Bilan d’activité Strava 2017

Pour ma défense, je n’ai commencé à utiliser l’appli qu’en mai 🙂 Il manque donc 4 mois de stats 😀

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Petit Papa Noël…

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Cette fameuse période tant attendue par les enfants (et les grands enfants…) approche à grand pas 🙂 Personnellement, c’est une période que je déteste profondément, surtout depuis que je suis adulte, que je « gagne » ma vie et qu’à cause de ça, je dois me farcir ces foutus magasins blindés de zombies crétins afin de trouver des cadeaux alors que je suis fauchée comme les blés après avoir payé mes charges fixes… Parce que oui, décembre est un mois comme les autres, sauf que t’as l’assurance bagnole qui te tombe dessus pour te rafler le 13e (si tu as la chance d’en avoir). 13e qui te sert également à rembourser ta VISA qui t’aide à te nourrir jusqu’à la fin des autres mois du reste de l’année…

Ça fait déjà 2-3 Noël qu’avec chéri, on a décidé de ne faire des cadeaux qu’aux gamins (genre jusqu’à 10 ans, après tu files de la tune jusqu’à 18 et après basta, t’as qu’à bosser pendant les vacances !). On a tenté de faire passer l’idée auprès de tout le reste de la famille et de la belle-famille mais les vieilles traditions séculaires ont la vie dure (donc tu penses bien que ça n’a pas marché)… Ben oui, un Noël sans cadeau, c’est pire triste ! Bref, on a complètement oublié que Noël, c’était surtout une occasion de revoir les gens qu’on aime tous ensemble une fois dans l’année et passer du bon temps avec eux et pas juste offrir un cadeau pour faire « genre ». Même qu’il y a longtemps qu’on a oublié la naissance du petit Jésus dans l’histoire parce que Coca est passé derrière avec son gros bonhomme obèse rouge et blanc, icône du consumérisme à outrance et histoire de relancer le chiffre des centres commerciaux à la fin de l’année…

Du coup, chaque Noël, je passe pour la râpe de service avec mes paquets de biscuits faits maison…. Quand on part de l’idée qu’on essaie de faire du « zéro déchet » en achetant uniquement des choses qu’on va utiliser sur le long terme et régulièrement (donc de qualité) ben c’est pas évident d’apprécier ce genre de fêtes où on t’offre des chinoiseries que tu serviras jamais. Et puis il y a le fameux déballage de cadeaux en public… Dieu merci, depuis quelque temps, je reçois des cadeaux pourtant tout bêtes mais que je surkiffe comme des pains de savon (on utilise que ça pour se doucher à la maison), des paquets de tisanes, des shampoings ou des dentifrices solides, des produits faits maison… des trucs utiles quoi 🙂 Parce qu’avant, bien souvent c’était un peu comme ça…

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C’était par exemple quand je recevais un parfum (que je ne mets quasi jamais parce que ça pue et que bien souvent, ça me file des migraines…). Mais tu dois quand même faire semblant d’être content parce que la personne s’est cassée la tête et a perdu du temps et de l’argent en magasin pour t’offrir ça. En fait, t’es plus triste pour elle que pour le cadeau que t’as reçu en fin de compte. C’est comme le fait de courir la semaine suivante au magasin pour échanger son cadeau que je trouve particulièrement ridicule. Ne serait-ce pas plus simple de demander aux gens ce qui leur ferait plaisir plutôt que d’acheter n’importe quoi, juste pour la forme ?

Justement, entre mon chéri et moi, c’est ce que nous faisons. Comme ça, on est sûr d’avoir un cadeau utile sur le long terme et qui nous fera ultra plaisir à coup sûr, même si on sait à l’avance ce qu’on va recevoir. Pour mon dernier Noël, j’avais demandé un Filofax A5 pour pouvoir refaire mon bujo fait de mes petites mains chaque année suivante. C’est trop de la balle ! J’adore ce Filo ! Je ne loupe plus aucun rendez-vous, je suis toujours fixée sur mon emploi du temps et je passe toujours pour une mamie quand je sors mon agenda papier 🙂 J’adoooooore ! Tout y est noté : contacts, adresses, idées pour le blog, pour ma formation, journal des trucs positifs dans la journée, listes de rêves, de souhaits, de livres,… avec des stickers pour le rendre tout joli et des petits dessins.

Du coup, il y a deux choses que je peux mettre sur ma liste de Noël, qui me feront super plaisir et qui me seront super utiles 🙂 :

  • Un casque de vélo personnalisé Ekoï Corsa Light

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  • Un sac de transition pour pouvoir transporter facilement tout mon matériel pendant mes prochaines courses. Perso, j’ai flashé sur le Le T-Bag de Z3R0D, il est un peu cher, mais il est super bien ! C’est le meilleur 🙂

Pause forcée de course à pied…

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Durant les 3 derniers km de mon semi-marathon de Lausanne, j’ai ressenti une sorte de douleur du côté externe de mon genoux. Je me suis dit que c’était normal après avoir parcouru autant de km en courant. Sauf que la douleur a persisté plusieurs jours après (surtout quand je descendais les escaliers…) me forçant a arrêter de courir mais tout en continuant à faire du vélo et de la natation (aucune douleur ressentie lors de ces sports sauf quand j’utilisais les palmes lors des battements). Je pense que mon mauvais entraînement dans la discipline et une « surcharge » kilométrique est la cause de mon mal actuel…

Donc 10 jours après le semi, j’ai arrêté de courir. J’ai repris avec une petite sortie de 6 km. Après 3 km, cette douleur est revenue, toujours sur l’extérieur du genoux gauche. Rebelote, j’ai trottiné jusqu’à mon point de départ puis j’ai traîné la patte jusqu’à ma voiture (super sympa la descente d’escaliers du parking…) et j’ai immédiatement appelé mon médecin et mon chiro (nuque bloqué = retour des migraines à auras). J’ai rendez-vous avec le doc la semaine prochaine (donc pas de CàP d’ici-là). Ma chiro m’a plus ou moins débloqué la nuque tout en me disant que globalement, j’avais une posture générale bien équilibrée (contrairement à il y a quelques mois en arrière). Elle m’a posé un strap partant du dessous de mon talon et  remontant jusqu’au milieu du mollet gauche. C’est censé maintenir le muscle. En tout cas, je sens bien la tension du strap quand je marche. En gros, je suspecte le syndrome de la bandelette ilio-tibiale. Si c’est ça, c’est vraiment la merde.

Ce serait donc repos forcé, à 5 mois de mon premier marathon. Ce serait prise de rendez-vous chez un podologue pour une éventuelle semelle et surtout, changement de chaussures plus adaptées (forte supination) avec probablement plus d’amorti. J’ai l’impression que mes Launch n’amortissent pas des caisses et pour courir 42 km sur de l’asphalte, vaut mieux avoir quelque chose de bien… Pour le reste, pas question de dormir : natation, spinning, muscu pour remplacer la CàP en attendant. Aujourd’hui, je n’ai plus de douleurs, même quand je descends les escaliers. Je vais attendre le verdict du toubib et aller dans mon magasin spécialisé running pour un éventuel nouveau modèle de shoes.

Mes sports, mon matériel

Un jour, j’ai décidé de me mettre sérieusement au sport (en octobre 2016 précisément), je me suis donc offert ma première tenue de running, pas chère, car il était évident pour moi, partisane du moindre effort physique (piloter une Z800 je trouvais ça déjà supersportif à une certaine époque) que je n’allais pas tenir sur la durée et franchement, je voyais pas où était le plaisir de manger une bonne pizza si c’était pour aller se faire …. à courir juste après pour déculpabiliser, autant manger puis oublier… Surtout qu’au bout de 200 m, pied au plancher, j’étais déjà entrain de mettre au monde mes poumons…Donc zut !

Sauf qu’au final, il faut croire que je m’y suis pas trop mal pris (merci Runkeeper) et je ne me suis pas dégoûtée comme la fois précédente car oui, j’avais déjà essayé de me lancer en running mais ce fut un cuisant échec. Cette fois, je me suis accrochée et j’ai tenu la barre jusqu’à mon premier gros but, ce dimanche, avec mon premier semi-marathon après une sorte de refroidissement accompagné de crampes abdominales et de maux de tête qui m’ont empêchée de m’entrainer toute la semaine (autant dire que ça va être jojo). En gros, je n’ai pas couru depuis Morat-Fribourg. Mais bon, ça va aller !

Depuis, il faut dire que mes prétentions ont été revues à la hausse avec ce gros besoin de pousser la machine encore plus loin, plus haut, plus fort ! Ok j’ai fini de balancer du poids depuis ma petite montgolfière, c’était le but il y a un an. Passer de 75 à 65 kg. Aujourd’hui, mon poids de forme stagne entre 63 et 64 kg. Moins, je ne veux pas, ce serait affreux. Du coup aujourd’hui, je ne me souci absolument plus de mon alimentation (exclusivement végétarienne avec très peu de produits laitiers). Je suis descendue naturellement, sans aucun régime, jusqu’à 62 kg et j’ai repris très vite derrière mais en muscles ! J’ai perdu beaucoup de poids mais j’ai aussi beaucoup gagné en cardio. Avec l’entraînement triathlon, j’ai harmonisé l’ensemble de mon corps. J’ai donc tout naturellement rajouté la natation, le vélo et la musculation. Je dois avouer qu’aujourd’hui, mon sport préféré est le vélo, du coup, j’investis un peu plus dedans 🙂 Mes premiers tri débuteront l’année prochaine avec un gros morceau en entrée (mon premier marathon à Zürich). Si je finis le marathon, je m’inscris à l’half de Rapperswil en 2019 😀 (ça pue le pari à la con que tu vas regretter…)

Comme je ne suis pas très en forme ces derniers jours et que je ne sais pas trop quoi faire, j’ai décidé de me lancer dans un nouvel article sur le matériel de triathlon (encore !). Oui, en fait, mon matériel a un peu changé entre mon lancement dans le sport et aujourd’hui, où je suis vraiment devenue une mordue. Je vis sport, je respire sport, je sue sport, je dors sport (surtout avant mes courses…). Je me suis quand même calmée dans le sens où je n’ennuie plus ma famille avec ça et que j’ai des horaires rigoureusement fixés pour chacun de mes entraînements ce qui évite de se prendre le chou pour chaque sortie. Je suis allée chercher la dernière chose qui me manquait cruellement pendant mes entraînements de vélo, les lunettes ! Je me suis donc rendue dans mon magasin préféré (Cycling Shop à Echallens). Et là, je tombe sur deux mecs (le vendeur et un client) qui commencent à parler d’Ironman. Autant dire que si j’avais été un chien, mes oreilles se seraient redressées immédiatement. Deux triathlètes dans le même magasin que moi et pas des moindres ! La banane ! Ils remarquent que je les écoute attentivement parler de leurs exploits à Nice et à Roth (je sais, c’est malpoli) et me demandent si je fais aussi du triathlon. Je leur dis un peu honteusement que je suis en mode préparatoire et que je commencerai la saison prochaine (je suis un bébé qui vient de naître quoi…), que mon premier Half est plus ou moins prévu à Rapperswil pour 2019 🙂 Ça n’a pas l’air de les choquer 🙂 Quel kiff de parler tri avec des gens passionnés. Du coup quand deux hommes de fer te disent que le photochromique, c’est merveilleux, ben zut ! Donc j’ai trouvé mes lunettes qui m’ont coûté un peu plus cher que prévu mais qui sont trop belles 🙂

Mais personne ne m’avait dit que le triathlon, ça coûtait une blinde au lancement 🙂 Mais comme on dit : quand on aime, on ne compte pas ! Rien que mon vélo m’a coûté 1500.- (c’est le prix qu’il me restait à payer après 40 % de réduction étant donné que c’est le modèle de l’année 2016). J’ai vraiment fait une super affaire 🙂 Il est juste top et super beau 🙂

Alors aujourd’hui j’en suis où avec mon matériel ? Je vais commencer par la course à pied, puisque tout a débuté par là il y a une année aujourd’hui :

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  • J’ai une petite collection de t-shirts gagnés lors de mes courses et un que j’ai reçu lors de mon inscription au club de tri. J’en ai 6 au total. j’ai gardé les plus beaux et j’ai donné les autres. Je n’ai pas besoin d’investir là-dedans, c’est le seul avantage financier de la course à pied 🙂
  • 3 pulls lorsqu’il commence à faire frais
  • 2 vestes coupe-vent et étanches
  • 1 gilet 
  • 1 legging et un short
  • Une compression pour mon genoux droit qui bug de temps en temps (que je n’ai d’ailleurs plus utilisé depuis longtemps).
  • Mes Compressport (anti-jambes lourdes)
  • Des gants
  • Un bandeau quelconque et un « Buff »
  • Une ceinture porte-dossard
  • Des lunettes de chez DK
  • Mon gel Meltonic et sa fiole rechargeable
  • Un Camelbak pour les longues distances et une ceinture Nathan pour les plus courtes.
  • Et évidemment, mes chaussures Brooks Launch 3

Pour la salle :

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  • Un sac
  • Mes écouteurs Jabra Elite Sport
  • Ma ceinture cardio Suunto (valable pour tous les autres sports)
  • Ma carte de membre
  • Un déo et un shampoing (les linges sont fournis par la salle ❤ )
  • 2 brassières (utilisées  pour les autres sports)
  • 1 paire de baskets
  • 3 tops
  • 3 leggings

Pour la natation :

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  • Un sac (cela me permet d’avoir un sac distinct dans le coffre de ma voiture pour la piscine et le fitness avec toutes les bonnes affaires à l’intérieur (surtout cartes d’abonnement et cadenas pour la piscine. Cela m’évite de payer des nouveaux cadenas et des entrées dans le vide parce que j’ai oublié l’un ou l’autre et comme je suis tête en l’air, cette organisation est parfaite).
  • Ma carte d’abonnée, mon cadenas et mon shampoing
  • Un linge
  • Un maillot de bain
  • Des plaquettes
  • Un pull-buoy
  • Une planche
  • Des palmes
  • Un bonnet
  • Un filet pour mon matos
  • Mes lunettes Zoggs Predator Flex (une merveille).

Pour le vélo :

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  • Mon vélo Cube (qui n’est pas sur la photo mais que vous pouvez voir sur mes articles « vélo »)
  • Un casque Dell (ça me fait trop penser à la boucherie Bell…) que je vais tantôt remplacer par un Ekoï aux couleurs de mon vélo (avec un drapeau suisse et mon nom dessus, le pimpin dans toute sa splendeur ❤ )
  • Mes magnifiques lunettes photochromiques NRC X2 avec des verres Zeiss ❤ aux couleurs de mon vélo (ben vi quoi…).
  • Un Buff
  • Des manchons pour les jambes et les bras
  • Des gants d’été (il me manque ceux d’hiver)
  • 2 tenues d’été
  • 1 tenue d’hiver
  • Une veste de pluie
  • Des kits de réparation de roue
  • Des petites fournitures vendues avec mon vélo
  • Mes chaussures Northwave
  • 2 gourdes (pas sur la photo)
  • 1 pochette de selle (pas sur la photo) pour mettre mon matos de réparation
  • 1 petit sac Camelbak Dakine pour les longues sorties (pas sur la photo)

Pour la natation en eau libre :

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  • Ma combi Aquaman Bionik
  • Une trifonction Orca
  • Une bouée SaferSwimmer. C’est une bouée multifonction ultra pratique qui se gonfle (haha) et qui permet de s’accrocher si on est loin du rivage avec une crampe ou qu’on a besoin de se reposer. C’est fluo et permet donc aux autres de vous voir et surtout, c’est un sac complètement étanche qui permet de transporter tout ce qu’on a pas envie de se faire chouraver sur la plage pendant qu’on nage (clé de voiture, téléphone, linge, vêtements,…). Bref, c’est L’accessoire ultime en eau libre que je recommande à tout le monde 🙂

J’ai mes marques de prédilection pour les entraînements. Pour la course à pied et le fitness, je suis totalement dévouée à Nike, Craft et 2XU, des marques que j’adore au niveau du style, du confort et de la qualité. Pour le vélo, je garde Craft, Marcello Bergamo et Pearl Izumi (coup de cœur pour Pearl qui fait vraiment des vêtements très beaux et bien taillés, mais surtout, très chers… 😦 ). En natation, j’ai un maillot Nike.

Pour les vêtements de course (trifonction, maillot de course à pied et tenue de vélo), je vais porter les couleurs de mon club de tri auquel je vais essayer de faire honneur 😛 donc pas beaucoup de choix. Je sais que pour le vélo, c’est du Marcello Bergamo et c’est très bien. Pour le reste, on saura au début de l’année puisque nouveaux sponsors = nouveaux vêtements. Mais je garde espoir pour du Compressport en maillot de CàP et en trifonction 🙂

Quand le mental te lâche

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Première sortie d’1h30 Strava pour l’entraînement du semi-marathon. Pour cela, j’ai choisi une nouvelle fois d’aller courir au Chalet à Gobet… Idée de merde… J’ai donc tracé mon parcours de 14 km sur GPSies et je l’ai enregistré dans Suunto. Jusque-là, tout va bien.

Comme il faisait une tiaff du diable, j’ai décidé de commencer à courir à 20h. Idée de merde… Parce qu’évidemment, aucun imprévu n’était prévu dans cette soirée parfaite, ensoleillée et presque fraîche.

Les 5 premiers km dans la forêt du Jorat se passent merveilleusement bien. Cardio tip top, dans un paysage enchanteur avec Agnes Obel dans les oreilles histoire de ne pas partir comme une bombe. L’idée était quand même de tenir 1h30 sans s’arrêter.

Tout se complique lorsque mon GPS m’indique un chemin dans les herbes hautes, dont la dernière personne qui y était passé devait l’avoir fait en 1950… Un terrain de jeu idéal pour les tiques. Je fais le forcing et je passe, sautant comme un cabri en espérant ne pas être la victime tant attendue d’une de ces saloperies de bestioles.  Je retombe sur un chemin de cailloux et je poutse méticuleusement pendant 5 minutes mes jambes. 2 tiques étaient déjà en position de combat sur ma chaussure droite… Saloperies ! Zhouuuuuu ! Je poursuis ma route, plus de réseau donc plus de liaison avec mon chéri qui me suit en direct depuis son ordi à la maison. Plus de musique non plus, seule la Suunto faisait encore parfaitement son job.

Je constate en reprenant ma course que ce chemin pourri n’était qu’un « raccourci » qui retombait pile poil sur la route en cailloux… Super ! J’ai failli me chopper la maladie de Lyme juste pour gagner 1 minute de course… Respire…

Puis c’est le début du drame. Nouveau chemin en herbes hautes. Cette fois, j’envoie caquer GPSies et ses itinéraires à deux balles et je continue le chemin de cailloux. Il faut dire que la forêt du Jorat, c’est un super labyrinthe. Il y a des chemins partout ! Mais hors de question de repasser dans les broussailles et de me faire piquer. Vers les 21h, j’arrive à Froideville après avoir fait plusieurs fois demi-tour pour trouver le bon chemin (forcément, je n’écoute plus mon GPS). J’ai plus de 10 km dans les pattes, une sorte de gastro qui me provoque des crampes d’estomac monstrueuses depuis la piscine du matin et la nuit commence méchamment à tomber en pleine forêt.

Je viens de me faire une montée de malade après être descendue dans la forêt entre les arbres pour retomber sur un chemin, c’est carrément du trail. Je suis un type qui court aussi et je me dis que la civilisation n’est pas loin. Et là, c’est le big drame. Je vois un chemin qui redescend un peu en direction de mon point de départ. Je n’ai qu’une envie, retourner à ma voiture et rentrer chez moi. Je ne suis pas fatiguée, j’en ai juste marre. C’est la deuxième fois que je fais un parcours au Chalet à Gobet et que je me plante grâce aux itinéraires de GPSies. Je prends donc ce chemin qui descend à pic pour me rendre compte qu’il tourne méchamment dans la direction que je ne veux surtout pas prendre. Je comprend que je suis entrain de me diriger vers le début de la grosse montée que je viens de me farcir…

Complètement à bout, je commence à pleurer méchamment. D’angoisse. Je n’arrive plus du tout à respirer. Je crois faire une crise d’asthme (moi qui n’en fait jamais) sur un chemin que personne hormis moi ne dois prendre (ça fait un moment que je suis en mode trek pour retrouver un chemin potable) et il fait bientôt nuit. Je suis perdue et il est 21h15. J’essaie de respirer tant bien que mal, de calmer mes spasmes. Ma petite voix me dit de boire et de respirer en même temps, ça marche. J’appelle mon chéri et je recommence à pleurer. Impossible de remonter la pente sans respirer. Ça recommence. Il me repère sur l’ordi et m’indique le chemin à prendre. De retour sur le chemin, je me mets en mode survie et je reprends la course. Le panneau indique 40 minutes de marche jusqu’au parking. Je le fais en 15 minutes. Pour couronner le tout, j’ai mal aux pieds. Mes Glycerin montrent de gros signes de fatigue. Pas de bol, je suis fauchée… Je crois que je vais en demander pour mon anniversaire 🙂

Au final, je me suis arrêtée un nombre incalculable de fois pour contrôler une éventuelle attaque de tiques, j’ai marché plusieurs fois, j’ai fait ma première grosse crise d’angoisse et ma première course de 14 km… Je me rends compte que finalement, mon temps n’est pas si pourri que ça 🙂 Par contre, je ferai mes prochains gros parcours sur des chemins que je connais… Terminé le Chalet à Gobet.

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