J-5 avant mon premier triathlon

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Je commence à tilter que dans 5 jours, je m’élancerai pour la première fois de ma vie dans une course du triple effort.

Je pense qu’à force de me lire, vous commencez à connaître mes très vilaines habitudes et donc, vous avez pu vous rendre compte que je suis une vraie touriste pas toujours très sérieuse dans ses entraînements ! Donc, à moins d’une semaine du grand jour, où en suis-je ???

  • Mes deux TFL de mon marathon du 22 avril sont toujours en phase de guérison… Sur ordre de ma physio, j’ai interdiction de courir jusqu’au jour du triathlon (on verra si je repars sur 1 mois de physio après cette course… ou pas 😀 ). En même temps, ça m’arrange bien puisque ce sport arrive en dernière position dans mon cœur sur les 3 disciplines 😀 (en même temps, c’est le seul sport où je me blesse régulièrement…).
  • Je fais de petites sorties vélo régulièrement après le boulot pour compenser et surtout par faute de temps à cause du boulot, des séances de physio et de la vie de famille. Seulement durant le moi de juin, j’ai ressenti plusieurs fois des douleurs aux genoux en journée qui m’ont forcée à rester tranquille.
  • J’ai pas vraiment été assidue en natation durant ce mois de juin. MAIS j’ai testé par 3 fois ma combi néoprène en eau libre et franchement, j’ai adoré ! Du coup, je ne suis pas trop flippée à l’idée de faire 500 m en eau libre avec une sorte de bouée au niveau des jambes. Au contraire, j’ai presque hâte d’y être 😀 Hier, j’ai demandé à mon coach natation si je pouvais effectuer un 500 m sans m’arrêter (et sans combi ni pull buoy). J’ai jamais dépassé 300 m sans aide (peut-être par flemmardise…) et étonnamment, j’ai fait mes 500 m sans aucune difficulté au niveau de la respiration évidemment avec un chrono d’éponge de mer (11’40… vs 20’00 » pour 1 km en combi). J’aurais même pu continuer (mais flemme oblige…).
  • J’ai testé une fois la transition « vélo (20 km) – course à pied (3 km) ». C’était monstre bizarre au début… Pour ce qui est de la transition natation – vélo, j’ai pas pu tester. Je constate surtout que j’ai failli me vautrer à plusieurs reprises en sortant du lac de Gruyère et qu’il m’a fallu bien 3 bonnes minutes pour que je n’ai plus cette sensation d’avoir fait 100 fois le tour sur moi-même… Bref, ça promet, mais je suis une warrior 😀 au pire, je ramperai jusqu’au vélo (si je me rappelle où il est…). Par contre, dès ce soir (et malgré mon interdiction du courir) je vais bosser un petit peu les transition vélo-càp (sur de petites distances). Ce sera l’occasion de découvrir le mode multisport de la Suunto et de savoir l’utiliser le jour-J.
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  • Comme j’aime bien savoir plus où moins où je vais quand je fais un truc pour la première fois, j’ai parcouru des dizaines (des centaines ?) d’articles sur Internet, du blog débutant au mec qui fait des Ironman. Encore une fois, il y a à boire et à manger. Je vais me baser sur les premières expériences des uns et des autres qui sont vraiment super intéressantes. De comment préparer sa zone de transition à quoi manger avant et pendant la course, des règles du triathlon à la fameuse question « à quoi sert une visière si ce n’est chopper une insolation en plein soleil ? ». Par contre, j’ai aussi lu pas mal de trucs pour bien me foutre les boules, moi qui adore nager en eau trouble… Du style « combien de triathlète se sont fait attaquer par des brochets ou des Sandres pendant une course ? Si ça peut vous rassurer, j’ai rien trouvé hormis des gosses qui se font mordre le pied qui pendouille dans l’eau depuis un paddle ou simplement le chaton ou le caneton qui se fait bouffer par un brochet téméraire. Mais cela ne m’a pas empêché de pousser mes recherches sur le comportement des brochets en période de frai… oui oui, je suis sérieuse 😀 ). Un conseil, ne vous approcher pas des brochets à ce moment-là, vous risquez les points de suture… Nan mais c’est pas des poissons-clown qui grouillent dans les lacs suisses ! Il y a toute une faune chelou qui nage en-dessous de nous et c’est bien de le savoir (ou pas O_O )

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    Un joli sandre !

  • Pis comme la lecture ne me suffisait plus, j’ai regardé autant de vidéos que je le pouvais, encore une fois, du premier triathlon à l’Ironman en passant par comment gérer ses transitions et surtout, les transitions loupées… Perso, je vais adopter la stratégie du lièvre et de la tortue dans le sens où je vais faire mes transitions tranquillement (rapidement mais tranquillement… car pas du tout la pression du chrono ou du podium…) et opter pour la simplicité : Chaussures de VTT que je vais prendre le temps de mettre dans la zone de transition (chaussures d’ailleurs ultra pratiques qui te permettent de courir sans bousiller tes cales…) et je monterai tranquillement sur mon vélo après la ligne. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !  Je pense que tu gagnes autant de temps à pouvoir courir et monter tranquillement sur ton vélo que celui qui perd son temps à essayer d’attacher sa grolle, qui zigzag et se casse la gueule dans le pire des cas (en emportant les autres à côté avec lui… sympa).

  • J’ai fait du bénévolat lors de la Régio Cup d’Yverdon-les-Bains ce dimanche organisée par mon club de triathlon. J’ai eu l’occasion de parler avec d’autres membres, de recevoir des conseils, de me rendre compte que beaucoup d’entre eux allaient participer au même triathlon ce week-end et surtout, de rencontrer Cloé, une fille super sympa qui a commencé avec le club en octobre et qui participera elle aussi, à la Vallée de Joux, à son tout premier triathlon 😀 C’était vraiment chouette d’échanger nos craintes et de les voir se dissiper, pour la plupart, grâce aux membres plus expérimentés. C’était aussi l’occasion pour moi de m’intégrer un peu plus dans ce club avec lequel j’ai rarement la possibilité de m’entraîner (horaires compliqués et niveau encore pas adapté. Je commencerai l’année prochaine en natation car je pense qu’à ce moment-là, j’aurai le niveau pour rejoindre la troupe 🙂 Bref, grâce à cette journée, je pars encore plus sereinement vers cette course.

Le matériel est prêt, il n’y a plus qu’à préparer le sac de transition, nettoyer le vélo, graisser la chaîne, espérer que le beau temps tienne et advienne que pourra 🙂

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La mort de mes Jabra Elite Sport, après même pas 14 mois d’utilisation…

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Ça y est, les écouteurs que j’ai achetés pour une énorme blinde en janvier 2017 ont décidé de me lâcher. Malheureusement pour moi, impossible de retrouver la garantie de ce produit… Je pense que cette marque est maudite pour moi… Après la perte des mes premiers Jabra Sport Pulse sur le toit de ma voiture (ben oui…) voici la mort de mes Jabra Elite sport… tout juste 17 mois après leur achat dont 3 mois d’inutilisation complète.

En cause, on ne sait pas trop mais je pense que c’est le chargeur qui merde. En effet, plus moyen de charger les écouteurs et les voyants du chargeur restent constamment rouges… Évidemment (et comme par hasard), ce problème peut se résoudre par l’achat d’un nouveau chargeur (et si toutefois le problème vient du chargeur) coûtant à lui seul 100 euros… On se foutrait pas de la gueule du monde chez Jabra ? Aucune fausse manip de ma part n’est à mettre en cause puisque je suis quelqu’un de très soyeuse avec son matériel, surtout quand il a coûté au-delà de 200 chf… Pour le prix, je m’attendais quand même à une durée de vie plus conséquente…

Bref, ma confiance en Jabra s’est totalement dissoute et il est absolument hors de question que j’investisse à nouveau dans cette marque. Aujourd’hui, je vais plutôt m’orienter vers les Bose SoundSport Free qui me font sérieusement de l’œil (pour un prix tout aussi modeste… mais bon, c’est du Bose ! D’ailleurs, l’enseigne qui m’a vendu mes Jabra à l’époque ne les vend plus. Serait-ce un signe ?).

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Vous l’aurez compris, je suis super déçue et énervée d’avoir dilapidé une telle somme dans une marque dont je n’avais jamais entendu parler avant de me promener dans le rayon du magasin. J’ai tenté de contacter la marque pour un « geste commercial ». Rien n’y fit, hormis des conseils à la con comme plonger ses écouteurs sous l’eau froide, les remettre dans la boîte après séchage et reset de la boîte qui soit dit en passant, était complètement déchargée (donc inutilisable), comme ses écouteurs… Comment faire un reset avec quelque chose qui est mort ? Trop forts les mecs…

Mais au final, qu’est-ce que j’en retiens ?

Les points positifs : La facilité d’appairage avec mon smartphone et la bonne qualité du son. Le côté pratique du « totalement sans fil » et la discrétion des engins une fois dans l’oreille. La réception des appels était très bonne et mon interlocuteur m’entendait très bien, même quand je courais.

Les points négatifs : cette horrible impression de s’enfoncer l’écouteur dans le canal auditif quand tu pressais sur les boutons de contrôle. L’inconfortabilité du truc lorsque j’ai commencé à faire du longue distance. J’avais souvent mal aux oreilles et aucun des embouts ne convenait vraiment à mon oreille. Du coup, je me suis contentée de celui qui me convenait le mieux et j’avais tendance à les remettre régulièrement en place avec cette peur d’en paumer un, surtout lors des entraînements vélo. En vélo d’ailleurs, très mauvaise isolation, j’entendais plus le vent que la musique. Le cardio fréquence-mètre complètement à côté de la plaque (mais bon, je ne l’utilisais pas puisque j’avais la ceinture cardio), la batterie qui ne m’a jamais tenu plus de 3 heures et jamais 4h30 comme mentionné par la marque (une hérésie de les porter en marathon…) et le prix exorbitant de l’appareil qui n’est pas vraiment descendu une année après…

J’ai eu beau chercher sur Internet, il semble que je sois la seule à avoir ce genre de problème de charge… Mon chéri a bien essayé de réparer le chargeur mais cette fois, n’a pas réussi. Du coup, c’est avec la mort dans l’âme que j’ai couru pendant 3 mois avec les écouteurs d’origine (filaires) de mon LG G6. Ce fameux fil qui est toujours au chemin quand tu cours avec une brassière et qui n’est pas assez long pour être dissimulé sous ton maillot de vélo. Autant dire que c’est hard de passer du « sans fil » au fil de 1 m de long… Je pense que je vais encore faire saigner mon épargne et cette fois, je mettrai dans un coffre à la banque cette foutue garantie !

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Le prix actuel des Jabra est juste aberrant quand je pense qu’à l’époque, j’avais déboursé 270 chf… Les gars, il faut adapter vos prix !!! Voici le comparatif

20 mois de bilan sportif

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13 jours avant mon premier triathlon ! C’est tellement proche ! J’ai fait pas mal de trucs dingues même pas 2 ans après ma reprise du sport et chaque course m’angoisse toujours autant.

Je me fixais juste 6 km en octobre 2016 pour en finir avec ma dépression. Pour me prouver à moi-même que j’en étais capable et que je n’étais pas la bonne à rien que les aléas de la vie me laissaient croire depuis que je suis née. Envie de boucler ce cycle infernal de misère, de manque de confiance en soi, de désamour envers mon corps, ma  personnalité, ma transparence et mon manque de répartie face aux coups psychologiques que me donne la vie depuis que j’ai commencé à côtoyer mes congénères.

Une enfance détruite à coups de mensonges familiaux, un rideau qui tombe à 31 ans après une année de séances de psy pour enfin découvrir la vérité sur mon passé. Malgré cela, je n’en voudrai à personne parce que je sais que ça ne sert à rien de vivre dans la colère et la tristesse d’avoir perdu quelque chose qu’on ne retrouvera jamais. Le passé appartient au passé. Maintenant j’essaie de faire en sorte que ma fille vive une enfance normale, sans mensonges, sans séparation, malgré mes démons qui ressortent de temps en temps et qui essaient de reproduire le même schéma que mes parents. Après tout, c’est dur d’être une mère quand on a pas eu la chance de vivre à côté de la sienne depuis l’âge de 6 ans.

Et puis il y a eu l’école. Comme si ce n’était pas déjà compliqué. Il fallait supporter les moqueries de mes camarades d’école. Comme si c’était écrit que dès que j’entrerais à l’école, je deviendrais LE bouc-émissaire par excellence. J’ai pas envie de me plaindre car je pense qu’inconsciemment, je tendais des perches. Comme si j’étais faite pour ce rôle pour finalement, l’accepter et parfois, avoir envie d’en finir, déjà très tôt dans ma courte existence. Prendre des coups, des moqueries, être constamment mise de côté. Aucun ami, mais des potes, de temps en temps, surtout pendant les vacances, loin de l’effet de groupe pervers de l’école, là où je pouvais retrouver une vie d’enfant normale. Ce cycle de bouc-émissaire s’est terminé à 17 ans, lorsque je suis entrée à l’école de commerce. Il faut croire qu’on devient plus mature avec l’âge… ou pas… J’ai quand même eu affaire à des sacrés cas mais cette fois, la bave du crapaud n’atteignait plus la blanche colombe.

Aujoud’hui, je regarde en arrière et je regarde mon historique de courses. De 10 km à Morat-Fribourg, de Morat-Fribourg au semi-marathon et enfin, du semi-marathon au graal du coureur, le saint marathon. Chaque franchissement de ligne d’arrivée est pour moi un énorme doigt d’honneur à mon passé et un petit peu à la vie. Chaque personne qui crie mon prénom le long d’une course me fait oublier que pendant longtemps, j’étais invisible. J’existe, on me voit ! Quel bonheur d’être encouragée par des inconnus qui ne vous jugent pas, au contraire ! On a voulu me détruire jusqu’à me donner envie de disparaître mais j’en suis ressortie plus forte que jamais et ça, c’est grâce à la course à pied, un sport que j’avais pourtant toujours détesté et qui m’a permis de laisser 12 kilos derrière moi et de découvrir enfin ce que c’était d’avoir confiance en soi.

Et puis ce besoin d’aller toujours plus loin et peut-être aussi l’ennui de pratiquer toujours le même sport. Cette soif de bouffer les kilomètres et de découvrir ce que j’ai dans les tripes. Cette envie de sortir de ma zone de confort, d’accomplir des choses que je n’aurais jamais imaginé faire un jour et d’être enfin fière de moi, de tout ce que j’ai accompli, très souvent toute seule et parfois, sous les encouragements des personnes que j’aime le plus au monde. Et c’est à ce moment-là que l’envie de me lancer en triathlon fait son chemin, en mai 2017, alors que je ne sais même pas nager et que je déteste encore plus le vélo. Et puis je prends un abonnement à la piscine et je vais brasser avec les grands-mères qui me dépassent… Les débuts étaient vraiment chaotiques, surtout quand on se lance en autodidacte. Je regarde des vidéos sur Youtube pour apprendre à crawler. Je fais plusieurs séances à la limite de la noyade, je suis un vrai caillou jusqu’au jour où, 1 mois plus tard, je comprends qu’il faut expirer sous l’eau…

Je décide alors de m’inscrire dans un club de triathlon après avoir observé une séance de natation du club. Pas du tout sûre de moi, je vais nager 3 fois avec le club, évidemment en queue de peloton car le niveau est vraiment très élevé par rapport au mien. Je trouve les séances trop « militaires » à mon goût, car pour moi, le sport est avant tout un plaisir et pas une recherche constante de performance. J’ai 32 ans et je sais très bien que je ne finirai jamais sur un podium. Mon plaisir à moi est simplement de franchir les lignes d’arrivée sur mes deux pattes arrières dans les temps limites impartis, peu m’importe mon chrono. J’ai donc décidé de m’inscrire avec le Cercle des nageurs d’Yverdon et là, l’illumination. Je nage à mon rythme, sans stress avec des nageurs de tout niveau.

Ma technique s’améliore rapidement et je prends enfin du plaisir à nager grâce à notre coach Roland, d’une patience incroyable pour la pitre que je suis. Même après 9 mois d’entraînements, il est toujours un peu paniqué quand après 40 minutes d’entraînement, je sors du bassin en croyant que je fais un malaise (j’ai compris que si j’étais la seule à aller faire pipi, c’est peut-être parce que les autres pissent dans l’eau… bande de dégueulasses ! Mais ça me permet aussi d’éviter ces maudits exercices de battements avec les palmes…). De temps en temps, je me cache sous le plot pour éviter le regard du coach et de devoir me taper 50 mètres de dos supplémentaire, une nage que je déteste particulièrement… Il faut dire que Roland veille à ce qu’on soit assidu 😀 Mais ces entraînements on fini par payer 🙂

En juillet 2017, j’ai fait l’acquisition de mon vélo de course. Je suis très vite tombée amoureuse de ce sport qui deviendra très vite mon préféré des 3 disciplines. Voir défiler les paysages, avaler les km sans avoir le cœur dans les chaussettes et ce plaisir de découvrir de magnifiques endroits, sans stress. De 20 km, je passe rapidement à de plus longues distances tellement je m’amuse et je passe rapidement à des sorties entre 50 et 100 km. Toujours en amateur, avec mon sandwich dans le sac. Je prends toujours le temps de m’arrêter dans un endroit sympa pour prendre le temps de manger et d’apprécier le moment présent. C’est en vélo que le sport me rend la plus heureuse. Ce moment de plénitude, seule avec moi-même, sans autre responsabilité que d’être prudente sur la route et d’apprécier ma vie. C’est aussi sur mon vélo que la plupart des articles de mon blog et que mes projets futurs de courses prennent forme.

Dans 13 jours, je prendrai le départ du triathlon de la Vallée de Joux et je pourrai enfin clamer que je suis officiellement une triathlète 🙂 (si je passe la ligne d’arrivée évidemment 😀 ).

En plus de la technique que j’ai du acquérir en piscine durant les entraînements coachés ces 9 derniers mois, il a fallu que j’apprivoise la nage en eau libre, qui est quand même très différente des bassins sécurisés avec un fond coloré et une eau transparente et chlorée. J’ai testé fin mai ma combinaison néoprène toute neuve sur la plage d’Yverdon-les-Bains. C’était un grand moment de flippage. L’eau était vraiment crade et ne donnait déjà absolument pas envie d’y nager (ça craint pour le triathlon d’Yverdon en septembre…). J’ai bu la tasse à plusieurs reprises (beurk…) après avoir pris des bouts de bois flottants pour des brochets ou je ne sais quoi de plus horrible encore… Il me semble que ce jour-là, si j’ai crawl-brassé 300 mètres, c’est beaucoup… J’ai surtout constaté avec grand plaisir que ma combi m’allait comme un gant et ne me gênait pas du tout pendant la nage, gros point positif.

Entretemps, j’ai fait l’acquisition d’une board de SUP, qui remplacera les séances soporifiques de musculation en salle. Oui, le SUP, ça muscle tout le corps, sans exception (et surtout les parties préférées des filles : abdos, fesses et jambes 😀 ). Moi je l’aime surtout parce que ça tire sur les bras… Moi qui adore les sports qui bougent et décoiffent, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir en SUP. Comme je fais toujours tout en autodidacte (grâce à Youtube) et loin de moi l’idée de faire des cours qu’il faudra en plus payer, j’ai fini 2-3 fois à l’eau comme une grande pour enfin trouver mon plaisir au bout de 30 minutes à peine. Et quel plaisir ! Le calme absolu au milieu du lac ! Avec mon pique-nique et ma bouteille d’eau sur le nose, que j’ai pris à l’ombre sous les arbres, dans un silence presque absolu. Pourquoi je n’ai pas découvert ce sport avant ??? Il m’a permis d’apprécier encore plus les moments sur et dans le lac et d’atténuer un peu ma « phobie » en eau libre.

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Ce week-end, nous avons fait du camping en famille au bord du lac de Gruyère. Encore une occasion d’enfiler ma combinaison et d’essayer une nouvelle fois de nager plus de 300 mètres sans risquer l’arrêt cardiaque. Le premier jour, j’étais suivie par mon chéri et ma fille sur le paddle, ce qui était très réconfortant dans le cas où je perdrais les pédales au milieu du lac. Première constatation, l’eau est un peu froide mais la combi a vite fait de me réchauffer et surtout, je flotte de l’arrière sans faire d’effort ! Une bonne chose étant donné que j’ai tendance à m’essouffler à cause justement de mes battements de jambes totalement inefficaces et énergivores. Avec la combi, je n’aurai pas à y penser. Dans le lac de Gruyère, on a son fond environ jusqu’à 3 mètres du rivage (en tout cas au camping) après, c’est fini, ça descend fort ! Deuxio, tu ne vois que dalle ! L’eau est verte partout (mais super propre !) donc tu vois quasiment rien au fond de l’eau, sauf de temps en temps une algue ou une branche (on sait pas trop et vaut mieux essayer de ne pas trop regarder au fond si on est cardiaque). Du coup, ce jour-là, en m’arrêtant plusieurs fois pour me repérer et reprendre mes esprits (la fameuse branche d’arbre qui apparaît soudainement dans le vert opaque), j’ai réalisé 1 km en 28 minutes. Le lendemain, je remets ça à 7h30 du mat et cette fois, je pars seule (sauf sur la fin ou la famille m’a de nouveau rejoint en paddle). La respiration est parfaite et je me force à regarder devant plutôt que le fond. Du coup, moins de flippage et surtout je sais que les poissons sont tellement effrayés qu’ils ne viendront pas nager près de moi. Cette fois, je fais mon km en 20 minutes ! 8 minutes de gagnées en arrêtant de flipper et en m’arrêtant tout le temps. Ce n’est pas un temps exceptionnel mais pour un caillou comme moi, c’est juste exceptionnel 😀 Probablement que je finirai dans les derniers à la natation, mais je m’en fiche 😀

Au final, je constate avec surprise que je prends beaucoup plus de plaisir en eau libre qu’à la piscine, que je nage plus vite, que ma respiration est meilleure et que je suis beaucoup plus « calme ». C’était vraiment une bonne chose de nager en lac avant la course car c’est beaucoup d’appréhension qui tombe. Et j’adore !!!! Après, peut-être que le fait que l’eau du lac de Gruyère soit verte opaque y était pour quelque chose. Ce sera un peu la surprise pour la Vallée de Joux… Mais là, c’est 500 mètres et je sais que ce n’est pas insurmontable en gérant mon stress du mieux que je peux 🙂 Ce sera aussi l’occasion de tester notre nouvelle trifonction à l’effigie du club de tri. Je ne suis pas à l’aise à l’idée de la porter car elle est limite transparente O_O (je l’ai essayé avec une culotte et on la voyait dessous… J’ose pas imaginer sans culotte…) et j’ai presque l’impression de ne rien porter (dos presque complètement nu à la limite de la raie des fesses, tour d’épaule ouvert très large avec la base des seins pas très loin…). Le tissu est monstre fin et donne vraiment l’impression qu’il va se déchirer au moindre faux mouvement, surtout quand je l’enfile (ça craque déjà pourtant j’ai pris une M et j’ai pas l’impression d’être fat…) O_O. C’est tout de même une Osuit de Z3ROD. A voir vraiment ce que ça vaut… Peut-être que mouillée ça va mieux. Et tu oublies l’Ironman avec une chamoisine aussi fine, même sur 20 km je suis quasi sûre et certaine d’avoir mal au cul… J’hésite quand même à prendre mon Orca qui semble de bien meilleure qualité 🙁 C’est le seul vêtement du club qui ne m’inspire pas confiance. Notre tenue de vélo et notre t-shirt de course à pied sont vraiment topissimes 🙂

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Narcisses Run Haute-Ajoie

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C’était la toute dernière course à pied de l’année après le marathon de Zürich, en soit, une course de reprise après mes tendinites aux deux genoux. La physio m’a donné le feu vert mais c’était sans compter sur le dénivelé de cette course que je pensais plutôt à ma portée, juste un petit entraînement…

Cette course qui était la deuxième édition (donc toute petite course jurassienne) était tout de même importante pour moi car c’est la toute première course où mon papa, ma fille et mon chéri seraient tous présent, ma famille la plus proche. C’était aussi important que la toute première compétition d’un enfant devant ses parents.

Le départ de la course étant à 18h, nous sommes partis le matin pour retourner dans la région où j’ai passé toute mon enfance. On en profite pour visiter les grottes et le préhisto-parc de Réclère (une étape de la course du soir). C’était vraiment sympa mais un peu froid (il faisait 6°C dans la grotte et on était pas vraiment habillé correctement (il faut dire que dehors, il faisait super chaud 😀 ).

 

 

 

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Petit dîner à Porrentruy et direction la maison de mon papa pour que je puisse me préparer pour la course. A 16h, départ pour la course à environ 30 minutes de voiture. Jusqu’à aujourd’hui, j’avais toujours participé à des grosses courses très connues et très populaires avec départ en bloc et toujours chronométrées de manière automatique avec des capteurs sur les dossards. Ici, c’est tout simple. Un simple dossard et des gens qui apparemment relèvent ton temps à l’arrivée. J’ai déjà commencé à ressentir des douleurs à mon essuie-glace gauche durant la journée, lors des descentes dans les grottes. Léger. Mais déjà, je sentais que ça allait mal se passer.

A 10 minutes du départ, mon papa me dit de m’échauffer un peu histoire de ne pas me griller sur les 500 premiers mètres qui sont en montée (peu de plats, énormément de montée et beaucoup de descente et ça, je le découvrirai sur le parcours). Mon papa connaît bien la course à pied. Il a fait beaucoup de sport quand il était jeune (football, hockey sur glace, vélo et course à pied et aurait presque pu gagner la mythique Morat-Fribourg lorsqu’il avait  dans les 20 ans s’il ne s’était pas gorgé d’eau sur le dernier ravitaillement. Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait pas encore les éthiopiens 😀 ). Il me dit aussi de laisser tomber si je ressens des douleurs, que ça ne vaut pas la peine de griller toute ma saison de tri sur une si petite course. Je suis d’accord mais abandonner, ça fait pas partie de mes gènes. J’ai morflé plus que jamais sur mon marathon et j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce n’est pas une course de 9 km qui va me mettre à genoux (mon orgueil à deux balles).

Le départ est donné, tout le monde part en même temps (mais bon, on est vraiment pas beaucoup). Ça marche un peu avant la ligne mais bon, pas grave, j’enclencherai la Suunto au bon moment. Et effectivement, la première montée est sacrément rude, surtout quand on a couru que 6 km sur presque 2 mois… (j’ai quand même fait pas mal de vélo et de natation pour compenser). Et là, je remarque que mon lièvre n’est autre qu’une de mes anciennes copines d’école primaire ! Avec un physique comme j’en rêve et là je me dis que je ne vais pas la suivre très longtemps et que je vais devoir rapidement la laisser partir car elle a l’air de gérer sa course super bien. Pendant les 3-4 premiers km, on s’est dépassées chacune notre tour jusqu’au réveil de mon genoux… DROIT ! Celui qui n’avait pipé mot jusque-là alors que son voisin me donnait des signaux d’alarmes déjà le matin ! J’hallucine ! Bref, je lâche Cloé et je continu à un rythme beaucoup moins marrant. Il a beaucoup plu les jours précédents. La course se déroulaient principalement en forêt, une sorte de petit trail en l’occurrence. Mon tout premier. On dirait qu’on a passé la charrue sur le chemin. Les chaussures s’enfoncent dans la boue et les chevilles se tordent sur les racines des arbres, c’est complètement dingue !

Et c’est là qu’arrive la montée de la mort qui tue ! Un escalier quasiment à la verticale qui met à bout de souffle les coureurs. Une montée qui n’en finit pas ! C’est là aussi que je me rends compte que le fait de n’avoir quasiment pas couru pendant une quarantaine de jours a un impact énorme sur mon cardio. Mon cœur est au taquet et je souffle comme un boeuf, rien à voir avec le marathon de Zürich, j’ai l’impression de n’avoir jamais fait de course à pied…

 

 

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Heureusement, en haut, on trouve le premier ravitaillement. Je fonce sur les oranges et boit deux petits verres d’eau. Je repars et retrouve ma famille au 6e km. Ils veulent savoir si j’arrête ou continue. J’ai un peu mal au genou droit mais je ne vais pas lâcher à 3 km, surtout après avoir couru 42 km non-stop quelques semaines avant… Souriante et pleine d’espoir, je continue, hors de question d’abandonner. Mais qui dit montée dit forcément descente. Et là, ça devient monstre galère. Le TFL droit est de retour de plus belle et ma physio risque de me faire la gueule mardi. La descente est un supplice, et pour compliquer un peu la chose, dans la boue. Je n’arrête pas de faire des virages pour éviter de me vautrer. Je suis encouragée par d’autres coureurs lorsque je m’arrête pour masser mon genou et je repars en courant sur l’intérieur de mon pied (la douleur est moins forte). Par contre, le genou gauche n’a pas flanché une seule seconde, aucune douleur, rien du tout ! Il a même compensé pour l’autre genoux alors que je pensais vraiment qu’il allait me lâcher. Encore aujourd’hui, RAS. Je pense qu’il est guéri, à voir mardi 😀 (Edit du 05.06.2018 : la physio reste optimiste, la situation du TFL droit n’est pas pire qu’avant la course, c’est plus un signal d’alarme pour faire comprendre qu’il n’est pas complètement guéri. D’ailleurs, lundi, je pouvais même courir dans les escaliers en descendant, ce qui serait impossible. Mot d’ordre de la physio : Pas de course à pied jusqu’au triathlon du 24 juin, uniquement du vélo, de la muscu et de la natation (selon elle, vu les courses que j’ai faites peu de temps en arrière, je n’ai pas besoin d’entraînement pour courir un 5 km dans une quinzaine de jours. Je suis trop contente 😀 ).

Et puis voilà enfin la ligne d’arrivée ! Comme je suis contente de la voir ! je retrouve un peu de ma motivation et même la force pour allonger la foulée. Je passe la ligne en 1h00’01 » sous les encouragements de ma copine Cloé que je retrouverai plus tard après quasiment 7 ans sans l’avoir vue. Toute ma famille est à l’arrivée, je suis trop heureuse 😀 Je suis prise en charge par un masseur qui accepte de prendre soin de mon genou malgré le fait que je sois cradossée de boue et c’est également à ce moment-là que je retrouve mon ancienne professeur d’économie et de compta de l’école de commerce que j’ai quittée il y a 11 ans ! Quand je vous dis que le Jura c’est tout petit ! Quel bonheur de retrouver toutes ces personnes !

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Le soir, on va tous se manger une bonne pizza et comme le Jura est tout petit, voilà qu’on mange juste à côté du mec qui a fini 3e du parcours de 16 km. Je lui explique pour le TFL et il m’explique qu’il n’a jamais couru avec des chaussures à 200 balles car ça lui faisait toujours mal et qu’il court avec des chaussures bon marché O_O (pas sûre que je vais tenter l’expérience, quoique, après avoir mis 600 balles dans des chaussures et après avoir constaté qu’après chaque course je perdais deux ongles d’orteil, je vais peut-être réfléchir…). Pour gagner du temps, il a couru a 4 pattes sur les escaliers (petit anecdote pour les prochains trails 😀 ). A noter que cette course est juste magnifique, à travers champs de fleurs et forêts, avec une ambiance toute jurassienne, sans prise de tête et beaucoup de fair-play 🙂 Une course qui me donne sérieusement envie de me mettre au trail, un type de course sur lequel je m’éclate, pour l’année prochaine avec un nouveau challenge de taille : la mythique Sierre-Zinal (disons en 2020, avec mon premier Ironman 70.3 :D).

Enfin, bref, j’ai un peu de peine à marcher à froid sur le droit mais je pense que le 24 juin je serai à nouveau sur pied pour mon triathlon 😀

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J-1 avant la Narcisses Run et J-22 avant mon premier triathlon

Voici venu le temps des questions existentielles de noob ! La Narcisses Run de demain s’annonce pas trop mal. J’ai réussi à courir 4 km sans que mes deux essuis-glaces refassent surface (mais bon, c’était sur du plat et chemin de forêt terreux). Je sais pas si mes genoux tiendront les 9 km de la Narcisses Run mais au pire j’ai une séance de physio d’une heure aujourd’hui (la veille) et une nouvelle mardi prochain (et la càp de mon premier triathlon fait 5 km sur terrain plus ou moins plat (donc au pire, ça devrait aller, restons optimistes…).

Mais je suis entrain de stresser grave et j’ai beau faire toutes les recherches possibles sur Google, beaucoup de questions me turlupinent pour mon premier triathlon. Le matos est prêt !

Puma Minions Sweat-shirt agrave capuche pour enfant B071LHRMGV

C’est le modèle « ado » mais par bonheur, je rentre dedans et je l’adore 😀

  • combi néoprène
  • trifonction (qui devrait arriver la semaine prochaine selon dernier mail du club). Au pire, j’ai ma trifonction Orca
  • lunettes de natation
  • bonnet (mais il me semble qu’ils en donnent à chaque triathlon)
  • ceinture porte-dossard
  • Suunto et ceinture cardio (j’ai même fait le test d’enlever ma combi avec la montre au poignet et ça passe : il faut dire que c’était une de mes premières questions existentielles : est-ce que je réussirai à enlever ma combi méga-moulante et serrée sans la déchirer avec ma montre…).
  • serviette pour les pieds après la course
    ———————————–
  • casque vélo
  • lunettes de vélo
  • chaussures vélo
  • chaussettes (oui, je m’en fous de perdre 10 secondes à mettre mes chaussettes pour le vélo et la course à pied…).
  • pompe sur le cadre
  • vélo (ça peut servir 😀 )
  • 2 gourdes
  • scotch pour fixer mon gel énergétique sur le cadre
  • sacoche avec matériel de réparation sous la selle (2 chambres à air neuves et tout le kit qui va avec. Je ne suis pas adepte des cartouches de CO2) et je fais des prières la veille pour que ma chaîne ne pète pas sur la course…
    ————————————
  • chaussures de running
  • casquette
  • lunettes
    ————————————
  • crème solaire
  • sparadraps
  • paracétamol
  • barre de protéine d’après-course
  • bouteille d’eau
  • mon training Puma édition Minions
  • des sous-vêtements
  • tongs
  • huile de massage à l’arnica et granules d’arnica
  • règlement de course et tracé du parcours, preuve de paiement, carte d’identité
  • lunettes de soleil (ça fait 4 paires, rien d’anormal en triathlon…Il faut préserver ses jolis neuils !).
  • grand linge (vive DK et ses linges super fins).
  • sac plastique
  • ravitaillement

Pour transporter tout ce barda (j’ai toujours pas fait de test pour voir si tout rentre dedans), je compte sur mon super T-bag de Z3R0D, un super cadeau de mon chéri. Vu le prix du sac et le risque de vol sur l’aire de transition, chéri m’a donné l’idée de le customiser de façon à décourager le vol de ce sac qui coûte quand même une blinde (en triathlon, tout coûte cher et c’est flippant de laisser ses affaires par terre en espérant que rien ne disparaîtra…). Mon idée de base était de sprayer un dessin dessus dans une couleur très « féminine » (en gros, rose !) histoire de dissuader la majorité des concurrents masculins de se promener sur un prochain triathlon avec un lapin crétin rose sur son sac avec en plus, le danger de tomber sur sa véritable propriétaire (le monde est petit !). J’ai préparé mon pochoir de lapin crétin (je n’ai malheureusement pas pu rajouter les ventouses à chiotte prévues juste en dessous pour faire plus fun et encore plus dissuasif (oui j’ai beaucoup d’humour et très peu d’amour propre…) faute de précision à la découpe au cutter…) puis j’ai sprayé une sous-couche et 2 heures après, mon rose. Seulement, laisser sécher avec le pochoir dessous n’était pas une bonne idée puisque tout s’est barré avec le pochoir quand j’ai voulu le retirer. Grosse sueur froide ! Je venais de défigurer mon beau sac ! Mais j’ai pas pleuré !!!! J’ai recoupé un nouveau pochoir et gratté du mieux que je pouvais les restes de peinture restant (j’ai presque eu envie d’utiliser l’éponge métallique mais j’ai tenu bon, là pour le coup, personne n’aurait eu envie de voler cette épave…). Évidemment, je n’ai pas réussi à tout enlever d’où mon lapin pas du tout centré et beaucoup plus haut que prévu histoire de cacher au max la misère. J’ai pas sprayé le rose et j’ai juste fait la sous-couche en blanc. J’ai retiré le pochoir presque immédiatement après et cette fois, ça donne pas trop mal… (avec un peu de spray à côté du Z de Z3R0D que j’avais mal protégé avec le journal). Je suis un peu dégoûtée du résultat, moi qui suis légèrement perfectionniste, mais ça fera l’affaire.

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C’est pas super bien réussi, mais au moins, facilement reconnaissable 🙂

La personnalisation ratée étant faite, il ne me reste plus qu’à m’entraîner pour les transitions. Mais plusieurs nouvelles questions me taraudent. C’est bien joli d’avoir un super sac de transition de super professionnel. Mais qu’en faire une fois tout le matériel placé (et là, les pros du triathlon qui me lisent peut-être pourront m’aider) :

  • Que faire du sac gigantesque de transition (parce que l’idée, c’est de venir sur le parc à vélo, sur son vélo, avec son sac de transition sur le dos, à des centaines de mètres du parking et de sa voiture) et pas forcément de retourner à sa voiture pour poser le sac (mais s’il faut le faire, on le fera…).
    1) Espérer qu’il y a une consigne surveillée pas loin pour le poser en toute sécurité
    2) Le laisser sur la place de transition (c’est un peu le principe me semble-t-il) pour pouvoir y ranger ses affaires et là encore, espérer que personne ne se barre avec intentionnellement.
    3) Accepter de laisser « traîner » ses affaires pêle-mêle par terre.
  • LA COMBI ! Que faire de la combi une fois la natation terminée ??? Je ne veux pas faire ma précieuse mais je suis là aussi très récalcitrante à l’idée de laisser une combi à 400 boules traîner par terre sans surveillance (je suis toujours entrain de la rembourser d’ailleurs, comme tout le reste de mon équipement!). Mon idée première aurait été de la plier proprement (Sheldon, sors de ce corps !!!) et de la ranger dans le compartiment du sac prévu à cet effet quitte à perdre quelques secondes (en plus, on dit qu’il ne faut pas la laisser sécher au soleil…).
  • Le téléphone, le porte-monnaie, les clés de voiture, je mets ça où ? (pas la peine de me faire le fameux DTC 😛 ) ! Vu le peu de place disponible dans une trifonction, j’ose espérer encore qu’il y a bien une zone de « consigne » sur chaque triathlon pas loin de l’aire de transition (pas mentionné sur le site de l’organisateur). Et même là encore, je ne suis pas certaine de pouvoir faire totalement confiance aux gens qui surveillent… Peut-être vais-je investir dans un cadenas… (à la Vallée de Joux, je confierai cette tâche à mon chéri, mais je ne serai pas forcément accompagnée sur tous mes tri).
  • Dernière question et non des moindres : est-il difficile d’enfiler une combi néoprène quand ses bras et ses jambes sont totalement tartinés de crème solaire. C’est déjà bonnard de la mettre quand on transpire, j’ose même pas imaginer avec la crème… Mieux ! S’il flotte ce jour-là ! Mais je doute fort que les pros du triathlon sortent de l’eau et s’arrêtent pendant 5 minutes pour se tartiner donc je suppose qu’ils le font avant… Où alors ils s’en fichent de se prendre un méga coup de soleil pendant la course parce que ce sont des dieux et que le soleil leur ricoche dessus (comme je suis rouquine et loin d’être une déesse, j’ai pas trop envie de tester). Alors il « paraitrait » même que ça aide à enfiler la combi 😀 Une question en moins 🙂

Pour le reste, je ne m’inquiète pas trop. Peut-être un peu quand même pour mon vélo mais faudrait être cinglé pour voler un vélo bleu et vert fluo… C’est un Cube, pas un Pinarello. Avec le temps, d’autres questions existentielles arriveront, pour les plus longues distances par exemple (L ou Ironman 70.3), du style, comment faire pipi pendant une course… J’ai déjà lu des trucs bien sympas 🙂 comme se pisser dessus sur le vélo et s’arroser avec sa gourde de flotte (histoire de pas trop puer après la ligne d’arrivée (OMG !). Ah ça c’est sûr qu’on est loin des paillettes du festival de Cannes 😀 J’ai déjà testé le pipi en combi néoprène et c’était, comment dire ? vachement bizarre… J’ai compris qu’en triathlon, il fallait laisser ta pudeur et ta « préciosité » de côté 😀 Mais c’est justement ça que j’aime dans ce sport, on donne « tout ».

Voilà plus ou moins ce qui me tord les boyaux en ce moment. J’ai pas vraiment peur de sentir mes pieds chevaucher la boue et nager au milieu des algues et des créatures bizarres du fond du lac ni de me vautrer comme une bouse sous la pluie sur une plaque d’égout et déchirer ma trifonction au niveau de ma zone intime ou de mes nichons et perdre ainsi le peu de dignité qu’il me reste ni même de perdre 15 minutes dans les transitions pour cause de maniaquerie poussée à l’extrême mais juste de me faire faucher mon matos qui m’a endettée pour les 15 prochaines années… Sur ce, je vais continuer mes recherches 😀

Allez, on se tient au courant 😀

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Retour sur les entraînements de mai avec un peu d’avance…

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Parce que je me rends bien compte que ce mois de mai est catastrophique et annonce un peu la couleur pour les semaines à venir…

Je suis loin des 8 heures minimum hebdomadaire d’entraînement, pas par manque de motivation (bien au contraire, je crève d’envie de sortir) mais à cause de mon marathon du 22 avril qui m’a mise sur la touche jusqu’à aujourd’hui au niveau du running. J’ai bien compris que mes 30 km de course à pied par semaine avant mon marathon n’ont pas suffi pour passer cette fichue ligne d’arrivée sans encombre.

Ma physio partait pourtant confiante sur la rééducation de mes deux genoux (syndrome de l’essuie-glace). J’ai tenté une sortie le 9 mai, pensant que j’avais laissé suffisamment de temps à mes genoux pour se remettre et au bout d’1,5 km, mon genou droit laissait transparaître une légère douleur que je connaissais bien (RAS au niveau du gauche qui a pourtant morflé pendant le semi de Lausanne en 2017 et qui m’a aussi valu un mois de physio). Donc je finis ma sortie en marchant pour éviter de faire empirer la douleur (je vais bientôt ressortir les bâtons de Nordic si ça continue).

La physio me dit que le droit est un peu plus inflammé que le gauche (en fait, c’est toute la jambe qui est touchée, du mollet au quadri. C’est hyper tendu, et des deux côtés !). Pourtant, elle est « presque » sûre que je pourrai courir ma course de 10 km le 2 juin (c’est à dire samedi…). Ce week-end, j’ai tenté deux nouvelles sorties. Une de 2 km le samedi (aucune douleur) puis je tente le 3 km le lendemain. Douleur droite à 2,4 km… Marche. Je fulmine ! Glace et massage de retour à la maison et cette horrible envie de craquer et de pleurer un bon coup…

Edit du 29.05.2018 : J’ai enfin réussi à courir 4 km sur plat (chemin de forêt) sans aucune douleur 🙂

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La Narcisses Run est probablement l’une de mes plus chouettes courses prévues cette année. Pas seulement parce que c’est un 10 km parfaitement dans mes cordes qui se déroule dans un paysage de rêve (parc avec des statues de dinosaures grandeur nature, passage sur un pont suspendu,…) mais surtout parce qu’elle se déroule chez moi, dans mon canton d’origine et que mon papa sera là pour m’encourager pour la première fois depuis que j’ai commencé la course à pied. Toute ma famille sera là ! Et là, je suis dévastée par deux tendinites qui semblaient moins graves que celle du semi-marathon et que je pensais soigner très rapidement. Je vais tenter une nouvelles sortie ce soir en ne faisant que du plat (ce sont les descentes qui font revenir la douleur) et voir combien d’aller-retour je peux faire puisque j’ai la physio demain pour voir ce que ça donne. J’ai quand même l’intention de faire cette course, même si je dois en chi…. sur les 5 km de càp du triathlon le 24 juin.

Alors j’ai compensé avec un peu de vélo dont une sortie assez sympa avec pas mal de dénivelé et surtout parce que j’adore de plus en plus cette discipline. Je n’ai pas lâché la natation (je suis de plus en plus assidue aux entraînements) et j’ai enfin pu tester mon Aquaman Bionik en eau libre, à un mois de mon tout premier triathlon. Comme il se situe à la Vallée de Joux et que l’eau sera probablement très froide, j’ai pensé que ce serais bien de commencer à nager dans le lac au mois de mai… En tout cas, peu de monde nageait dans le lac ce jour-là, malgré le soleil 🙂 C’était l’occasion de tester non seulement ma combinaison, mais aussi ma bouée.

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J’avais déjà toutes les peines du monde à enfiler ma combi l’été passé dans l’appartement tellement elle était serrée (oui ça fait presque 1 an qu’elle est dans mon armoire…) et à l’époque, j’étais moins « massive ». A force d’entraînements et grâce à une alimentation plus en adéquation avec mes efforts, j’ai pris un peu de masse musculaire, particulièrement au niveau du dos et des épaules et j’avais vraiment peur que ce soit encore plus compliqué de rentrer dedans. Alors j’ai pris un sac en plastique pour enfiler mes bras dedans et c’est passé du premier coup. Le plus dur étant vraiment de fermer dans le dos… Pour ce faire, j’ai demandé l’aide d’un gentil monsieur qui se reposait par là. J’ai mis mes affaires dans ma bouée (sauf les linges parce que ça prenait trop de place et que je m’en fiche un peu si on me vole un linge…) et j’avais un peu peur que ça prenne l’eau, surtout qu’il y avait mon porte-monnaie et mon téléphone dedans…

Je pensais que j’allais être congelée dans cette eau à 16 °C mais sur la plage, l’eau est plus chaude. Ce qui fait que le choc en entrant a été moindre. J’étais même vachement surprise de constater que je n’avais même pas froid, même en me plongeant complètement dans l’eau ! Disons que ce qui me faisait le plus peur, c’était de me chopper des puces du lac, vu toute la saleté qui flottait à la surface (crotte de cygne ou algues ???) carrément dégueu ! J’ai commencé par brasser tellement j’avais peur d’avaler un de ces objets flottant non identifié. Dans mon dégoût, j’en ai carrément oublié de constater à quel point on flotte bien en combi ! C’est juste merveilleux !!!! et on a chaud alors que les gens au bord de l’eau se disent qu’il faut être malade pour nager dans le lac maintenant. Et c’est vrai que plus on s’éloigne de la plage, plus l’eau est froide 😀 Et puis je décide de mettre la tête sous l’eau et de faire quelques mètres de crawl. Et je me rends compte que le fond n’est pas si dégueulasse et effrayant que je le pensais, sauf le moment où j’ai failli faire une crise cardiaque en confondant un morceau de bois avec un brochet…  Punaise ça promet !

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Le lac de Neuchâtel côté Sud en août 2016

Si on fait abstraction de la déco du fond du lac, j’ai adoré nager en eau libre, pas vraiment plus compliqué que de nager dans une piscine et surtout vachement simplifié par le port de la combinaison. Aucun problème au niveau des mouvements de bras, je ne sens même pas que je porte une combi, elle me va comme un gant et je suis super contente de mon achat. Pas de souci non plus pour l’enlever, très vite et facilement.

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La bouée est super ! je ne la sentais même pas traîner derrière moi quand je nageais et aucune infiltration d’eau à l’intérieur du sac à signaler. De nouveau un super achat utile et sécurisant. C’est une bouée 3 en 1 : elle te permet de te reposer en t’y accrochant en cas de crampe ou de fatigue ou autre, elle te permet d’être visible (pour les bateaux, pour les secours, les gens sur le rivage,…) et te permet d’emporter avec toi tes affaires au lieu de les laisser sur le rivage sans surveillance. Je l’A-DORE !

Je vais aller nager une fois par semaine dans le lac histoire d’apprivoiser ce nouveau milieu avant mon triathlon. Il faut aussi que j’entraîne mon orientation et que j’atteigne la bouée sans faire un détour de 3 km. Si l’eau était plus clean, ce serait un pur bonheur 😀 Il faut que j’arrête de faire ma précieuse 😀

Avril 2018

Le mois d’Avril est passé et avec ça, mon tout premier marathon.

Durant ce mois, j’ai essayé de courir le plus possible pour préparer mon marathon (pas assez) et j’ai aussi pas mal nagé. La semaine avant le marathon, je n’ai fait que du vélo et la semaine après, je me suis reposée 🙂 ça fait tellement du bien !!!

Après mon marathon, j’ai ressenti des douleurs uniquement aux genoux et ce, seulement sur 2 jours, la faute probablement à un entraînement encore pas assez sérieux (décidément…). Aujourd’hui, je n’ai plus aucune douleur à ma tendinite, à force de masser mes genoux à l’huile d’arnica (l’huile qu’utilisait ma physio pour ma première tendinite) et ça alors même que les séances de physio n’ont pas encore débuté. Je suis donc super confiante pour ma prochaine course de 10 km le 2 juin. D’ailleurs aujourd’hui, j’ai repris le body pump et mes genoux n’ont pas bronché pendant les fentes.

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Le mois d’Avril, c’est aussi le mois où j’ai découvert les bienfaits d’un apport supplémentaire protéiné après le sport. Avant, quand j’allais courir et vu mon alimentation pas très suffisante pour compenser tout le sport que je fais, j’avais des courbatures qui m’empêchaient de courir à nouveau le lendemain. Depuis que je prends des shakes de protéines (vegan et bio) après mes entraînements, j’ai remarqué que je n’avais plus aucune courbature ! Je récupère de ouf ! D’ailleurs, après ce premier marathon, tout le monde s’attendait à ce que je ne puisse plus marcher le lendemain (ou genre avec un tonneau entre les jambes…) et finalement, hormis ma tendinite qui m’empêchait de descendre les escaliers pendant 2 jours, que neni !

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J’ai eu un peu de peine à boire cette poudre au début car je la mélangeais avec de l’eau et franchement, c’était immonde. Depuis que je la mélange avec du lait de riz, ça passe tout seul ! Je ne la prends pas après chaque séance de sport mais seulement celles qui m’ont demandé beaucoup d’effort et sur une durée assez longue, comme les sorties à partir de 10 km en course à pied, les sorties à vélo un peu ardues (en particulier celles de plus de 40 km) et l’après body-pump car je transpire encore un bon moment après la douche. Et le mieux, c’est de prendre ces protéines dans les 30 minutes après la fin de l’entraînement pour que ce soit le plus efficace. Après de très grosses séances, où si je n’ai pas bien mangé le jour-J, j’en prends encore une fois avant d’aller me coucher. Effet garanti !

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J’ai aussi augmenté ma consommation d’eau pour passer à 3 litres par jour et je prends aussi quotidiennement de la spiruline dans mon choki du matin (pour cacher le goût des algues…). Avec ça, j’espère pouvoir améliorer un peu mes performances en pouvant enchaîner finger in the noise les entraînements (sans abuser, vous me connaissez 🙂 ). Mon petit déjeuner a aussi changé. J’essaie de manger un müsli avec des fruits frais avant de partir au boulot sauf qu’à 4h30, j’ai un peu trop souvent la flemme de le préparer… Il faut que je change mes sales habitudes !

Sinon, niveau entraînement, je suis super contente d’en avoir fini avec ces 30 km de CàP par semaine mais je constate que j’adore faire des sorties de 10 km sans m’arrêter 🙂 Je pense en faire 2 par semaine (on dit qu’en triathlon, il faut faire minimum 2 entraînements par semaine pour chaque discipline). Courir c’est chouette, mais dans la forêt !!! Je vais aussi entraîner sérieusement les fractionnés, un truc que je ne fais pas du tout tellement j’ai horreur de ça. Mais il paraît que ça me permettra de gagner en vitesse. Oui, maintenant, j’ai les conseils gratuits d’une entraîneuse de course à pied en la personne de ma nouvelle collègue de bureau 😀

Marathon de Zürich 2018

Je suis marathonienne !!!!! Ou comment ça a bien failli ne pas arriver…

Tout commence environ 6 mois en arrière où je m’inscris à ce fameux marathon, un peu comme un défi lancé par mon Moi maléfique à mon Moi angélique, après une soirée bien arrosée… Parce que les longues distances sur asphalte, j’ai toujours eu horreur de ça… Et pour cause, le semi de Lausanne m’avait déjà causé une tendinite du fascia lata gauche qui m’a valu un mois de physio et d’arrêt de course à pied…

Mais bon, là, je sais qu’il faut me préparer… Et je commence… 1 mois avant… Soyons fous !

Je fais environ 30 km par semaine, très en-dessous des 60 km minimum conseillés par ma super nouvelle collègue de bureau, elle-même entraîneuse de course à pied. Pour moi, c’est déjà énorme… ma plus grosse sortie longue pendant cet entraînement, 15 km ! Sans douleur, sans problème respiratoire, que neni. Même si je ne cours pas beaucoup, je le sens bien… Petite naïve !

J’ai vraiment tout fait pour que ce marathon se passe le mieux possible. C’était ma première course de la saison 2018 et je voulais être en forme et passer la ligne d’arrivée. J’ai donc réservé une chambre sur Airbnb à 15 min à pied du départ pour pouvoir dormir sur place et être fraîche comme la rosée du matin le jour-J. Parfait ! Mon chéri et ma fille ont voulu venir avec moi, donc la nuitée m’a coûtée un peu plus chère (170 chf pour une simple chambre chez l’occupant… Avec le recul, vous allez voir, je me dis qu’on aurait pu se faire un Ibis…).

Bref, vendredi soir, je prépare mon sac de sport et mes ravitos. C’est parfait ! Le samedi matin, nous voilà parti pour Zürich. Sur le chemin, on s’arrête chez un très sympathique couple pour aller voir un énième Viano Fun L (mon chéri rêve de s’offrir un Viano en bon état pour nos petites excursions familiales du week-end). Je ne suis pas vraiment fan de Mercedes et encore moins du Viano que je trouve assez laid (comparé au T5 qu’on a de toute façon pas les moyens de s’offrir 😀 ). Sauf que là, c’est le coup de foudre. On a déjà vu pas mal de Viano auparavant (en Suisse romande) et ils étaient dans un état désastreux. C’est fou comme les gens n’ont soin de rien ! Des rayures partout, des boutons qui ont disparu, des sièges déchirés, de la rouille, des trucs bricolés par des manches, des mouchoirs dans les rétroviseurs cassés,… Et là, on tombe sur un Viano qui a 10 ans, avec une toute petite éraflure sur le côté sinon, tout le reste, parfait ! 4×4, banquette-lit, table, vitres teintées sur toutes les vitres arrières avec rideaux, commandes au volant, système de navigation, caméra de recul (faut dire qu’il est super long et ça peut être pratique 😀 ). Bref, 1h30 après, on donnait à l’ancien proprio 1000 chf de dépôt et ce week-end, on va le chercher !!!! A nous les week-ends rando à la montagne ou au bord du lac, loin du peuple !!!

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Ce bahut mais dans un joli bleu clair 🙂

Si au départ, je n’étais pas très emballée pour avoir un bus de ce genre, je me dis que j’aurais été vachement contente de l’avoir pour le marathon de Zürich (pour dormir peinard) ou pour toute course où je n’ai pas de supporter avec moi. C’est incroyable la place qu’il y a là-dedans ! En plus, sur le nôtre, il y a déjà la boule de remorquage sur laquelle ou pourra mettre le porte-vélo, nickel pour les triathlons !!!! Genre pour le triathlon d’Yverdon en septembre, je pourrai prendre mon vélo avec moi et mettre tout mon barda sous la couchette 😀 Bref, je suis trop contente !!!! Et peut-être qu’avec le temps, si on arrive à mettre assez de côté (pendant que la petite est encore assez mini pour dormir avec nous), on investira dans la découpe du toit pour mettre la tente de toit 🙂 Du coup, il prendra encore plus de valeur 😀

Enfin bref, après toutes ces émotions du samedi, départ pour aller chercher mon dossard. Heureusement, le « village marathon » n’était pas très grand et on est très vite arrivés au stand « dossards ». Le monsieur me donne mon sac et me dit pleins de trucs en allemand (13 ans d’allemand pour être une vraie bille !). En fait, je comprends mais je suis incapable de lui répondre dans la même langue. Bref, il me dit qu’il va faire super chaud, je dois bien me crémer et surtout, bien m’hydrater. Je lui demande confirmation que le t-shirt, on le reçoit bien à l’arrivée. Il me répond avec un clin d’œil : no pain, no gain ! Ça c’est dit 😉

Nous voilà arrivés chez notre hôte zürichoise. On découvre une petite chambre toute vétustes avec simplement des futons posés par terre (je rappelle qu’on a payé 170 la nuit). Bref, on a pas le choix, on garde le sourire. L’immeuble est pourtant super joli. Une fois nos affaires posées, on retourne au « village marathon » pour la pasta party. Un repas qui passe toujours bien, surtout pour notre fille ! Après avoir mangé, on en profite pour se promener au bord du lac.

 

 

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Après cet agréable moment en famille va commencer probablement la plus magnifique et désastreuse journée de marathon de ma vie que j’avais pourtant préparée à donf.

Bref, on rentre à l’appartement. Notre hôte nous avait prévenus qu’elle ne dormirait pas là ce soir et que des amis à elle vont arriver en soirée avec deux enfants. Cool… Bref, à 20h, tout le monde est couché et la petite met peu de temps à s’endormir. Par contre, j’ai le sommeil ultra léger et comme elle a chopé une crève peu de temps auparavant, elle ronfle fort (chéri aussi) et elle tousse. Du coup, pas moyen de dormir… Le temps est long quand tu te couches à 20h (avec réveil à 5h pour le petit déj) et que tu écoutes les autres dormir… A 21h, voilà les potes qui arrivent avec leurs mômes. Dieu merci, la petite continu de dormir. L’immeuble est vieux et l’isolation est pourrie, bref, on entend tout… A 22h, ils sont encore entrain de donner le bain aux enfants… 170 chf la chambre punaise !!!! Là, je commence à fulminer dans ma tête. Ensuite, les voisins du dessus qui se promènent et qui font craquer le plafond vers les minuits. A 4h30, après je pense une petite heure de sommeil, je n’arrive plus à dormir. A 5h, je prends mon petit déj. Je me recouche et la petite qui se réveille à 6h30… Fin du repos…

On prépare les sacs pour tout remettre dans la voiture, je m’habille et je prépare mon sac pour le marathon avec des habits de rechange, ma nourriture d’après-course, mon huile de massage à l’arnica, mes écouteurs, mon buff et mes compressions que je donnerai au camion des sacs.

Mon chéri et ma fille ont prévu de m’accompagner sur le parcours avec le vélo (Zürich est vraiment un marathon parfait pour ça !). Sauf que 100 m après être parti de la maison et 45 min avant le départ de la course, pendant une montée, la chaîne pète. Résultat, je descend seule pour amener mon sac le plus rapidement possible au camion. 20 minutes avant le départ, me voilà partie vers mon bloc, à 800 m de là. Soudain, je me rends compte que j’ai oublié mes écouteurs, mes compressions, mais surtout, mon buff (pour me protéger la tête du soleil la moindre…) dans mon sac qui est à présent dans le camion ! Je flippe ! Ma course est foutue si je n’ai pas de buff ! Je décide de retourner vers le gentil monsieur de mon camion en espérant qu’il acceptera de me redonner mon sac.  Chose qu’il a faite avec beaucoup de patience <3 <3 <3 <3

bref, il me reste 15 minutes avant le départ. Mon chéri a tenté de m’appeler. Je dois encore me crémer, lui donner mon pull et le tube de crème pour la petite. J’arrive vers mon bloc mais je ne vois personne ! On annonce 8 minutes avant le départ !!!! Je l’appelle et il me dit qu’il est je sais pas où… Bref, je l’attend à l’endroit où il y a le moins de monde à côté de mon bloc et personne. Les nerfs vont lâcher. Je décide de rentrer dans mon bloc avec mon pull à la main, mon gros tube de crème solaire et mon téléphone dans l’autre… Le départ est donné et  là, c’est le drame !!!! Tout le monde part en même temps (je pensais que le départ était donné par bloc…). Donc me voilà entrain de courir avec mon pull, mon tube de crème et mon téléphone dans les mains… Pas eu le temps de démarrer la Suunto, Strava ou Spotify. J’avais l’air fin ! Et surtout, j’étais énervée !!!! Je devais être à 200 pulses tellement j’étais en colère ! J’avais mon mec au téléphone qui me demandait où j’étais et j’arrêtais pas de lui répéter que j’étais entrain de courir ! J’avais juste envie de le tuer… J’étais derrière le meneur des 5h30, autant dire, tout au à la fin des coureurs. Au bout de 200 m de course, je repère un muret vers un trottoir et je pose tout mon bordel dessus en espérant que mon mec le trouve. Je mets mon téléphone dans ma banane et je me mets enfin dans la course… Punaise ça commence bien !

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La fille dépitée avec son pull dans les mains…

Au bout de 5 km, je vois enfin mon chéri et ma fille sur le bord de la route, tout sourire. Visiblement, il ne m’a pas reproché ma mauvaise humeur (un petit peu légitime). A ce moment-là, j’avais retrouvé le meneur des 4h (mon but fixé) avec un rythme juste parfait pour moi, pas du tout essoufflée, super à l’aise malgré la chaleur et le soleil qui tapent fort ! J’ai suivi ce même meneur pendant 25 km sans broncher, jusqu’au drame…

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A 5 km des 30 km, je me voyais déjà toute pimpante entrain de faire semblant d’exploser un mur invisible. Jusque là, j’ai fait un semi-marathon magnifique, en pleine forme, avec une moyenne de 145 bpm. Bref, c’est rare que je sois aussi bien pendant une course. J’ai respecté les ravitaillements, j’ai pris mes gels, je suis super fraîche et je sais que je peux tenir le rythme encore un bon moment.

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Ma rencontre avec le mur

Sauf, que le mur m’a pris de plein fouet en premier ! Au 25e km, ma vieille tendinite du genoux gauche se réveille. Là encore, je me dis que c’est juste une petite douleur à la rotule qui va passer comme lors des entraînements. 1 km plus loin, le genoux droit me fait pareil. Là je commence à flipper. 28e km, la douleur devient très dure à supporter. Je continue avec mes 11 km/h mais ça devient dur. Je commence à me dire que ma course est foutue. Au semi-marathon, la douleur était apparue 3 km avant la ligne d’arrivée et j’avais eu toutes les peines du monde à aller jusqu’au bout. Et là encore, je n’avais qu’un seul genou qui me faisait souffrir…

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Mon chéri et ma fille m’attendaient vers le 30e km. En les voyant, je me suis effondrée en larmes. Je souffrais et je savais qu’il me restait encore 12 km à parcourir. Autant dire, impossible ! Mon mental me disait que j’avais suffisamment de temps pour franchir la ligne d’arrivée avant le temps limite, même en marchant. Pour moi, c’était impensable de finir un marathon en marchant et en même temps je me disais que j’avais couru pendant 30 km sans m’arrêter et qu’abandonner maintenant, c’est comme avoir fait tous ces efforts pour rien. Alors j’ai marché un petit peu et puis j’ai décidé de recourir sauf que mes quadri ne répondaient plus et refusaient totalement de faire le moindre pas de course. J’étais tétanisée ! De nouveau, je me remets à pleurer. Je ne contrôle plus mes jambes ! Bientôt, elle ne voudront carrément plus avancer ! Pour couronner, le tout, je sens qu’il y a un problème à l’un de mes orteils droit, ça brûle (pourtant mes chaussures ne sont pas neuves) et ma ceinture de gourde me fait un mal de chien au dos, ça me lance.

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Mon chéri et ma fille sont à côté de moi avec le vélo. Ils me poussent à avancer, quitte à marcher jusqu’au bout. Ma fille me dit « Va la chercher cette médaille Maman ! » et elle me donne la main. L’émotion me donne de la peine à respirer. Je fais des efforts surhumain pour relancer mes jambes à un pas de course de 9 km/h. Je tiens environ 400 m avant de me remettre à marcher vite. Comme ça pendant 10 km.

A partir du 30e km, après plus de 3h de course, tout devient très flippant. C’est aussi à partir de ce moment-là qu’on voit des gens couchés par terre et qu’on voit défiler les ambulances. On a vu un gars couché à côté de son vomi. Le pire, c’était 4 km avant l’arrivée. C’était le va-et-vient des ambulances avec les avertisseurs. J’avais vraiment peur de finir dans l’une d’entre elles. C’est là que tu te rends compte qu’un marathon, ce n’est pas une course qu’on fait pour rigoler. C’est dangereux et le corps à ses limites. Je l’ai appris ce jour-là. 2 km avant la fin, je me suis faite rattraper inévitablement par le meneur des 5h. 1 heure de retard sur le temps que je m’étais fixé… Et là, je me sens repartir, je veux franchir cette ligne la tête haute en 5h ! Et je me remets à courir derrière le meneur jusqu’au bout, avec un mal de chien ! C’est la dernière fois que je peux courir. Si je m’arrête, je ne repartirai plus. Et je vois la ligne d’arrivée !!!! Je tiens jusqu’au bout ! et je franchis la ligne en 5h et 24 secondes ! Je pleure de nouveau en voyant ma famille. Je l’ai fait ! Je l’ai eu ce t-shirt et cette médaille !

Aujourd’hui, le NO PAIN, NO GAIN a pris tout son sens 😀

Bilan de la course : 2 tendinites aux fascia lata gauche et droite, 2 ongles d’orteils en moins, impossible de m’appuyer contre le dos à cause d’un bel hématome provoqué par l’appui de mon portable dans ma banane et surtout, 2 autres sur les hanches, là où se trouvait les boucles de ma ceinture porte-dossard Fitletic qui a fini direct à la poubelle !

Je conclurai que ce genre de course n’est vraiment pas mon délire. J’ai relevé le challenge et j’en suis fière, quoique dégoûtée que mes genoux m’aient lâchée alors que le souffle, le cœur et la motivation étaient là… Je suis divisée entre heureuse et mitigée… Après cette course, je vois l’Ironman s’envoler car pour moi, courir 42 km est tout sauf intéressant (chacun ses goûts) quoique mon Moi maléfique pourrait encore bien se manifester pou un ultime défi à la con. Courir 12 km avec deux tendinites n’a vraiment rien de palpitant même si je sais qu’avec un meilleur entraînement, j’aurais pu rallonger ma distance sans tendinite à quoi, 35 km ? (quoique j’aurais pu me prendre le mur aussi…). L’asphalte n’est clairement pas le terrain de jeu préféré de mes genoux. Par contre, je sais que l’Half est envisageable avec un bon entraînement car j’ai vraiment pris énormément de plaisir pendant 25 km 😀

Pour terminer, je dédie cette course au superbe service de néonatologie du CHUV à Lausanne pour lequel j’ai porté le fameux t-shirt des 50 ans du service que je n’ai pas pu porter lors de mon semi-marathon à Lausanne. Cette course est d’autant plus symbolique pour moi car ce service a sauvé la vie de ma fille il y a 3 ans. Aujourd’hui, je suis heureuse et fière d’avoir pu franchir la ligne d’arrivée de mon premier marathon pour eux et pour ma fille  <3 <3 <3 <3 <3

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