Lifestyle

Notre style de vie est une chose que nos proches ont beaucoup de peine à comprendre 🙂

J’ai été gâtée durant mon enfance. On m’offrait tout ce que je voulais, à peu près aussitôt que je le voulais (sauf mon premier téléphone pour lequel j’ai dû patienter jusqu’à mes 16 ans). En gros, la patience, j’ai jamais connu (et je peine encore aujourd’hui…). Pour ne rien vous cacher, j’étais une énorme consommatrice de trucs en tout genre, de babioles électroniques, de chinoiseries en plastoque comme les Tamagotchi (ho ce que c’était cool 😀 ) , de Coca-Cola (environ 2 litres par jour jusqu’à mes 16 ans) et de spätzlis au beurre saupoudrés d’Aromat que j’adorais que ma grand-mère me fasse. J’étais une sorte d’enfant-roi. A part d’une mère, je n’ai manqué de rien.

Puis tu rencontres ton chéri, tu emménages avec lui à l’autre bout de la Suisse. Tu cumules les jobs payés au lance-pierre. Tu vis avec quasi rien, tu commences à frustrer de voir que les autres s’achètent des trucs de ouf alors que toi, t’as pas de quoi te faire plaisir de temps en temps. Du coup, ben je ne pouvais plus avoir ce que je voulais quand je voulais. Ah si, pour m’acheter ma Z800, j’ai fait un crédit. Ma plus grosse folie avec ma voiture actuelle.

Tout ceci pour en arriver à quoi ? A la frustration. Société de consommation quand tu nous tiens. Pourquoi les autres vivent si bien et pas moi ? Puis presque 2 ans de chômage. A quoi je sers ??? C’est après une énième dépression que j’ai eu une sorte de déclic. En tapant simplement sur Google « comment être heureuse« . Je suis tombée sur la simplicité volontaire. Vivre avec le moins possible. Consommer le moins possible,… Et j’ai laissé tout ce que j’avais en double, tout ce qui ne me servait à rien dans mes affaires personnelles. Puis mon chéri a accepté qu’on s’attaque également à l’appartement, à nos biens communs. Tout ce qu’on avait en double est parti chez Emmaüs. On a obtenu un gain de place incroyable. C’était magnifique ! Puis de fil en aiguille, je suis devenue minimaliste. Plus de cadeaux à Noël pour les adultes où alors, des trucs faits maison. Bref, diminuer le plus possible notre consommation de chinoiseries et notre impact sur la planète. Bon, le truc de Noël, c’est seulement moi qui l’applique pour le moment… au risque de passer pour la rapia de service…

Résultat de recherche d'images pour "simplicité volontaire"

J’ai arrêté de renouveler mon abonnement de téléphone qui me permettait d’avoir un nouvelle appareil à chaque fois. Je garde celui que j’ai jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus. J’ai pris un abonnement à la bibliothèque et à la ludothèque. Moins d’achat de jouets, de livres. Où alors, je les achète sur ma Kobo.

Moins d’heures devant la télé. Nous avons résilié notre abonnement de câble. Cela nous a dirigé vers des documentaires sur Youtube, sur la simplicité volontaire, puis sur le végétarisme, l’alimentation bio, la consommation en général, la santé, et enfin le veganisme,… C’est comme si, après des années de lobotomie, on se réveillait peu à peu pour découvrir la vraie vie. Pouvoir sortir de cette spirale de surconsommation, de toute cette publicité à la télé, toutes ces horreurs aux infos,… Moins de télé, c’est également se retourner vers la lecture. Même mon chéri s’y est mis, pourtant, ce n’est pas un grand lecteur. Et pourtant, je l’ai vu grandir, changer. Nous grandissons ensemble. Il a fallu simplement taper une simple question sur Google. Une question existentielle. Je rêve du jour où chéri acceptera  enfin de se débarrasser de cette boîte à immondices qui nous prend tout un mur de  l’appartement, un peu comme un autel à la gloire de la connerie… Ce serait tellement plus jolie de la remplacer par une magnifique bibliothèque… Et puis quel gain de temps quand la télé disparaît !

tele_con

Et toutes ces choses nous ont conduits à faire très attention à notre santé et à celle de la planète. Manger mieux c’est manger bio autant que possible. Plus de viande à la maison ou au restaurant. Plus de lait de vache (j’en buvais 1 litre par jour) remplacé par du lait d’avoine, des yogourts au soja, le moins possible de fromages. On est devenu quasiment végétalien. Certes, je ne suis pas parfaite. Il m’est arrivé dernièrement de succomber à l’appel de la viandasse, uniquement lorsque je suis invitée chez des amis… Tout ça pour me sentir après super mal, en total désaccord avec mes principes. Mais j’ai été éduquée dans le mensonge toute ma vie et c’est dur de perdre mes sales habitudes alimentaires. Mais j’y travaille énormément. Je respecte énormément ces personnes qui sont devenues totalement vegan du jour au lendemain et qui ne flanchent jamais. Un jour, moi aussi j’y arriverai 🙂

Fini les plats préparés du supermarché. Je prépare tout moi-même, même si ça prend du temps. Idem pour les médicaments. Je ne prends plus que du paracétamol à de rares occasions. Plus de pilule. J’ai jamais accepté de prendre les antidépresseurs de ma dernière dépression. J’ai fait du sport et ça a marché. On a une énorme pharmacie d’homéopathie et d’aromathérapie. On arrive très bien à guérir la majorité de nos petits bobos avec ça. Je suis passée des tampons à la coupe, des pilules au diaphragme. De la sédentarité au triathlon. Vivre sainement, c’est être libre !

Puis faire gaffe à notre consommation, c’est aussi faire gaffe à notre production de déchets. On a décidé de tenter le « no waste », même si on n’y arrive pas complètement, on a fait quelques modifications comme aller faire le gros des courses au marché ou au magasin de vrac, avec des sacs en tissus, des filets et des tupp en verre. On mange nos propres légumes de notre potager. On essaie d’acheter que des produits dont le packaging est recyclable (carton, verre, boîtes de conserve). J’essaie de faire le plus possible de trucs moi-même, comme la confiture, la margarine. Je me suis même lancée dans la création de mes propres vêtements. On utilise des pains de savon pour se laver. Du bicarbonate de soude comme déodorant. Du vinaigre pour faire le ménage, prévoir les 9 repas de la semaine et faire une liste avec la quantité exacte d’ingrédients dont nous avons besoin,… C’est sûre qu’on a encore beaucoup de chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie 🙂

reduirenosdechets

Voilà, en fait, aux yeux de nos proches, nous sommes un peu des « baba-cool » dans l’âme, un peu rêveurs et naïf mais qui pourtant, malgré tout, vivent très bien leur nouveau mode de vie. D’autant plus que c’est un mode de vie ultra sain pour notre petite fille et on se sent beaucoup moins dépendant de la société. Pas de télé, pas de surconsommation de jouets, pas de cochonneries pour les repas, des sorties en famille dans la nature, dans les musées, dans les parcs,… Voilà notre lifestyle, prendre soin de nous, de notre corps, de notre âme, et il ne cesse d’évoluer au fil de nos découvertes quasi quotidiennes 🙂

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤