Morat-Fribourg 2017

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C’est en, officiellement, 1h51’54 » que j’ai clôturé cette course qui pour moi, a probablement été la plus dure de la saison 2017. Elle me terrifiait beaucoup plus que le semi de Lausanne à venir, mais ça, c’est évidemment une chanson d’avenir mais je la sens hyper bien après celle-ci.

Autant l’avouer tout de suite, je n’ai jamais couru plus de 14 km d’affilé de ma vie… Donc autant dire que niveau entraînement je partais léger. Dans ma tête, je me disais que c’était juste 7 km de plus que les 10 km que j’ai l’habitude de courir finger in the noise… Faudra juste ramer un peu plus 🙂 Et ça n’a pas manqué.

Cette fois, j’ai été plus ou moins pro dans ma façon de me préparer entre la veille et le jour-même. Durant la semaine et à cause de mes mollets fragiles, j’ai fait uniquement des petites sorties vélo pour maintenir une petite activité physique mais loin de moi l’idée de m’entraîner comme un bourrin pour cette course où je voulais surtout passer la ligner d’arrivée la tête haute.

La veille, je commence pourtant à ressentir le stress de cette course qui m’a toujours impressionnée. L’année passée, quand je l’ai faite en Nordic, je m’étais promis de la faire en courant l’année suivante. C’est LA course qui m’a donnée envie de me mettre au running, alors c’est une course très symbolique pour moi. Donc demain, cela fera précisément une année que je me serai mise à la course à pied qui m’aura permis de perdre plus de 12 kilos en 9 mois ❤ ❤ ❤ et j’en ai chié 🙂

La veille, c’était un peu la fête à la maison avec la visite d’une de mes meilleures amies que je vois rarement avec un super cake au chocolat dont j’ai un peu abusé. Du coup, la tarte aux figues du soir m’a un peu coupé l’appétit et j’ai rien mangé. Vous me direz : Pas bien ! Mais c’est pas plus mal, car au moins le lendemain, j’avais pas les boyaux qui se tordaient dans tous les sens… Le lendemain, pour la première fois, j’ai respecté les 3 heures de digestion avant une course donc réveil à 6h30 (le départ était vers les 10h30). J’ai fait le forcing sur le petit dej, moi qui n’aime pas trop manger le matin : 3 dl de chocolat froid au lait de riz, le jus de 2 oranges pressées et 2 tartines (pour moi c’est juste énorme).

Mon sac Camelbak et sa poche d’1 litre est prête. J’y avais rajouté 2 gels Sponser Liquid Energy, 2 paquets de pâtes de fruits et une barre protéinée, on sait jamais… Au final, j’ai utilisé uniquement les gels et un délicieux morceau d’orange gracieusement offert par des habitants le long de la route.

Comme avant chaque course et quand bien même je sais pertinemment que j’y vais juste pour le plaisir de franchir la ligne d’arrivée, ma vessie souffre d’hyperactivité aigüe. Je vais aux toilettes 5 fois en 1 heure. Et comme cette fois, je fais bien gaffe de suffisamment m’hydrater avant la course, je bois, je bois… Vidange une dernière fois dans la forêt avant d’aller à la course. Sauf que non, il faut encore y aller mais les toilettes sont prises d’assaut et là, tu rages de ne pas avoir un pénis… donc c’est avec la vessie hyper stressée et à nouveau pleine que je dois prendre le départ 😦 Fallait bien qu’il y ait un truc qui merde aujourd’hui…

Le départ est donné, le premier km se passe nickel, je le sens bien et surtout, j’ai bien enregistré qu’il y a 17 km à courir donc j’y vais aux sensations, je ne force absolument pas. Je ne dépasse pas, je ne fais pas d’autoallumage, je suis pépère. Puis arrive la première montée, un chouilla éprouvante mais ça passe.

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Le dénivelé de Morat-Fribourg

Puis c’est le drame, environ 2,5 km sur une côte qui te fusille les jambes. LA grosse côte de Morat-Fribourg, celle qui va bien te plomber ton moral de petit runner du dimanche trop optimiste. C’est sur cette partie de la course que je me suis demandée qu’est-ce que je faisais là. J’ai cravaché mon mental pour qu’il m’emmène en haut de cette côte. Pas question d’abandonner ! Vers le 7e km, ma vessie n’en pouvant plus, j’oublie ma dignité et prends un chemin qui pars dans une forêt et cherche un endroit suffisamment caché pour baisser mon froc (donc officieusement, j’ai fait ma course en 1h45 sans la pause pipi 🙂 ) J’étais tellement au bout de ma vie que je n’ai pas remarqué l’autre coureuse postée 10 mètres à côté de moi (je m’en fous, je la reverrai probablement jamais et puis je me serais sentie un peu plus gênée si ça avait été un mec 😀 ). Je retrouve le peloton avec un peu de poids en moins 🙂 A partir de ce moment-là, la course prendra un rythme normal.

A Courtepin, la course fait déjà ses premières victimes. Heureusement les secours sont là, l’organisation est au top. Les spectateurs qui me tendent la main suffisent à me redonner de l’énergie. Quand arrive le 10e km, je retrouve la pêche, une bouffée de joie, on a fait plus de la moitié ! Ce seront pourtant les 7 derniers km les plus durs. De belles montées, le mal de tête qui commence sous le soleil qui te tape un peu dessus par moment mais surtout, une cheville qui a tendance à se bloquer et à me faire mal. Tous les 2 km, je m’arrête en boitant pour la tordre, la faire craquer puis repartir à nouveau sans douleur et rebelote…

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On passe le panneau du 14e km et là, on voit Fribourg après le passage au-dessus de l’autoroute, nouvelle bouffée de joie mêlée à une forte envie de pleurer tellement je ne pensais pas y arriver. L’émotion qui me submerge me coupe la respiration, il faut que je me calme. je marche une nouvelle fois (jamais autant marché sur une course…) pour reprendre  mon souffle. Ce seront les 3 km les plus longs de ma courte carrière de runneuse. Ils sont vraiment longs ces 3 kms dans une sorte de zone commerciale. Le plus dur sera le dernier km avant l’arrivée, en montée. On tient bon, on fouette la machine une dernière fois et on passe cette mythique ligne, j’ai même eu droit au speaker qui clame mon nom 😀

Le signe de la libération à la quinzième seconde 😀

Trop magnifique cette course ! Je suis super fière de moi. Bilan extrêmement positif pour cette course que j’espérais réaliser en moins de 2 heures et qui était un excellent entraînement pour le semi de Lausanne, passage d’un t-shirt M à un S et 2 nouvelles cloques sous les ongles des orteils majeurs. Je vais encore finir chauve… Il faut vraiment que je trouve une solution car j’en peu plus d’avoir toujours ces deux orteils qui ramassent alors que mes chaussures ont pourtant la bonne taille… Peut-être les pletzer avant la course…

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The Color Run 2017

Pour ce type de course, c’est sûre qu’on y va pas pour la performance mais pour l’ambiance. Ce qui n’a effectivement pas fait défaut, comme l’année passée.

Cette deuxième et dernière participation a pourtant été une accumulation de problèmes… Je me suis inscrite avec ma fille. j’en avais pour plus de 100 .- d’inscription avec les kits un peu foufous et une petite peluche licorne pour ma fille. Mon inscription est validée par mail puis plus de nouvelles. Ça je m’en fous, c’est pas vraiment un problème.

J’ai dû quand même faire des recherches pour savoir où et quand je pouvais aller chercher mes kits de départ. Pas reçu de mail d’info ou quoi que ce soit du style. Bref, la veille d’aller chercher mes kits, mon chéri me donne son « e-ticket » et là je commence à me poser des question car moi, j’ai rien de tout ça… Du coup, je vais dans le FAQ du site et je me rend compte qu’effectivement, un e-ticket est nécessaire pour retirer son kit. Une seule solution, envoyer un mail à l’organisation qui renvoie le e-ticket par mail. Le lendemain, toujours pas de nouvelles. Je renvoie une nouvelle demande. Pas de nouvelle. Je décide d’aller quand même chercher mes kits avec mon mail de confirmation et tout ce que j’ai acheté dessus.

Gros bordel à la Coop de Crissier. Ils acceptent heureusement mon mail mais pour se comprendre, c’est la croix et la bannière. Je n’ai malheureusement pas fait portugais 2e langue… On me file 2 sacs (1 pour moi et mon chéri), j’explique qu’il y a aussi celui de ma fille. S’ensuit un blabla incompréhensible entre des gosses d’à peine 18 ans pour les plus âgés (12 pour ceux qui préparaient les sacs…). On me file le 3e sac et on m’envoie vers le stand d’à côté pour retirer ma petite peluche licorne. Avant, je vérifie qu’on m’ait filé le bon sac (j’ai pris le kit avec les chaussettes et les lunettes et 5 sachets de couleur supplémentaire) et j’ai bien fait car rien de tout ça n’était dedans. J’essaie d’expliquer tant bien que mal à la miss que j’ai acheté un kit « happy dream ». Et c’est reparti pour un blabla en portugais. Finalement j’ai eu mes lunettes, mes sachets et mes chaussettes… Encore 5 minutes de plus et j’ai pu récupérer la peluche de ma fille… 20 minutes pour retirer 3 pauvres sacs… Heureusement qu’on s’est pas pointé le jour-même de la course pour les retirer.

Le jour de la course, à 1h30 du départ, on sent bien que le staff est à la bourre. On avait choisi de partir à 10h. Le premier départ a du être donné 20 minutes plus tard, par petites vagues toutes les 5 minutes. C’était un peu long, mais bon, on va pas se prendre la tête pour une course censée être fun. Encore une fois, l’ambiance était là.

Color Walk car s’il y a bien 10 % des participants qui courent, c’est beaucoup. Et en plus, beaucoup font la gueule, quand pris au jeu, tu te retrouve à les encourager 😀 Sérieux on est là pour s’éclater ou pas ? Puis arrive un moment ou tu te retrouves avec des bagnoles garées sur le parcours de la course… WTF ???? A l’arrivée, pas de médaille. On se retrouve à tourner en rond dans le village pour savoir où prendre nos médailles et pouvoir enfin aller manger tranquille, parce que j’ai beau faire des efforts, la musique latino, c’est définitivement pas mon truc, j’ai pas le rythme dans le corps. Rien jusqu’au moment ou un mec se pointe en courant et donne des médailles à toutes les personnes un peu « colorées ». Wouah. j’en ai pris 3 alors que nous n’étions que 2 présents à ce moment-là, mon chéri étant encore entrain de chercher où se trouvaient les médailles. Et évidemment sans que j’aie à prouver que j’avais le droit a une 3e médaille… Le plus simple aurait été de donner les médailles à l’arrivée, comme ça se fait dans n’importe quelle course.

On retiendra toutefois une super ambiance. Tout plein de couleurs et même de la mousse (c’était kiffant). Un staff super. Quelques spectateurs ultra sympas pour encourager les marcheurs, des super pâtes au pesto, des ravitos à foison (par mal pour seulement 5 bornes de parcours, j’ai fait des 10 km beaucoup où on était beaucoup moins gâtés…), une petite fille super contente de sa première course et des policiers bariolés qui se prenaient au jeu avec le sourire 😀

Cela m’aura aussi permis d’essayer la marque de chaussures On Running. Argument principal des gens du stand : ces chaussures sont conçues en Suisse (mais fabriquées quelque part à l’autre bout du monde parce que sinon ça coûte trop cher hein…. la bonne blague…). Mais cela fait de toute façon un moment que je n’accorde absolument plus aucune importance à la « swiss quality ». Autre argument de taille : ce seraient les plus légères du marché (dépendant du modèle) et elles donneraient l’impression de courir sur un nuage (running on clouds). Elles ont été conçue par un mec champion d’Ironman. Là c’est définitif, j’achète !!!! (non je déconne).

Une fois au pied, une chose est sûre, c’est ultra léger. Par contre, au niveau de l’amorti, je suis perplexe. J’ai l’impression de marcher à même le sol, presque pieds nus O_O Sur le site, on nous explique que lors de la « propulsion », l’effet pied nu est normal. Ce serait lors de l’amorti qu’on aurait cette sensation « nuage » qui ne ferait aucun choc sur le pied, les mollets,… comme l’indique cette vidéo tout en bas de la page

J’ai quand même bien envie d’essayer ces chaussures quand mes Brooks Launch seront au bout même si je ne suis pas vraiment convaincue. Au pied, elles sont super confortables et beaucoup de sportifs pro vantent leur qualité. Je suis vraiment curieuse de voir comment elles réagissent sur des courses un peu plus longues. Petit plus, elles ont des lacets « élastiques ». Ce qui peut être sympa sur triathlon (même si dans mon cas, je m’en fous un peu de gagner 10 secondes 😀 ). Après, faut-il encore avoir le courage de mettre 230 chf pour des cloudcruiser dont tu n’es sûr de rien après, il y a aussi les vibram qui me font de l’oeil. J’ai bien envie d’essayer de courir le plus naturellement possible.

Schweizer Frauenlauf 2017

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Bilan de cette course : 10,07 km en 1h00’36 »… Pas de quoi fouetter un chat., je dirais même que je régresse… Cela dit, ma performance de course est restée à 41 alors ça va… Il faut dire qu’en ce moment, je vis une sorte de série noire au niveau de mes pieds.

Rien à dire au niveau de la course, de l’organisation et de l’ambiance. Le parcours est joli, Berne est une très belle ville où il fait bon se promener en vélo (oui on avait pris les vélos) et les habitants sont super ! Il faut dire qu’il faisait une tiaff pas possible déjà à 10h en plein soleil. Je déteste le chaud… Certains avaient branché en continu leur jet d’arrosage sur la route pour nous rafraîchir un peu, un vrai bonheur ! 3 ravitaillements sur 10 km, c’est super ! En général, on en a qu’un au 5e km sur ce genre de course. Avant chaque ravito, un énorme caisson de flotte pour s’arroser autant qu’on peut avant de boire. Un bonheur ! J’ai fini trempe à plusieurs reprises (ça coulait de mon dossard, on aurait dit que je m’urinais dessus 😀 ). La course était même un peu trop dur pour certains. Pendant que je courais, j’ai commencé à sentir une odeur de caca. J’ai constaté que la participante avant moi avait carrément le sphincter qui avait lâché O_O J’étais carrément mal pour elle. Je savais que les courses comme les marathons pouvaient engendrer des problèmes intestinaux mais j’aurais pas pensé sur un 10 km.

Au bout du 3e km, j’avais déjà envie de laisser tomber. Lors de mon inscription, à l’époque, j’avais choisi le bloc des 1h05. Au départ de mon bloc, j’étais comme ces chevaux qui ont le sang chaud et qui font de l’auto-allumage de ne pas être devant. Ça partait vraiment pas assez vite. J’ai dû commencer à zigzaguer pour trouver mon rythme de croisière (10 km/h). Je suis vite montée dans les pulses, et j’y suis restée… Chaleur, faux plat, montée dans le Tierpark, et cette saleté de gros orteil gauche qui frottait dans mes toutes nouvelles Brooks Launch, quasiment fraîchement sorties de leur boîte toute neuve (j’ai tenté de courir 1 petit km avec il y a une semaine avant de décider de laisser mon corps complètement récupérer), L’ENFER !

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Voilà à quoi ressemblent mes pieds après une journée dans la transpi et 21’812 pas… C’est pas tout frais… Mes deux anciennes cloques aux deux index ont eu finalement raison de mes ongles. Je voulais simplement tiré la peau morte, j’ai eu tout le reste avec… Sans compter cette nouvelle qui vient d’arriver 😦

j’ai eu un faux moment d’euphorie quand notre route croisait ceux qui revenaient en face sur la même route, juste après avoir vu mon chéri et ma louloute qui m’encourageaient. J’étais à mille lieux de m’imaginer que non, nous n’allions pas bientôt faire demi-tour, mais nous allions passer la partie pour moi la plus compliquée de cette course, le Tierpark… Pour la première fois sur un 10 km, j’ai marché. Je n’en pouvais plus, à tel point qu’à un moment donné, j’ai presque eu envie de pleurer tellement je me sentais mauvaise.  Et comme pour te foutre bien la rage, alors que t’as perdu 15 litres de flotte, tu cours à côté de l’Aar et d’une piscine…

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Puis plus loin, retour sur l’asphalte. Une belle montée et à la fin de cette montée, vers les 7 km, des gamins qui s’amusaient avec des pistolets à eau. Je me suis faite arroser comme je le voulais 😀 Je suis repartie toute pimpante jusqu’à la ligne d’arrivée, même si mon cœur était au taquet tout le long. Aujourd’hui, j’ai passé la ligne d’arrivée, je suis déjà vachement contente 🙂 Il faut vraiment que je m’entraîne plus sérieusement en CàP.

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10 km de l’Harmony Genève Marathon 2017

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Disons que cette journée-là, je suis passée par toutes les émotions…

Il faut dire que le départ de la course était à 19h45 (ouais c’est un poil pas chiant…). Comme d’habitude, avant chaque course, je mets toutes les chances de mon côté (de nature, je suis un gros boulet) : la veille, gros cours de spinning bien hard sur grosses résistances (pas de cardio, uniquement du travail de cuissards avec de la montée de cols virtuelle sur, selon les dires du coach, 23 km… Et effectivement, mon cardio affichait en moyenne 140 pulses, rarement au-dessus). Pourtant, le soir, j’avais les cuissards en feu. J’ai mis du baume du tigre en me disant que ça allait partir… Nop…

Le lendemain, il roille tout ce qu’il peut. Super, ma première compétition sous la pluie ! Le matin, j’ai suivi mon premier cours d’initiation à la géobiologie sous la flotte de 9h à 13h. C’était hyper intéressant mais je me les pelais, malgré mon pull, mon poncho polaire et mon poncho de pluie, mes pieds et mes mains étaient gelés et quand les extrémités sont gelées, ben tout le reste suit. J’ai mis toute mon énergie à chercher les lignes des réseaux Hartmann et Curry sur un site romain sacré. J’ai récupéré une bonne partie de mon énergie en restant pendant 1 minute au centre d’une cheminée cosmotellurique.

Ensuite, j’ai mangé pour la première fois au Veganopolis de Lausanne. C’était délicieux. J’ai pu me réchauffer un peu les pattes en mangeant des frites au paprika et un super burger de seitan dans ma voiture (faut dire que ce resto est très petit). Puis c’est le début de l’angoisse. Il est 13h30. Ma consommation hydrique se résume à un verre de 5 dl de lait d’avoine au petit déj, 2 petits verres de 2 dl de thé chaud pendant le cours et une limonade que je n’ai pas pu boire au veganopolis car je me suis rendue compte après coup que c’était une sorte de bière faiblement alcoolisée. Bref, je cours ce soir et j’ai quasiment rien bu.

Je mets mon GPS pour le parking genevois où je voulais me garer et je file. Même si la course est à 19h45, je préfère prévenir que guérir en arrivant suffisamment tôt pour ne pas trop stresser (et ce jour-là, c’était pas du luxe). Il est 14h et il y a des bouchons à Morges… Coup de bol, il y a une sortie tout de suite. Je sors de l’autoroute et je choisis les petites routes, j’ai le temps, je suis peinard. A Rolle, assoiffée, je me souviens que j’ai 4 litres de flotte dans mon coffre (bouleeeeeeeet)… Je bois un coup. Je reprends la route. Mon iPhone ne cesse de me donner l’ordre de reprendre l’autoroute (va caquerrrrrrrrr!), je fais ce que je veux, je suis une rebelle. Je regarde mon niveau de batterie : 40 %. Un truc que je n’avais évidemment pas prévu, comme beaucoup de choses ce jour-là… Il faut dire qu’avec le GPS et Spotify en continu, ça brasse fort. J’arrête le GPS jusqu’à Genève puisque je connais la route (bouleeeeeeeeeet). Je rallume mon téléphone à l’entrée de Genève. Ce con me dit de monter prendre l’autoroute pour aller au centre ville (en général, j’écoute toujours Siri, mais ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé d’en faire qu’à ma tête). Erreur que j’ai comprise après coup, le parking gratuit pour les coureurs que j’avais choisi ce jour-là sur les 3 proposés se situait bien au-dehors de la ville et non au centre-ville comme je le croyais, à la sortie de l’autoroute française, puis démerde-toi avec les TP et donc Siri avait raison depuis le début… Je décide de quitter par moi-même les bouchons du centre-ville et de feinter par un autre chemin, évidemment je connais Genève comme ma poche (FAUX!). La tension monte, la batterie est à 20 %, je comprends rien à la multiplication des voies de directions qui ne veulent rien dire et puis merde, je vais la prendre cette fichue autoroute. Quand il me dit d’aller direction France, je commence vraiment à stresser grave. Ça fait 1 heure que je suis arrivée à Genève, que je tourne comme un boulet, en me trompant de voie de présélection pour finir à Bümplitz. Je commence à conduire très agressif, très nerveux, et ça, c’est généralement pas bon. Les fusibles sont sur le point de péter, impossible d’appliquer le concept de la respiration pour retrouver son calme car là, je suis au bout de mes forces mentales. J’entre enfin sur l’autoroute. Me voilà en France et là, je commence un vrai bad trip. Mon téléphone est mort, je suis seule au monde (une suissesse en France…) et j’ai pas un seul euro ni carte de crédit sur moi, car oui, dans ma tête, autoroute française = péage ! Heureusement que j’avais fait le plein sinon j’aurais probablement serré. Là, je commence à chialer comme une Madeleine. Il pleut, il fait froid, je suis perdue, j’ai carrément envie de rentrer chez moi, zut et flûte pour cette course que je n’avais de toute façon pas envie de faire vu l’horaire du départ et la météo du jour. Mais bon, j’ai quand même payé l’inscription… Je vois un panneau « Genève ». Suisse me revoilà. Je suis un peu plus calme. Je vois au loin le panneau du parking où je devais me garer (on est vraiment au bout du monde). Je me mets sur la voie de droite, le feu passe au vert et là, je me rends compte que ce foutu parking était à gauche. Mais fuuuuuuuuuuck !!!!! Et là, un long bout tout droit, pas moyen de faire demi-tour, il est 16h00… Je m’en fous, soit je trouve un parking souterrain au centre-ville dans les 15 minutes soit je me casse. J’en trouve un juste à côté d’un grand centre Coop. Parfait. Je décide d’en profiter pour aller m’acheter un fichu chargeur pour ma voiture (premier achat de mon défi sans achats du mois de mai…).

16h45, je reviens à la voiture, je recharge un peu mon téléphone et je regarde l’endroit où se trouve le village du marathon et jusqu’à quelle heure je peux aller chercher mon dossard. J’ai jusqu’à 18h pour aller le chercher et ô miracle, le Jardin Anglais se trouve à 3 arrêts de tram de mon parking (si ça c’est pas du bol !). En sortant du tram, je tombe pile poil sur notre Monsieur Câlin national. Là, un sourire s’affiche à nouveau sur mon visage et après avoir pleuré de désespoir dans ma voiture, je suis heureuse de rencontrer un visage familier et amical dans une ville que je ne connais pas du tout et clairement, j’ai carrément besoin d’un câlin gratuit ! Un petit instant de bonheur et d’apaisement qui m’a permis de reprendre du poil de la bête. Merci Monsieur Câlin pour tout cet amour que tu donnes gratuitement !

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J’arrive au village, il y a un monde de fou. Je cherche la tente des dossards. Aller chercher son dossard dans un village de marathon, c’est comme aller acheter un meuble chez Ikea, tu dois passer par tous les stands (et acheter plein de trucs dont tu n’avais pas besoin) avant de trouver ton graal. Mais j’ai trouvé bien plus que cela ce jour-là. Je suis tombée sur le stand de la fille qui m’a donné l’envie de me lancer en triathlon, mieux, de faire un jour un Ironman, Marine Leleu ! C’est mon idole féminine ! Mon niveau de bonheur est monté au firmament à ce moment-là. Je devais être là ce jour-là, malgré les obstacles mis sur ma route pour y arriver, je devais vivre cet instant et c’est sûrement pourquoi j’ai tenu bon. Un nouveau signe que le triathlon m’appelait ! C’était vraiment une super rencontre avec une nana super cool, super simple, super belle et super forte 😀 ❤ ❤ ❤ ❤ Merci !!!!!!

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Je mange un coup, je retourne à ma voiture, je me change (j’espère que les caméras n’ont rien filmé…) et je file dans mon tram direction la ligne de départ située à Chêne-Bourg. Une super ambiance là-haut. Des coureurs partout et des sourires malgré la température et la pluie qui tombe (j’ai de nouveau les mains gelées). Je pose mon sac dans le camion et je fais mes petits échauffements. Je préfère ne pas en faire trop. Je me trompe de bloc. Je me mets dans les 55 min au lieu d’1h et pas trop près de la ligne de départ, quitte à la franchir en marchant. Je dois dire que ce jour-là, je m’en fous un peu. Je ne vise aucun PR, je suis là pour me faire plaisir.

Le départ est pépère. Je pose mon rythme à 10 km/h et je me fiche royalement de me faire dépasser par les bombes. Cette fois, j’ai bien envie de profiter du paysage comme je le ferais dans un entraînement normal. La « campagne » genevoise est très jolie, très arborée, c’est vraiment sympa. Les 2 premiers km sont passés très facilement, rythme de croisière, pas trop d’essoufflement, tip top, et la petite voix qui me dit « c’est bien ! On est bon là ! Garde ce rythme « . A un moment je me dis « si tu te fais rattraper par le meneur d’allure du bloc des 1h, faut que tu commences à t’inquiéter… ». C’est ce qui s’est exactement produit pendant la loooooooooongue montée. Je vacillais entre 8,5 et 9,5 km/h, mais pourtant j’étais bien. En même temps, lui, il court à la même vitesse (10 km/h), à la montée, comme à la descente, easy. J’ai arrêté de penser à ça en le voyant s’éloigner méchamment de moi. Après tout, j’étais là pour le plaisir.

Vers le 6e km, nous sommes partis pour environ 2 km de descente, le pied total ! Mais pas longtemps. Je me suis rendue compte que la descente te tue encore plus les jambes que la montée, surtout si tes chaussures ont un amorti assez merdique après 6 mois d’entraînement et de compétitions. En plus, j’ai les pieds trempes après avoir atterri plusieurs fois au milieu de belles grosses flaques. Chaque foulée était comme un petit choc plus ou moins douloureux dans mes mollets. Plutôt que de profiter de la descente pour filer comme une bombe comme l’ont fait certains, j’ai préféré garder un rythme « décent » ne dépassant pas 12 km/h. J’avais les cuissards en miettes après mon cours de spinning la veille, maintenant c’étaient mes mollets qui avaient triste mine.

Nous voilà arrivés au bord du lac. Environ 2 km de plat le long d’un paysage magnifique, avec vue sur le jet d’eau. La nuit est entrain de tomber et la ville est magnifique avec ces hôtels lumineux. J’en profite pour courir le plus près du lac possible, histoire de profiter un max de ce moment. Ma foulée est plus légère, plus rapide, je sens la ligne d’arrivée qui m’appelle, mais c’est dur ! Il y a une superbe foule de spectateurs le long des quais qui nous porte jusqu’au bout. A chaque fois qu’on crie mon nom, c’est comme une petite piqûre de boost. Ils sont vraiment cool ces genevois. Je vois la ligne d’arrivée au Jardin Anglais. 200 m ! Je fonce ! Cette fois, impossible de se planter comme deux semaines en arrière à Lausanne. Mes pulses montent à 197 pour le sprint final. Je donne vraiment tout. Je suis heureuse ! Je l’ai fait en 58′ ! Et pourtant, vu ma motivation du matin, je pensais même pas franchir les portes de la ville 😀 Merci Genève pour cette super organisation et cette ambiance de ouf, malgré la pluie et la frisquaille ! Et pourquoi pas, à l’année prochaine !!!

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10 km de Lausanne 2017

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Mon premier 10 km de Lausanne ! C’est fait !

Une course super bien organisée avec une ambiance de ouf. Après une semaine pas terrible au niveau des entraînements à cause d’une crève persistante et de températures glaciales, j’ai préféré m’entraîner en salle. Je n’ai pas pu aller nager lundi (férié oblige) donc c’était un peu la misère.

A 11h, je prends mon dossard, mon joli t-shirt souvenir et j’essaie de me trouver un truc à manger car j’ai la dalle et mon bloc part à 12h59. Les stands de nourritures ne sont vraiment pas terribles pour des sportifs ou alors je n’ai pas fait le tour mais beaucoup , beaucoup trop de junkfood (probablement pour les spectateurs) mais rien de très convenable pour les sportifs, surtout les végétariens… Je trouve également très déplacé dans ce genre de manifestation qu’un stand McDo soit planté avec les autres stands de nourriture… On prône la santé et l’activité physique oui ou non ?  Vraiment pas compris l’idée pour une course dans la capitale olympique. Il faut clairement qu’ils s’améliorent niveau nutrition. Mieux, pour les courses des enfants, c’était Ronald McDonald en personne qui remettait les médaille… N’importe nawak !

Bref, pour cette course de 10 km, je me suis prise une demi-pizza Margherita (me sentait pas d’en prendre une entière que je digérerais pas du tout sur mon parcours…). Pas très vegan et pas très sportif non plus, bref, je suis pas fière de moi (j’envisage de me faire mes propres tupp à l’avenir). Mais bon, fallait bien se nourrir sur le moment. 12h30, les blocs avancent et je me rends compte que tout ce que j’ai bu ce matin, ce sont mes 5 dl de lait d’avoine à 7h… Je commence à boire une de mes gourdes. Encore une sale habitude à corriger.

12h58, je suis à la corde de mon bloc. Je refais la connerie que j’ai faite au Cross de Lausanne lors du départ. Je pars comme une bombe (he ouais, chaque bloc a apparemment sa propre élite), je suis le mouvement et au bout d’un km, je suis au bout de ma vie… Mon rythme de course habituel de croisière se situe entre 10 et 11 km/h. Là, je suis partie à 17… Si je voulais flinguer ma course, je ne pouvais pas faire  mieux. J’espère que cette fois, cela me servira de leçon. Je suis déjà vers les 190 pulses (pas normal quand je regarde mes entraînements en soirée sur 8 à 10 km). J’ai beau ralentir, impossible de baisser mes pulses. Au bout de 2 km, je vois déjà mon chrono se barrer au-dessus des 1h. J’ai limite envie de pleurer tellement je la sentais bien cette course après celle des Traîne-Savates qui, à mes yeux, était beaucoup plus éprouvante. Je pensais descendre à 56 minutes cette fois. Je me recentre sur moi-même, je tape quelques mains sur ma route et je retrouve un peu le moral.

Il fait chaud quand on court, super chaud. Et là, le soleil tape fort. Au ravitaillement après l’Avenue du Denantou, je bois, je m’arrose carrément. Et je retrouve un peu de jus. Encore 5 km ! Je reprends espoir en dépassant régulièrement des marcheurs et je me dis que finalement, je me débrouille pas si mal après mon départ pourri. Je dépasse beaucoup de coureurs des 2 blocs partis avant le nôtre, soit avec 4 à 8 minutes d’avance. Bon signe.

Les 2 derniers km étaient les plus éprouvants. Mais enfin, nous approchons de la ligne d’arrivée au stade de Coubertin. Là c’est l’euphorie générale ! L’ambiance est totalement grisante et magique ! On se croirait aux jeux olympiques tellement les gradins sont bondés de monde, même pour encourager les amateurs qui finissent bien longtemps après l’élite. On découvre Lausanne métamorphosée, sous un jour de convivialité, tous unis par la même passion. Cette ville qui, en temps normal, me semble si froide, si glaciale est aujourd’hui chaleureuse et aimante. A ce niveau-là, c’est l’une de mes plus belles courses à ce jour. Portée par la foule, Je suis dans un autre monde. Je reprends vie. Je cours sur la piste bleue et ça me booste, je crois voir la ligne d’arrivée (maudites portes gonflables ! Je commence un sprint 200 m avant (je m’en serais jamais cru capable), je suis heureuse, je lève les bras au ciel mais je ne m’arrête pas de courir pour autant puisque personne ne le fait (bizarre). C’est quoi ce délire !!! Je regarde ma Suunto et là je vois qu’il reste encore 200 m avant la vraie ligne d’arrivée (quel boulet 😦 ) Après ce moment de solitude probablement filmé, je me reconcentre une dernière fois et j’envoie tout ce qu’il me reste encore dans les tripes jusqu’à ces fichues bandes Datasport.

La miss qui lève les bras à la 13e seconde, en plein milieu (cette fois c’était la bonne arrivée 😀 )

Finalement, j’ai terminé la course en 58’01 », 28 secondes plus rapide que mon 10 km précédent. Je n’ai pas progressé mais je n’ai pas régressé non plus, quoique Suunto me fasse remarquer que ma performance de course ce jour-là était plutôt médiocre et je n’en attendais pas moins… Du coup, je suis quand même contente de moi et heureuse d’avoir pu figurer dans les environ 9000 coureurs qui ont participé à cette course magnifique.

Je m’améliorerai à la prochaine dans 2 semaines 🙂

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10 km des Traîne-Savates 2017

Une magnifique course qui ne s’annonçait pas au beau fixe. Un petit reste de toux grasse, une ceinture cardio un peu bizarre ces derniers jours (je dois un peu trop la mettre à contribution, du coup elle m’affiche des 238 pulses…) et les jambes un peu lourdes après mon cours de spinning de la veille (grandiose idée).

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Un temps nuageux menaçant de tout nous lâcher sur le coin de la tronche et un sympathique vent bien frisquet qui nous soufflait dessus en permanence. Après avoir parqué ma voiture, j’étais mitigée du « comment m’habiller pour la course ». Sans vent et sans nuage, j’aurais volontiers laissé mon coupe-vent/pluie dans l’auto mais je me les pelais tellement que j’ai décidé de la garder, quitte à transpirer un peu plus.

Deuxième problème, je ne me suis pas vraiment hydratée comme il se devrait, j’ai remédié au problème dans les toilettes. Toute patraque, j’ai aussi décidé de m’envoyer mon stick de gel avant la course et non pas pendant (il faut dire que je n’avais aucune poche…). Je pense que ce petit gel combiné à mon jus d’ananas, kiwis, pommes, oranges a permis de me requinquer pour toute la course. capital antioxydant garanti.

Résumé : Une course de ouf ! Une ambiance géniale, une organisation au top du top.

Dès le départ, j’ai repéré un lièvre (qui s’est fatigué par la suite et que j’ai du dépasser vers les 3 km). Je regardais régulièrement ma montre pour me rendre compte que mes pulses ne dépassaient rarement plus de 180 et ma vitesse restait constante autour des 10 km/h, même pendant les derniers km. Un mois après mon premier 10 km à Payerne, j’étais bluffée ! Tout le long du parcours, ma petite voix ne lâchait rien et n’était pas avare de compliments (je suis fière de toi, tu cartonnes ! Tiens bon c’est super ce que tu fais ! Garde le rythme c’est parfait !).

Pas mal de faux plats dans cette course et 2 belles montées assez chiantes pour niquer mon rythme cardiaque (en temps normal) et me péter les jambes. A la deuxième montée, je n’en pouvais plus, je voulais marcher, mes jambes étaient mortes mais j’entends ma petite voix qui m’envoie « Ne marche pas ! C’est maintenant que tu vas en poser 2-3 ! » J’ai serré les dents et j’ai continué. Résultat, je n’ai marché que lors du ravitaillement à 5,5 km (j’ai toujours pas la technique pour boire sans m’en mettre partout). Je suis super fière de mon matériel, de mon corps et de mon mental. Bref, je suis heureuse ! Et pour couronner le tout, je n’étais même pas rouge à l’arrivée ! Un truc de ouf ! lors de mes premières courses, bien plus courtes, j’étais rouge écarlate.

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Cette course m’a permis de découvrir de magnifiques chemins autour de Cheseaux pour aller courir. J’ai adoré l’ambiance autour du parcours, le fair-play de ceux qui encourageaient les autres qui marchaient sur le côté, les sourires avec ceux qui couraient à côté de moi sur plusieurs centaines de mètres. Cette fois, je n’ai pas sprinté jusqu’à la ligne d’arrivée, déjà super contente d’avoir pu terminer la course à 10 km/h, Quelques tapes dans les mains des spectateurs auront suffit à me redonner assez d’énergie pour terminer la tête haute, ultra fière de moi d’avoir pu passer la ligne d’arrivée en moins d’une heure 😀 Quel chemin parcouru, que de progrès depuis ma première sortie running en septembre 2016 😀

Comme prix souvenir, nous avons reçu un petit linge bien sympa. C’est cool de recevoir des trucs utiles de temps en temps. D’ailleurs j’étais ultra contente de pouvoir le mettre sur mes épaules pour retourner à ma voiture (je me les pelais de nouveaux comme c’est pas permis).

Cheseaux, à l’année prochaine ! ❤

10 km de Payerne 2017

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Ca y est, c’est fait ! Ma toute première course de 10 km ! Je suis hyper fière de moi. 10 km sans marcher, sans m’arrêter (sauf pour boire au ravitaillement).

Niveau performance, je suis super contente. Avec un gros rhume, un début d’angine et une nuit bien pourrie, je ne m’en sors pas trop mal : 1:04’33 ». On est bon Maurice ! On est bon pour un tout premier 10 km avec un physique de demi-poulpe (avant c’était un poulpe complet quand je crachais mes poumons au bout de 200 m, au début de mois d’octobre 2016 🙂 ). Mon entraînement Runkeeper devait faire en sorte que j’atteigne 10 km en 1h, on est donc pas trop mal sachant que je n’ai absolument pas suivi les entraînements Runkeeper… J’aime ces courses où le départ commence tout tranquille, en entonnoir. Au contraire du Cross de Lausanne, où je suis partie comme une bombe, là, je suis partie doucement, à mon rythme, en me fichant bien de savoir si je serais dernière ou pas. Après tout, je ne cours que pour le plaisir et non pas pour le chrono.

Vers les 4 km, j’ai commencé à ressentir un peu la fatigue et j’attendais impatiemment le ravitaillement des 5 km pour boire un coup et pourquoi pas manger un abricot sec ou même un bout d’orange. En fait, il n’y avait que de l’eau donc j’ai fait avec… Il faisait dans les 7°C mais le soleil tapait fort (il paraît qu’il faut toujours s’habiller en pensant qu’on doit rajouter 10 °C à la température ambiante à cause de l’effort), surtout quand on est habillé en noir 😀 J’ai compris pourquoi certains coureurs étaient en short – T-shirt 😀 Mon chéri et ma fille étaient là pour m’encourager et j’ai pu leur refourguer mes gants sur la route.

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Vers les 8 km, ça commençait vraiment à devenir dur mais je gardais ma cadence entre 9 et 10 km/h. Je tournais entre 175 et 180 pulses. Quand j’ai vu mon lièvre se taper un sprint à 100 m de la ligne d’arrivée, je me suis dit « allez, donnes tout ce qu’il te reste » et j’ai foncé. Le corps humain est incroyable, surtout quand il y a des gens pour vous encourager sur la fin 🙂 10 secondes plus tôt, j’avais envie de m’écrouler tellement j’étais au bout de ma vie.

Je pensais que c’était un gag le coup du morceau de Gruyère en prix souvenir (pour cette course, il ne faut pas être végétalien 😀 ) mais non, pas de médaille, pas de t-shirt, un simple bout de frometon… Bonjour la déception. Je me suis réconfortée en me disant qu’il me restait toujours le dossard pour prouver que oui, j’y étais ! Ils ont oublié de mettre l’année de la course… Le temps maxi pour finir la course était de deux heures. Il restait encore 45 minutes qu’on ouvrait de nouveau la route aux véhicules… Payerne, c’est pas franchement la ville la plus glamour du monde pour courir et on n’est pas vraiment récompensé pour nos efforts. A la ligne d’arrivée, une bouteille d’eau et tchô bonne ! donc je ne retenterai pas l’expérience l’année prochaine. Ce ne sont pas les courses qui manquent en Suisse.