J-5 avant mon premier triathlon

Home-Alone.

Je commence à tilter que dans 5 jours, je m’élancerai pour la première fois de ma vie dans une course du triple effort.

Je pense qu’à force de me lire, vous commencez à connaître mes très vilaines habitudes et donc, vous avez pu vous rendre compte que je suis une vraie touriste pas toujours très sérieuse dans ses entraînements ! Donc, à moins d’une semaine du grand jour, où en suis-je ???

  • Mes deux TFL de mon marathon du 22 avril sont toujours en phase de guérison… Sur ordre de ma physio, j’ai interdiction de courir jusqu’au jour du triathlon (on verra si je repars sur 1 mois de physio après cette course… ou pas 😀 ). En même temps, ça m’arrange bien puisque ce sport arrive en dernière position dans mon cœur sur les 3 disciplines 😀 (en même temps, c’est le seul sport où je me blesse régulièrement…).
  • Je fais de petites sorties vélo régulièrement après le boulot pour compenser et surtout par faute de temps à cause du boulot, des séances de physio et de la vie de famille. Seulement durant le moi de juin, j’ai ressenti plusieurs fois des douleurs aux genoux en journée qui m’ont forcée à rester tranquille.
  • J’ai pas vraiment été assidue en natation durant ce mois de juin. MAIS j’ai testé par 3 fois ma combi néoprène en eau libre et franchement, j’ai adoré ! Du coup, je ne suis pas trop flippée à l’idée de faire 500 m en eau libre avec une sorte de bouée au niveau des jambes. Au contraire, j’ai presque hâte d’y être 😀 Hier, j’ai demandé à mon coach natation si je pouvais effectuer un 500 m sans m’arrêter (et sans combi ni pull buoy). J’ai jamais dépassé 300 m sans aide (peut-être par flemmardise…) et étonnamment, j’ai fait mes 500 m sans aucune difficulté au niveau de la respiration évidemment avec un chrono d’éponge de mer (11’40… vs 20’00 » pour 1 km en combi). J’aurais même pu continuer (mais flemme oblige…).
  • J’ai testé une fois la transition « vélo (20 km) – course à pied (3 km) ». C’était monstre bizarre au début… Pour ce qui est de la transition natation – vélo, j’ai pas pu tester. Je constate surtout que j’ai failli me vautrer à plusieurs reprises en sortant du lac de Gruyère et qu’il m’a fallu bien 3 bonnes minutes pour que je n’ai plus cette sensation d’avoir fait 100 fois le tour sur moi-même… Bref, ça promet, mais je suis une warrior 😀 au pire, je ramperai jusqu’au vélo (si je me rappelle où il est…). Par contre, dès ce soir (et malgré mon interdiction du courir) je vais bosser un petit peu les transition vélo-càp (sur de petites distances). Ce sera l’occasion de découvrir le mode multisport de la Suunto et de savoir l’utiliser le jour-J.
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  • Comme j’aime bien savoir plus où moins où je vais quand je fais un truc pour la première fois, j’ai parcouru des dizaines (des centaines ?) d’articles sur Internet, du blog débutant au mec qui fait des Ironman. Encore une fois, il y a à boire et à manger. Je vais me baser sur les premières expériences des uns et des autres qui sont vraiment super intéressantes. De comment préparer sa zone de transition à quoi manger avant et pendant la course, des règles du triathlon à la fameuse question « à quoi sert une visière si ce n’est chopper une insolation en plein soleil ? ». Par contre, j’ai aussi lu pas mal de trucs pour bien me foutre les boules, moi qui adore nager en eau trouble… Du style « combien de triathlète se sont fait attaquer par des brochets ou des Sandres pendant une course ? Si ça peut vous rassurer, j’ai rien trouvé hormis des gosses qui se font mordre le pied qui pendouille dans l’eau depuis un paddle ou simplement le chaton ou le caneton qui se fait bouffer par un brochet téméraire. Mais cela ne m’a pas empêché de pousser mes recherches sur le comportement des brochets en période de frai… oui oui, je suis sérieuse 😀 ). Un conseil, ne vous approcher pas des brochets à ce moment-là, vous risquez les points de suture… Nan mais c’est pas des poissons-clown qui grouillent dans les lacs suisses ! Il y a toute une faune chelou qui nage en-dessous de nous et c’est bien de le savoir (ou pas O_O )

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    Un joli sandre !

  • Pis comme la lecture ne me suffisait plus, j’ai regardé autant de vidéos que je le pouvais, encore une fois, du premier triathlon à l’Ironman en passant par comment gérer ses transitions et surtout, les transitions loupées… Perso, je vais adopter la stratégie du lièvre et de la tortue dans le sens où je vais faire mes transitions tranquillement (rapidement mais tranquillement… car pas du tout la pression du chrono ou du podium…) et opter pour la simplicité : Chaussures de VTT que je vais prendre le temps de mettre dans la zone de transition (chaussures d’ailleurs ultra pratiques qui te permettent de courir sans bousiller tes cales…) et je monterai tranquillement sur mon vélo après la ligne. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !  Je pense que tu gagnes autant de temps à pouvoir courir et monter tranquillement sur ton vélo que celui qui perd son temps à essayer d’attacher sa grolle, qui zigzag et se casse la gueule dans le pire des cas (en emportant les autres à côté avec lui… sympa).

  • J’ai fait du bénévolat lors de la Régio Cup d’Yverdon-les-Bains ce dimanche organisée par mon club de triathlon. J’ai eu l’occasion de parler avec d’autres membres, de recevoir des conseils, de me rendre compte que beaucoup d’entre eux allaient participer au même triathlon ce week-end et surtout, de rencontrer Cloé, une fille super sympa qui a commencé avec le club en octobre et qui participera elle aussi, à la Vallée de Joux, à son tout premier triathlon 😀 C’était vraiment chouette d’échanger nos craintes et de les voir se dissiper, pour la plupart, grâce aux membres plus expérimentés. C’était aussi l’occasion pour moi de m’intégrer un peu plus dans ce club avec lequel j’ai rarement la possibilité de m’entraîner (horaires compliqués et niveau encore pas adapté. Je commencerai l’année prochaine en natation car je pense qu’à ce moment-là, j’aurai le niveau pour rejoindre la troupe 🙂 Bref, grâce à cette journée, je pars encore plus sereinement vers cette course.

Le matériel est prêt, il n’y a plus qu’à préparer le sac de transition, nettoyer le vélo, graisser la chaîne, espérer que le beau temps tienne et advienne que pourra 🙂

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Retour sur les entraînements de mai avec un peu d’avance…

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Parce que je me rends bien compte que ce mois de mai est catastrophique et annonce un peu la couleur pour les semaines à venir…

Je suis loin des 8 heures minimum hebdomadaire d’entraînement, pas par manque de motivation (bien au contraire, je crève d’envie de sortir) mais à cause de mon marathon du 22 avril qui m’a mise sur la touche jusqu’à aujourd’hui au niveau du running. J’ai bien compris que mes 30 km de course à pied par semaine avant mon marathon n’ont pas suffi pour passer cette fichue ligne d’arrivée sans encombre.

Ma physio partait pourtant confiante sur la rééducation de mes deux genoux (syndrome de l’essuie-glace). J’ai tenté une sortie le 9 mai, pensant que j’avais laissé suffisamment de temps à mes genoux pour se remettre et au bout d’1,5 km, mon genou droit laissait transparaître une légère douleur que je connaissais bien (RAS au niveau du gauche qui a pourtant morflé pendant le semi de Lausanne en 2017 et qui m’a aussi valu un mois de physio). Donc je finis ma sortie en marchant pour éviter de faire empirer la douleur (je vais bientôt ressortir les bâtons de Nordic si ça continue).

La physio me dit que le droit est un peu plus inflammé que le gauche (en fait, c’est toute la jambe qui est touchée, du mollet au quadri. C’est hyper tendu, et des deux côtés !). Pourtant, elle est « presque » sûre que je pourrai courir ma course de 10 km le 2 juin (c’est à dire samedi…). Ce week-end, j’ai tenté deux nouvelles sorties. Une de 2 km le samedi (aucune douleur) puis je tente le 3 km le lendemain. Douleur droite à 2,4 km… Marche. Je fulmine ! Glace et massage de retour à la maison et cette horrible envie de craquer et de pleurer un bon coup…

Edit du 29.05.2018 : J’ai enfin réussi à courir 4 km sur plat (chemin de forêt) sans aucune douleur 🙂

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La Narcisses Run est probablement l’une de mes plus chouettes courses prévues cette année. Pas seulement parce que c’est un 10 km parfaitement dans mes cordes qui se déroule dans un paysage de rêve (parc avec des statues de dinosaures grandeur nature, passage sur un pont suspendu,…) mais surtout parce qu’elle se déroule chez moi, dans mon canton d’origine et que mon papa sera là pour m’encourager pour la première fois depuis que j’ai commencé la course à pied. Toute ma famille sera là ! Et là, je suis dévastée par deux tendinites qui semblaient moins graves que celle du semi-marathon et que je pensais soigner très rapidement. Je vais tenter une nouvelles sortie ce soir en ne faisant que du plat (ce sont les descentes qui font revenir la douleur) et voir combien d’aller-retour je peux faire puisque j’ai la physio demain pour voir ce que ça donne. J’ai quand même l’intention de faire cette course, même si je dois en chi…. sur les 5 km de càp du triathlon le 24 juin.

Alors j’ai compensé avec un peu de vélo dont une sortie assez sympa avec pas mal de dénivelé et surtout parce que j’adore de plus en plus cette discipline. Je n’ai pas lâché la natation (je suis de plus en plus assidue aux entraînements) et j’ai enfin pu tester mon Aquaman Bionik en eau libre, à un mois de mon tout premier triathlon. Comme il se situe à la Vallée de Joux et que l’eau sera probablement très froide, j’ai pensé que ce serais bien de commencer à nager dans le lac au mois de mai… En tout cas, peu de monde nageait dans le lac ce jour-là, malgré le soleil 🙂 C’était l’occasion de tester non seulement ma combinaison, mais aussi ma bouée.

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J’avais déjà toutes les peines du monde à enfiler ma combi l’été passé dans l’appartement tellement elle était serrée (oui ça fait presque 1 an qu’elle est dans mon armoire…) et à l’époque, j’étais moins « massive ». A force d’entraînements et grâce à une alimentation plus en adéquation avec mes efforts, j’ai pris un peu de masse musculaire, particulièrement au niveau du dos et des épaules et j’avais vraiment peur que ce soit encore plus compliqué de rentrer dedans. Alors j’ai pris un sac en plastique pour enfiler mes bras dedans et c’est passé du premier coup. Le plus dur étant vraiment de fermer dans le dos… Pour ce faire, j’ai demandé l’aide d’un gentil monsieur qui se reposait par là. J’ai mis mes affaires dans ma bouée (sauf les linges parce que ça prenait trop de place et que je m’en fiche un peu si on me vole un linge…) et j’avais un peu peur que ça prenne l’eau, surtout qu’il y avait mon porte-monnaie et mon téléphone dedans…

Je pensais que j’allais être congelée dans cette eau à 16 °C mais sur la plage, l’eau est plus chaude. Ce qui fait que le choc en entrant a été moindre. J’étais même vachement surprise de constater que je n’avais même pas froid, même en me plongeant complètement dans l’eau ! Disons que ce qui me faisait le plus peur, c’était de me chopper des puces du lac, vu toute la saleté qui flottait à la surface (crotte de cygne ou algues ???) carrément dégueu ! J’ai commencé par brasser tellement j’avais peur d’avaler un de ces objets flottant non identifié. Dans mon dégoût, j’en ai carrément oublié de constater à quel point on flotte bien en combi ! C’est juste merveilleux !!!! et on a chaud alors que les gens au bord de l’eau se disent qu’il faut être malade pour nager dans le lac maintenant. Et c’est vrai que plus on s’éloigne de la plage, plus l’eau est froide 😀 Et puis je décide de mettre la tête sous l’eau et de faire quelques mètres de crawl. Et je me rends compte que le fond n’est pas si dégueulasse et effrayant que je le pensais, sauf le moment où j’ai failli faire une crise cardiaque en confondant un morceau de bois avec un brochet…  Punaise ça promet !

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Le lac de Neuchâtel côté Sud en août 2016

Si on fait abstraction de la déco du fond du lac, j’ai adoré nager en eau libre, pas vraiment plus compliqué que de nager dans une piscine et surtout vachement simplifié par le port de la combinaison. Aucun problème au niveau des mouvements de bras, je ne sens même pas que je porte une combi, elle me va comme un gant et je suis super contente de mon achat. Pas de souci non plus pour l’enlever, très vite et facilement.

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La bouée est super ! je ne la sentais même pas traîner derrière moi quand je nageais et aucune infiltration d’eau à l’intérieur du sac à signaler. De nouveau un super achat utile et sécurisant. C’est une bouée 3 en 1 : elle te permet de te reposer en t’y accrochant en cas de crampe ou de fatigue ou autre, elle te permet d’être visible (pour les bateaux, pour les secours, les gens sur le rivage,…) et te permet d’emporter avec toi tes affaires au lieu de les laisser sur le rivage sans surveillance. Je l’A-DORE !

Je vais aller nager une fois par semaine dans le lac histoire d’apprivoiser ce nouveau milieu avant mon triathlon. Il faut aussi que j’entraîne mon orientation et que j’atteigne la bouée sans faire un détour de 3 km. Si l’eau était plus clean, ce serait un pur bonheur 😀 Il faut que j’arrête de faire ma précieuse 😀

Avril 2018

Le mois d’Avril est passé et avec ça, mon tout premier marathon.

Durant ce mois, j’ai essayé de courir le plus possible pour préparer mon marathon (pas assez) et j’ai aussi pas mal nagé. La semaine avant le marathon, je n’ai fait que du vélo et la semaine après, je me suis reposée 🙂 ça fait tellement du bien !!!

Après mon marathon, j’ai ressenti des douleurs uniquement aux genoux et ce, seulement sur 2 jours, la faute probablement à un entraînement encore pas assez sérieux (décidément…). Aujourd’hui, je n’ai plus aucune douleur à ma tendinite, à force de masser mes genoux à l’huile d’arnica (l’huile qu’utilisait ma physio pour ma première tendinite) et ça alors même que les séances de physio n’ont pas encore débuté. Je suis donc super confiante pour ma prochaine course de 10 km le 2 juin. D’ailleurs aujourd’hui, j’ai repris le body pump et mes genoux n’ont pas bronché pendant les fentes.

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Le mois d’Avril, c’est aussi le mois où j’ai découvert les bienfaits d’un apport supplémentaire protéiné après le sport. Avant, quand j’allais courir et vu mon alimentation pas très suffisante pour compenser tout le sport que je fais, j’avais des courbatures qui m’empêchaient de courir à nouveau le lendemain. Depuis que je prends des shakes de protéines (vegan et bio) après mes entraînements, j’ai remarqué que je n’avais plus aucune courbature ! Je récupère de ouf ! D’ailleurs, après ce premier marathon, tout le monde s’attendait à ce que je ne puisse plus marcher le lendemain (ou genre avec un tonneau entre les jambes…) et finalement, hormis ma tendinite qui m’empêchait de descendre les escaliers pendant 2 jours, que neni !

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J’ai eu un peu de peine à boire cette poudre au début car je la mélangeais avec de l’eau et franchement, c’était immonde. Depuis que je la mélange avec du lait de riz, ça passe tout seul ! Je ne la prends pas après chaque séance de sport mais seulement celles qui m’ont demandé beaucoup d’effort et sur une durée assez longue, comme les sorties à partir de 10 km en course à pied, les sorties à vélo un peu ardues (en particulier celles de plus de 40 km) et l’après body-pump car je transpire encore un bon moment après la douche. Et le mieux, c’est de prendre ces protéines dans les 30 minutes après la fin de l’entraînement pour que ce soit le plus efficace. Après de très grosses séances, où si je n’ai pas bien mangé le jour-J, j’en prends encore une fois avant d’aller me coucher. Effet garanti !

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J’ai aussi augmenté ma consommation d’eau pour passer à 3 litres par jour et je prends aussi quotidiennement de la spiruline dans mon choki du matin (pour cacher le goût des algues…). Avec ça, j’espère pouvoir améliorer un peu mes performances en pouvant enchaîner finger in the noise les entraînements (sans abuser, vous me connaissez 🙂 ). Mon petit déjeuner a aussi changé. J’essaie de manger un müsli avec des fruits frais avant de partir au boulot sauf qu’à 4h30, j’ai un peu trop souvent la flemme de le préparer… Il faut que je change mes sales habitudes !

Sinon, niveau entraînement, je suis super contente d’en avoir fini avec ces 30 km de CàP par semaine mais je constate que j’adore faire des sorties de 10 km sans m’arrêter 🙂 Je pense en faire 2 par semaine (on dit qu’en triathlon, il faut faire minimum 2 entraînements par semaine pour chaque discipline). Courir c’est chouette, mais dans la forêt !!! Je vais aussi entraîner sérieusement les fractionnés, un truc que je ne fais pas du tout tellement j’ai horreur de ça. Mais il paraît que ça me permettra de gagner en vitesse. Oui, maintenant, j’ai les conseils gratuits d’une entraîneuse de course à pied en la personne de ma nouvelle collègue de bureau 😀

Mars 2018

En mars, on double les entraînements ! J’ai surtout profité d’un bel arrêt de travail accordé par mon médecin pour me faire reprendre du poil de la bête. J’ai essayé plusieurs fois de faire comprendre à mon employeur que je n’avais pas assez de deux mains pour faire tout le travail qu’il y avait à faire, on ne m’a jamais écoutée. Il a fallu mon burnout et que mon médecin me mette 45 jours en arrêt pour que « hô miracle ! », 3 personnes me remplacent… N’importe quoi… Son mot d’ordre était simple : sport. Hors de question de me mettre sous anti-dépresseur car pour lui c’est simple, c’est mon travail et uniquement mon travail qui me rend malade. Et en effet, je peux passer un mois entier à pousser mon corps dans ses retranchements, je n’ai pas de migraines alors que je sens parfois les pulses dans mon crâne… Bref, je reprends le job demain, on verra ce que ça donne.

J’ai ainsi pu reprendre sérieusement les entraînements de course à pied avec des sorties de 10 km, 2 à 3 fois par semaine. Le marathon de Zürich, c’est dans moins de 20 jours et je cours environ 30 km par semaine (quand je suis motivée). Il faudrait que j’augmente un peu durant les 2 prochaines semaines car la semaine avant le marathon, je préfère ne plus mettre mes baskets mais plutôt mes chaussures de vélo et mon maillot de bain. Ce qui est chouette, c’est que mon fan club (mon chéri et ma fille 😀 ) me pousse à faire une sortie longue de 15 km ce dimanche (tout en me suivant en vélo) et de 20 km le dimanche suivant, juste avant la semaine de repos. Ça ne peut me faire que du bien.

Sinon, ce fut surtout l’occasion de lâcher un peu prise sur le futur et plutôt être dans le moment présent. J’ai le médecin le plus attentif et le plus compréhensif qui soit et grâce à lui, je vois mon avenir beaucoup plus sereinement. J’ai plus ou moins arrêté de me faire du souci pour le « comment je vais financer l’école de ma fille si je perds mon boulot » et je sais qu’aujourd’hui, ce n’est plus comme il y a 7 ans en arrière lorsque je n’avais aucune expérience professionnelle et que j’étais au chômage pendant presque 2 ans… C’est clair que lorsqu’on a des enfants, c’est beaucoup plus flippant de se retrouver au chômage. Mais j’ai repris confiance en moi et surtout, je crois en moi. Pour faire simple, mon travail, c’est ma zone de confort inconfortable 🙂

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J’ai aussi pas mal nagé. Je me surprends à kiffer la natation alors qu’au début, j’avais horreur de ce sport. Aujourd’hui, elle est passée en deuxième position après le vélo 🙂 . J’ai eu l’occasion d’aller nager à la piscine des Vernets à Genève, un magnifique bassin olympique couvert de 50 m. J’en avais juste marre de me taper des longueurs de 25 m à Lausanne dans un bassin bondé déjà à 7h du matin. Pour le reste, je continue les entraînements du lundi soir avec notre coach. C’est le seul moment où je m’entraîne en groupe. Edit du 05.04.2018 : aujourd’hui, j’ai explosé mon record personnel de natation. Matinale avec tous les retraités 🙂 La piscine était lisse comme c’est pas permis et hop, je me lance en crawl et je décide de m’arrêter quand ma respiration deviendrait trop compliquée. Je n’ai jamais pu dépasser les 200 m sans pull-buoy. Au bout d’un moment, un peu surprise de mes aller-retour sans aucun problème de respiration, je décide de m’arrêter. 350 m ! Je sais que j’aurais pu tenir encore 3 x 50 sans problème et voir quel était mon temps pour le 500 m et je m’en veux tellement de m’être arrêtée mais j’étais tellement fière de moi 😀 En tout cas, je le sens super bien pour mon premier triathlon le 22 juin 😀 )

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On m’a d’ailleurs demandé à la dernière assemblée de mon club de tri pourquoi on ne me voyait pas aux entraînements hormis à la piscine. En fait, la réponse est plutôt simple, sauf que je l’ai gardée pour moi… La majorité des triathlètes sont des hommes et pour ceux qui ne sont pas célibataires voir carrément divorcés, c’est souvent bobonne qui s’occupe des enfants pendant qu’ils s’entraînent (en tout cas, je connais aucune mère sportive dans mon entourage parce que dans la norme sociale, c’est banal que ce soit maman qui s’occupe des enfants et papa qui fasse du sport… Il suffit de voir comment me regardent les gens quand je leur parle du sport que je fais, j’ai carrément l’impression d’être une mauvaise mère). Je ne suis pas assidûment les entraînements en groupe mais je fais partie de ceux qui s’intéressent un minimum à la vie de leur club… Il y avait environ 25 personnes présentes sur 90 membres lors de la dernière AG… (je suis hyper fan de nos tout nouveaux équipements de vélo. La couleur de mon club est quasiment identique à celle de mon vélo 😀 ). Mais bon, hormis le fait que je suis maman d’une fillette de 3 ans qui a quand même besoin de voir sa mère de temps en temps, je bosse également à 80 % et j’ai aussi et surtout une vie de couple. J’ai beau essayer de comprendre, je n’arrive pas à concevoir un planning de plus de 8 heures d’entraînements hebdomadaire sans risquer de flinguer mon couple ou que ma fille me demande un jour qui je suis O_O

Mais sinon, ma réponse à moi est plutôt simple, je déteste les sports de groupe et surtout, je déteste être en concurrence avec les autres. Si je fais du sport, c’est pour moi et uniquement pour moi c’est pourquoi le triathlon me convient si bien parce que je cours pour ma propre entreprise. Quand je vais courir, nager, ou pédaler avec les autres, je sais qu’il y aura les lièvres (les triathlètes confirmés) et les escargots (moi). Je n’ai pas envie de me prendre la tête parce que je cours, je nage et je pédale plus lentement que les autres. Je n’ai pas envie qu’on m’attende sur le chemin. Je veux juste apprécier mon moment de sport sans devoir me comparer aux autres et avoir l’impression d’être une grosse nulle à la fin de ma séance… Le sport, c’est avant tout pour le plaisir et la forme et je sais très bien qu’à 33 ans, je ne finirai jamais sur un podium. A côté des autres, je n’ai pas l’impression de progresser (je suis juste passée de la ligne « débutant » à la ligne « moyen » à la piscine). J’ai une allure moyenne de 11 km/h en course à pied et de 25 km/h en vélo (heureusement qu’il y a les descentes…). Mais je m’en fiche car je sais que même si je suis lente, je me fais du bien, physiquement et psychologiquement (et je sais qu’à force d’entraînement, je vais aussi m’améliorer). Mais je suis surtout une louve solitaire qui aime bien être dans sa bulle, c’est la raison principale 😀

Le 22 avril, je participerai à mon premier marathon. Je m’inquiète un peu mais pas tant que ça puisque contrairement au semi de Lausanne, j’ai un peu plus couru (entre 2 et 3 fois par semaine selon la motivation) en faisant en sorte que ma distance d’entraînement moyenne soit de 10 km. J’espère le finir en moins de 5 heures… 4h30 ce serait vraiment le top. Mais on n’est jamais à l’abri d’un pépin de santé, des conditions météorologiques et de tout un tas de facteurs (j’essaie juste de trouver des excuses pour pouvoir faire un temps pourri sans déprimer). Je m’entraîne beaucoup sur les routes et je dois avouer que j’ai horreur de ça et en plus, je m’ennuie cruellement… Je ne suis jamais plus heureuse que lorsque je finis sur un petit chemin de terre en forêt, sur les brindilles, les copeaux, les cailloux,…, je me surprends à pousser bêtement de petits cris de joie 😀 D’autant plus que mon genoux gauche supporte très mal les sorties sur le dur. J’ai un peu peur de me refaire une tendinite sur le marathon. C’est pourquoi ce marathon sur route sera probablement le dernier de ma vie (hormis si un jour j’envisage de faire le big Ironman).

En parlant d’Ironman, j’ai constaté à quel point ce n’est pas une course à prendre à la légère, surtout après une sortie vélo de 100 km. Oui, pour ma première sortie 2018, j’ai refait le tour du lac de Neuchâtel (j’adore !!!) Et je me suis rendu compte à quel point c’est long, surtout quand on est une limace 😀 Et je m’imaginais partir direct après pour un semi… Inenvisageable avant 2020 pour l’half… Mais je le ferai, c’est un de mes buts et de mes rêves. Pour l’heure, je préfère continuer de m’entraîner pour être à l’aise le jour-J. En 2018, je participerai à 4 triathlons Sprint et pour 2019, je me fixe les formats olympiques. Ça sert à rien de brûler les étapes 🙂 Je continuerai à participer à d’autre courses en dehors du tri et je vais surtout me lancer en trail (j’aimerais beaucoup tenter le LG Trail 😀 ). Ce sont des courses qui m’attirent beaucoup, tout comme les swimrun (il faut juste que je trouve un binôme pour celle de l’Engadin l’année prochaine 😀 ) et les duathlons. Niveau sportif, j’ai plein de projets 😀 J’espère que la vie et l’Univers seront avec moi.

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Février 2018

Trop fière de cette reprise sportive en « douceur ».

Le marathon de Zürich se rapproche à grands pas et je dois avouer que mes entraînements de courses à pied laissent un peu à désirer mais j’ai pas mal assuré dans toutes les autres disciplines, en particulier la natation.

J’adore la natation ! C’était vraiment un sport que je détestais avant de commencer les entraînements avec le Cercle des Nageurs. J’ai un super entraîneur hyper patient et gentil. Grâce à lui, j’ai très vite pris confiance en moi et j’ai commencé à aligner les longueurs sans m’arrêter tous les 25 m. Dans les bons jours, j’arrive à 200 m sans pull boy (on va dire sans combi…) et 400 m easy avec le pull boy. Il faut dire que mes jambes ont très vite tendance à m’essouffler. Ce sont de véritables bouffeuses d’énergie à tel point que je les utilise très peu lorsque je crawl pour nager plus longtemps (mon coach n’est pas trop d’accord avec cette habitude 😀 ). C’est vraiment quelque chose que je dois travailler à fond. J’ai appris qu’il y avait pourtant de très bons nageurs qui n’utilisaient que très peu leurs jambes en crawl, le minimum vital, afin de se stabiliser, comme Laure Manaudou.

A chaque entraînement, j’essaie de nager toujours plus sans accessoires. Je ne suis pas très rapide et je déteste les exercices de battements avec la planche… Aujourd’hui, je fais environ 2 min / 100 m ce qui n’est pas trop mal pour quelqu’un qui ne savait même plus comment elle s’appelait en septembre… Après le crawl, le dos crawlé et la brasse coulée, je vais commencer à entraîner le papillon. Disons que mon but pour cette année, c’est de réussir, pendant un tri, à sortir de l’eau avant le temps limite car j’ai bien conscience que la natation est mon gros point faible… Mes tri de cette année sont tous des formats Sprint avec 500 m de natation donc ça devrait le faire, en particulier celui de la Vallée de Joux où je suis sûre d’avoir droit à la combi néoprène qui fait office de « flotteur » à enclume tellement l’eau sera froide… Je dois laisser tomber le triathlon de Nyon car il tombe pile pendant les vacances. Je ferai donc le triathlon du Seeland à la place, en plus, c’est une super belle région 🙂 En gros, 4 triathlons S fixés pour cette année 2018 😀

J’ai repris également le spinning. Je n’avais pas pu faire en décembre à cause de la physio le vendredi et en janvier ma santé était misérable. La reprise a été un peu difficile mais maintenant c’est trop top 🙂 Je voulais sortir un peu le vélo mais les conditions météorologiques n’étaient pas vraiment avec moi.

J’ai aussi repris le plateau et le pump. J’aime pas trop aller soulever des poids à côté des culturistes de la salle qui se la pètent mais de temps en temps je me force, histoire « d’harmoniser » tout mon corps. J’adore toujours autant le pump, surtout depuis que le fitness a investi dans des vrais poids (pas ceux avec du sable qui te tombe sur la tronche).

J’ai également commencé la raquette à neige, un type de rando que j’aime énormément. Cette semaine, je vais attaquer le Moléson et le Jaun. C’est vraiment un sport où on peut se détendre en écoutant les bruits de la nature. J’adore particulièrement ces moments où je suis seule avec moi-même, au milieu des sapins, sans un bruit autour de moi, rien que le blanc immaculé de la neige, les chevreuils et les renards qui se promènent tranquillement, sans crainte, loin de l’humanité. C’est dans ce milieu où je me sens le mieux 😀

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Janvier 2018

La série noire continue… Après ma bandelette ilio-tibiale, la grippe de ma fille, sa nouvelle poussée d’eczéma, ses poussées de fièvre inexpliquées, la clavicule cassée de mon chéri et la double pneumonie de mon papa, il faut dire que je n’avais plus la tête au sport, sans compter les nombreux imprévus qui ont fait sauter plusieurs entraînements (migraines, personne pour garder la petite pendant l’entraînement piscine, météo pourrie,…). Ma dernière migraine en date était carrément hallucinante me laissant toute une journée dans l’incapacité partielle de former des phrases cohérentes et d’écrire à tel point que j’ai cru à un AVC… Donc à partir du 15, j’ai tenté de reprendre une activité sportive normale, c’est sans compter ma bronchite actuelle…

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Entraînements décembre 2017

Pas franchement le mois le plus folichon de l’année. Je dirais qu’il colle parfaitement à cette fin d’année 2017 chaotique (et à ce début d’année 2018 encore pire… le cycle continue..).

Tendinite de la bandelette ilio-tibiale gauche oblige, pas de course à pied depuis fin octobre et séances de physio 2 fois par semaine durant tout le mois de décembre. Ma physio m’a permis de reprendre la course à pied vers la fin du mois, avec de toutes petites sorties.

Au début, je devais mettre du tape le long de la jambe. J’ai fait des petites séances de 3 à 5 km. Elle a super bien fait son boulot car je n’ai plus ressenti de douleur à mon genoux gauche. J’ai par contre augmenté légèrement mes séances de natation pour compenser un peu et j’ai tenté une sortie à vélo où j’ai bien failli me torcher sur une plaque de verglas (le vélo de route en hiver, c’est pas top). Du coup, j’ai laissé tombé l’idée du vélo l’hiver (en plus avec le sel sur les routes, c’est pas terrible). Je n’ai pas fait de spinning le vendredi en raison de mes séances de physio qui m’obligeaient à sortir du taff à maximum 15h et j’ai bien tenté de faire du home-trainer le soir devant la télé sauf qu’au bout de 20 minutes, j’avais envie de le lancer par la fenêtre tellement c’est chiant (impossible de regarder la télé avec le bruit que ça fait ! Bref, je hais l’hiver !

Disons que j’ai vraiment repris le sport à partir du 15 janvier. Avant, c’était juste impossible car toujours un truc de prévu sur les heures habituelles de sport (d’ailleurs ce vendredi, le spinning tombe encore une fois à l’eau)… Depuis que je bosse à 180 % sur 4 jours, je fais des journées de taff de 10 h et je suis explosée le soir. Du coup, grosse remise en question. Ok, je suis seule sur 4 jours pour faire le job de 2 personnes à temps complet mais je n’ai que 2 mains et surtout, un salaire quasi identique à celui d’avant où je travaillais avec mon chef. Du coup, on se calme tout de suite ! Je refais mes 8h18 par jour et je reprends mes entraînements comme avant. Je ne vais certainement pas me ruiner la santé pour le job. D’autant plus que le sport me permet de garder la tête hors de l’eau et si je laisse le job dévorer mes heures de sport, c’est vraiment le serpent qui se mord la queue.

Niveau natation, le coach me dit que j’ai fait beaucoup de progrès. J’ai toujours les jambes qui me font couler quand je crawle mais je suis capable de tenir 400 m sans m’arrêter avec un pull entre les jambes (vive la combi néoprène !), du coup, je le sens pas si mal pour mon premier triathlon en juin (au pire si ça va pas pendant la course, j’alternerai crawl et brasse). Ce lundi, nous avons essayé d’entraîner les culbutes, j’ai pris une bonne rincée dans mon nez qui a fait que j’ai presque failli me noyer (ok je dramatise un peu…) et j’ai terminé en dos crawlé pour essayer de sauver les meubles. Mais à côté de ça, le reste de l’entraînement m’a paru tout de suite beaucoup plus facile 😀 Mais bon, même si dans un lac il n’y a pas besoin de savoir faire les culbutes, c’est vrai que c’est plus pratique dans un bassin si on veut faire des entraînements sérieux. Pour le moment, j’utilise la technique de virage de la brasse pour repartir dans l’autre sens et ça va très bien.

J’ai aussi repris la course à pied mais ces temps, avec les tempêtes qui nous tombent dessus et mes petits chemins en pleine forêt, j’avoue que je ne suis pas très motivée. D’autant plus qu’il fait toujours nuit et super froid quand je vais courir. J’ai fait une sortie hier soir et je suis tombée nez à nez avec un arbre en plein milieu du chemin qui avait été déraciné. Ça calme…

Entraînements novembre 2017

Voilà, j’ai débuté mes premières séances de physio et effectivement, il s’agit bien du syndrome de l’essuie-glace qui m’empêche de courir actuellement. En plus, j’ai été frappée de plein fouet par une série de migraines ophtalmiques qui m’ont « immobilisée » pendant une semaine complète (je vais reprendre un peu la nage aujourd’hui).

Bref, je me pose beaucoup de questions si je ne devrais pas reprendre la pilule. Ces migraines sont extrêmement handicapantes et je n’en avais pas lorsque j’étais sous contraception (3 ans sans problème)…. Ce mois de novembre plutôt calme et décembre sous séances de physio feront office de repos annuel et ça tombe plutôt bien.

J’ai pu faire le bilan de cette première année de sport et je suis hyper contente des résultats et de tous les efforts que j’ai réalisés 🙂 J’ai enfin retrouvé confiance en moi.

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Octobre 2016 = 75 kg / novembre 2017 = 63 kg

Maintenant, il est temps de passer aux choses sérieuses. Après avoir visé la santé, il est temps de viser la perf 😀 Je suis prête pour me lancer vers cette première saison de triathlon et vers mon tout premier marathon. En plus, le père Noël est déjà passé 😀

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Entraînements octobre 2017

Mois d’octobre terminé. Beaucoup de vélo car pas mal de douleurs aux jambes après mes deux grosses courses du 1 et du 22. J’ai ainsi pu achever mon tout premier semi-marathon et sans entraînement sérieux en CàP (comme quoi c’est possible 😛 ). Je sais que j’aurais pu faire beaucoup mieux mais je préférais sortir mon vélo plutôt que d’enfiler mes runnings.

Cette fois, j’ai mis (plus ou moins) en hivernage ma belle monture et je vais m’entraîner sérieusement en course. 42 km, ce n’est pas une distance qu’on doit prendre à la légère. J’ai déjà un plan d’entraînement, il ne reste plus qu’à l’appliquer. Seulement, dur dur de se motiver à aller courir quand il fait nuit la plupart du temps…

Côté natation, je me suis beaucoup améliorée. j’aime particulièrement les exercices de respiration en « pyramide » (2-3-4-5-6-5-4-3-2). Je crawl beaucoup mieux sur 6 mouvements que sur 2 où j’ai l’impression de me battre avec ma respiration alors que tous les 6 mouvements, je ralentis mes mouvements de bras, je contrôle mon expiration et je suis globalement beaucoup plus calme, étonnamment. Je commence à être tranquille avec les 3 nages (crawl, dos, brasse).

J’ai repris hier l’entraînement avec mon club de tri. J’avais l’impression de nager en pleine heure de pointe pendant les heures ouvertes au public… Style 10 nageurs par ligne… Autant dire qu’après 5 minutes, j’ai remballé mes affaires et je suis rentrée. 2 heures d’affilée d’entraînement avec le stress de te faire chopper les pieds tous les 2 m parce que tu nages avec de meilleurs nageurs que toi et que t’es pas assez rapide, laisse tomber… Je vais continuer mes entraînements avec mon groupe du lundi. Ces nouveaux horaires du club ne me conviennent pas du tout. Je suis surtout déçue de constater que les débutants sont encore et toujours désavantagés 🙁 Je me fais beaucoup de soucis pour la suite de la natation car le club de tri va fusionner avec notre groupe de natation pour tous du lundi et on va se retrouver à 10 par ligne alors que pour l’instant, c’est le pied.

Niveau nutrition, aucun changement, je continu mon régime « presque » vegan et tout se passe super bien hormis ce lundi où j’ai choppé une grosse migraine. Je remets en cause mon orgie de pâtisseries au beurre du week-end, une grosse dispute et l’arrivée des anglaises… Le beurre restant mon déclencheur principal et le reste n’ayant que facilité l’arrivée de cette saleté. Alors qu’en temps normal, il m’aurait fallu une semaine entière pour récupérer mes forces après une nuit de douleurs et de vomissements, j’ai repris l’entraînement natation le soir-même, un tour de 47 km en vélo le lendemain,… Contrairement à ce que je pensais, le sport m’a fait du bien et j’ai repris plus vite. Cette nouvelle migraine ne fait que confirmer qu’il faut absolument que j’arrête complètement les produits laitiers…

En parlant de nutrition, nous avons acquis un nouveau joli gadget pour notre cuisine végétarienne. Je rêvais depuis longtemps d’avoir ce fameux Vitamix dont parle sans cesse Rich Roll dans son bouquin. Un blender tellement puissant qu’il te réduit un noyau d’avocat en bouillie. Jusqu’à maintenant, je me battais avec un mixeur plongeant pour faire de toute petite quantité de pâte pas du bout bien finie… Impossible de faire des boules d’énergie avec une daube pareille (et pourtant, c’est un Turmix…). Alors sur Qoqa, quand on a vu cette super offre pour le SOLIS Extreme Power Blender Pro, on a tout de suite craqué. Avec une puissance de 2200 watts, autant dire qu’il déchire. Je vais pouvoir me faire de ces smoothies ! Sans oublier les pâtes d’oléagineux, la Nutella maison, les laits végétaux, mes fameuses boules d’énergie, faire de la glace pilée 😀 Tout ça, sans me prendre la tête 🙂 <3

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Entraînements septembre 2017

Je n’ai pas été très méticuleuse au niveau de mes entraînements ce mois-ci. J’ai rencontré des petits soucis d’inflammation de mollets suite à ma sortie vélo du 4. Après 95 km de vélo (ma première grosse sortie) j’ai jugé être une bonne idée de nager encore 1 heure le soir… C’est à ce moment-là que j’ai pu constater que le corps a ses raisons que la raison ignore.

Après plusieurs longueurs de crawl j’ai dû m’arrêter à l’autre bout de la piscine, loin de l’entraîneur, la tête qui tournait, comme si j’allais m’évanouir… Ça a quand même inquiété une copine qui s’est arrêtée pour voir si tout allait bien. Oui, oui, j’ai juste un peu faim (à donf en plus d’être crevée)… j’en menais pas large. Mais j’ai continué la séance, en mode tranquillou pilou, avec des exercices techniques et des longueurs sur le dos, feignant des crampes aux jambes… La nuit, impossible de trouver le sommeil, j’avais cette sale impression que mon cœur allait s’arrêter (le petit résonnement du matelas dans ton oreille…).

Après cela, j’ai retenu la leçon, j’ai mangé tout ce qui me passait sous la main le lendemain et j’ai pris ma semaine au Chant Du où je n’ai fait que de la natation et de la rando. J’ai repris un peu normalement mais toujours gentiment à partir du 11. Sans trop forcer, j’ai repris la CàP sur le tapis. La semaine suivante, lundi férié et donc en famille. Morat-Fribourg approchant à grands pas, j’avais décidé de me concentrer sur la CàP et je me suis flinguée les mollets je ne sais pas trop comment… Pourtant j’avais un super rythme avec de supers sensations, une bonne respiration,… Frictionnage de gels froids et repos des mollets pour toute la semaine. Le vendredi, une petite journée tranquille pour chéri et moi, moment idéal pour… dévaliser le shop Nike… J’ai trouvé ma tenue de course automne-hiver !

Tant pis, on gèrera l’effort le moment venu sur la course, ce sera pas la première fois que je ferai un temps moisi…

Pour compenser la CàP durant ma dernière semaine et histoire de faire un peu bosser les jambes et le cardio, j’ai choisi de sortir mon vélo pour des petites sorties d’une heure entre la sortie du boulot et la récupération de la petite à la garderie. Toujours sur le même parcours que j’ai fait le samedi précédent, constatant avec bonheur que mon temps s’améliore à chaque sortie, même avec le vent dans la tronche le jeudi (peut-être aussi parce que je l’avais dans le dos pendant un moment mais osef 😀 ).

Tout ça pour confirmer que je suis vraiment une sportive du dimanche à des années lumière du super triathlète de la mort qui tue avec ses entraînements de barge ultra précis, ses repas super équilibrés et ses performances hallucinantes… J’adore les 3 disciplines sauf que : Je nage comme une enclume et j’ai le mérite de devenir peu à peu le clown du club de natation avec mon style de brasse unique digne d’un crapaud qui s’est fait écrasé une jambe en traversant la route à la saison des amours…, je me promène en courant et je fais du tourisme en cyclisme… A la muscu, je suis victime de fantastiques mirages car je suis la seule à voir ressortir un quelconque pet de muscle sur mon corps (sauf peut-être mes quadri puisque tout le reste autour a fondu <3 )… et contrairement à mon mec qui lui, fait très peu de sport, je suis absolument incapable de faire une pauvre traction sur la barre de notre chambre à coucher… Pa-thé-tique 😀

Je ne suis définitivement pas du genre à me mettre la pression car je sais que ma vie ne dépend heureusement pas du chrono que je vais faire sur une course (certains amateurs en font quand même des cauchemars !). Du moment que je passe la ligne d’arrivée, j’ai la banane et le simple fait d’avoir retrouvé ma taille de guêpe me prouve que mes efforts sont bien là. Je ne serai jamais une sportive professionnelle ultra sponsorisée, mon statut d’amateur me suffisant amplement. J’ai accepté le fait d’avoir recommencé le sport après la trentaine et d’être maman. De ce fait, j’ai compris que je n’aurai jamais la musculature de Laure Manaudou à  moins peut-être de bosser un peu plus sérieusement en salle, ni le charisme de Marine Leleu mais je m’en fous, je suis comme je suis 😀

Pour l’heure, je dois commencer à être un peu plus disciplinée avec mes entraînements, mon alimentation et mes horaires. Le mois d’octobre est un mois « normal » si ce n’est que mon premier semi-marathon se pointera en plein milieu. Mais je vais tenir la cadence et advienne que pourra. Les entraînements natation du club de tri ne recommençant qu’en novembre, j’ai également tout un mois pour faire regonfler la jambe gauche du crapaud éclopé pour nager plus ou moins « normalement » en brasse (pour le reste, c’est une autre histoire). Donc objectif octobre : respecter sa cadence d’entraînement…

Et pis de toute façon, je compte bien le faire un jour mon Half-IM, même si je dois passer la ligne sur les genoux 🙂

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