Corrida bulloise 2017

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La Corrida bulloise était ma toute première course de CàP. C’était il y a un an et je m’étais fixé le but, en commençant à courir, de participer à cette course. C’est donc également symbolique pour moi.

Je m’y suis inscrite un peu au dernier moment. Il faut dire que ma tendinite de la bandelette ilio-tibiale gauche me donne du fil à retordre. Je suis allée voir mon ostéo la veille et il semblerait que le problème de TFL ET de migraines vienne de ma hanche. Effectivement, tout est vachement moins souple à gauche, d’où mon genoux qui a tendance à rentrer vers l’intérieur quand je cours.

En ce moment, j’ai un peu peur de courir à cause de ça car au bout de 3 km, la bandelette se réveille et pendant 2 jours, je ne peux plus descendre les escalier sans serrer les dents (ou en le faisant en marche arrière…). Je pensais qu’après l’ostéo, tout irait mieux car elle m’a pas mal débloquée.

Déjà, j’étais vraiment pas motivée à y aller. Il faisait super froid et en plus, la course était à 19h. Encore une fois, je serais sans supporter et j’avais 1h de route à faire. Mais bon, c’était l’occasion de tester mes nouvelles Glycerin (jamais sortie de leur emballage) et de voir si ma bandelette me ficherait la paix après ma séance d’ostéo.

 

Le départ est donné et je pars tranquille. Les 3 premiers tours se passent sans trop de problème. Mais évidemment, un peu avant le 3e km, mon genoux se réveille. La douleur va crescendo jusqu’à la fin du 4e tour où la douleur devient vraiment pénible. Je commence à boiter et parfois, je me prend des coups d’électricité quand je passe sur une irrégularité de la route. La descente est une torture. J’hésite vraiment à abandonner pour la première fois mais je tiens bon. J’essaie de garder le rythme jusqu’au bout, même si j’ai l’impression de me faire remonter par beaucoup trop de monde… Je commence à me dire que cette fois, je vais finir dernière et je n’ose même pas regarder en arrière.

Après la ligne d’arrivée, je commence à marcher et la douleur est pire… J’essaie tant bien que mal de faire mes étirements mais bon, le mal est fait. En allant chercher mon sac à la consigne au 1er étage des Halles, j’ai toutes les peines du monde à redescendre l’escalier. C’est reparti pour une semaine de repos… ou plus… J’en ai vraiment marre… Et tout ça avec une course de 42 km dans 5 mois… Je me demande quand est-ce que je vais trouver le temps de m’entraîner. Du coup, je vais ressortir mon vélo sinon je vais péter un câble.

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Curieusement, c’est la première course où je n’ai pas mal aux pieds et pas de cloque… Pourtant, j’avais des chaussures flambant neuves 😀

Bilan de la course plutôt vachement bon malgré le fait que je traînais la patte sur les 3 derniers km. J’ai explosé mon record personnel au niveau de ma vitesse moyenne en dessous des 5,30 min/km et une moyenne de 11,5 km/h au lieu des 10 habituels (ma vitesse de touriste), ce qui m’a permis de grappiller 3 minutes à mon temps initialement prévu. Je sais pas comment c’est possible, mais Datasport le confirme donc oui, le miracle est bien là. 3 minutes, c’est pas grand chose pour les coureurs confirmés mais c’est juste inimaginable pour moi d’exploser mon temps habituel avec une tendinite censée pourtant me ralentir 🙂 Et pourtant, je n’avais vraiment pas l’impression de courir plus vite que d’habitude, au contraire.

Donc malgré la douleur, bilan vachement positif 😀 Je progresse gentiment au niveau de mon rythme. Je suis encore loin derrière les meilleures mais il y a quand même de petites améliorations 🙂 Petit à petit, l’oiseau fait son nid 😀

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Semi-Marathon de Lausanne 2017

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Une année après avoir fait le 10 km en Nordic Walking, je boucle le tout premier semi-marathon de ma vie. La plus longue distance que j’ai parcouru à ce jour (en fait, j’avais jamais dépassé plus que 17 km…

Encore une fois, toutes les chances étaient de mon côté. Quadriceps agonisant la semaine passé qui m’ont empêchée de courir (mais pas de faire du vélo) et cette semaine, une sorte de gastro bizarre toute la moitié de semaine. Du coup, rebelote. Donc deux semaines avant la plus grosse course de l’année, impossible de courir… Je pense que tout le monde y croyait sauf moi.

Mais après une semaine plus que merdique physiquement et psychologiquement, il faut croire que la roue de la malchance a tourné. J’ai super bien dormi la veille, aucun stress en vue (j’avais préparé toutes mes affaires la veille). Le matin, je me réveille peinard, le départ étant fixé à 14h06. Je prends mes deux tartines de beurre salé et mon gros choki au lait de riz. Je me coupe les ongles des orteils (je ne me fais plus avoir maintenant, je sais c’est pas glam mais tu verras, je ne manque pas d’humour 😉 ). A 9h, je prépare le dîner (oui oui, je respecte les 3 heures sans manger avant la course). j’assure en faisant un risotto aux courgettes que je mange à 10h. Weather Channel indique qu’il va flotter durant toute la course, super ! Du coup, je ne courrai pas avec le t-shirt des 50 ans du service de néonatologie du CHUV qui a sauvé la vie de ma fille à sa naissance et j’en ai gros sur le cœur. Tant pis, je le porterai pour mon marathon de Zürich, cela me donnera une force et une motivation supplémentaire pour tenir jusqu’au bout.

A 11h, départ pour Lausanne. J’avale un verre d’eau et 2 gélules de charbon végétal (toujours cette phobie de me déféquer dessus pendant la course…). Waze m’indique qu’il y a des bouchons à Ouchy. Ok, je vais me parquer près de mon boulot, je prendrai le métro pour descendre tranquilou pilou (excellente décision). Arrivée à la gare, le petit pipi du stress dans des toilettes toutes propres 🙂 Big Up aux CFF qui n’ont pas été capables de rajouter des wagons à leurs trains prévus pour le transport des coureurs jusqu’à la Tour-de-Peilz… Du coup, le train de 12h était archi bondé, avec des gens entassés, debouts, qui permettaient tout juste la fermeture des portes… Heureusement, celui de 12h20 était plus tranquille et j’ai même eu droit à une place assise !!!!! Je mangeaille quelques noix de cajou durant le trajet et c’est là que je commence à me demander dans quelle merde je me suis encore mise. Le trajet entre Lausanne et La Tour me semble étrangement long (et le train roule vite…). Je vois les marathoniens qui sont entrain de courir en direction de Lausanne, ils ont bouclé les 21 km et rentrent au point de départ.

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Non, je ne suis pas stressée !

Arrivée à La Tour-de-Peilz avec un soleil qu’on attendait pas. Ça fait du bien ! Ça réchauffe. Il faut dire qu’il fait 10 °C et qu’il y a un chouette vent sympa. Le ciel est toutefois hyper menaçant. Je donne mon sac au camion et je me rends aux vestiaires. Par chance, la queue des toilettes n’est vraiment pas longue.

15 minutes avant les premiers départs, je pars faire mon petit footing de 10 minutes pour m’échauffer. Là, je commence à avoir les boules. 21 km, c’est une distance que je ne connais pas. J’essaie de me dire que Morat-Fribourg était plus difficile mais la tension monte quand même. Je rigole avec un policier motard en lui demandant si je peux retourner avec lui à Lausanne. En gros, j’ai comme l’impression que je me suis plantée de course 🙂 Ici, on se prépare pour un semi la grande !

Mon bloc des 2h10 (c’est le temps que je m’étais fixé pour mon premier semi) s’avance gentiment vers le départ. Le vent est glacial à tel point que je sers d’abri à une autre coureuse en simple t-shirt (je m’en fous, j’étais équipée avec mon pull et ma veste Craft 😀 ). Il commence à pleuvoir. J’ai carrément mal pour ceux qui sont en t-shirt. Le départ est donné et c’est parti. Au bout de 10 minutes, la pluie s’arrête complètement. C’est agréable. Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que les 8 premiers km sont passés super vite, un peu comme si 1 km s’était transformé en 500 m. Trop facile !

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Après, ça se complique. Déjà, contrairement à ce que je croyais, ce semi n’est pas plat… Ça grimpe régulièrement, en légère pente, mais longtemps. J’ai l’impression qu’à partir du 10e km, ça n’avance plus ! Certains coureurs ont déjà dû abandonner et sont récupérés par un bus de la protection civile pour être rapatriés à Lausanne, la mine déconfite. Quant à moi, je fais le yoyo avec mon meneur d’allure en dépassant, en me faisant dépasser. Ce n’est qu’à partir du 13e que je décide d’arrêter mes conneries et de me mettre juste dans les baskets du meneur qui a finalement un rythme qui me convient parfaitement. Je suis le rythme, je m’arrête à chaque ravito (organisation au top !), je n’ai aucune douleur aux pieds (ce qui est exceptionnel) et pourtant…

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Au 15e km, je ressens une vive brûlure à mon gros orteil droit. Je suspecte une vieille cloque de Morat d’avoir pété. Pendant 5 bonnes minutes, je sers les dents sur la douleur tout en maintenant le rythme des 10 km/h. La douleur se fait vite oublier grâce à mes mollets qui prennent la relève. Il reste 3 km à parcourir mais même en sachant que je viens d’en faire 18, je sens mon mental qui lâche. Je me concentre sur le drapeau du meneur. J’ai l’impression de traîner mes jambes à chaque foulée.

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Mon prochain job : Mannequin pour pied chez Loubou…

Au dernier km, je me demande comment je vais pouvoir terminer les 42 km de ma prochaine course prévue précisément 6 mois plus tard. C’est de la pure folie. Je suis au bout de ma vie. Je regarde les 2h10 marqués sur le drapeau du meneur. Ça fait 2 heures que mon cœur et mes poumons sont à plein régime. Un truc de malade ! 600 m ! Je vois l’arrivée ! Je l’ai fait ! Enfin pas encore… Horrible ces 600 derniers mètres avec l’émotion qui commence à monter et cette douleur aux jambes. Les gens nous encouragent mais je suis ailleurs. Je suis à nouveau prise par une sorte de crise d’asthme (un peu comme quand je fais une crise d’angoisse). Je respire difficilement et je dois boire pour retrouver une respiration normal, foutue émotion ! C’est encore pire quand je vois mon chéri et ma poulette au bord de la route. Ils me font un énorme sourire 😀 C’est censé m’encourager mais j’ai cette émotion qui ne me lâche plus. Je passe la ligne d’arrivée en 2h08’36 et je me mets à marcher. Trop bizarre de marcher ! j’ai mal mais ça va. C’est normal avec un entraînement pas vraiment au top.

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J’ai 6 mois pour faire le nécessaire. Abandonner le vélo provisoirement et me concentrer sur la course à pied. Voilà, je suis semi-marathonienne 😀 Je suis heureuse et fière de moi ! Quel bonheur de retrouver ma petite famille au bord du lac. Je fonds en larme, des larmes de joie, de fatigue, et ma fille qui me fait des gros câlins pour me réconforter ❤ C’est ça, le bonheur !

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Morat-Fribourg 2017

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C’est en, officiellement, 1h51’54 » que j’ai clôturé cette course qui pour moi, a probablement été la plus dure de la saison 2017. Elle me terrifiait beaucoup plus que le semi de Lausanne à venir, mais ça, c’est évidemment une chanson d’avenir mais je la sens hyper bien après celle-ci.

Autant l’avouer tout de suite, je n’ai jamais couru plus de 14 km d’affilé de ma vie… Donc autant dire que niveau entraînement je partais léger. Dans ma tête, je me disais que c’était juste 7 km de plus que les 10 km que j’ai l’habitude de courir finger in the noise… Faudra juste ramer un peu plus 🙂 Et ça n’a pas manqué.

Cette fois, j’ai été plus ou moins pro dans ma façon de me préparer entre la veille et le jour-même. Durant la semaine et à cause de mes mollets fragiles, j’ai fait uniquement des petites sorties vélo pour maintenir une petite activité physique mais loin de moi l’idée de m’entraîner comme un bourrin pour cette course où je voulais surtout passer la ligner d’arrivée la tête haute.

La veille, je commence pourtant à ressentir le stress de cette course qui m’a toujours impressionnée. L’année passée, quand je l’ai faite en Nordic, je m’étais promis de la faire en courant l’année suivante. C’est LA course qui m’a donnée envie de me mettre au running, alors c’est une course très symbolique pour moi. Donc demain, cela fera précisément une année que je me serai mise à la course à pied qui m’aura permis de perdre plus de 12 kilos en 9 mois ❤ ❤ ❤ et j’en ai chié 🙂

La veille, c’était un peu la fête à la maison avec la visite d’une de mes meilleures amies que je vois rarement avec un super cake au chocolat dont j’ai un peu abusé. Du coup, la tarte aux figues du soir m’a un peu coupé l’appétit et j’ai rien mangé. Vous me direz : Pas bien ! Mais c’est pas plus mal, car au moins le lendemain, j’avais pas les boyaux qui se tordaient dans tous les sens… Le lendemain, pour la première fois, j’ai respecté les 3 heures de digestion avant une course donc réveil à 6h30 (le départ était vers les 10h30). J’ai fait le forcing sur le petit dej, moi qui n’aime pas trop manger le matin : 3 dl de chocolat froid au lait de riz, le jus de 2 oranges pressées et 2 tartines (pour moi c’est juste énorme).

Mon sac Camelbak et sa poche d’1 litre est prête. J’y avais rajouté 2 gels Sponser Liquid Energy, 2 paquets de pâtes de fruits et une barre protéinée, on sait jamais… Au final, j’ai utilisé uniquement les gels et un délicieux morceau d’orange gracieusement offert par des habitants le long de la route.

Comme avant chaque course et quand bien même je sais pertinemment que j’y vais juste pour le plaisir de franchir la ligne d’arrivée, ma vessie souffre d’hyperactivité aigüe. Je vais aux toilettes 5 fois en 1 heure. Et comme cette fois, je fais bien gaffe de suffisamment m’hydrater avant la course, je bois, je bois… Vidange une dernière fois dans la forêt avant d’aller à la course. Sauf que non, il faut encore y aller mais les toilettes sont prises d’assaut et là, tu rages de ne pas avoir un pénis… donc c’est avec la vessie hyper stressée et à nouveau pleine que je dois prendre le départ 😦 Fallait bien qu’il y ait un truc qui merde aujourd’hui…

Le départ est donné, le premier km se passe nickel, je le sens bien et surtout, j’ai bien enregistré qu’il y a 17 km à courir donc j’y vais aux sensations, je ne force absolument pas. Je ne dépasse pas, je ne fais pas d’autoallumage, je suis pépère. Puis arrive la première montée, un chouilla éprouvante mais ça passe.

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Le dénivelé de Morat-Fribourg

Puis c’est le drame, environ 2,5 km sur une côte qui te fusille les jambes. LA grosse côte de Morat-Fribourg, celle qui va bien te plomber ton mental de petit runner du dimanche trop optimiste. C’est sur cette partie de la course que je me suis demandée qu’est-ce que je faisais là. J’ai cravaché mon mental pour qu’il m’emmène en haut de cette côte. Pas question d’abandonner ! Vers le 7e km, ma vessie n’en pouvant plus, j’oublie ma dignité et prends un chemin qui pars dans une forêt et cherche un endroit suffisamment caché pour baisser mon froc (donc officieusement, j’ai fait ma course en 1h45 sans la pause pipi 🙂 ) J’étais tellement au bout de ma vie que je n’ai pas remarqué l’autre coureuse postée 10 mètres à côté de moi (je m’en fous, je la reverrai probablement jamais et puis je me serais sentie un peu plus gênée si ça avait été un mec 😀 ). Je retrouve le peloton avec un peu de poids en moins 🙂 A partir de ce moment-là, la course prendra un rythme normal.

A Courtepin, la course fait déjà ses premières victimes. Heureusement les secours sont là, l’organisation est au top. Les spectateurs qui me tendent la main suffisent à me redonner de l’énergie. Quand arrive le 10e km, je retrouve la pêche, une bouffée de joie, on a fait plus de la moitié ! Ce seront pourtant les 7 derniers km les plus durs. De belles montées, le mal de tête qui commence sous le soleil qui te tape un peu dessus par moment mais surtout, une cheville qui a tendance à se bloquer et à me faire mal. Tous les 2 km, je m’arrête en boitant pour la tordre, la faire craquer puis repartir à nouveau sans douleur et rebelote…

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On passe le panneau du 14e km et là, on voit Fribourg après le passage au-dessus de l’autoroute, nouvelle bouffée de joie mêlée à une forte envie de pleurer tellement je ne pensais pas y arriver. L’émotion qui me submerge me coupe la respiration, il faut que je me calme. je marche une nouvelle fois (jamais autant marché sur une course…) pour reprendre  mon souffle. Ce seront les 3 km les plus longs de ma courte carrière de runneuse. Ils sont vraiment longs ces 3 kms dans une sorte de zone commerciale. Le plus dur sera le dernier km avant l’arrivée, en montée. On tient bon, on fouette la machine une dernière fois et on passe cette mythique ligne, j’ai même eu droit au speaker qui clame mon nom 😀

Le signe de la libération à la quinzième seconde 😀

Trop magnifique cette course ! Je suis super fière de moi. Bilan extrêmement positif pour cette course que j’espérais réaliser en moins de 2 heures et qui était un excellent entraînement pour le semi de Lausanne, passage d’un t-shirt M à un S et 2 nouvelles cloques sous les ongles des orteils majeurs. Je vais encore finir chauve… Il faut vraiment que je trouve une solution car j’en peu plus d’avoir toujours ces deux orteils qui ramassent alors que mes chaussures ont pourtant la bonne taille… Peut-être les pletzer avant la course…

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The Color Run 2017

Pour ce type de course, c’est sûre qu’on y va pas pour la performance mais pour l’ambiance. Ce qui n’a effectivement pas fait défaut, comme l’année passée.

Cette deuxième et dernière participation a pourtant été une accumulation de problèmes… Je me suis inscrite avec ma fille. j’en avais pour plus de 100 .- d’inscription avec les kits un peu foufous et une petite peluche licorne pour ma fille. Mon inscription est validée par mail puis plus de nouvelles. Ça je m’en fous, c’est pas vraiment un problème.

J’ai dû quand même faire des recherches pour savoir où et quand je pouvais aller chercher mes kits de départ. Pas reçu de mail d’info ou quoi que ce soit du style. Bref, la veille d’aller chercher mes kits, mon chéri me donne son « e-ticket » et là je commence à me poser des question car moi, j’ai rien de tout ça… Du coup, je vais dans le FAQ du site et je me rend compte qu’effectivement, un e-ticket est nécessaire pour retirer son kit. Une seule solution, envoyer un mail à l’organisation qui renvoie le e-ticket par mail. Le lendemain, toujours pas de nouvelles. Je renvoie une nouvelle demande. Pas de nouvelle. Je décide d’aller quand même chercher mes kits avec mon mail de confirmation et tout ce que j’ai acheté dessus.

Gros bordel à la Coop de Crissier. Ils acceptent heureusement mon mail mais pour se comprendre, c’est la croix et la bannière. Je n’ai malheureusement pas fait portugais 2e langue… On me file 2 sacs (1 pour moi et mon chéri), j’explique qu’il y a aussi celui de ma fille. S’ensuit un blabla incompréhensible entre des gosses d’à peine 18 ans pour les plus âgés (12 pour ceux qui préparaient les sacs…). On me file le 3e sac et on m’envoie vers le stand d’à côté pour retirer ma petite peluche licorne. Avant, je vérifie qu’on m’ait filé le bon sac (j’ai pris le kit avec les chaussettes et les lunettes et 5 sachets de couleur supplémentaire) et j’ai bien fait car rien de tout ça n’était dedans. J’essaie d’expliquer tant bien que mal à la miss que j’ai acheté un kit « happy dream ». Et c’est reparti pour un blabla en portugais. Finalement j’ai eu mes lunettes, mes sachets et mes chaussettes… Encore 5 minutes de plus et j’ai pu récupérer la peluche de ma fille… 20 minutes pour retirer 3 pauvres sacs… Heureusement qu’on s’est pas pointé le jour-même de la course pour les retirer.

Le jour de la course, à 1h30 du départ, on sent bien que le staff est à la bourre. On avait choisi de partir à 10h. Le premier départ a du être donné 20 minutes plus tard, par petites vagues toutes les 5 minutes. C’était un peu long, mais bon, on va pas se prendre la tête pour une course censée être fun. Encore une fois, l’ambiance était là.

Color Walk car s’il y a bien 10 % des participants qui courent, c’est beaucoup. Et en plus, beaucoup font la gueule, quand pris au jeu, tu te retrouve à les encourager 😀 Sérieux on est là pour s’éclater ou pas ? Puis arrive un moment ou tu te retrouves avec des bagnoles garées sur le parcours de la course… WTF ???? A l’arrivée, pas de médaille. On se retrouve à tourner en rond dans le village pour savoir où prendre nos médailles et pouvoir enfin aller manger tranquille, parce que j’ai beau faire des efforts, la musique latino, c’est définitivement pas mon truc, j’ai pas le rythme dans le corps. Rien jusqu’au moment ou un mec se pointe en courant et donne des médailles à toutes les personnes un peu « colorées ». Wouah. j’en ai pris 3 alors que nous n’étions que 2 présents à ce moment-là, mon chéri étant encore entrain de chercher où se trouvaient les médailles. Et évidemment sans que j’aie à prouver que j’avais le droit a une 3e médaille… Le plus simple aurait été de donner les médailles à l’arrivée, comme ça se fait dans n’importe quelle course.

On retiendra toutefois une super ambiance. Tout plein de couleurs et même de la mousse (c’était kiffant). Un staff super. Quelques spectateurs ultra sympas pour encourager les marcheurs, des super pâtes au pesto, des ravitos à foison (par mal pour seulement 5 bornes de parcours, j’ai fait des 10 km où on était beaucoup moins gâtés…), une petite fille super contente de sa première course et des policiers bariolés qui se prenaient au jeu du selfie avec le sourire 😀

Cela m’aura aussi permis d’essayer la marque de chaussures On Running. Argument principal des gens du stand : ces chaussures sont conçues en Suisse (mais fabriquées quelque part à l’autre bout du monde parce que sinon ça coûte trop cher hein…. la bonne blague…). Mais cela fait de toute façon un moment que je n’accorde absolument plus aucune importance à la « swiss quality ». Autre argument de taille : ce seraient les plus légères du marché (dépendant du modèle) et elles donneraient l’impression de courir sur un nuage (running on clouds). Elles ont été conçue par un mec champion d’Ironman. Là c’est définitif, j’achète !!!! (non je déconne).

Une fois au pied, une chose est sûre, c’est ultra léger. Par contre, au niveau de l’amorti, je suis perplexe. J’ai l’impression de marcher à même le sol, presque pieds nus O_O Sur le site, on nous explique que lors de la « propulsion », l’effet pied nu est normal. Ce serait lors de l’amorti qu’on aurait cette sensation « nuage » qui ne ferait aucun choc sur le pied, les mollets,… comme l’indique cette vidéo tout en bas de la page

Schweizer Frauenlauf 2017

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Bilan de cette course : 10,07 km en 1h00’36 »… Pas de quoi fouetter un chat., je dirais même que je régresse… Cela dit, ma performance de course est restée à 41 alors ça va… Il faut dire qu’en ce moment, je vis une sorte de série noire au niveau de mes pieds.

Rien à dire au niveau de la course, de l’organisation et de l’ambiance. Le parcours est joli, Berne est une très belle ville où il fait bon se promener en vélo (oui on avait pris les vélos) et les habitants sont super ! Il faut dire qu’il faisait une tiaff pas possible déjà à 10h en plein soleil. Je déteste le chaud… Certains avaient branché en continu leur jet d’arrosage sur la route pour nous rafraîchir un peu, un vrai bonheur ! 3 ravitaillements sur 10 km, c’est super ! En général, on en a qu’un au 5e km sur ce genre de course. Avant chaque ravito, un énorme caisson de flotte pour s’arroser autant qu’on peut avant de boire. Un bonheur ! J’ai fini trempe à plusieurs reprises (ça coulait de mon dossard, on aurait dit que je m’urinais dessus 😀 ). La course était même un peu trop dur pour certains. Pendant que je courais, j’ai commencé à sentir une odeur de caca. J’ai constaté que la participante avant moi avait carrément le sphincter qui avait lâché O_O J’étais carrément mal pour elle. Je savais que les courses comme les marathons pouvaient engendrer des problèmes intestinaux mais j’aurais pas pensé sur un 10 km.

Au bout du 3e km, j’avais déjà envie de laisser tomber. Lors de mon inscription, à l’époque, j’avais choisi le bloc des 1h05. Au départ de mon bloc, j’étais comme ces chevaux qui ont le sang chaud et qui font de l’auto-allumage de ne pas être devant. Ça partait vraiment pas assez vite. J’ai dû commencer à zigzaguer pour trouver mon rythme de croisière (10 km/h). Je suis vite montée dans les pulses, et j’y suis restée… Chaleur, faux plat, montée dans le Tierpark, et cette saleté de gros orteil gauche qui frottait dans mes toutes nouvelles Brooks Launch, quasiment fraîchement sorties de leur boîte toute neuve (j’ai tenté de courir 1 petit km avec il y a une semaine avant de décider de laisser mon corps complètement récupérer), L’ENFER !

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Voilà à quoi ressemblent mes pieds après une journée dans la transpi et 21’812 pas… C’est pas tout frais… Mes deux anciennes cloques aux deux index ont eu finalement raison de mes ongles. Je voulais simplement tiré la peau morte, j’ai eu tout le reste avec… Sans compter cette nouvelle qui vient d’arriver 😦

j’ai eu un faux moment d’euphorie quand notre route croisait ceux qui revenaient en face sur la même route, juste après avoir vu mon chéri et ma louloute qui m’encourageaient. J’étais à mille lieux de m’imaginer que non, nous n’allions pas bientôt faire demi-tour, mais nous allions passer la partie pour moi la plus compliquée de cette course, le Tierpark… Pour la première fois sur un 10 km, j’ai marché. Je n’en pouvais plus, à tel point qu’à un moment donné, j’ai presque eu envie de pleurer tellement je me sentais mauvaise.  Et comme pour te foutre bien la rage, alors que t’as perdu 15 litres de flotte, tu cours à côté de l’Aar et d’une piscine…

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Puis plus loin, retour sur l’asphalte. Une belle montée et à la fin de cette montée, vers les 7 km, des gamins qui s’amusaient avec des pistolets à eau. Je me suis faite arroser comme je le voulais 😀 Je suis repartie toute pimpante jusqu’à la ligne d’arrivée, même si mon cœur était au taquet tout le long. Aujourd’hui, j’ai passé la ligne d’arrivée, je suis déjà vachement contente 🙂 Il faut vraiment que je m’entraîne plus sérieusement en CàP.

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10 km de l’Harmony Genève Marathon 2017

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Disons que cette journée-là, je suis passée par toutes les émotions…

Il faut dire que le départ de la course était à 19h45 (ouais c’est un poil pas chiant…). Comme d’habitude, avant chaque course, je mets toutes les chances de mon côté (de nature, je suis un gros boulet) : la veille, gros cours de spinning bien hard sur grosses résistances (pas de cardio, uniquement du travail de cuissards avec de la montée de cols virtuelle sur, selon les dires du coach, 23 km… Et effectivement, mon cardio affichait en moyenne 140 pulses, rarement au-dessus). Pourtant, le soir, j’avais les cuissards en feu. J’ai mis du baume du tigre en me disant que ça allait partir… Nop…

Le lendemain, il roille tout ce qu’il peut. Super, ma première compétition sous la pluie ! Le matin, j’ai suivi mon premier cours d’initiation à la géobiologie sous la flotte de 9h à 13h. C’était hyper intéressant mais je me les pelais, malgré mon pull, mon poncho polaire et mon poncho de pluie, mes pieds et mes mains étaient gelés et quand les extrémités sont gelées, ben tout le reste suit. J’ai mis toute mon énergie à chercher les lignes des réseaux Hartmann et Curry sur un site romain sacré. J’ai récupéré une bonne partie de mon énergie en restant pendant 1 minute au centre d’une cheminée cosmotellurique.

Ensuite, j’ai mangé pour la première fois au Veganopolis de Lausanne. C’était délicieux. J’ai pu me réchauffer un peu les pattes en mangeant des frites au paprika et un super burger de seitan dans ma voiture (faut dire que ce resto est très petit). Puis c’est le début de l’angoisse. Il est 13h30. Ma consommation hydrique se résume à un verre de 5 dl de lait d’avoine au petit déj, 2 petits verres de 2 dl de thé chaud pendant le cours et une limonade que je n’ai pas pu boire au veganopolis car je me suis rendue compte après coup que c’était une sorte de bière faiblement alcoolisée. Bref, je cours ce soir et j’ai quasiment rien bu.

Je mets mon GPS pour le parking genevois où je voulais me garer et je file. Même si la course est à 19h45, je préfère prévenir que guérir en arrivant suffisamment tôt pour ne pas trop stresser (et ce jour-là, c’était pas du luxe). Il est 14h et il y a des bouchons à Morges… Coup de bol, il y a une sortie tout de suite. Je sors de l’autoroute et je choisis les petites routes, j’ai le temps, je suis peinard. A Rolle, assoiffée, je me souviens que j’ai 4 litres de flotte dans mon coffre (bouleeeeeeeet)… Je bois un coup. Je reprends la route. Mon iPhone ne cesse de me donner l’ordre de reprendre l’autoroute (va caquerrrrrrrrr!), je fais ce que je veux, je suis une rebelle. Je regarde mon niveau de batterie : 40 %. Un truc que je n’avais évidemment pas prévu, comme beaucoup de choses ce jour-là… Il faut dire qu’avec le GPS et Spotify en continu, ça brasse fort. J’arrête le GPS jusqu’à Genève puisque je connais la route (bouleeeeeeeeeet). Je rallume mon téléphone à l’entrée de Genève. Ce con me dit de monter prendre l’autoroute pour aller au centre ville (en général, j’écoute toujours Siri, mais ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé d’en faire qu’à ma tête). Erreur que j’ai comprise après coup, le parking gratuit pour les coureurs que j’avais choisi ce jour-là sur les 3 proposés se situait bien au-dehors de la ville et non au centre-ville comme je le croyais, à la sortie de l’autoroute française, puis démerde-toi avec les TP et donc Siri avait raison depuis le début… Je décide de quitter par moi-même les bouchons du centre-ville et de feinter par un autre chemin, évidemment je connais Genève comme ma poche (FAUX!). La tension monte, la batterie est à 20 %, je comprends rien à la multiplication des voies de directions qui ne veulent rien dire et puis merde, je vais la prendre cette fichue autoroute. Quand il me dit d’aller direction France, je commence vraiment à stresser grave. Ça fait 1 heure que je suis arrivée à Genève, que je tourne comme un boulet, en me trompant de voie de présélection pour finir à Bümplitz. Je commence à conduire très agressif, très nerveux, et ça, c’est généralement pas bon. Les fusibles sont sur le point de péter, impossible d’appliquer le concept de la respiration pour retrouver son calme car là, je suis au bout de mes forces mentales. J’entre enfin sur l’autoroute. Me voilà en France et là, je commence un vrai bad trip. Mon téléphone est mort, je suis seule au monde (une suissesse en France…) et j’ai pas un seul euro ni carte de crédit sur moi, car oui, dans ma tête, autoroute française = péage ! Heureusement que j’avais fait le plein sinon j’aurais probablement serré. Là, je commence à chialer comme une Madeleine. Il pleut, il fait froid, je suis perdue, j’ai carrément envie de rentrer chez moi, zut et flûte pour cette course que je n’avais de toute façon pas envie de faire vu l’horaire du départ et la météo du jour. Mais bon, j’ai quand même payé l’inscription… Je vois un panneau « Genève ». Suisse me revoilà. Je suis un peu plus calme. Je vois au loin le panneau du parking où je devais me garer (on est vraiment au bout du monde). Je me mets sur la voie de droite, le feu passe au vert et là, je me rends compte que ce foutu parking était à gauche. Mais fuuuuuuuuuuck !!!!! Et là, un long bout tout droit, pas moyen de faire demi-tour, il est 16h00… Je m’en fous, soit je trouve un parking souterrain au centre-ville dans les 15 minutes soit je me casse. J’en trouve un juste à côté d’un grand centre Coop. Parfait. Je décide d’en profiter pour aller m’acheter un fichu chargeur pour ma voiture (premier achat de mon défi sans achats du mois de mai…).

16h45, je reviens à la voiture, je recharge un peu mon téléphone et je regarde l’endroit où se trouve le village du marathon et jusqu’à quelle heure je peux aller chercher mon dossard. J’ai jusqu’à 18h pour aller le chercher et ô miracle, le Jardin Anglais se trouve à 3 arrêts de tram de mon parking (si ça c’est pas du bol !). En sortant du tram, je tombe pile poil sur notre Monsieur Câlin national. Là, un sourire s’affiche à nouveau sur mon visage et après avoir pleuré de désespoir dans ma voiture, je suis heureuse de rencontrer un visage familier et amical dans une ville que je ne connais pas du tout et clairement, j’ai carrément besoin d’un câlin gratuit ! Un petit instant de bonheur et d’apaisement qui m’a permis de reprendre du poil de la bête. Merci Monsieur Câlin pour tout cet amour que tu donnes gratuitement !

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J’arrive au village, il y a un monde de fou. Je cherche la tente des dossards. Aller chercher son dossard dans un village de marathon, c’est comme aller acheter un meuble chez Ikea, tu dois passer par tous les stands (et acheter plein de trucs dont tu n’avais pas besoin) avant de trouver ton graal. Mais j’ai trouvé bien plus que cela ce jour-là. Je suis tombée sur le stand de la fille qui m’a donné l’envie de me lancer en triathlon, mieux, de faire un jour un Ironman, Marine Leleu ! C’est mon idole féminine ! Mon niveau de bonheur est monté au firmament à ce moment-là. Je devais être là ce jour-là, malgré les obstacles mis sur ma route pour y arriver, je devais vivre cet instant et c’est sûrement pourquoi j’ai tenu bon. Un nouveau signe que le triathlon m’appelait ! C’était vraiment une super rencontre avec une nana super cool, super simple, super belle et super forte 😀 ❤ ❤ ❤ ❤ Merci !!!!!!

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Je mange un coup, je retourne à ma voiture, je me change (j’espère que les caméras n’ont rien filmé…) et je file dans mon tram direction la ligne de départ située à Chêne-Bourg. Une super ambiance là-haut. Des coureurs partout et des sourires malgré la température et la pluie qui tombe (j’ai de nouveau les mains gelées). Je pose mon sac dans le camion et je fais mes petits échauffements. Je préfère ne pas en faire trop. Je me trompe de bloc. Je me mets dans les 55 min au lieu d’1h et pas trop près de la ligne de départ, quitte à la franchir en marchant. Je dois dire que ce jour-là, je m’en fous un peu. Je ne vise aucun PR, je suis là pour me faire plaisir.

Le départ est pépère. Je pose mon rythme à 10 km/h et je me fiche royalement de me faire dépasser par les bombes. Cette fois, j’ai bien envie de profiter du paysage comme je le ferais dans un entraînement normal. La « campagne » genevoise est très jolie, très arborée, c’est vraiment sympa. Les 2 premiers km sont passés très facilement, rythme de croisière, pas trop d’essoufflement, tip top, et la petite voix qui me dit « c’est bien ! On est bon là ! Garde ce rythme « . A un moment je me dis « si tu te fais rattraper par le meneur d’allure du bloc des 1h, faut que tu commences à t’inquiéter… ». C’est ce qui s’est exactement produit pendant la loooooooooongue montée. Je vacillais entre 8,5 et 9,5 km/h, mais pourtant j’étais bien. En même temps, lui, il court à la même vitesse (10 km/h), à la montée, comme à la descente, easy. J’ai arrêté de penser à ça en le voyant s’éloigner méchamment de moi. Après tout, j’étais là pour le plaisir.

Vers le 6e km, nous sommes partis pour environ 2 km de descente, le pied total ! Mais pas longtemps. Je me suis rendue compte que la descente te tue encore plus les jambes que la montée, surtout si tes chaussures ont un amorti assez merdique après 6 mois d’entraînement et de compétitions. En plus, j’ai les pieds trempes après avoir atterri plusieurs fois au milieu de belles grosses flaques. Chaque foulée était comme un petit choc plus ou moins douloureux dans mes mollets. Plutôt que de profiter de la descente pour filer comme une bombe comme l’ont fait certains, j’ai préféré garder un rythme « décent » ne dépassant pas 12 km/h. J’avais les cuissards en miettes après mon cours de spinning la veille, maintenant c’étaient mes mollets qui avaient triste mine.

Nous voilà arrivés au bord du lac. Environ 2 km de plat le long d’un paysage magnifique, avec vue sur le jet d’eau. La nuit est entrain de tomber et la ville est magnifique avec ces hôtels lumineux. J’en profite pour courir le plus près du lac possible, histoire de profiter un max de ce moment. Ma foulée est plus légère, plus rapide, je sens la ligne d’arrivée qui m’appelle, mais c’est dur ! Il y a une superbe foule de spectateurs le long des quais qui nous porte jusqu’au bout. A chaque fois qu’on crie mon nom, c’est comme une petite piqûre de boost. Ils sont vraiment cool ces genevois. Je vois la ligne d’arrivée au Jardin Anglais. 200 m ! Je fonce ! Cette fois, impossible de se planter comme deux semaines en arrière à Lausanne. Mes pulses montent à 197 pour le sprint final. Je donne vraiment tout. Je suis heureuse ! Je l’ai fait en 58′ ! Et pourtant, vu ma motivation du matin, je pensais même pas franchir les portes de la ville 😀 Merci Genève pour cette super organisation et cette ambiance de ouf, malgré la pluie et la frisquaille ! Et pourquoi pas, à l’année prochaine !!!

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10 km de Lausanne 2017

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Mon premier 10 km de Lausanne ! C’est fait !

Une course super bien organisée avec une ambiance de ouf. Après une semaine pas terrible au niveau des entraînements à cause d’une crève persistante et de températures glaciales, j’ai préféré m’entraîner en salle. Je n’ai pas pu aller nager lundi (férié oblige) donc c’était un peu la misère.

A 11h, je prends mon dossard, mon joli t-shirt souvenir et j’essaie de me trouver un truc à manger car j’ai la dalle et mon bloc part à 12h59. Les stands de nourritures ne sont vraiment pas terribles pour des sportifs ou alors je n’ai pas fait le tour mais beaucoup , beaucoup trop de junkfood (probablement pour les spectateurs) mais rien de très convenable pour les sportifs, surtout les végétariens… Je trouve également très déplacé dans ce genre de manifestation qu’un stand McDo soit planté avec les autres stands de nourriture… On prône la santé et l’activité physique oui ou non ?  Vraiment pas compris l’idée pour une course dans la capitale olympique. Il faut clairement qu’ils s’améliorent niveau nutrition. Mieux, pour les courses des enfants, c’était Ronald McDonald en personne qui remettait les médaille… N’importe nawak !

Bref, pour cette course de 10 km, je me suis prise une demi-pizza Margherita (me sentait pas d’en prendre une entière que je digérerais pas du tout sur mon parcours…). Pas très vegan et pas très sportif non plus, bref, je suis pas fière de moi (j’envisage de me faire mes propres tupp à l’avenir). Mais bon, fallait bien se nourrir sur le moment. 12h30, les blocs avancent et je me rends compte que tout ce que j’ai bu ce matin, ce sont mes 5 dl de lait d’avoine à 7h… Je commence à boire une de mes gourdes. Encore une sale habitude à corriger.

12h58, je suis à la corde de mon bloc. Je refais la connerie que j’ai faite au Cross de Lausanne lors du départ. Je pars comme une bombe (he ouais, chaque bloc a apparemment sa propre élite), je suis le mouvement et au bout d’un km, je suis au bout de ma vie… Mon rythme de course habituel de croisière se situe entre 10 et 11 km/h. Là, je suis partie à 17… Si je voulais flinguer ma course, je ne pouvais pas faire  mieux. J’espère que cette fois, cela me servira de leçon. Je suis déjà vers les 190 pulses (pas normal quand je regarde mes entraînements en soirée sur 8 à 10 km). J’ai beau ralentir, impossible de baisser mes pulses. Au bout de 2 km, je vois déjà mon chrono se barrer au-dessus des 1h. J’ai limite envie de pleurer tellement je la sentais bien cette course après celle des Traîne-Savates qui, à mes yeux, était beaucoup plus éprouvante. Je pensais descendre à 56 minutes cette fois. Je me recentre sur moi-même, je tape quelques mains sur ma route et je retrouve un peu le moral.

Il fait chaud quand on court, super chaud. Et là, le soleil tape fort. Au ravitaillement après l’Avenue du Denantou, je bois, je m’arrose carrément. Et je retrouve un peu de jus. Encore 5 km ! Je reprends espoir en dépassant régulièrement des marcheurs et je me dis que finalement, je me débrouille pas si mal après mon départ pourri. Je dépasse beaucoup de coureurs des 2 blocs partis avant le nôtre, soit avec 4 à 8 minutes d’avance. Bon signe.

Les 2 derniers km étaient les plus éprouvants. Mais enfin, nous approchons de la ligne d’arrivée au stade de Coubertin. Là c’est l’euphorie générale ! L’ambiance est totalement grisante et magique ! On se croirait aux jeux olympiques tellement les gradins sont bondés de monde, même pour encourager les amateurs qui finissent bien longtemps après l’élite. On découvre Lausanne métamorphosée, sous un jour de convivialité, tous unis par la même passion. Cette ville qui, en temps normal, me semble si froide, si glaciale est aujourd’hui chaleureuse et aimante. A ce niveau-là, c’est l’une de mes plus belles courses à ce jour. Portée par la foule, Je suis dans un autre monde. Je reprends vie. Je cours sur la piste bleue et ça me booste, je crois voir la ligne d’arrivée (maudites portes gonflables ! Je commence un sprint 200 m avant (je m’en serais jamais cru capable), je suis heureuse, je lève les bras au ciel mais je ne m’arrête pas de courir pour autant puisque personne ne le fait (bizarre). C’est quoi ce délire !!! Je regarde ma Suunto et là je vois qu’il reste encore 200 m avant la vraie ligne d’arrivée (quel boulet 😦 ) Après ce moment de solitude probablement filmé, je me reconcentre une dernière fois et j’envoie tout ce qu’il me reste encore dans les tripes jusqu’à ces fichues bandes Datasport.

La miss qui lève les bras à la 13e seconde, en plein milieu (cette fois c’était la bonne arrivée 😀 )

Finalement, j’ai terminé la course en 58’01 », 28 secondes plus rapide que mon 10 km précédent. Je n’ai pas progressé mais je n’ai pas régressé non plus, quoique Suunto me fasse remarquer que ma performance de course ce jour-là était plutôt médiocre et je n’en attendais pas moins… Du coup, je suis quand même contente de moi et heureuse d’avoir pu figurer dans les environ 9000 coureurs qui ont participé à cette course magnifique.

Je m’améliorerai à la prochaine dans 2 semaines 🙂

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