Entraînements juin 2017

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J’ai décidé de ralentir un peu la cadence car bien que j’avais fini par m’en persuader, mon corps n’est de loin pas une machine indestructible… Cette fois, j’écoute mon corps, mes sensations et je me dis que si je loupe un entraînement de CàP pour une récup après une grosse sortie vélo ou CàP ou que je ne me sens pas au top de ma forme, c’est un mal pour un bien. Je ne pense pas que mes performances en seront détériorées, au contraire. Et surtout, le sport doit rester un PLAISIR et non pas une obligation !

Les entraînements natation me demandent peu de récup (une bonne nuit de sommeil tout au plus) et pour le moment, je fais de petites sorties vélo (pas plus de 40 km). Pour l’heure, je dois me concentrer sur ma course Morat-Fribourg et mon semi-marathon en octobre. Je vais donc mettre en avant la course à pied et la natation (pour améliorer ma nage avant septembre) et faire un peu moins de sorties vélo même si j’adore ça 🙂

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Premier découragement

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Quand j’ai eu envie de me lancer dans le triple effort, je savais que ce serait dur, j’ai levé la tête et j’ai donc triplé mes entraînements. J’ai rajouté 2 séances de natation par semaine et du spinning en attendant l’arrivée de mon vélo.

Mais hier, je me suis prise ma première claque dans la tronche. Comme chaque mercredi avant l’entraînement natation en club, je suis stressée comme c’est pas permis (et ma vessie aussi, comme si j’avais bu 15 bières sur toute la journée. En fait, comme avant chaque course…). Il faut dire que la natation, c’est MA bête noire. Mon énorme point faible sur les 3 disciplines. Dans l’eau, je peux le dire, je suis une vraie bouse de vache jurassienne (ben ouais, à part l’étang de la Gruère, l’étang du Tabeillon et parfois le Creugenat qui déborde, je vois pas où on peut nager en eau libre dans mon pays d’origine…). Pourtant, chaque entraînement s’est toujours bien passé, jusqu’à hier soir…

Je suis allée nager seule lundi. J’ai fait quelques bonnes longueurs sur les conseils du super coach du mercredi précédent. En utilisant les palmes et les plaquettes pour m’aider. J’ai vraiment travaillé sur ma respiration et sur mon calme dans l’eau, sans rechercher absolument la vitesse pour atteindre le bout de la piscine le plus rapidement possible. Pour la première fois en 2 mois, j’ai commencé à prendre du plaisir en nageant et je me suis même surprise à faire la course avec le nageur du couloir d’à côté 🙂 (bon c’était pas très équitable avec les palmes 😀 ). Mais n’empêche, je pouvais aligner les longueurs sans m’épuiser et je m’amusais à faire des ondulations sous l’eau. Comme me l’avait conseillé super coach, je prenais enfin mon pied et les séances de natation en club commençaient à porter leurs fruits.

Sauf hier. Nouveau coach (il me semble qu’il y en a 3 en tout), nouvelle manière de s’entraîner… Je dois avoir une intuition sur-développée car dès le premier regard, j’ai senti que ça allait être une séance de merde. Il y a des gens où tu sens tout de suite que ça va pas le faire. Là, c’était clair comme de l’eau de roche. J’ai rencontré la caricature du triathlète. Celui qui, selon la rumeur, serait sorti du ventre de sa mère en crawlant comme un dieu avec sa combi néoprène taille 50, ses lunettes suédoises sur le pif, qui est montée sur son premier vélo CLM à 18 mois et qui a fait son premier Ironman à 5 ans. Le Mozart du triathlon quoi, celui qui n’a jamais débuté. D’ailleurs, aussi loin qu’on puisse remonter, il a toujours été un pro. Bref, j’avais aucune chance, moi, la vieille gonzesse de 31 piges, qui plus est mère de famille, qui s’est mise à la CàP il y a à peine 8 mois et qui s’est lancé cette idée farfelue qu’on pouvait commencer le triathlon sans avoir fait sport-étude natation… Quand on sait que les 3/4 des triathlètes viennent de la course à pied et nagent comme des cailloux au début de leur carrière…

Dès le début, il lance qu’on a droit seulement au Pull et aux plaquettes. Naïve, je lui demande si ça l’embête si j’utilise aussi les palmes comme me l’a conseillé super coach de la semaine précédente. Réponse : « Moi, je ne suis pas super coach… » et il se barre (comprendre : tu fais ce que je dis et tu fermes ta gueule). Yep chef.

Là, je commence à stresser grave. Première foutue longueur de 25 pauvres mètres dans la même piscine que lundi. Pourtant, je ne sais plus comment je m’appelle, je suis déjà dans le rouge. Je ne sais plus respirer alors que 2 jours avant, c’était le pied. On aurait dit ma première séance de crawl. Pire, ma première fois dans une piscine ! Du gros n’importe quoi… Je m’arrête au bout, je reprends tant bien que mal mes esprits et je repars pour 25 m dans l’autre sens. Panique générale. Au bout de 12 mètres, je finis sur le dos… La honte ! J’ai tellement chaud que je sens l’eau chaude couler le long de mes épaules alors qu’elle est plutôt froide… Quelques conseils du coach mais qui ne résonnent pas vraiment en moi.

Je fais que de la merde. Quoique ma respiration se calme un peu. Quand il me dit « Essaye de faire 300 m sans t’arrêter au bout de la piscine », j’ai envie de lui dire « Tu vois pas que j’arrive même pas à faire 25 m sans être au bord de l’asphyxie ? ». Un peu d’empathie pour les noobs ! Au bout de 20 minutes, j’en ai tellement marre que j’ai envie de prendre mes affaires et me casser. Pour moi, ça sert à rien de faire de la merde. Puis le coach me lance « tu fais 100 m nage libre sauf crawl ». Putain il me cherche lui ! Je viens de commencer la natation ! Comme en tri on nage principalement en crawl, en 2 mois, seule et sans coach, je n’ai entraîné que le crawl ! Bref, je ne sais pas faire le papillon, ni la brasse, ni le dos crawlé, ni l’écrevisse bulgare… Je ne sais pas ce que c’est que le « superman » ou le « rattrapé ». Quand je lui répond que je ne sais nager que le crawl (qui pour moi n’est pas si mal…) tout en essayant d’en rire, je le vois qui regarde son pote dans la colonne des « forts » avec un petit sourire l’air de dire « Quelle pauvre conne… ». Puis sinon, tu fais de la CàP ? Oui, depuis octobre… Mais sinon, tu faisais un autre sport avant ? Ben un peu de vélo de descente… Sans plus quoi… Je me liquéfie… heureusement que je suis déjà dans l’eau…

Ensuite, il me fait sortir de l’eau et il m’explique qu’il « aime » pas trop entraîner ceux qui n’ont pas les bases en natation (genre il a autre chose à foutre que de conseiller des débutants… et avec moi, il perd son temps) MAIS par contre, que c’est bien que je vienne nager le mercredi quand même… (ça me ferait mal de payer 400 boules par année pour ne pas pouvoir justement profiter des conseils des pros, l’unique raison pour laquelle je me suis inscrite en club…).

« Par contre en septembre, on va reprendre les bases pour les débutants ». Si je comprends bien, je devrais attendre septembre pour nager en club ? Mais ce sera sûrement les même nageurs… Ils vont aussi réapprendre les bases ? Ou alors, il y aura subitement une centaine de coureurs qui vont se lancer en tri avec une nage débutante comme la mienne et on fera griller des sardines au bord de la piscine dans la joie et la bonne humeur après chaque entrainement… Je sais pas trop comment, mais j’ai tenu 1h entière dans le bassin. A un moment donné, il m’a fait un speech sur « la natation, c’est ingrat »… Si t’as pas les bases ET la santé (ou je sais pas trop quoi), tu ne progresses pas, ou un truc du genre. Ouais j’ai pas forcément les bases, enfin si, mais il faut dire qu’en 3 séances de natation en club, j’ai pas vraiment encore eu le temps de les appliquer… Pour ce qui est de la santé, j’ai pas vraiment l’impression d’être en mauvaise quand je fais 8 heures de sport hebdo… crisse de câlice d’ostie de tabarnak…

Je sors de l’eau et en remettant mes affaires dans mon filet, il me donne des conseils mais j’entends plus rien. Mon moral est dans les chaussettes. Je suis bien trop occupée à retenir mes larmes qui menacent méchamment de couler devant tous les autres nageurs « confirmés ». J’ai passé ma vie à me prendre des coups dans la tronche sans broncher, j’ai vécu un accouchement catastrophique où j’ai failli perdre ma fille, une dépression comme je n’en avais jamais eue, j’ai remonté la pente en me mettant à la CàP, sans médoc, j’enchaîne les entraînements et les courses de 10 km, j’ai perdu 12 kg en 6 mois et là, je suis dévastée par les propos d’un type « casseur de débutant ». Je suis grave ! Je pense que si j’avais eu ce coach dès mon premier entraînement en club, je n’aurais jamais investi 450 balles de frais d’inscription et de cotisation annuelle pour faire partie du club et j’aurais continué à m’entraîner avec les vidéos Youtube… Mais après, je me dis que les autres coach sont super tolérants et sympas alors je baisse pas les bras.

Le tri, c’est ma nouvelle passion. Ça en exaspère plus d’un autour de moi parce qu’en dehors de mes occupations habituelles, je ne pense qu’à ça… Je sais que je démarre de rien, tout comme Rich Roll à 40 ans (sauf qu’il avait quand même la natation, lui…). Pourtant, ce n’est pas une lubie même si personne ne croit en moi. Je passe tout mon temps libre sur les forums de tri ou à regarder des vidéos sur le sujet. J’ai sacrifié un bras, une jambe et un bout de mon cul pour me payer le matos dont j’avais besoin. C’est pas un coup de tête. C’est LE sport qui me fait du bien, même si j’en chie en nage ! Certes pas le sport le plus commun pour une tite maman, mais j’ai toujours été « originale ». Je ne me suis jamais intéressée au volley ou à la danse (les trucs qu’on me sortait quand mes entraînements d’hippisme de l’époque se passaient mal… « tu devrais faire de la danse ! »…). Je suis un mec dans ma tête, j’aime les trucs qui chient. J’aime la moto et le vélo de descente. J’aime pas le shopping, quand je mets du vernis ça dégouline de partout, je sais pas me maquiller, je mets des jupes malgré moi uniquement parce qu’on crève de chaud, je préfère dépenser mes tunes dans du matos de sport plutôt que dans une pédicure, une épilation du maillot ou une séance chez l’esthéticienne, j’aime les conversations pipi-caca et l’humour gras. Bref, vous ne me verrez jamais à une réunion Tupperware…

Désormais, je vais programmer mes entraînements au club autrement. Je vais éviter tous les entraînements avec ce coach et privilégier ceux avec les autres super coach hyper sympas, compréhensifs et tolérants ou ceux sans coach, c’est encore mieux. Pour le reste, je planifierai un entraînement supplémentaire seule durant la semaine. J’envisage même de m’inscrire au club de natation où ils proposent des cours pour adultes sans prise de tête, juste pour se perfectionner, tous les lundis soirs. Ça m’évitera de repartir le moral à zéro avec cette impression d’être une moins que rien. Pour l’heure, je vais continuer mon petit bonhomme de chemin seule dans mon coin. Après tout, c’est un peu pour ça que j’ai choisi le triathlon, c’est un sport individuel. Super complet, mais individuel. Un jour, je vais le faire mon Ironman ! Même si c’est dans 10 ans !

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Entraînements mai 2017

mai 2017

Avec mon entrée en club de triathlon et mon taux professionnel qui reviendra bientôt à la normale (80 % contre 50 % actuellement), je vais devoir fixer définitivement mon planning d’entraînement pour les semaines à venir puisque jusqu’à maintenant, je disposais de tous mes après-midis de libre, ce qui réduira considérablement le nombre de séances par semaine. C’est hyper difficile de jongler avec vie de famille, vie de couple, vie professionnelle, vie sociale et vie sportive quand on bosse à 80 % et de pouvoir disposer du temps nécessaire pour entraîner 3 disciplines (4 avec la muscu).

Le mois de juin marque le début d’une nouvelle « hygiène » de vie pour moi. Je me reprends en main, financièrement, socialement, psychologiquement, au niveau de mes études et de mon alimentation que j’ai un peu mis de côté ces deux derniers mois (hormis le soir où on mange équilibré). Étant donné le nombre de séances d’entraînement que je m’impose et mon alimentation « sur le pouce » plus que déséquilibrée, je compense avec des compléments de magnésium, de calcium, de fer, d’oméga 3 et de B12. Même si à midi je mange plus végétarien que végétalien, c’est pas avec des pizzas ou des sandwichs tomates-mozza que je vais nourrir la machine (la malbouffe existe aussi pour les végétariens…). Seul avantage, lorsqu’on brûle en moyenne 1000 calories par jour, on ne culpabilise plus de manger n’importe quoi. Ça me fait penser à mon ancien collègue footballeur qui mangeait que des cochonneries à midi mais qui prenait pas un gramme.

En matière de développement personnel, j’ai été touchée par une flemmite aiguë pour mon Miracle Morning que j’ai laissé tomber pendant une dizaine de jours. J’ai repris ce matin. Il faut dire que se lever à 4h tous les jours, ça pique. Mais ça me permet de me détendre grâce à ma petite séance de yoga avant de partir au boulot (en plus, c’est pas pour autant que je suis plus crevée le soir). En me couchant à 21h30, j’ai quand même largement les 6 heures de sommeil dont j’ai besoin.

Au niveau des entraînements, j’ai trop forcé cette semaine. Surtout au niveau de la course à pied où j’ai voulu suivre scrupuleusement mon entraînement Strava malgré un équipement pas au top. 25 km de course à pied sur 2 jours avec des chaussures plus du tout adaptées à ma foulée on provoqué l’apparition de deux grosses cloques qui vont probablement me faire perdre à  nouveau 2 ongles ces prochains mois. J’ai percé les cloques pour diminuer la pression sur l’ongle mais je pense que c’est trop tard. Je suis donc retournée dans mon magasin spécialisé pour changer de chaussure. Merci à mon chéri qui m’a par la même occasion offert mon cadeau d’anniversaire un peu en avance (comme d’habitude 😀 ❤ ).

Pendant des années, j’ai complexé à cause de mes grands pieds que je ne trouvais pas très féminins. Les chaussures femmes en grands pieds, c’est vraiment moche. Du coup, je prenais toujours du 39, ça me serrait, mais mon pied « s’habituait » et j’étais féminine… Puis j’ai commencé à écouter mon corps et à en prendre soin. J’ai recommencé à acheter des chaussure à ma taille de l’époque, c’est à dire 40. Pour mes premières chaussures de course, mes Glycerin, après test sur tapis et quelques foulées à l’extérieur, j’ai dû prendre 41. J’ai fait hyper attention d’y aller en fin de journée avec les pieds bien gonflés. C’est allé super pendant 6 mois. Après, j’ai commencé à ressentir les premières douleurs au niveau de mes longs orteils. Effectivement, pour mes dernière chaussures de ville, j’ai commencé à remettre du 41. Avec ces deux cloques douloureuses, c’était l’occasion de retourner au magasin.

Encore une fois, j’ai eu droit à mon test sur tapis pour regarder ma foulée qui a d’ailleurs changé en 8 mois… Je cours sur la pointe des pieds avec une petite supination. C’est un peu bizarre mais voilà. Du coup, on reste quand même sur une chaussure neutre mais vu les distances de course qui s’allonge, on prend du plus léger. C’est la deuxième fois que j’achète des chaussures chez New Concept Sports à Epalinges et à chaque fois, j’ai l’impression d’être une petite princesse bichonnée 😀 Le vendeur va chercher des chaussures qui me correspondent. J’ai rien à faire, juste m’asseoir, me laisser mettre les chaussures au pieds et c’est même lui qui lace 😀 En plus, il n’est pas du tout avare d’explications. Super sympa, super à l’écoute, le top du top ! Chez eux, le concept du « client est roi » n’est pas pris à la légère. D’ailleurs, ils m’ont dit que c’était bien que j’aie les pieds hyper sensibles et gonflés ce jour-là, cela me permettrait vraiment de prendre ce qu’il y a de mieux pour moi. Pour rien au monde je ne changerais de magasin de running. C’est également super chouette de pouvoir courir un peu dehors pour ressentir les sensations. J’ai essayé des Asics, des Mizuno (les seules où je me suis sentie vraiment inconfortable) et des Brooks. J’ai même essayé des Glycerin 14 (mes actuelles) justes après les Launch 3 et j’étais bluffée. Il y a 8 mois, je me sentais comme sur un petit nuage avec les Glycerin. Ce jour-là, je n’étais vraiment pas bien dedans. Au niveau sensation, je suis repartie sur du Brooks (confort de ouf) et j’ai pris les Launch 3 et en 42 svpl… Oui, j’ai encore pris une taille de chaussure ce qui expliquerait les cloques avec les autres chaussures, il faut croire que mes orteils s’allongent… (c’est pas féminin mais je m’en fiche).

J’en ai également profité pour avoir des conseils sur les manchons et les chaussettes de compression. Pour éviter le coup des jambes lourdes, c’est super chouette. J’ai encore eu droit à la prise de mensuration de mes mollets et on m’a conseillée de prendre des manchons plutôt que des chaussettes (je les utiliserais uniquement pendant l’effort). Go pour les Compressport R2V2 (en noir pour aller avec mes belles chausses 😀 ). Un petit rabais fidélité, une poignée de main, un sourire et « bons runs ! ». J’ai tenté d’aller tester ce nouvel équipement sur 2 pauvres petits kilomètres mais la machine ne voulait décidément plus aller de l’avant. Il faut dire qu’avec une cumulation de 85 heures de récup (c’est clair que j’ai abusé ces derniers jours), mon corps a dit stop. Pourtant 2 km, c’est un petit échauffement en temps normal… Je ferai mon spinning encore aujourd’hui et repos complet pour tout le reste du week-end.

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Pour en revenir à mes entraînements de la semaine, voici donc le nouveau planning très écourté par rapport à aujourd’hui :

Lundi
– matin = yoga
– midi = natation
– soir = CàP

mardi
– matin = yoga
– midi = body pump
– soir = vélo

Mercredi
– matin = yoga
– soir = natation en club

Jeudi
– matin = yoga
– midi = CàP

Vendredi
– matin = yoga
– midi = vélo

Samedi ou dimanche
– matin = yoga
– journée : course ou Vélo+CàP

Ne reste plus qu’à tenir la cadence 🙂

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Premier entraînement en club de tri

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Hier, j’ai eu l’occasion de participer à mon premier entraînement natation avec mon nouveau club de triathlon. J’ai dit au coach que j’étais vraiment une noob en natation et il a plus ou moins compris ce que je voulais dire quand il m’a dit à peu de chose près : « Alors tu vas commencer l’échauffement avec 2 longueurs en papillon, puis brasse, puis crawl dos »… Euh… Je sais pas faire le papillon… Je sais pas brasser (ou comme une beuse)…. et je sais pas faire le crawl dos 😀 (gros moment de solitude 🙂 )

« Alors tu vas faire 2 longueurs en crawl ». Yep, ça marche ! C’est ce que je croyais… Encore toute heureuse des 10 dernières minutes de mon entraînement de la veille où j’arrivais enfin à tenir 50 m sans me noyer et sans paniquer sous l’eau, je pensais que c’était dans la poche, surtout que l’entraînement du club se passe dans un bassin de 25 m. Easyyyyy ! Sauf que le stress lié à la peur de passer pour une grosse M à côté de ces triathlètes confirmés que j’ai cumulé pendant toute une semaine m’a rattrapée. J’ai fait 100 m en totale panique. J’oubliais d’expirer sous l’eau, j’ai bu quelques tasses et j’ai mis je pense bien 5 bonnes minutes pour faire 100 m… Pourtant, après mes deux premières longueurs, il me dit « c’est vraiment pas mal pour une première ! ». Gné ?

Complètement dépitée en arrivant vers le coach, il me dit que je crawl à la verticale… Magnifique ! Je monte la tête beaucoup trop haut pour respirer et mon dos s’affaisse sous l’eau. Bref, j’utilise pas bien mes jambes pour me maintenir droite. Exercices d’ondulations bras tendus pour corriger ma position du corps, mes jambes et respirer. C’est quoi une ondulation ??? Ah ouais j’ai compris 😀 Je vais faire le dauphin sous l’eau (ou plutôt l’araignée sous l’eau…).

Ca va un chouilla mieux mais je suis toujours autant essoufflée après 50 m. Nouvel exercice avec la planche sous le bide, bras tendus et les palmes avec battements, toujours pour corriger le corps. 2 longueurs puis 2 autres longueurs cette fois avec les bras qui tournent. J’ai paumé ma planche à maintes reprises pour finir par la tenir à bout de bras en alternant avec les mouvements. Je commence à corriger ma tête quand je respire et hô miracle ! Je m’essouffle moins et je tiens plus longtemps.

Ensuite, on abandonne la planche. Crawl avec les palmes pour plus de facilité. Je me détends, je respire un bon coup et je pars pour 50 m. Je respire carrément mieux et j’arrive à faire les longueurs sans m’arrêter. Le coach est content sauf que ma tête monte encore trop haut (et je bois toujours la tasse de temps en temps. Elle est où cette vague censée nous aider à respirer ????). Basculer le corps sur le côté, regarder bien en arrière et en haut ! Ok départ ! Mais cette fois, sans les jambes ! Pull buoy. Nooooooooooon pas le pull buoy !!!!! JE DETESTE LE PULL BUOY !!!! Bref, l’idée, c’est que je crawl (sans oublier de respirer), mais sans l’aide de mes jambes qui restent fixent comme des bâtons, juste à l’aide de mes frêles petits bras, encore endoloris par mes séances sportives de la veille (1 heure de body pump suivie d’1 heure de natation et de 12 km de course à pied mais pas de courbature à l’horizon).

Je laisse partir les pros avant moi et je me lance avec la boule au ventre. Je me concentre sur le fond de la piscine, j’expire sur 3 mouvements, je respire, je pousse fort sur mes bras, je reste calme. Je commence à piger le mouvement de tête et je respire carrément mieux. Coach très content mis a part que lorsque je reprend ma respiration, je plie mes jambes. Allez hop, on corrige. Je tends mes jambes, je pousse sur mes bras et bim, je me prends le pied du nageur parti avant moi. Je repars et je commence sérieusement à prendre du plaisir avec le pull. Je suis concentrée à mort sur la propulsion de mes bras, je donne tout là-dedans. La respiration n’est plus tant un problème, j’ai capté la technique en regardant une de mes camarades de piscine sympa. Après 200m, je reboie (je sais pas trop pourquoi) la tasse et je nage vers le coach. Il me dit que mes dernières respirations était nickel. Si je veux, je peux faire encore 50 m et sortir pour finir avec les étirements. C’est curieux, mais 20 minutes avant, je voulais me barrer et là, j’ai carrément envie de continuer à nager. Je kiffe !!!!! Du coup, je refais encore 100 m avec mon pull que je détestais tant. Je m’améliorerai le lendemain sans pull, seule dans ma piscine de 50 m.

Verdict, ce club est génial, l’ambiance du mercredi soir est super, tout le monde est super sympa et accueillant, sans aucune prise de tête. Ça fait bizarre quand tu sors d’un entraînement que tu as craint pendant toute une semaine, à t’en faire des cauchemars la nuit, et que tes nouveaux potes te disent « A mercredi prochain ! ».

Je suis rentrée à la maison avec une monstre banane sur la face. Je me suis donc officiellement inscrite en club.

Aujourd’hui, après 1 heure de muscu et 1 heure de natation, je dois aller chercher mon cadeau d’anniversaire un peu en avance pour mes prochaines séances de course. J’ai trop hâte. Mes chaussures sont fichues et me causent des cloques terribles (je crois que je vais encore perdre deux ongles alors que je me remets tout juste d’une première perte (il y a vraiment un problème). Je vais voir si je reprend des Glycerin ou si je pars sur un autre modèle. Il faut dire que mes index de pied sont très longs et ce sont toujours ceux-là qui prennent cher. Je viens de constater que même si la course à pied est un sport « gratuit », il faut quand même prévoir un bon budget chaussures… Après 8 mois, mes premières sont raides.

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