Le Suunto Bike Sensor

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Actuellement, je suis un programme d’entraînement super précis. Dans le sens où, non, je ne suis pas vraiment régulière au niveau des entraînements (sauf avec la muscu et le spinning où j’ai pas trop le choix…) mais dans le sens où chaque séance est expliquée précisément. Par exemple,  pour un entraînement natation, tu dois faire un échauffement de 400 m avec des variations crawl / dos tous les 25 m, des exo avec pull ou planche sur telle ou telle distance, 3×200 m crawl en variant la vitesse,… Pour la course à pied, des entraînements style « jogging » tranquilou pilou ou des fractionnés. Pour ce qui est du vélo par contre, on parle de cadence de pédalage. Et c’est spécialement sympa quand tu fais tes séances sur home trainer (pour le moment impossible à cause du moyeu de ma roue pas du tout adapté…). Pour savoir à quelle fréquence on pédale, un petit objet est indispensable : le capteur de cadence ! Et pour trouver ce truc, c’était pas gagné.

J’ai écumé les sites de magasins de vélo et j’ai franchement rien trouvé qui me plaisait. De plus cela nécessitait un nouveau « mini ordi » à poser et franchement, vu l’arrivée prochaine de mon prolo qui prendra évidemment tout le reste de la potence, ça m’ennuyait pas mal. Et surtout, ça coûtait une blinde pour que dalle et c’était vraiment moche, quand c’était pas carrément avec des fils… Chez DK, tu devais mettre dans les 60 euros juste pour avoir un truc qui contenait également la cadence (et parfois c’était marqué « en option » à côté…) en plus de la vitesse et tout le reste que j’ai évidemment déjà sur ma Suunto Ambit3 Sport. Puis mon chéri a eu la bonne idée d’aller sur le site Suunto (ben c’est logique en fait…) pour voir s’ils avaient quelque chose pour ça.

Le gadget était 60 chf. Cela implique pas de truc supplémentaire à caser sur la potence mais juste sur le pédalier et la roue. Le matériel Suunto étant très bien pensé pour s’appairer via Bluetooth Smart avec des montres vraiment dignes de ce nom et je ne vous cache plus mon amour inconditionnel pour cette marque exceptionnelle depuis la dernière mise à jour il y a une semaine 🙂 (je me prostituerais presque pour cette marque 😛 ) .

J’ai monté l’engin très facilement sur mon vélo. Puis j’ai paramétré la liaison avec le « bike pod » sur ma montre grâce au fabuleux Bluetooth Smart. Appairage effectué en tout juste 3 secondes, sans aucun problème. Quand je vous dis que c’est de la bombe ! Je vous dis pas comme c’est kiffant, pendant une petite séance de programmation de parcours sur GPSies, de voir son mec s’énerver à côté avec son Garmin Edge 1000, simplement pour ajouter un parcours qu’il a fait directement sur route le jour-même, à la one again, à ses parcours Garmin favoris quand moi, je le fais en un clic sur Movescount 😀 Idem pour les parcours GPS préenregistrés. Évidemment que sur un Garmin, c’est beau (c’est un peu le principe du GPS), tu vois toutes les routes, c’est en couleur,… et que la montre Suunto ne te montre que le tracé à suivre (en même temps, c’est une montre…). Mais ça fait exactement le même job. J’ai suivi mon premier parcours de 25 km en suivant simplement le tracé GPSies que j’avais enregistré sur la montre et je ne me suis jamais « perdue ». C’est simple et efficace, sans fioriture,c’est Suunto 🙂

Pour ma première sortie avec enregistrement de la cadence, j’ai un peu merdé sur les paramètres d’affichage de mes écrans de vélo où j’avais oublié d’ajouter la cadence. Mais ce sera vite réglé. Il faut dire que la Suunto peut afficher jusqu’à 8 écrans de 3 lignes chacun totalement paramétrables pour chacun de nos sports favoris (jusqu’à 10 depuis la dernière MAJ). C’est vraiment pas mal pour une montre 😀

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Pour ma seconde sortie digestive du soir, j’ai fait un petit parcours de 37 km que j’ai abrégé sur la fin car soleil de face (un peu peur des voitures qui arrivent derrière…) et surtout, vent fort, toujours de face, sur plus de la moitié du parcours… A la fin, j’avais plus l’impression de faire du VTT que de la route 😦 Du coup, j’ai raccourci le parcours qui faisait à la base 45 km. Par contre, pour cette sortie, j’ai fait en sorte de pédaler avec le même rythme (sauf dans les montées où mon petit niveau de débutante ne me permet pas de pédaler comme Chris Froome sur le col du Chat… et à la descente ou j’ai plutôt tendance à m’économiser et à faire la gogole avec des positions aéro un peu approximatives 😀 …). Je me suis faite quelques belles frayeurs avec de bons coups de vent latéraux qui font faire de supers écarts au vélo, même si tu tiens ton guidon super fort… (là je suis contente de pas avoir des roues pleines…). Quand on vous dit de ne pas frôler les vélos en bagnole…

J’ai également hâte de recevoir mon prolongateur… Quel pied de pouvoir se poser sur les avants-bras pendant une montée (en tout cas pour moi…) même si, pour le moment, c’est un peu scabreux de diriger un vélo avec ses mains dans le vide… Je soulage le haut du corps (vive la gainage 😀 ) et je concentre le plus possible de force dans mes jambes. La montée pour moi devient tout de suite plus supportable 🙂

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Entraînements juin 2017

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J’ai décidé de ralentir un peu la cadence car bien que j’avais fini par m’en persuader, mon corps n’est de loin pas une machine indestructible… Cette fois, j’écoute mon corps, mes sensations et je me dis que si je loupe un entraînement de CàP pour une récup après une grosse sortie vélo ou CàP ou que je ne me sens pas au top de ma forme, c’est un mal pour un bien. Je ne pense pas que mes performances en seront détériorées, au contraire. Et surtout, le sport doit rester un PLAISIR et non pas une obligation !

Les entraînements natation me demandent peu de récup (une bonne nuit de sommeil tout au plus) et pour le moment, je fais de petites sorties vélo (pas plus de 40 km). Pour l’heure, je dois me concentrer sur ma course Morat-Fribourg et mon semi-marathon en octobre. Je vais donc mettre en avant la course à pied et la natation (pour améliorer ma nage avant septembre) et faire un peu moins de sorties vélo même si j’adore ça 🙂

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Voilà voilà…

Chéri, va boire un café pendant que je fais le tour du lac ! 😀

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Là, c’est quand tu réalises l’envergure de la chose et que tu te rends compte qu’il va falloir sérieusement bosser à fond pendant un sacré moment avant de pouvoir espérer finir un jour un mythique Ironman :-/

Le plus dur psychologiquement, c’est de se dire que tu dois tenir au moins 7h sur une selle qui fait super mal au cul… et que tu dois te farcir un marathon juste derrière…
Edit du 10.07.2017 : Après avoir réalisé mon premier tour de 25 km en plein soleil, je me suis rendue compte que je n’avais pas mal au derrière à la fin de l’entraînement. Je pense que le fait de me mettre régulièrement en danseuse et de bien me poser quand je suis en position « aéro » me fait beaucoup moins mal au derrière. De plus, aucune douleur à la nuque à signaler après plus d’1h de vélo 😀 Et pourtant, c’était pas jojo mon itinéraire 🙂

Finalement, je vais mettre mon rêve de côté un moment et plutôt viser un semi-Ironman dans 2 ans si tout va bien… Le tour du lac de Neuch (au niveau kilométrage en vélo) c’est déjà pas mal 😀

Welcome home, son !

Aller chercher mon vélo chez DHL ne s’est pas avéré être une mince affaire… Je me suis toujours dit que tout rentrait dans ma Seat sauf que là, ben non… Le vélo était livré avec les roues déjà montées, dans un carton plus large que ma voiture 😀 J’ai eu un petit moment de solitude quand j’ai essayé de faire passer la boîte dans mon coffre… Finalement, je n’ai rien pu faire d’autre que déballer l’engin devant l’entrepôt et mettre le bazar dans le coffre en laissant le carton gigantesque à DHL qui a accepté exceptionnellement, vu ma détresse, de m’en débarrasser 😀 Merci à leurs bonnes âmes !

Des yeux gros comme des balles de golf et une banane aussi large que le coffre de ma voiture, je m’en va guillerette à la maison, en me disant « La guidoline est verte fluooooooooo  » Wouhaaaaaaaa!!!!! Psychédéééééélique !!!!!

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Inutile de dire que j’ai séché mon entraînement piscine. J’étais comme une gosse qui venait de recevoir son cadeau de Noël. Une fois à la maison, j’ai monté les pédales, viré les cartons de protection, réglé la selle et le guidon, fixé mon godet, ma montre, vérifié la pression des pneus, perdu mon bouchon de valve minuscule et transparent qui s’est barré dans la cave du voisin (putain… mais bon, ça tient…Edit du 06.07.2017 : le lendemain, le pneu était complètement plat…) et go pour mon premier tour en vélo de route de ma life ! 😀

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J’ai réglé mes pédales de sorte à ce que je puisse les décrocher le plus facilement possible. hop, je me lance avec le défi fou d’aller au village à côté (2 km). Punaise ça roule c’t’affaire ! J’ai pas du tout l’impression de forcer que je suis à 30 km/h et dans ma nervosité générale j’en oublie de lancer ma Suunto… Va vraiment falloir que je m’habitue aux manettes de vitesses. Je suis tellement douée que je freine en changeant de vitesse… Je m’arrête à l’arrivée de mon défi. C’est allé super vite en fait ! Rien à voir avec le VTT U_U

En m’arrêtant, j’ai failli me vautrer comme un étron en défixant la mauvaise pédale alors qu’un autre cycliste arrivait un peu plus loin « p’tain, p’tain, p’tain ! Ouuuuuuuf au dernier moment ! ». Tcheu la honte… En fait, j’avais surtout peur de rayer mon nouveau vélo tout neuf… Je bois noblement à ma gourde (comme si de rien n’était…). Tiens, si j’allais un peu plus loin ? Au village d’après ??? Mais quelle belle idée ! Là, j’attaque un faux plat, tite montée sympa. je me mets en mode spinning, un bon petit plateau et hop, je fais bosser Gaston et Gérard, les cuissards chauffe mais j’affiche un petit 35 km/h. C’est pas mal pour une débutante en route 🙂

Je suis sur la route, j’ai horreur de ça parce que j’ai une sorte de phobie des véhicules à moteur qui vous dépassent à ras les cuisses. J’entends un bruit qui me donne tout le temps l’impression qu’une voiture est derrière moi O_O C’est méga flippant. En fait, c’est le vélo qui fait ce bruit O_O Gné ? J’attaque la descente de retour et je me pose sur les cornes (ouais j’appelle ça comme ça !). C’est vachement bizarre. Et ça va vite (en tout cas pour moi 🙂 ). Je franchis les 40 km/h (je prie pour avoir bien serré mon guidon et mes pédales…). Pourtant, je continue à pédaler fort, je veux aller plus vite, voir jusqu’où je peux aller. bon 45, c’est bien… En arrivant chez moi je décide d’aller me faire la monstre descente en bas du village. Punaise je m’envole ! Impossible de lâcher les freins, j’ai trop les jetons 😀 Au-delà de 50, c’est encore trop tôt pour moi. J’arrive vers les rails et il y a un bus qui prend des passagers sur la route. J’avais le choix entre le dépasser comme une flèche (et me vautrer sur les rails car je suis toujours autant persuadée qu’une roue de route, ça crève à la moindre occasion…) où m’arrêter noblement à la gare comme si j’allais prendre le train… je choisis donc la dernière option. Et je repars derrière le bus. Je croise une petite madame qui remonte la route. Arrivée au bout de la route, je fais demi-tour pour rentrer. Je vais devoir me faire la montée. La grosse montée qui pique et Dieu sait comme je hais les montées. Je rattrape la dame qui fait des monstres virages pour garder l’équilibre. Étonnamment, je me sens bien sur mon nouveau destrier. La montée est dure mais clairement moins difficile qu’avec mon VTC de mamie qui pèse 3 tonnes. Je ne fais pas de virage, je file droit, je dépasse la dame et hop, je suis en haut !

J’ai vraiment pris mon pied alors que j’ai toujours pensé que je détesterais le vélo de route 😀  En fait, j’adore ! C’est juste dommage qu’il y ait des voitures sur les routes sinon ce serait le méga bonheur ! Je prends bien plus de plaisir sur un route qu’en VTT (c’est pas difficile), déjà parce que j’avance… J’ai pas l’impression de faire 10 km en 1h… Même en montée, t’as vraiment l’impression d’avancer. C’est trop top ! Par contre, c’est super tape-cul ! Il y a pas mal de dos d’âne dans les bleds près de chez moi (comme toujours j’ai cette angoisse de la crevaison…). Sur ma Z800 et mon VTT, je me levais pour être quitte de freiner sur ce genre de conneries mais avant, j’avais des amortisseurs ! C’était plus foufou ! Maintenant, le simple fait de passer sur une grille d’égout devient foufou 😀 J’ai aussi remarqué que dès que je regarde ailleurs que devant moi, je perds l’équilibre et risque de me foutre au tas dans le bas côté. Peut-être que c’est encore une des subtilités du vélo de route 🙂 Une chose est clair, à la descente, je ne vais pas m’amuser à regarder la position de ma chaîne… Ouais parce qu’en fait, en VTT, j’avais ce petit truc vers les manettes qui permettait de voir si c’était plus à gauche, au milieu ou à droite, histoire que la chaîne reste bien droite et pas en diago, mais bon, l’important, c’est que je me comprend 😀 C’était une sorte d’obsession (la peur de dérailler ?). Mais il paraît qu’il n’y a que moi qui regardait ce truc selon mon chéri… Maintenant, j’y vais à l’oreille… Si ça fait une chier de bruit, c’est qu’il y a un problème…

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Le dzédzé magique du positionnement de la chaîne anti-diagonale…

Edit du 04.07.2017 : Après un bel essai de 15 km sur route (avec mes copines les voitures…), j’ai fait la connaissance des premières douleurs dans la nuque. Je me dis que comme c’est une position que j’ai pas l’habitude de tenir (au spinning, je ne m’attends pas à croiser un camion de face) en plus avec le vent dans la figure. Peut-être que, comme certains le disent, ça passera avec le temps (c’est ce que j’espère) sinon dans le pire des cas, il va falloir à nouveau investir dans une étude posturale… C’est genre dans les 300 boules… A ce prix-là, je pourrais me payer le prolo de mes rêves…

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Nouveau vélo sur la route !

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Youhouuuuu !!!! Avec beaucoup d’avance, mon tout premier vélo de route a été commandé !!!! Même étant débutante en tri, je me suis dit que je devrais vite évoluer, en tout cas plus vite qu’en natation… (faut rester optimiste) et que j’aimerais quand même un vélo qui tienne la route sur quelques années. J’ai opté pour un carbone de la marque Cube, avec des couleurs hyper psychédéliques, idéal pour le retrouver facilement dans un parc rempli de vélos pendant une course et des roues trop cool 🙂 Ce petit bijoux m’a coûté mon dernier bras, mais c’est pour la bonne cause ❤ ❤

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Mais voilà que je commence déjà à stresser sur mon choix. Même si je suis raide dingue de mon futur nouveau bourrin hyper stylé, un problème de taille se pose… Précédemment, j’ai toujours roulé en VTT et en Downhill full equiped disc brake (sorry for my frenglish). Du coup, pour moi, le frein à disque, c’est l’avenir, le must, la sécurité, la norme 2017 quoi ! C’est donc sans trop me poser de question et en pensant m’offrir le must du must pour débutant que j’ai opté pour un vélo de route carbone avec freins à disques… D’ailleurs, on en voit de plus en plus. Sauf que dans ma précipitation, j’en ai carrément oublié le règlement ITU (International Triathlon Union), l’équivalent de l’UCI mais en triathlon.

Donc pour faire court, il semblerait que mon futur nouveau vélo de route, que je me faisais une joie d’utiliser en compétition, soit interdit dans toute course autorisant le drafting… Il va falloir que pour chaque course où j’ai envie de m’inscrire, je fasse bien gaffe au règlement de l’organisation. Je viens de découvrir que le triple effort, c’est vachement plus sévère que la CàP O_O.  Sinon soit je laisse tomber cette course, soit je dois en louer un dont je n’aurai absolument pas l’habitude (environ 100 balles de location  par week-ends quand même…).

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Alors ce débat du frein à disque, qui semblerait être assimilé à une lame de rasoir dans le monde du cyclisme sur route, fait encore plus fureur depuis l’histoire Ventoso et Doull. Les freins à disques seraient incriminés dans la coupure au genoux du premier et de la coupure de la chaussure du second lors de chutes en peloton. En fait, je comprends rien à l’histoire, l’UCI autorisant puis suspendant, puis ré-autorisant l’utilisation des freins à disques dans ce type de course (finalement, à 2 semaines du départ du TDF, on en est où ?). Dans ma logique à moi, j’ai pas l’impression que le triathlon soit concerné, puisqu’il me semble peu probable de voir des mecs rouler en « peloton », la natation éparpillant déjà pas mal les coureurs au début. Dans ma tête de triathlète amateur (loin de moi l’envie de faire du drafting, de coller au luc d’un autre cycliste puisque pour l’instant, je m’en fous comme de l’an 40 du chrono, l’idée étant de passer la ligne d’arrivée, si possible sans me casser la gueule pendant l’étape en vélo parce que l’eczéma du goudron, c’est pas mon trip) je ne vois pas où est le problème des freins à disques puisque les constructeurs en équipent de plus en plus les nouveaux vélos de route. « Attention ! suivant comment tu tombes, un frein à disque pourrait te trancher la jugulaire ! » C’est vrai que vu comme ça…

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Après, je me demande si ça fait autant de bien de se prendre les plateaux dentelés dans les jambes pendant une chute… J’ai fait deux fois le glacier bike downhill, le départ est un joyeux bordel sans nom. Certes au début, ça va pas vite, ça se pousse, ça tombe. Mais après, les vélos prennent beaucoup de vitesse et c’est inutile de préciser que les freins à disques, c’est un peu la norme et sans, tu oublies l’affaire. Tu roules au milieu de tarés qui clairement, recherchent la vitesse, en équilibre incertain sur de la neige, sachant que si tu te casses la tronche dans une trace, tu prendras sur ton petit corps tous les bourrins qui arrivent derrière. Se casser  la bobine dans ce genre de course, c’est normal. Se prendre un vélo au moins deux fois plus lourd qu’un vélo de route sur la tronche, aussi (bon, ok, on est vachement plus équipé en protections aussi…). Tout comme les freins à disques qui vont avec, les plateaux de vitesse, et le gros bébé qui le pilote et qui fait parfois son poids…  Pendant les entraînements de la veille, je me suis parfois retrouvée avec les vélos d’autres copains sur moi et j’ai jamais pensé à l’éventuelle dangerosité des disques U_U J’avais plus peur de me prendre un bon coup de pédale dans le tibia qu’autre chose…

rpxtm1tcbcbcp08-001-800x800En fait, pour faire simple, je comprend pas la logique du truc. Pourquoi autoriser les freins à disque en IM et pas forcément dans une course S ou XS (avec une majorité d’amateurs ou de bébés triathlètes qui recherchent juste le plaisir de participer et de finir). Pourquoi 2 poids 2 mesures ?

Par exemple, en triathlon, les assidus du chrono privilégient l’aérodynamisme, donc la vitesse. Du coup, tu voies des roues aéro en carbone qui te font juste halluciner, qui coûtent 2 fois le prix de ton vélo (pour une seule roue) et qui sont profilées comme des faucilles. Genre là, ta main vient malencontreusement se frayer un chemin entre deux « rayons » lancés à pleine vitesse, il se passe quoi ? On va dire que je préfère pas savoir… Mais je pense quand même que le résultat doit être assez sympa. Pourtant, c’est tout à fait légal. De toute façon, comme je serai les 9/10e du temps parmi les derniers cyclistes de la course, je m’en fous un peu…

Donc voilà, mon premier vélo n’est même pas encore arrivé que je me fais déjà du souci pour mes premières inscriptions en 2018…Il n’y a plus qu’à espérer que d’ici-là, l’UCI et l’ITU se mettent enfin d’accord et autorisent les freins à disques autorisés depuis des années sur les courses VTT et cyclocross… Va vraiment falloir que je me renseigne sur la question et que je fasse des listes avec les triathlons n’autorisant pas le drafting….

Edit du 20.06.2017:  Après quelques recherches sur les quelques triathlons en Suisse et en France qui me font de l’oeil pour l’année prochaine et avoir relu une énième fois le règlement Swisstriathlon, voici ceux auxquels mon vélo pourra participer car drafting interdit 😀 : Chalain, Genève, Préverenges, La Vallée de Joux, Nyon, Lausanne et Yverdon. Reste encore à voir pour Morat. Mais ça fait déjà pas mal de choix pour une première année 🙂

Finalement, c’est pas vraiment un problème les freins à disque 😀 ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

De toute façon, d’ici 2018, ROULE MA POULE !

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Attention, ça peut faire peur !

Mon premier cours de spinning

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Done ! Mon premier cours de spinning ! N’ayant pas encore les moyens de m’acheter un vélo de triathlon (il faut d’abord que je vende mon vélo de downhill…), il m’a semblé intéressant de suivre un cours de spinning. Après tout, il s’agit de vélo de route, mais en salle et le tout sur fond de musique et d’encouragements d’un coach. Moi qui adore le cardio en cours collectif, j’ai décidé de me lancer.

Mon beau-père (qui adore le vélo de route) m’avait déjà appris comment régler la selle de telle sorte à ce que les jambes soient suffisamment tendues lorsqu’elles sont en bas. C’est la première chose que j’ai faite en choisissant mon vélo. Ensuite, j’étais complètement paumée. Je ne savais pas comment régler le guidon. Heureusement, notre coach était vraiment super cool et super sympa et m’a réglé tout le bazard de façon à ce que j’aie envie de revenir la prochaine fois 😀 A ce moment-là, j’étais encore loin de m’imaginer que le body combat, à côté, c’est de la lambada…

Le cours a commencé tranquillement par un petit échauffement de 5 minutes. Jusque là, je gère. Je pédale tranquille sur ma petite route imaginaire. Fin de l’échauffement, on augmente le serrage (grosse vitesse, style montée de la mort qui tue en mode réel). Position de danseuse (position 3).

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Au bout de 10 secondes à peine, j’avais déjà les jambes en souffrance. Pourtant dans ma tête, la danseuse, c’était bonnard ! Ben non, c’est tout le contraire ! En plus, j’étais en détresse avec mes serrages de vitesse. J’avais réglé mille fois trop dur pour moi. Je pensais qu’en mettant une plus grosse vitesse, je pédalerais moins vite et que je serais moins fatiguée. C’était carrément le contraire. Je n’ai pas pu finir la première musique debout (pourtant c’était soft), je l’ai terminée assise (position 1…) avec une vitesse toute mini. Bien décidée à ne pas me laisser intimider, j’ai compris la leçon et mes réglages suivants étaient plus « tranquilles ». On fera les réglages du Tour de France dans 6 mois…

Première cession de grosse vitesse, position 1 (position aérodynamique). Là j’ai compris que le body combat, c’était peinard à côté… Mes cuisses brûlaient. Je serrais le prolongateur comme si ma vie en dépendait.

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A l’aise, Blaise !

Déjà que je n’étais plus très fraîche avant cette cession, au bout de la deuxième minute, j’ai senti des trucs qui perlaient le long de mon cuir chevelu. Des poux qui se font la malle ? Pourtant, je me lave les cheveux régulièrement… Et là, j’ai senti que ça coulait le long de mes joues jusqu’au menton et plouf, goutte à goutte. Je ne suspectais même pas que je pouvais transpirer de ces zones-là. Je pensais être une licorne qui pétait des paillettes et vomissait des étoiles filantes…  J’ai regardé mes compagnons de route virtuelle et j’ai constaté qu’on était tous entrain de perdre les eaux. Ça m’a rassurée de voir que je n’étais pas seule à fondre, certains devaient déjà avoir perdu un bon litre de flotte tellement leurs vélos étaient mouillés. Et les gouttes ont commencé à perler au bout de mon nez. Ploc, ploc, ploc ! Punaise, en temps normal, j’aurais arrêté sur le champ tellement j’aurais eu honte du suer en public, mais là, c’était général donc osef. Ma tronche était trempe, même mes bras, mes épaules et mes mains suintaient (mon pansement ne collait plus…) et mon dos, on en parle même pas… Fin de la cession « aérodynamisme vitesse de la mort qui tue ».

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On se remet assis, on boit un bon coup et on se dit que le plus dur est passé. Bah non ! Cette fois, on repart pour une cession « assis – danseuse » pendant 6 minutes. Deux tours de pédales assis, deux tours de pédales debout, puis 4 et 8… Le tout pendant 6 *#@ de longues minutes ! Là, j’étais clairement au bout de ma vie mais mes réglages étaient adaptés de telle sorte que j’ai pu terminer le cours la tête haute, méga fière de moi ! La coach m’a fait promettre devant 20 autres cyclistes que j’allais suivre les prochains cours et moi, j’ai pas pu refuser 😀

J’ai transpiré comme jamais, j’ai cru que j’allais mourir à peu près une dizaine de fois. J’ai tenu bon ! Par contre, j’ai constaté que mon cardio en spinning était beaucoup moins élevé qu’en running. Même lorsque je pensais être au bord de l’infarctus, je regardais ma Suunto et je voyais que je tournais à 155-160 pulses alors qu’en courant, je suis en moyenne à 160-180 pulses (et je transpire beaucoup moins…). Peut-être le fait que ce soit un sport « porté » fait que c’est moins hard au niveau des pulses. Quoi qu’il en soit, j’ai souffert mais j’ai adoré ! La coach m’a dit que c’était un excellent entraînement pour le triathlon. Je valide !

Alors le vendredi j’peux pas ! J’ai spinning !