la M (étrangement…).

aquaman_size_chart_1.jpgdoh-homer-simpson

Si on en croit le guide des tailles Aquaman, avec mes 178 cm et mes 63 kg, je suis censée rentrer dans une L. On est bien loin de la taille M avec ses 164 maxi et ses 59 kg. Encore une fois, c’est la morphologie qui compte et non les tailles indiquées. Ma fois, je suis un peu plus court au niveau des bras et des jambes (pour changer, tiens…). On dirait que les vêtements pour miss ont été pensés uniquement pour des nanas ne dépassant pas les 160 cm… Autrement, au niveau du corps, elle est parfaite, elle me serre bien surtout au niveau du col. Je n’ai pas l’impression d’étouffer, les mouvements de bras sont amples, bref, elle est faite pour moi ! Du coup, c’est celle-ci qui m’accompagnera dans les tri.

D’ailleurs pendant toute la semaine avant la compétition, je ferai des incantations et des danses autour d’un chêne bicentenaire pour que la température de l’eau descende miraculeusement en dessous de 20 °C le jour de la course pour être sûre de pouvoir porter ma combi : D

Donc pour le mois de septembre le planning prend enfin son rythme de croisière définitif en prenant en compte mon taux de travail et ma vie de famille, avec des jours bien fixés histoire, encore une fois, de ne pas embrouiller mon pauvre cerveau fatigué 😀 J’ai choisi de faire un max de sport en salle car cela me permet de couper du taff pendant au moins 2 heures et surtout, cela me permet de manger une délicieuse winterIsComing_1024x1024salade de quinoa bien saine préparée par le restau d’à côté et de manger juste avant de retourner au travail en sortant du fitness. Et si un jour je ne me sens pas de faire du sport, je peux toujours profiter du sauna, du hammam ou de la salle de repos pour être un peu tranquille et récupérer, me changer les idées. Et puis…l’hiver vient ! Bientôt fini le vélo dehors en soirée…

Ce mois de septembre est donc la reprise d’un entraînement CàP un peu plus sérieux. Fin août, j’ai dû ralentir un peu à cause de mes quadri tétanisés que je devais masser à coup de gel réfrigérant. Aujourd’hui, ils vont beaucoup mieux. Très important la récup… J’ai un peu trop forcé sur la presse à cuisses (où je suis épatée de voir l’évolution de ma musculature au fil des semaines et où je suis passée en peu de temps à des séries à 105 kg), le vélo et les squats du body pump. Malgré cela, j’ai pris mon pied à la Color Run où mes jambes étaient vraiment au top.

Maintenant, l’heure est venue de me préparer pour mes 2 prochaines grosses courses, et pas des moindres, qui auront lieu dans une petite trentaine de jours. La mythique Morat-Fribourg, ses 17,17 km et son profil assez sympa

mf_profil

et mon tout premier semi-marathon à Lausanne à peine 3 semaines plus tard. Voici deux beaux entraînements pour le premier marathon de ma vie qui aura lieu en avril 2018. Après Morat-Fribourg, le semi et le marathon, je ne pense plus qu’un triathlon S sera en mesure de me foutre la pétoche. Je vais donc gentiment augmenter mes distances d’entraînement et il me restera ensuite tout l’hiver pour peaufiner la machine. Je n’oublie surtout pas que je fais également deux autres sports d’endurance à côté, que sont la natation et le vélo. Donc, je n’ai pas besoin de courir 3 fois par semaine pour atteindre mes objectifs. D’ailleurs, J’ai pu remarquer que le vélo a vraiment participé à l’amélioration de ma FC alors que je courais au max une fois par semaine. Aujourd’hui, j’ai une FC au repos de 47 BPM ce qui est vraiment bien pour une débutante. Les deux premières courses me serviront surtout à dénicher des gels qui ne me donnent pas envie de vomir pendant la course… Je sens que je vais devoir faire avec la maltodextrine, un truc que j’ai pourtant en horreur… Mais un semi, ça ne se gère pas comme un 10 km, il faut alimenter son corps correctement si on veut pas se prendre le mur en pleine face et finir en hypoglycémie. Pis bon, c’est pas comme si j’en ingérais tous les jours…  Si quelqu’un connaît une bonne marque de gel, je suis preneuse ! Pour l’heure, voici mon plan d’entraînement final de la semaine :

Lundi : 1h de cross training et 1h de natation

Mardi : 1h de body pump et 1h (ou plus) de Vélo sur HT (je vais devoir m’expatrier au grenier tellement ça fait du bruit…)

Mercredi : 1h de natation (en fonction du coach du jour) ou 1h/1h30 de CàP

Jeudi : 1h de muscu ou de tapis

Vendredi : 1h de spinning

Week-end : Sortie longue vélo ou CàP (ou course) 

Ça devrait suffire pour mes formats Sprint de 2018 🙂

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Un enfant qui se donne la mort, c’est tout sauf normal !

toulouse-un-enfant-de-8-ans-se-suicide-7182_w1000

Je me promène sur Internet, sur un site que je ne suis plus allée voir depuis des semaines et je tombe sur les commentaires d’un film, « Marion, 13 ans pour toujours ». Le titre n’a pas besoin d’explication. Puis je tombe sur un autre site qui parle de cette enquête, et de bien d’autres, classées, évidemment. Le corps enseignant sait toujours faire front et se laver de tout soupçon. Et puis il y a Pauline, 12 ans… Pire encore, Noélanie, 8 ans !!! J’ai les larmes qui me montent aux yeux. Parce que moi aussi, j’ai été un bouc-émissaire durant toute ma scolarité obligatoire.

Et puis il y a ce journal où on te dit que 37 enfants de moins de 14 ans se sont donnés la mort en 2009 en France. Mais le journaliste relativise en disant que c’est exceptionnel ! 37, pour moi c’est pas exceptionnel, c’est juste énorme, chaque enfant qui se donne la mort, c’est un enfant de trop ! Puis il y a ce pédopsychiatre à 2’10 qui te dit que c’est malheureusement normal, qu’il y aura toujours des bouc-émissaires ! Ben voyons ! Un parent est donc censé se rendre compte que son enfant est bouc-émissaire.  Mais je veux bien savoir comment. Moi, je faisais semblant de partir à l’école et j’attendais que mon père parte au boulot pour rentrer à la maison…

J’ai fait des dépression jusqu’à mes 30 ans à cause de ces petites racailles de l’école primaire à professionnelle ! Incapable de reprendre ma vie en main. Toujours cette cicatrice béante qui suintait par moment me laissant penser que j’étais une bonne à rien qui ne méritait pas de vivre tout en me gangrénant ma vie de couple qui était pourtant à des années lumières de ma vie scolaire. Oui, les douleurs de l’enfance ne s’effacent pas aussi facilement… Et je vois qu’aujourd’hui, la situation est encore pire grâce aux smartphones et aux réseaux sociaux…

Et encore, à l’époque, on avait un langage beaucoup moins fleuri, on n’avait pas Facebook, Whatsapp et autres… Maintenant tu peux carrément créer des groupes virtuels pour harceler une seule personne, plus seulement à l’école, mais même chez lui ! Maintenant, le bouc-émissaire n’a plus aucun moment de répit. Il y a eu la génération mai 68 et puis maintenant, la génération Youporn… On vit dans le glauque, dans le trash, dans l’extrême. Ça ne choque plus personne de voir quelqu’un mourir sur une vidéo. On vit dans une arène ou les gens se nourrissent de la souffrance des autres pour oublier sa propre petitesse. Il suffit de voir le nombre d’émissions de télé-réalité qu’on nous propose et d’images affreuses dans les téléjournaux pendant que tu manges. Le glauque est devenu du divertissement pour une faune enragée et anesthésiée de son empathie et de sa sensibilité.

peluche_pendue

Pour moi, ça a commencé quand je suis revenue en Suisse vers l’âge de 6 ans avec mon accent québécois dans les bagages. Jusqu’à mes 18 ans, je n’ai jamais eu de véritable ami, ni même de pote. J’avais quelques copines avec qui je jouais quand elles avaient personne d’autre avec qui le faire. J’ai jamais eu l’impression de faire partie de leur groupe mais bon, de temps en temps, les voir ça faisait du bien. Plus tard, ça s’est compliqué. Rousse, les dents de travers, grande et maigre pour mon âge, des grosses lunettes affreuses sur le nez, pas besoin de chercher plus loin,… J’étais vraiment parfaite pour ce rôle. Poil de carotte, dents de lapins, grande asperge, la moche, crapaud à lunettes… J’ai fait avec, il y a eu quelques coups de pieds mais rares. Le psychologique, c’est tout aussi violent et dévastateur, si ce n’est pire. J’ai pleuré quelques fois en rentrant à la maison mais je n’ai jamais pensé à en finir. jusqu’à mon entrée en école secondaire,  vers mes 13-14 ans.

A l’époque, faire de l’équitation, visiblement, suffisait à faire de moi un bouc-émissaire, plus toutes les autres tares physiques que je me trimballais. J’avais aussi une acné sévère que j’ai dû soigner à coup de Roaccutan et qui m’enlaidissait encore plus… Inutile de dire que je n’ai jamais eu de copain avant mon chéri actuel, donc pas avant mes 21 ans. Et arrive un moment où tu te dis « Mais sérieux ! Tout les détails sont là depuis ma création pour faire de moi un défouloir, un vide-ordure à injures. Est-ce que j’ai vraiment envie de vivre toute ma vie comme ça ??? ». Et puis il y a ce moment, plus véridique tu meurs ! où le directeur de l’école, lui-même, en personne, devant toute la classe de math, après que tu n’aies pas réussi à résoudre un pauvre problème, te balance devant toute la classe :

« Tu ferais mieux de retourner nettoyer tes écuries !!! »

Là, c’est un adulte ! Un directeur d’établissement scolaire public, payé par les impôts de tes parents ! Quand ce genre de crétin se fait un plaisir de t’humilier, vers qui peux-tu te tourner ? C’est ce qui m’a fait le plus de mal dans toutes les méchancetés qu’on a pu me faire. Un adulte est censé être une personne de confiance, fiable, juste. Un adulte, c’est l’autorité. Une sorte de super-héro censé prendre ta défense et te protéger.  Mais si l’adulte est pire que tes camarades, que te reste-t-il ? Ce monde en vaut-il vraiment la peine ? Et là a commencé la spirale. J’ai changé d’école, ma grand-mère m’a inscrite dans une école privée. J’y ai passé les 3 plus belles années scolaires de ma vie. Pour finir ensuite dans une école des plus nocives qui soit. Avec les élèves qui vont avec… Une école professionnelle.

Cette fois, je suis bien décidée à me fondre dans la masse. Je recommence à zéro, je coupe mes cheveux très court et je les teins en noir. Mes lunettes ne sont plus aussi moches. Je pensais que toute cette horreur était finie et derrière moi mais je me trompais. J’ai 16 ans. Il doit y avoir un peu plus de 300 élèves et si j’en connais 3 dans le lot c’est beaucoup. j’y retrouve évidemment un de mes pires bourreaux du secondaire. Toute l’école apprend à nouveau que je fais de l’équitation (c’est peut-être une des raisons pour lesquelles je ne veux plus monter à cheval aujourd’hui). Chaque matin, quand j’arrivais devant l’entrée, j’avais droit à une espèce de haie d’honneur avec des hennissements. Psychologiquement, je pars en vrille. Et pour mon père, je fais tout mon possible pour qu’il ne voit rien. Je me choppe un ulcère, j’ai mal au bide, je vomis tous les matins rien qu’à l’idée d’aller à l’école. J’utilise mon scalpel de ma boîte à outil d’informaticienne pour me tailler la peau, une manière d’expier le mal qui me ronge. On fouille dans mon sac d’école où j’ai l’habitude de laisser mon journal et où je note mon mal-être, tout ce qui m’arrive. On le lit. Et les moqueries redoublent. A la gym, on joue à la « balle piquée » et mes lunettes deviennent la cible du jeu. Mais c’est pas comme s’il y avait toujours un prof pour gérer cette séance de défouloir sur ma personne… Mes lunettes finissent par se casser… Puis je ne retournerai plus jamais dans cette école, si ce n’est juste pour voir mon père engueuler le directeur et son incompétence crasse. J’aurai séché pendant presque 1 mois avant que mon père ne s’en aperçoive, un parent d’un autre élève lui demandant pourquoi je ne venais plus à l’école. Tu penses, ils n’avaient plus personne à humilier, ils s’ennuyaient… Un soir, mon père m’a retrouvée juste à côté de la voie de chemin de fer. J’avais la ferme intention d’en finir.

Ensuite, ma vie est devenue presque normale. Je suis tombée sur une école avec des gens normaux. J’avais 17 ans. J’ai redoublé pas mal de fois car l’école, ça n’a jamais été mon truc, j’ai toujours trouvé que, hormis apprendre les bases élémentaires, comme le calcul, la lecture et l’anglais, ça ne servait strictement à rien. Apprendre par cœur les noms de toutes les capitales du continent africain, mes 8 années d’allemand qui n’ont servi qu’à me dégoûter de cette langue et l’algèbre qui m’a tant moisi mon existence d’écolière. Cette dernière école m’a permis aussi de reprendre confiance en moi. C’est l’époque où j’ai rencontré mon chéri. Mon seul amour à ce jour (vive Internet). Celui qui m’a aimée telle que j’étais, dès le début. Mais j’ai souffert encore 9 années durant, rongée par la colère, incapable d’accepter toute cette injustice qui m’est tombée dessus au fil des années. Ce n’est qu’à 30 ans qu’une psy m’a aidée à ressortir toute cette douleur, si bien qu’aujourd’hui, quand j’y pense, je ne pleure plus.

Mais les séquelles sont toujours là. J’ai toujours de la peine à m’exprimer avec les autres, pesant chacun de mes mots parfois de manière maladroite. Je croche, je perds mes mots. J’ai toujours cette impression qu’on me juge constamment sans me connaître. Je me sens souvent agressée et je répond de manière tout aussi agressive, comme un animal blessé, traqué, comme ces animaux qu’on a battus et qui se replient sur eux-mêmes quand tu bouges un peu trop fort. Je suis toujours complexée par mon physique. Mais en fait, j’ai jamais vraiment retrouvé confiance en moi. Il y a régulièrement des moments où je m’écroule, où je me demande qu’elle est ma place sur cette planète. Je n »ai pas confiance en les adultes. Surtout les adultes. La plupart jouent un rôle, celui du paraître. Ils sont tellement sérieux. C’est comme si tout sonnait faux. Les enfants sont cash, eux, tandis qu’un adulte dira un truc devant toi et tout le contraire derrière toi. Un adulte, c’est mesquin et bien plus puéril qu’un enfant. La plupart des personnes que je considère aujourd’hui comme mes amis ont justement gardé leur côté enfantin. Ils sont cash, authentiques. Je les aime tellement, comme ils sont. S’ils n’existaient pas, je devrais les inventer. Céline, Marie, Nani, Logahn et Sam. Ce sont eux qui colorent ma vie avec mon chéri qui est aussi mon meilleur ami, ma fille et mon père, qui lui aussi est resté un grand enfant un peu insouciant. Ce sont eux qui me donnent envie de vivre aujourd’hui. Pas besoin d’avoir 300 amis insipides sur Facebook. Pas besoin de jouer un jeu de rôle.

Alors non, être bouc-émissaire, ce n’est pas normal ! C’est cruel ! Parce qu’il n’y a rien de pire pour un enfant que de se sentir seul au monde… Cela me fait encore plus peur quand je sais qu’un jour, ce sera nos petits bouts qui entreront dans ces établissements en perdition. Des fois, j’en viens même à me demander si je ne devrais pas faire l’école à la maison et arrêter de bosser. J’ai la boule au ventre rien que d’y penser. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que derrière chaque enfant, il y a un parent ou un éducateur. Il y a un exemple. Et quand je vois certains exemples de parents d’aujourd’hui, scotchés sur leurs smartphones pendant qu’ils sont à table avec leurs enfants ou avec la télé en fond sonore, je me dis qu’on a beaucoup de soucis à se faire. Et les parents de mes bourreaux, je peux vous le certifier, était souvent aussi malhonnêtes que leurs enfants (la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre…). Pour moi, le problème, il sera toujours en amont. Tu peux mettre un pitbull dans les mains d’une personne responsable, il sera doux comme un agneau. A l’inverse, mets-le dans les mains d’un abruti irresponsable, il goûtera au sang… Pour moi, certains adultes sont bien pire que les enfants… Pas plus tard que ce week-end, nous avons vu un gosse à peine plus âgé que notre fille (2,5 ans) faisant semblant de nous tirer dessus avec un pistolet avec son père juste à côté (franchement, à sa place, j’aurais eu la honte de ma vie…). C’est pas à l’enfant que tu as envie de mettre une claque, mais au père ! Ou est-ce qu’il a appris à faire ça ??? Sûrement pas en lisant un T’choupi ou en regardant Dora l’exploratrice ?!! Tout commence toujours avec l’éducation que nous donne les adultes !

Quand on décide d’avoir un enfant, on accepte les responsabilités et les sacrifices qui vont avec. On accepte de passer du temps à inculquer les bonnes choses, même si cela signifie regarder moins de conneries à la télé, sortir moins souvent avec ces potes, apprendre enfin à faire la cuisine et laisser tomber le McDo et le Coca-Cola juste parce que ça nous arrange bien. Avoir une vie moins « glam », passer plus de temps à changer des couches et à se promener dans des parcs qu’au shopping et même transformer ses propres défauts pour devenir quelqu’un de meilleur, de plus sain, de plus responsable, quelqu’un qui deviendra le modèle de son enfant. Un enfant, on ne le laisse pas en roue libre faire tout ce qu’il veut pour avoir la paix, typiquement en le collant devant la télé ou sur la tablette toute la journée pour ne pas l’entendre ronchonner, parce qu’encore une fois, ça nous arrange bien. Avez-vous déjà vu la tête que fait un enfant devant une télé ? On dirait vraiment qu’il est entrain de se faire aspirer le cerveau et c’est justement le cas… Une de mes anciennes connaissances m’a sortie que la télé rendait les enfants plus intelligents… C’est justement en partie grâce à son enfant que je ne laisse pas la mienne regarder la télé…

Être parent, c’est tenir tête quand ton enfant te fait un caprice et que tout le monde te regarde de traviaule parce que tu le laisses se rouler par terre sans lui acheter le dernier gadget plastifié à la mode made in China dont il a décidé qu’il deviendrait l’heureux propriétaire et qu’il oubliera de toute façon 2 jours après au fond du coffre à jouets… C’est supporter le regard de ces mêmes personnes lorsqu’à l’inverse, tu grondes ton enfant parce qu’il a fait une connerie… Être parent, c’est accepter parfois d’être sévère et à côté, aspirer tout l’amour qu’ils nous donnent alors qu’ils ont été punis juste avant. Être parent, c’est fixer des limites et les tenir jusqu’au bout. Être parent, c’est être présent et faire de nos enfants de belles personnes, les adultes de demain !

Parce qu’on a tous le droit d’avoir une enfance paisible et insouciante. De jouer, d’avoir des amis et de sourire quand on y repense à l’âge adulte. Parce qu’aucun enfant n’est fait pour devenir bouc-émissaire. Parce qu’un bouc-émissaire, ce n’est pas seulement une enfance qu’on détruit, mais une vie entière. Parce que non, ce n’est pas normal qu’il y ait des bourreaux à l’école qui frappent et humilient d’autres enfants pour le plaisir ! Ça, ce sont simplement les plaisirs d’adultes qui déteignent sur leurs enfants, des adultes qui n’ont pas fait leur job de parents ! Des adultes qui auront contribué à détruire la vie d’innocents.

Parce qu’à 8 ans, le suicide, ne doit pas faire partie de nos pensées !

 

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Premier entraînement nat avec le Cercle des Nageurs

mes-amis-tu-viens-nager-m-full
Moi, avant de commencer à nager avec le CNY…

Ça y est, les entraînements ont repris et justement, la reprise a été dure après presque 2 mois sans mettre les pieds à la piscine.

J’appréhendais un peu ce premier entraînement pour être allée à la piscine avec ma fille 2 jours avant et pour m’être rendue compte que j’étais pas capable de faire une demi-longueur de pataugeoire en crawl sans m’asphyxier de nouveau… En gros, j’avais perdu le réflexe d’expirer sous l’eau et c’était galère. Pour mon excuse, j’avais pas mes lunettes et mon bonnet, ça piquait les yeux (sûrement plein de pipi des gamins U_U) et c’était un peu flippant, ce qui n’annonce rien de bon pour le brevet PADI l’année prochaine…

Le Cercle des nageurs demande à ce qu’on soit capable de nager 50 m sans s’arrêter (brasse, crawl ou dos). Je suis capable de tenir 1 km en brassant à la mémé donc la manière de brasser ne devait pas avoir d’importance. Ni une ni deux, je suis devenue membre d’un nouveau club sportif. Une cotisation annuelle en plus, certes, mais un doublement de mes entraînements natation en soirée, ce qui ne peut certainement pas me faire de mal. Pour pouvoir réaliser son rêve, il faut parfois casser la tirelire.

Comme lors de mon premier entraînement avec le club de tri, je suis tendue comme un string et je ne sais pas à quel sauce je vais me faire bouffer. J’arrive en même temps qu’une dame d’une soixantaine d’années et elle annonce qu’elle vient apprendre à nager. Ça tombe bien, moi aussi 😀 En arrivant près du bassin, je me rend toute timide vers un groupe de nageurs, un peu trop musclés à mon goût (c’est jamais bon signe…), ils me sourient et me disent que le Cercle c’est en face. Je me retourne et je vois un autre petit groupe de nageurs avec un monsieur d’un certain âge, sans doute notre coach du jour. Je me calme instantanément en voyant que j’ai avec moi des gens normaux, qui n’ont pas des carrures de Schwarzi, eux-mêmes un peu stressés par ce premier entraînement. Ouf !

Au bout de quelques minutes, qui vois-je ! Le coach du club de tri que j’évite depuis 2 mois parce que j’ai pas encore un super niveau 😀 Apparemment, c’est lui qui entraîne le groupe de musclors d’à côté. Je garde mon sourire car il est clair que je vais passer une bonne soirée. J’en profite quand même pour aller lui dire bonjour et me renseigner sur la reprise des entraînements du club de tri, ce moment très important pour moi où on est censé repartir avec les bases. Et là, j’apprends que ce ne sera pas avant novembre. Ça tombe bien, ça me laisse largement le temps de reprendre confiance en moi avec le Cercle 😀

Le coach est super sympa et d’une patience extraordinaire. Je suis rassurée de voir que je n’ai vraiment pas le plus mauvais niveau du groupe et surtout, dès la fin de mes premiers 50 m en crawl, sans pull ni palmes, j’ai droit à un « c’est vraiment bien pour un début ! » 😀 Punaise ça fait du bien ! J’ai la patate !!!! Il nous explique que c’est le début d’une nouvelle année d’entraînement et qu’on va reprendre gentiment depuis le début. Il nous demande d’effectuer plusieurs longueur avec les 3 nages, brasse, crawl et dos. Visiblement, c’est pas la brasse mémé qu’il veut voir. Donc je fais un effort et je commence à faire la véritable brasse. Je respire tous les 2 mouvements (parce que ça m’embête de sortir la tête à chaque mouvement…). En fait je suis complètement à côté… Je pousse avec les bras en même temps que mes jambes dont l’une par complètement aux fraises. Mais bon, on va corriger ça avec le temps. Mais je sais déjà d’office que ce ne sera pas ma nage préférée en triathlon tellement j’ai mal aux jambes à la fin des longueurs et en plus, j’avance pas…

J’ai pris vraiment mon pied sur le dos. Étrangement, j’ai beaucoup plus de peine à respirer sur le dos qu’en crawl. Peut-être parce que la cage thoracique est un peu plus « écrasée » et la position pas très « naturelle ». En tout cas, après plusieurs exercices techniques avec les palmes et sans, je suis étonnée de voir que ça avance bien aussi. Un truc rassurant si j’en peux plus pendant une course. Pour le crawl, je constate avec soulagement que j’expire à nouveau sous l’eau. C’est pas évident après 2 mois sans entraînement. Avec les palmes, de nouveau, je prends  mon pied, ma respiration est plus calme et mes mouvements plus fluides. Je peux repartir au bout des 25 m sans m’arrêter. Je sens que rien n’est perdu 🙂 Le coach me dit  « pour ton triathlon, d’abord maîtriser la respiration, tranquillement, puis ensuite la force » 🙂 Mais on va y arriver 😀

Cet entraînement était vraiment super. Bien au-delà de toutes mes espérances. Je suis super heureuse de m’être inscrite dans ce club 🙂 Le seul et unique coach est super, les filles (il y avait aussi un homme pour profiter de ce harem 😀 ) sont très sympas et avenantes, de tous les âges et toutes les conditions physiques. Je sens que je vais enfin pouvoir progresser sans me rendre aux entraînements avec la boule au ventre ou en faisant des cauchemars la veille…

Ce fut également l’occasion de tester mes toutes nouvelles lunettes Zoggs Predator Flex polarized. Je les ai trouvées dans mon magasin de triathlon préféré. C’est apparemment la paire chouchou des triathlètes. Vu mes daubes de Speedo Futura Biofuse qui prenaient l’eau et la buée après chaque longueur, je ne pouvais pas faire pire…

zoggs-ochki-dlya-plavaniya-predator-flex-polarized-4871-7451-4871-id
Déjà, quand je les mets, je n’ai pas l’impression d’avoir une ventouse de chiotte qui m’aspire les globes oculaires. Elles sont effectivement hyper confortables. Le fait qu’elles soient un peu fumées n’empêche pas que j’aie une super vision en piscine intérieure et la vision en elle-même est vraiment parfaite et large. Le serrage se fait super facilement sur les côtés. Il est temps de rentrer dans l’eau. Cet instant fatidique où, dès que j’allais sous l’eau, c’était le bordel.  Mais ça, c’était avant !

Après deux longueurs en crawl, je suis plus que satisfaite, je dirais même heureuse, de mon achat. 4x plus chères que les Speedo mais une qualité sans équivoque. Wouah la vache, c’est jouissif ! Pas de buée, pas d’infiltration d’eau, une vision toujours aussi impeccable. La nage sous l’eau est un pur bonheur. Il ne fait aucun doute que j’ai enfin trouvé les lunettes qui me correspondent 🙂 Elles sont parfaites !

C’est là que je me rends compte qu’investir dans du bas de gamme sous prétexte qu’on débute n’est pas forcément rentable, d’autant plus que cela peut même freiner la progression… Il n’y a rien de pire que de nager avec des lunettes qui prennent l’eau et la buée ! Même si on est débutant, il n’y a rien de prétentieux à investir dans du bon matos 😀

The Color Run 2017

Pour ce type de course, c’est sûre qu’on y va pas pour la performance mais pour l’ambiance. Ce qui n’a effectivement pas fait défaut, comme l’année passée.

Cette deuxième et dernière participation a pourtant été une accumulation de problèmes… Je me suis inscrite avec ma fille. j’en avais pour plus de 100 .- d’inscription avec les kits un peu foufous et une petite peluche licorne pour ma fille. Mon inscription est validée par mail puis plus de nouvelles. Ça je m’en fous, c’est pas vraiment un problème.

J’ai dû quand même faire des recherches pour savoir où et quand je pouvais aller chercher mes kits de départ. Pas reçu de mail d’info ou quoi que ce soit du style. Bref, la veille d’aller chercher mes kits, mon chéri me donne son « e-ticket » et là je commence à me poser des question car moi, j’ai rien de tout ça… Du coup, je vais dans le FAQ du site et je me rend compte qu’effectivement, un e-ticket est nécessaire pour retirer son kit. Une seule solution, envoyer un mail à l’organisation qui renvoie le e-ticket par mail. Le lendemain, toujours pas de nouvelles. Je renvoie une nouvelle demande. Pas de nouvelle. Je décide d’aller quand même chercher mes kits avec mon mail de confirmation et tout ce que j’ai acheté dessus.

Gros bordel à la Coop de Crissier. Ils acceptent heureusement mon mail mais pour se comprendre, c’est la croix et la bannière. Je n’ai malheureusement pas fait portugais 2e langue… On me file 2 sacs (1 pour moi et mon chéri), j’explique qu’il y a aussi celui de ma fille. S’ensuit un blabla incompréhensible entre des gosses d’à peine 18 ans pour les plus âgés (12 pour ceux qui préparaient les sacs…). On me file le 3e sac et on m’envoie vers le stand d’à côté pour retirer ma petite peluche licorne. Avant, je vérifie qu’on m’ait filé le bon sac (j’ai pris le kit avec les chaussettes et les lunettes et 5 sachets de couleur supplémentaire) et j’ai bien fait car rien de tout ça n’était dedans. J’essaie d’expliquer tant bien que mal à la miss que j’ai acheté un kit « happy dream ». Et c’est reparti pour un blabla en portugais. Finalement j’ai eu mes lunettes, mes sachets et mes chaussettes… Encore 5 minutes de plus et j’ai pu récupérer la peluche de ma fille… 20 minutes pour retirer 3 pauvres sacs… Heureusement qu’on s’est pas pointé le jour-même de la course pour les retirer.

Le jour de la course, à 1h30 du départ, on sent bien que le staff est à la bourre. On avait choisi de partir à 10h. Le premier départ a du être donné 20 minutes plus tard, par petites vagues toutes les 5 minutes. C’était un peu long, mais bon, on va pas se prendre la tête pour une course censée être fun. Encore une fois, l’ambiance était là.

Color Walk car s’il y a bien 10 % des participants qui courent, c’est beaucoup. Et en plus, beaucoup font la gueule, quand pris au jeu, tu te retrouve à les encourager 😀 Sérieux on est là pour s’éclater ou pas ? Puis arrive un moment ou tu te retrouves avec des bagnoles garées sur le parcours de la course… WTF ???? A l’arrivée, pas de médaille. On se retrouve à tourner en rond dans le village pour savoir où prendre nos médailles et pouvoir enfin aller manger tranquille, parce que j’ai beau faire des efforts, la musique latino, c’est définitivement pas mon truc, j’ai pas le rythme dans le corps. Rien jusqu’au moment ou un mec se pointe en courant et donne des médailles à toutes les personnes un peu « colorées ». Wouah. j’en ai pris 3 alors que nous n’étions que 2 présents à ce moment-là, mon chéri étant encore entrain de chercher où se trouvaient les médailles. Et évidemment sans que j’aie à prouver que j’avais le droit a une 3e médaille… Le plus simple aurait été de donner les médailles à l’arrivée, comme ça se fait dans n’importe quelle course.

On retiendra toutefois une super ambiance. Tout plein de couleurs et même de la mousse (c’était kiffant). Un staff super. Quelques spectateurs ultra sympas pour encourager les marcheurs, des super pâtes au pesto, des ravitos à foison (par mal pour seulement 5 bornes de parcours, j’ai fait des 10 km beaucoup où on était beaucoup moins gâtés…), une petite fille super contente de sa première course et des policiers bariolés qui se prenaient au jeu avec le sourire 😀

Cela m’aura aussi permis d’essayer la marque de chaussures On Running. Argument principal des gens du stand : ces chaussures sont conçues en Suisse (mais fabriquées quelque part à l’autre bout du monde parce que sinon ça coûte trop cher hein…. la bonne blague…). Mais cela fait de toute façon un moment que je n’accorde absolument plus aucune importance à la « swiss quality ». Autre argument de taille : ce seraient les plus légères du marché (dépendant du modèle) et elles donneraient l’impression de courir sur un nuage (running on clouds). Elles ont été conçue par un mec champion d’Ironman. Là c’est définitif, j’achète !!!! (non je déconne).

Une fois au pied, une chose est sûre, c’est ultra léger. Par contre, au niveau de l’amorti, je suis perplexe. J’ai l’impression de marcher à même le sol, presque pieds nus O_O Sur le site, on nous explique que lors de la « propulsion », l’effet pied nu est normal. Ce serait lors de l’amorti qu’on aurait cette sensation « nuage » qui ne ferait aucun choc sur le pied, les mollets,… comme l’indique cette vidéo tout en bas de la page

J’ai quand même bien envie d’essayer ces chaussures quand mes Brooks Launch seront au bout même si je ne suis pas vraiment convaincue. Au pied, elles sont super confortables et beaucoup de sportifs pro vantent leur qualité. Je suis vraiment curieuse de voir comment elles réagissent sur des courses un peu plus longues. Petit plus, elles ont des lacets « élastiques ». Ce qui peut être sympa sur triathlon (même si dans mon cas, je m’en fous un peu de gagner 10 secondes 😀 ). Après, faut-il encore avoir le courage de mettre 230 chf pour des cloudcruiser dont tu n’es sûr de rien après, il y a aussi les vibram qui me font de l’oeil. J’ai bien envie d’essayer de courir le plus naturellement possible.