Lausanne Marathon 2016

img_1906

Voilà environ 1 mois que j’attendais de faire les 10 km en Nordic du Marathon de Lausanne. Un bon entraînement cardio pour la Corrida Bulloise que je suis entrain de préparer. Mais la veille, c’était franchement pas gagné… Une sorte de gastro accompagnée de fièvre qui m’a clouée au lit de 13h à 19h. Une nuit bien agitée entrecoupée de réveils intempestifs et de rêves pourris (pourtant je suis sous somnifère…).

Mais pas question de louper ma première médaille du Marathon de Lausanne. Je me suis gavée d’analgésiques et de Bioflorin et go ! Au final, j’ai terminé les 10 km en 1h26. C’est pas si mal pour quelqu’un qui était à l’article de la mort la veille

img_1904

Et hop, deuxième médaille de course et joyeux Halloween ! ❤

img_1908

Enregistrer

J’ai commencé le Nordic Walking

nordic-walking3

S’il y a un truc que je déteste pratiquer, c’est bien la marche… J’aime l’action, la rapidité, quand ça bouge, le côté casse-cou et c’est pas pour rien que j’adore le snowboard et le vélo de descente… Alors quand on me dit « viens on va marcher dans la montagne », euh comment dire… En même temps, pour que je prenne goût à la marche, chéri à plutôt tendance à passer direct à l’extrême, des chemins avec des dénivelés de 1500 m, qui font vite monter le cardio et par la même occasion, la migraine… Du coup, je déteste encore plus la marche, surtout si c’est chéri qui choisi le parcours.

J’ai appris tout récemment que je souffrais de lombalgie chronique et pour couronner le tout, j’ai une (peut-être même plusieurs) vertèbre déplacée que je dois me faire remettre en place demain chez le chiro (j’ai trop les boules vu comme ça me fait mal déjà maintenant…). J’aime bien courir mais mon médecin m’a dit de d’abord commencer par le Nordic Walking et la natation (crawl) pour remuscler mon dos avant de commencer à courir (à cause des chocs en running).

Pour moi, le Nordic Walking, c’était un sport de « vieux » (d’ailleurs je vois plus souvent des retraités pratiquer ce sport que des jeunes) du coup, pas très glamour et motivant. Le côté « mamie suisse-allemande à gros mollets qui se promène avec son panta-short dans les pâturages avec ses piolets, c’est plutôt terrifiant comme image pour moi.

Mais bon, là, j’avais vraiment pas le choix, il fallait que je m’y mette. Je suis passée chez Decathlon (en Suisse c’est toujours hors de prix) pour m’acheter des bâtons. Et attention, on ne déconne pas sur la taille ! Je fais pile-poil 1m76 (j’ai rétréci de 2 cm depuis mes 20 ans…) du coup j’ai le cul entre deux chaises (tailles). J’ai pris celle d’en-dessous (115 au lieu de 120 cm). Soi-disant que c’est mieux… Enfin pour l’heure, je m’y connais pas grand chose alors j’y vais un peu à l’arrache.

J’utilise mon équipement de running plus mes bâtons et elle est belle ! Samedi passé, test des bâtons. Je m’entraînais à la maison et pas moyen d’être synchro ! En plus, je me prenais les pattes dans les bâtons et limite je me cassais pas la figure ! On dirait pas mais c’est technique ! Mais on comprend vite qu’il n’y a pas besoin de réfléchir, juste laisser ses bras aller au rythme de la marche et comme par miracle, le tout se synchronise naturellement parfaitement.

Il y a trois avantages ultimes à mes yeux concernant ce sport :
1) Tu marches dans la nature, quand tu veux, où tu veux. C’EST GRATUIT ! (il faut quand même avoir des bâtons).
2) C’est un sport que tu peux faire en solo ou avec des potes et sans abonnement quelconque dans une salle qui te prend la tête parceque tu n’as jamais le temps d’y aller (testé avec le fitness et la pole dance).
3) Si un pauvre type vient vous emmerder, vous pouvez toujours lui balancer un grand coup de latte en carbone dans la tronche, ça devrait le calmer (en tant que femme aujourd’hui, vaut mieux être équipé…).
Je reprends ici un petit article du blog topsante.com sur les bienfaits du Nordic Walking :

C’est facile !

Le principe de la marche nordique (ou Nordic Walk) est simple : il s’agit d’accentuer le mouvement naturel des bras pendant la marche et de propulser le corps vers l’avant à l’aide de bâtons spécifiques. L’apprentissage se fait facilement, car marcher est un acte tellement naturel que le corps trouve le bon rythme très rapidement.

La technique : au début, on conseille de marcher normalement en se tenant bien droit et en laissant traîner les bâtons. Peu à peu, on accentue le mouvement naturel de balancier des bras et on prend conscience de l’accroche des bâtons sur le sol. A chaque fois qu’un bras revient vers l’avant, il ramène un bâton qui traîne. Quand le bras repart vers l’arrière, le bâtons se plante et retient le bras. Après quelques minutes, dès qu’on sent que bras et jambes sont bien synchronisés, on est prêt à utiliser les bâtons et à marcher à un rythme plus rapide . Comme pour tous les sports,  un bon échauffement et une séance d’étirement sont indispensables.

C’est un sport complet

« On entend souvent dire que la marche nordique fait travailler 80 % des muscles mais je dirais plutôt 98 %, car je ne vois pas très bien quel muscle ne travaille pas », affirme le Dr Jacques Pruvost, médecin du sport. Cette activité sollicite toutes les chaînes musculaires croisées (celles qui partent du bas du corps et remontent jusqu’en haut) en rotation. Grâce à l’utilisation des bâtons, les épaules, les bras et les abdos travaillent autant que les fessiers et les cuisses, par exemple.
Le fait d’aller plus loin dans les mouvements permet de renforcer les muscles plus en profondeur.

On se tonifie , on corrige sa posture, et après quelques semaines de pratique, on se redresse, tout en améliorant son équilibre et sa coordination. La marche nordique est aussi excellente pour faire travailler la fonction cardio-respiratoire. L’utilisation des bâtons amplifie le mouvement naturel de la marche et oblige les muscles respiratoires à fournir de plus gros efforts. Les côtes et la cage thoracique s’activent et l‘augmentation du rythme de la marche accroît l’oxygénation de 60 % par rapport à la marche classique.
Ce travail en endurance est comparable à celui d’un jogging à allure modérée et la dépense énergétique est augmentée de 40 % comparé à la marche classique.  La marche nordique aide à lutter contre l’ostéoporose, grâce aux vibrations procurées par les planter de bâton, qui vont stimuler la formation du tissu osseux et le solidifier, sans agresser les  articulations .

Tout le monde peut en faire

La marche nordique s’adresse à tous, quels que soient l’âge et la condition physique. Des adolescents aux retraités en passant par les sportifs confirmés, tout le monde y trouve son compte, car on peut l’adapter à ses possibilités ou à l‘effort qu’on souhaite fournir. En accélérant le rythme ou en choisissant des terrains plus ou moins pentus, par exemple.
«  Concernant les seniors et les personnes sédentaires, je leur conseille de débuter en douceur en surveillant leur fréquence cardiaque », conseille notre expert. Pour cela, il faut pratiquer à une intensité modérée, c’est-à-dire sans dépasser 60 à 70 % de sa fréquence cardiaque maximum (FCM). Par exemple, à 60 ans, la FCM est de 160. Il ne faut donc pas dépasser 110/120. Le mieux est d’utiliser un cardiofréquencemètre.

 » Si la marche nordique n’a pas un impact positif sur l’arthrose, des études montrent qu’il y a un déplacement du centre de gravité pouvant faire en sorte qu’on souffre moins au niveau des articulations « , explique le Dr Jacques Pruvost. Comme on pose une partie du poids du corps sur les bâtons, on soulage les articulations. De plus, le fait de se déplacer un peu différemment de d’habitude n’est jamais mauvais pour les articulations. Dans tous les cas, il faut adapter ses efforts à ses possibilités, ne pas forcer et ne pas hésiter à s’arrêter en cas de douleur. A noter : la marche nordique est déconseillée aux personnes souffrant d’arthrite ou de tendinites sur les membres supérieurs.

C’est peu onéreux

L’équipement est simple et on l’a souvent déjà chez soi. Une tenue vestimentaire dans laquelle on se sent à l’aise et adaptée aux conditions climatiques. Idéalement, les matières doivent être chaudes, mais légères, et laissant s’évacuer la transpiration. Des chaussures confortables et souples, à semelles épaisses et antidérapantes : chaussures de randonnée (mais pas montantes), baskets de running ou de marche.

Le seul investissement est l’achat des bâtons, dont le prix démarre à environ 50 € pour une paire de bonne qualité. Mais la plupart des clubs en prêtent (si on veut tester l’activité avant d’investir) ou en louent.
Les bâtons de marche nordique ne sont pas en aluminium mais en fibre composite (un mélange de carbone et de verre). Ils sont donc plus solides et absorbent les vibrations qui peuvent remonter jusqu’aux articulations des coudes et des épaules. Ils sont munis de gantelets permettant que le bâton revienne se placer automatiquement dans le creux de la main une fois lâché. Les pointes sont dotées d’embouts amovibles qui les protègent et offrent la possibilité d’utiliser ses bâtons sur les sols durs (asphalte, sentiers caillouteux…).
Pour choisir des bâtons adaptés, on multiplie sa taille en cm par 0,66 pour une marche tranquille, 0,68 pour une marche plus tonique ou 0,70 pour les confirmés. Ou encore on se réfère au tableau qui se trouve chez les revendeurs.
J’ai vite choppé le truc et c’est bizarre, mais durant les 4 km de marche qu’on a fait avec chéri et bébé dans le sac à dos, j’avais la banane tout le long ! J’ai kiffé !!!! Le plus impressionnant, c’est que tu as mal aux bras à force de pousser sur tes bâtons donc effectivement, ça muscle vraiment tout le corps et pas seulement les jambes. Les bras sont très sollicités.
Le lendemain, rebelote. Marche de 6,4 km. Tout pareil, on a avalé le parcours sans se fatiguer, avec plaisir. Et pour le coup, je me suis lancée le défi de la course Morat-Fribourg en octobre (17 km) et Traîne-Savates en mai (10 km). Je dois perdre au moins 5 kg et j’espère y arriver avant l’été en parallèle avec la piscine.