Nouveaux horaires, nouvelle organisation

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J’ai beau le vouloir de toutes mes forces, je n’ai pas réussi à rallonger les journées de 24 à 30 heures… Ce qui serait vraiment pas mal…

Mes horaires de taff « normaux » sont de retour. Plus de taux partiel du temps partiel en arrêt maladie. Aujourd’hui, physiquement, je pète la forme. Moralement c’est encore autre chose mais on peut dire qu’il y a beaucoup de mieux, beaucoup de hauts et quelques bas. Il faut dire que j’ai aussi une fâcheuse tendance à me mettre la pression pour des trucs censés me rendre heureuse… Comme le sport par exemple.

Avec Doudou, on a passé des moments difficiles, entre la confiance qui s’est un peu perdue au fil des années (10 ans quand même), son état de santé de migraineux chronique qui nous mine pas mal nos moments ensembles et qui l’empêche de faire du sport, le bébé qui nous prend beaucoup, beaucoup de temps et les remarques incessantes de ses proches par rapport à  nos habitudes de vie (je suis un peu le gourou qui l’aurait converti au végétarisme et au minimalisme). C’est hyper compliqué d’être amoureuse de quelqu’un qui a 34 ans et qui continue de se comporter comme un enfant de 4 ans avec ses parents. Ajoutez à cela une miss qu’il a toujours connu dépressive et qui devient subitement « normale », pleine d’énergie, qui fait « égoïstement » plein de sport (alors qu’avant je n’osais pas en faire à cause, justement, de mes migraines) et qui, contrairement à lui, n’a plus du tout de migraines alors qu’on mange la même chose. Je pense que derrière tout ça, il doit y avoir plein de frustration, chez l’un comme chez l’autre. D’un côté, vous avez la boule d’énergie qui ne cesse d’évoluer et de l’autre, celui qui n’ose pas avancer à cause de ce que penseraient « les autres » et de la peur du futur. Toutes ces choses ont créé énormément de tension au sein du couple qui a bien failli péter pour de bon.

Après avoir discuté une énième fois avec ma psy (qui trouve qu’on est hyper bien organisés…) et en avoir conclu que malgré la lessive, le ménage, la cuisine, les commis, les rendez-vous médicaux de la petite et tout le toutim, je devais encore en faire plus pour mon chéri, il fallait que je modifie un truc à notre emploi du temps pour pouvoir donner encore une chance à mon couple.

Depuis quelque temps, nous avions appliqué le système du « jour pair (pour maman), jour impair (pour papa) » pour la prise en charge de la petite le soir. C’est à dire qu’en fonction de la date du jour, l’un s’occupait de mettre la petite au lit après le souper pendant que l’autre se chargeait de la vaisselle. C’était pas mal, sauf que les jours impairs tombent plus souvent, parfois 2 jours de suite et que le mercredi, je suis de toute façon pas là à cause de l’entraînement piscine et que du coup, si c’est un jour pair, ça fera de nouveau deux jours de suite pour chéri (et il faut dire qu’en ce moment avec les caprices de la petite, on est content quand c’est notre jour de faire la vaisselle…). Donc le système est rapidement devenu foireux, surtout avec mes séances sportives à caser ici et là.

Samedi, nous avons eu l’occasion de passer enfin un moment en « amoureux » en laissant la petite à sa marraine et pouvoir discuter des choses qui n’allaient pas et qui bousillaient peu à peu notre couple. Après une bonne séance ciné, quelques larmes et un bon chocolat dans un petit bistrot, nous avons décidé de modifier complètement le système. Mon chéri aimerait avoir plus de temps pour faire du sport ou des trucs pour lui et je ne peux pas lui en vouloir car j’en abuse pas mal de mon côté à cause du tri. Comme j’ai mes entraînements piscine lundi et mercredi soir, il a été décidé que ces « soirées » seraient officiellement les miennes durant la semaine. Mon chéri, quant à lui, aurait les mardi et les vendredi. Le jeudi, c’est notre fameuse « soirée pizza ». Du coup, faire du sport après avoir mangé une pizza, c’est vraiment pas terrible… Pour ce jour-là, on appliquera le « jour pair, jour impair ». Le week-end, on improvisera. C’est beaucoup plus équitable et cette fois, plus d’excuse du « j’ai jamais le temps ».

En ce qui concerne mes entraînements (2 fois par semaine pour chaque discipline) et à cause de mes horaires de taff, c’est la course contre la montre.

Lundi :
Je sors du taff à 14h48 précise, je fonce à la salle s’il pleut (vive le tapis…) ou je rentre direct à la maison pour faire quelques km de CàP avant d’aller chercher la petite à la crèche. De 20h à 21h, entraînement piscine. Je trouve que caser un entraînement de piscine et de CàP le même jour, c’est pas trop « lourd » physiquement.

Mardi :
Musculation
à la salle à midi. Départ du taff à 16h48 (punaise ça va me changer…) pour la crèche. Vélo sur HT en regardant un film le soir. Je considère le vélo et la natation comme des sports « portés », donc moins violents pour les articulations (détrompez-moi si je dis des conneries !). Je combine donc muscu (plus contraignant pour les articulations) et un sport « porté ». En plus, j’ai l’impression de récupérer plus vite.

Mercredi :
Entraînement natation le soir avec le club (si coach sympa ou pas de coach du tout). Récup hyper rapide. Presque comme un jour de repos 🙂

Jeudi :
Musculation à midi. Pour moi, pousser un peu de fonte est aussi important que de travailler son cardio et ça permet d’avoir un physique « harmonieux » et un corps plus fort. Je travaille pas mal au niveau du dos où j’ai encore quelques petites douleurs. Selon ma chiro, c’est lié justement au fait qu’il n’est pas assez musclé 🙂

Vendredi :
Vélo le midi (spinning)

Samedi et dimanche :
CàP + vélo (enchaînement) et jour de repos (soit l’un soit l’autre en fonction du planning des courses).

Je me suis beaucoup fatiguée à partir du moment où j’ai décidé de faire du triathlon. J’ai envoyé les 3 disciplines d’un coup (plus la muscu) alors que pour la CàP, j’étais partie petit à petit, sans brûler les étapes, en évitant de me dégoûter dès le début. Je me suis mis un énorme panneau clignotant au-dessus de ma tête « EN ROUTE POUR L’IRONMAN » et j’ai foncé comme une dingue. Je me suis très vite démotivée en natation avec les remarques d’un coach du club. Je stressais à l’idée d’aller à la piscine et j’avais peur de ne pas encore savoir nager en mai 2018… Limite je faisais des cauchemars… « Mon Dieu j’ai pas fait de sport aujourd’hui parce que j’étais fatiguée !!!!! L’angoisse !!!! Je vais perdre Gaston et Gérard (mes quadriceps…) et prendre 10 kg d’un coup avant demain !!!!! J’étais vraiment partie dans un sale délire ultra flippant.

Mais le tri, c’est pour le fun !!! J’ai compris qu’il fallait y aller étape par étape. Tous les pros (même si ce n’est pas du tout ce que je vise) ont été des débutants. Il est évident que mon rêve d’Ironman ne se réalisera pas demain, ni l’année prochaine. Pour l’heure, je dois me fixer des entraînements en fonction des triathlons que je vise l’année prochaine, principalement des Sprint et peut-être un distance olympique mais voilà, j’ai baissé ma charge d’entraînement, rajouté un peu de récup et je vais y aller aux sensations, à la forme du moment, sans me foutre la pression comme je l’ai fait au début, au plaisir quoi ! C’est un peu mon problème à moi, dès que je veux faire un truc, je me fixe tout de suite les extrêmes…

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Premier découragement

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Quand j’ai eu envie de me lancer dans le triple effort, je savais que ce serait dur, j’ai levé la tête et j’ai donc triplé mes entraînements. J’ai rajouté 2 séances de natation par semaine et du spinning en attendant l’arrivée de mon vélo.

Mais hier, je me suis prise ma première claque dans la tronche. Comme chaque mercredi avant l’entraînement natation en club, je suis stressée comme c’est pas permis (et ma vessie aussi, comme si j’avais bu 15 bières sur toute la journée. En fait, comme avant chaque course…). Il faut dire que la natation, c’est MA bête noire. Mon énorme point faible sur les 3 disciplines. Dans l’eau, je peux le dire, je suis une vraie bouse de vache jurassienne (ben ouais, à part l’étang de la Gruère, l’étang du Tabeillon et parfois le Creugenat qui déborde, je vois pas où on peut nager en eau libre dans mon pays d’origine…). Pourtant, chaque entraînement s’est toujours bien passé, jusqu’à hier soir…

Je suis allée nager seule lundi. J’ai fait quelques bonnes longueurs sur les conseils du super coach du mercredi précédent. En utilisant les palmes et les plaquettes pour m’aider. J’ai vraiment travaillé sur ma respiration et sur mon calme dans l’eau, sans rechercher absolument la vitesse pour atteindre le bout de la piscine le plus rapidement possible. Pour la première fois en 2 mois, j’ai commencé à prendre du plaisir en nageant et je me suis même surprise à faire la course avec le nageur du couloir d’à côté 🙂 (bon c’était pas très équitable avec les palmes 😀 ). Mais n’empêche, je pouvais aligner les longueurs sans m’épuiser et je m’amusais à faire des ondulations sous l’eau. Comme me l’avait conseillé super coach, je prenais enfin mon pied et les séances de natation en club commençaient à porter leurs fruits.

Sauf hier. Nouveau coach (il me semble qu’il y en a 3 en tout), nouvelle manière de s’entraîner… Je dois avoir une intuition sur-développée car dès le premier regard, j’ai senti que ça allait être une séance de merde. Il y a des gens où tu sens tout de suite que ça va pas le faire. Là, c’était clair comme de l’eau de roche. J’ai rencontré la caricature du triathlète. Celui qui, selon la rumeur, serait sorti du ventre de sa mère en crawlant comme un dieu avec sa combi néoprène taille 50, ses lunettes suédoises sur le pif, qui est montée sur son premier vélo CLM à 18 mois et qui a fait son premier Ironman à 5 ans. Le Mozart du triathlon quoi, celui qui n’a jamais débuté. D’ailleurs, aussi loin qu’on puisse remonter, il a toujours été un pro. Bref, j’avais aucune chance, moi, la vieille gonzesse de 31 piges, qui plus est mère de famille, qui s’est mise à la CàP il y a à peine 8 mois et qui s’est lancé cette idée farfelue qu’on pouvait commencer le triathlon sans avoir fait sport-étude natation… Quand on sait que les 3/4 des triathlètes viennent de la course à pied et nagent comme des cailloux au début de leur carrière…

Dès le début, il lance qu’on a droit seulement au Pull et aux plaquettes. Naïve, je lui demande si ça l’embête si j’utilise aussi les palmes comme me l’a conseillé super coach de la semaine précédente. Réponse : « Moi, je ne suis pas super coach… » et il se barre (comprendre : tu fais ce que je dis et tu fermes ta gueule). Yep chef.

Là, je commence à stresser grave. Première foutue longueur de 25 pauvres mètres dans la même piscine que lundi. Pourtant, je ne sais plus comment je m’appelle, je suis déjà dans le rouge. Je ne sais plus respirer alors que 2 jours avant, c’était le pied. On aurait dit ma première séance de crawl. Pire, ma première fois dans une piscine ! Du gros n’importe quoi… Je m’arrête au bout, je reprends tant bien que mal mes esprits et je repars pour 25 m dans l’autre sens. Panique générale. Au bout de 12 mètres, je finis sur le dos… La honte ! J’ai tellement chaud que je sens l’eau chaude couler le long de mes épaules alors qu’elle est plutôt froide… Quelques conseils du coach mais qui ne résonnent pas vraiment en moi.

Je fais que de la merde. Quoique ma respiration se calme un peu. Quand il me dit « Essaye de faire 300 m sans t’arrêter au bout de la piscine », j’ai envie de lui dire « Tu vois pas que j’arrive même pas à faire 25 m sans être au bord de l’asphyxie ? ». Un peu d’empathie pour les noobs ! Au bout de 20 minutes, j’en ai tellement marre que j’ai envie de prendre mes affaires et me casser. Pour moi, ça sert à rien de faire de la merde. Puis le coach me lance « tu fais 100 m nage libre sauf crawl ». Putain il me cherche lui ! Je viens de commencer la natation ! Comme en tri on nage principalement en crawl, en 2 mois, seule et sans coach, je n’ai entraîné que le crawl ! Bref, je ne sais pas faire le papillon, ni la brasse, ni le dos crawlé, ni l’écrevisse bulgare… Je ne sais pas ce que c’est que le « superman » ou le « rattrapé ». Quand je lui répond que je ne sais nager que le crawl (qui pour moi n’est pas si mal…) tout en essayant d’en rire, je le vois qui regarde son pote dans la colonne des « forts » avec un petit sourire l’air de dire « Quelle pauvre conne… ». Puis sinon, tu fais de la CàP ? Oui, depuis octobre… Mais sinon, tu faisais un autre sport avant ? Ben un peu de vélo de descente… Sans plus quoi… Je me liquéfie… heureusement que je suis déjà dans l’eau…

Ensuite, il me fait sortir de l’eau et il m’explique qu’il « aime » pas trop entraîner ceux qui n’ont pas les bases en natation (genre il a autre chose à foutre que de conseiller des débutants… et avec moi, il perd son temps) MAIS par contre, que c’est bien que je vienne nager le mercredi quand même… (ça me ferait mal de payer 400 boules par année pour ne pas pouvoir justement profiter des conseils des pros, l’unique raison pour laquelle je me suis inscrite en club…).

« Par contre en septembre, on va reprendre les bases pour les débutants ». Si je comprends bien, je devrais attendre septembre pour nager en club ? Mais ce sera sûrement les même nageurs… Ils vont aussi réapprendre les bases ? Ou alors, il y aura subitement une centaine de coureurs qui vont se lancer en tri avec une nage débutante comme la mienne et on fera griller des sardines au bord de la piscine dans la joie et la bonne humeur après chaque entrainement… Je sais pas trop comment, mais j’ai tenu 1h entière dans le bassin. A un moment donné, il m’a fait un speech sur « la natation, c’est ingrat »… Si t’as pas les bases ET la santé (ou je sais pas trop quoi), tu ne progresses pas, ou un truc du genre. Ouais j’ai pas forcément les bases, enfin si, mais il faut dire qu’en 3 séances de natation en club, j’ai pas vraiment encore eu le temps de les appliquer… Pour ce qui est de la santé, j’ai pas vraiment l’impression d’être en mauvaise quand je fais 8 heures de sport hebdo… crisse de câlice d’ostie de tabarnak…

Je sors de l’eau et en remettant mes affaires dans mon filet, il me donne des conseils mais j’entends plus rien. Mon moral est dans les chaussettes. Je suis bien trop occupée à retenir mes larmes qui menacent méchamment de couler devant tous les autres nageurs « confirmés ». J’ai passé ma vie à me prendre des coups dans la tronche sans broncher, j’ai vécu un accouchement catastrophique où j’ai failli perdre ma fille, une dépression comme je n’en avais jamais eue, j’ai remonté la pente en me mettant à la CàP, sans médoc, j’enchaîne les entraînements et les courses de 10 km, j’ai perdu 12 kg en 6 mois et là, je suis dévastée par les propos d’un type « casseur de débutant ». Je suis grave ! Je pense que si j’avais eu ce coach dès mon premier entraînement en club, je n’aurais jamais investi 450 balles de frais d’inscription et de cotisation annuelle pour faire partie du club et j’aurais continué à m’entraîner avec les vidéos Youtube… Mais après, je me dis que les autres coach sont super tolérants et sympas alors je baisse pas les bras.

Le tri, c’est ma nouvelle passion. Ça en exaspère plus d’un autour de moi parce qu’en dehors de mes occupations habituelles, je ne pense qu’à ça… Je sais que je démarre de rien, tout comme Rich Roll à 40 ans (sauf qu’il avait quand même la natation, lui…). Pourtant, ce n’est pas une lubie même si personne ne croit en moi. Je passe tout mon temps libre sur les forums de tri ou à regarder des vidéos sur le sujet. J’ai sacrifié un bras, une jambe et un bout de mon cul pour me payer le matos dont j’avais besoin. C’est pas un coup de tête. C’est LE sport qui me fait du bien, même si j’en chie en nage ! Certes pas le sport le plus commun pour une tite maman, mais j’ai toujours été « originale ». Je ne me suis jamais intéressée au volley ou à la danse (les trucs qu’on me sortait quand mes entraînements d’hippisme de l’époque se passaient mal… « tu devrais faire de la danse ! »…). Je suis un mec dans ma tête, j’aime les trucs qui chient. J’aime la moto et le vélo de descente. J’aime pas le shopping, quand je mets du vernis ça dégouline de partout, je sais pas me maquiller, je mets des jupes malgré moi uniquement parce qu’on crève de chaud, je préfère dépenser mes tunes dans du matos de sport plutôt que dans une pédicure, une épilation du maillot ou une séance chez l’esthéticienne, j’aime les conversations pipi-caca et l’humour gras. Bref, vous ne me verrez jamais à une réunion Tupperware…

Désormais, je vais programmer mes entraînements au club autrement. Je vais éviter tous les entraînements avec ce coach et privilégier ceux avec les autres super coach hyper sympas, compréhensifs et tolérants ou ceux sans coach, c’est encore mieux. Pour le reste, je planifierai un entraînement supplémentaire seule durant la semaine. J’envisage même de m’inscrire au club de natation où ils proposent des cours pour adultes sans prise de tête, juste pour se perfectionner, tous les lundis soirs. Ça m’évitera de repartir le moral à zéro avec cette impression d’être une moins que rien. Pour l’heure, je vais continuer mon petit bonhomme de chemin seule dans mon coin. Après tout, c’est un peu pour ça que j’ai choisi le triathlon, c’est un sport individuel. Super complet, mais individuel. Un jour, je vais le faire mon Ironman ! Même si c’est dans 10 ans !

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Gros besoin de récup

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A force de faire des erreurs de débutants à n’en plus finir, mon corps décide de me faire comprendre qu’il en a marre de mes conneries… Après tout, il y a 8 mois, je lui fichais drastiquement la paix. Ma seule séance de sport intensive à l’époque étant de monter deux étages en courant pour ramener la fameuse pizza (encore chaude) du jeudi soir…

Quand j’ai décidé de me mettre à la course à pied, c’était uniquement pour perdre du poids. Les premières séances étaient une vraie torture mentale. Il faut l’avouer, ça me faisais bien iech de sortir en pleine fricasse pour faire un sport qui me sortait par les trous de nez… Défi relevé haut la main puisque que je suis passée de 75 kg à 65 en 6 mois, en continuant à manger normalement, sans aucune privation (il faut dire qu’être végétarien, ça aide pas mal…) et même que j’abuse toujours pas mal de la pizza (parfois 2 fois par semaine… MAIS OSEF !). Loin de moi l’idée, il y a 8 mois, que j’allais m’inscrire à des courses de 10 km un peu partout pour le fun (pour le fun punaise !), que j’allais me mettre au triathlon et que mon rêve serait de franchir la ligne d’arriver d’un IM. Mais comme on me le dit souvent : quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas au cul. Et puis, quand on devient triathlète, faire un semi ou un IM complet, ça fait un peu partie du challenge non ? Si je fais pas ça avant de mourir, j’aurais l’impression de ne pas avoir accompli la chose jusqu’au bout 🙂

Donc 3 disciplines à entraîner un minimum durant la semaine avec des plages horaire ultra serrées, ce n’est pas si simple. Je me retrouve souvent avec des accumulations de séances un peu chelou, avec de la natation, de la muscu et 14 km de CàP le soir sur le même jour (en même temps, on vise un semi-IM sur le long terme alors merde, c’est supposé faisable !) … puis 15 km de CàP 2 jours après et une course de 10 km le week-end, c’est tout à fait normal (pour un triathlète déjà bien entraîné…) ! Pourtant, mon corps n’a pas encore pris l’habitude même si entre le début de mon activité sportive et maintenant, les changements physiques sont énormes. Je découvre même les petits plaisirs du sport en découvrant des endroits où j’aurais jamais pensé qu’on pouvait avoir mal (les biceps par exemple, les adducteurs et même les fessiers…). Par contre, maintenant, j’ai des quadriceps durs comme du béton. Ça fait trop bizarre, je peux pas m’empêcher de les toucher tout le temps. Avant on aurait dit des flans… Wouaaaaaah c’est beau !!!! Vive les squats et les km de course à pied 😀 Je commence à être atteinte par le syndrome du fitness… C’est moche O_O Mon délire du moment, c’est d’avoir le dos et les bras de Laure Manaudou  ❤ ❤ ❤ ❤ Go les plaquettes !

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Punaise je suis grave…

D’un autre côté, mes pieds font la gueule (eux, j’ai carrément pas envie de les embrasser 😦 ) et j’ai eu droit à une sorte de malaise lors de mon entraînement piscine ce lundi. 100 m de natation puis vertiges. J’ai dû cesser net ma séance du jour, le moral dans les cloques avec 70h de récup au compteur… Il faut dire que j’avais fait une course de 10 km très pénible la veille. Mais hors de question de louper mon cours de bodypump du mardi (mon petit plaisir narcissique à moi, yark, yark, yark 😀 ) pour enchaîner direct sur quelques longueurs de 50 m histoire de faire « bonne » figure à l’entraînement avec les cracks du mercredi soir. J’ai stoppé mon programme Strava beaucoup trop intensif à mon goût. Dommage qu’il n’y ait pas un programme « triathlon » pour pouvoir prendre en considération des séances autres que la CàP, ça pourrait vachement aider. Pour le moment, je vais courir « selon mes sensations du jour » jusqu’à la Color Run, sur de petites distances (5-6 km maxi) avec de petits fractionnés que j’ai en horreur, après quoi je reprendrai un entraînement sérieux pour Morat-Fribourg et le semi-marathon de Lausanne en octobre.

Pour ce qui est des entraînements natation en club, ça se passe super bien. Je ne suis plus un cailloux mais un tas de mousse (en gros, je suis un peu plus souple 😀 ). J’ai assisté à mon premier entraînement avec le Main Coach et je crois que c’était l’entraînement le plus détendu de tous jusqu’à maintenant. Il m’a dit en gros : tant que tu prends pas ton pied en nageant, tu continues l’entraînement tranquilloupilou à ton rythme. Je n’ai plus cette impression d’embêter les autres quand je nage même si je fais pas mal de tourisme entre deux longueurs (pause d’1 à 2 minutes alors que c’est 5 secondes normalement 😀 ). Je pars toujours en dernier et ça me va très bien. En club, un simple échauffement, c’est 12×50 m… Pour moi, cette distance correspond à un entraînement entier à l’heure actuelle 😀 J’ai toujours tendance à vouloir nager le plus vite possible et je m’essouffle super vite. Pour le coach, la principale chose à résoudre n’est pas ma nage, mais le stress dans l’eau qui m’empêche de respirer correctement. On s’en fout du chrono, on y va tranquille, quitte à respirer sur 2 mouvements pour commencer. Juste prendre du plaisir à nager. Donc entraînement ciblé sur la zénitude et la respiration 🙂 Ça me va tip top 😀 Quand je saurai respirer correctement, je pourrai attaquer la vitesse (et les autres nages) 🙂

Club de tri, pas si simple

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J’ai commencé à me renseigner sur les divers club de triathlon de la région lausannoise pour pouvoir bénéficier de conseils sérieux et pouvoir améliorer mes performances avec l’aide de professionnels, surtout au niveau de la natation, ma grosse bête noire. Pour le moment, je visionne des vidéos sur Youtube pour essayer de crawler correctement seulement voilà, je fais vraiment n’importe quoi dès que j’ai le visage sous l’eau… Mes jambes font la brasse, je reprends ma respi je bois la tasse parce que c’est pas le bon bras… Bref, n’importe nawak… Le seul truc qui me rassure c’est que j’arrive, même en brassant comme un crapaud au bout de sa vie, à faire 2’30 pour faire 100 m… Si je pouvais crawler, ma vitesse serait top (en mode utopie).

Alors évidemment, sur les 4 clubs que j’ai visités, 3 ont des critères d’entrée pour ses futurs membres… style : tant de temps pour la natation, pour la course à pied,… Pour d’autres il faut carrément faire sa demande par écrit, le comité regarde votre demande pendant une assemblée du club puis  l’accepte ou la refuse, un peu comme une lettre d’embauche… Bref, pour le coureur amateur qui veut se lancer en triathlon sans se foutre la pression, ça ne met vraiment pas à l’aise et ça confirme le mythe que le triathlon n’est réservé qu’à l’élite alors qu’on nous dit qu’on peut se lancer à tout âge… Pour moi le sport, c’est le plaisir. J’ai fini par en déduire que les club de tri n’étaient que pour ceux qui commencent à l’âge de 3 ans et qui nagent plus vite que Michael Phelps. J’étais sur le point d’abandonner quand j’ai décidé d’écrire un mail à l’entraîneur principal d’un autre club de tri (de ma ville de cœur) en lui expliquant mes motivations, mon parcours, mes entraînements actuels et mes difficultés en natation et là, il me répond : c’est avec plaisir que vous pouvez intégrer notre club !

Gné ? J’ai crié de joie tellement je n’en revenais pas ! Je l’ai même eu au téléphone et c’est un gars très sympa et hyper accueillant pour un coach principal. Il m’a expliqué que chez eux, ils ne recherchaient pas les perf, mais la convivialité et la bonne ambiance au sein du club, qu’il y a des bons, des très bons et des moins bons et qu’on est juste là pour se faire plaisir et passer de bons moments. Je vais donc signer ! Je vais aller voir comment se passe un entraînement de natation (qui convient parfaitement à mes horaires privés) et je vais m’inscrire le mois prochain (ça douille un peu plus qu’une inscription en club de CàP…, d’ailleurs, il faudra pas que j’oublie d’y donner ma démission). En ce moment, je plane à 10000.

A l’heure où je n’avais plus du tout envie d’aller m’entraîner en piscine, j’ai découvert les joies de la piscine extérieur en mai. Une piscine de 50 m quasiment vide (punaise le changement !) avec une dizaine de pelés à midi dans un bassin énooooorme ! Le pied total ! Je nage toujours comme un cailloux mais j’ai retrouvé le plaisir de m’élancer depuis les blocs comme une gamine de 10 ans (chose inconcevable à la piscine intérieure avec le monde qui y nageait…). Il fait un peu frais quand on sort mais c’est top. A voir encore quand il fera chaud et pendant les vacances, ça va sûrement attirer pas mal de monde malheureusement. Je vais prier pour qu’il fasse moche et froid tous les lundis 😀

Du côté de la CàP, ça bouge, ça chauffe. La tension est à son comble 🙂 Je viens de confirmer mon inscription pour le Marathon de Zürich le 22 avril 2018 (rien que d’y penser, je monte à 200 pulses), tout juste 6 mois après mon premier semi-marathon à Lausanne et la mythique course Morat-Fribourg (17 km qui me foutent vraiment les jetons avec un dénivelé dont j’ai vraiment pas l’habitude mais c’est un super entraînement pour le semi de Lausanne qui est quasiment tout plat).

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Mais j’ai signé, j’ai plus le choix et je me rends compte à quel point je suis dingue et mes proches me le font régulièrement savoir. Je crois que c’est ça justement le plus dur. Je me sens peu soutenue par mon entourage et parfois je me sens super seule à tel point que je doute régulièrement de mes capacités à pouvoir le faire. C’est vrai que je n’ai jamais été une grande sportive, je pars de rien du tout. Mais quand je regarde 6 mois en arrière, je vois déjà tout le chemin parcouru, mes progrès, mon corps complètement différent et ça suffit largement à me motiver à continuer. Mais c’est vrai qu’un peu de soutien psychologique de la part de ceux que j’aime me ferait beaucoup de bien.

Il est maintenant l’heure de bosser sérieusement ses petits mollets et son cardio .

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Entraînements en mode « triathlon »

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Ce n’est pas une lubie passagère, c’est un fait. Je veux être une triathlète. La petite maman de famille bedonnante a décidé de faire un sport qui lui plaisait vraiment, qui la passionnait. Depuis septembre 2016 (date de ma reprise en main après des années sans activité sportive sérieuse), j’ai trouvé dans le running quelque chose qui m’a guérie, que dis-je, qui m’a sauvée ! Alors même que je pensais ma vie absolument vide de sens, le running m’a permis de penser à d’autres choses, de voir ce corps que je détestais se remodeler et redevenir ce corps de femme que mon chéri et moi-même aimions tant, bien avant que je prenne 20 kg dans les dents. Le running m’a montré que j’étais capable de dépasser mes limites, que j’avais le physique (certes endormi) d’une athlète et qu’en l’entraînant sérieusement, je pourrais faire de grandes et belles choses avec.

Aujourd’hui, je suis remontée à bloc. Ma vie est devenue ultra saine. Je fais plein de sport et je suis vegan le 90 % du temps (il m’arrive de consommer des produits contenant des produits laitiers quand je suis à l’extérieur). Je me permets de rêver à nouveau en voyant mon corps fondre et se muscler. Ce corps que je détestais, que je vomissais, que je n’osais même plus regarder dans le miroir. J’étais vraiment hyper complexée par mon nouveau physique de maman négligée alors que j’ai toujours été une ado un peu fofolle dans sa tête. J’étais devenue un fantôme et je pense que cela a aussi eu un effet dévastateur sur mon moral.

En mars déjà, le running ne suffisait plus à assouvir ma soif de sport d’endurance. Le running c’est cool, mais j’avais vraiment besoin d’autre chose. Je n’arrêtais pas de regarder des vidéos de triathlon et ça me faisait terriblement envie. Et j’ai décidé que moi aussi, je voulais faire partie de ce monde. Je me suis prise un abonnement de fitness (pour la muscu et le spinning en attendant d’avoir un vrai super vélo) et un abonnement de piscine. J’ai fait mon petit planning sportif de la semaine et j’ai l’appli Runkeeper contre Strava, plus ciblée sur le triathlon et avec des entraînements plus en adéquation avec mon emploi du temps de malade. Je fais du yoga, du running, de la muscu, du crossfit, du spinning et de la natation. L’entraînement en salle me permet de combiner le tapis et le spinning durant les jours de pluie ou de bise glaciale. Depuis septembre 2016, j’ai perdu 10 kg et je gagne sérieusement en muscle, sans en faire trop.

Après 1 mois à la salle de sport, je peux déjà augmenter facilement les poids des appareils de muscu sans avoir l’impression de perdre mes bras, mes jambes ou des bouts de mon corps, mon cardio est bien meilleur qu’il y a 6 mois et je vois mes muscles des bras, des jambes et du dos se remodeler. Idem pour mon ventre qui est devenu plus dur (j’attends toujours que mon reste de bedaine foute son camp et que de potentiels petit carrés de chocolat apparaissent mais bon, ça c’est pas avant Noël à mon avis…). J’ai nagé mon premier kilomètre en 28 minutes (à la brasse… mais je vais prendre des cours pour ne plus paniquer en crawl parce que le crapaud c’est vraiment pas mon truc et ma nuque me le fait ressentir surtout que je vais vachement plus vite en « crawlant » pour le peu que j’en fais sans risquer de me noyer…) et je trouve que c’est pas trop mal pour quelqu’un qui n’a plus nagé sérieusement depuis l’école. Le gros problème de la piscine, c’est que les couloirs ont tendance à être surchargés vers les midis… (sans dec, les gens ne peuvent pas aller manger, non ?). Voici ce que donne à peu près mon entraînement hebdomadaire. Il faut tenir compte de plusieurs facteurs comme la météo mais surtout de mon état de santé. Par exemple cette semaine, je me suis choppé un rhume de malade qui a débouché (haha) sur une otite que je n’avais plus eue depuis mes 10 ans… Pas la peine pour moi d’aller courir avec mes pauvres poumons par une bise bien fraîche. Vive le printemps ! Prendre soin de son corps, ce n’est pas seulement faire du sport mais faire attention aux signes de faiblesse et savoir prendre du temps pour se reposer. J’ai quand même pris mon courage à deux mains pour aller à mon cours de spinning et mon tympan n’a pas explosé.

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Je me suis officiellement inscrite à mon premier semi-marathon en octobre. Objectif marathon (et marathonienne 😀 ) en avril 2018. Puis objectif triathlon sprint pour le courant de l’année 2018 pour devenir une vraie triathlète. Mais j’ai un rêve encore plus dingue qui me trotte dans la tête et je compte bien le réaliser ; c’est faire un Ironman 70.3 soit 1,9 km de natation, 90 km de vélo suivis d’un semi-marathon de 21 km. Allez, pourquoi pas en 2019 si tout va bien. Puis un gros Ironman si je termine sa moitié. Rien que d’y penser, ça me fait frissonner car c’est clairement un truc de malade. Et évidemment, tout le monde autour de moi me prend pour une mytho dégénérée et est 100 % convaincu que l’idée me sera passée dans 1 mois… Mais je n’ai besoin que de moi, de mon mental et de ma motivation pour y arriver et je laisserai personne me convaincre que je n’y arriverai pas.

On en est encore qu’aux prémices de l’entraînement de ce plus grand défi de toute ma vie après la naissance de ma fille mais j’ai bon espoir. J’ai trouvé mon mentor en la personne de Rich Roll, un célèbre ultra-marathonien vegan (et il a survécu !) qui s’est lancé direct dans l’ultra vers les 40 piges alors qu’il n’avait plus fait de sport depuis l’université. C’est un formidable exemple pour moi qui commence ma vie de vegan et de sportive 😀

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