C’est l’heure du repos, oui mais…

Le verdict médical est tombé. Mon médecin m’a confirmée qu’il s’agissait bien du syndrome de l’essuie-glace dont souffrait mon genoux gauche. Même si la sentence fait mal, il m’a félicitée de tout les efforts physiques que j’avais faits depuis ma dépression en octobre 2016 (où je ne faisais aucun sport) et maintenant. Je lui ai expliqué que je n’avais jamais pris les antidépresseurs prescrits par ma psy alors qu’elle était persuadée que c’était ça qui m’avait remis sur pied (il faut dire que j’ai jamais osé lui avouer que je prenais pas sa daube…)… En tout cas, ça l’a bien fait marrer 🙂 Et lui de dire que le sport, c’est super pour les dépressifs ! Le fait de parler avec lui était d’autant plus chouette puisque c’était un ancien grand sportif et que sa femme est toujours une participante de la Patrouille des Glaciers.

A la pesée, j’avais encore perdu 4 kg depuis ma dernière visite (qui date). Mais depuis, j’ai atteint mon poids de forme et je ne bouge presque plus, même en mangeant de la pizza 2 fois par semaine (oui c’est moche 😀 ). Tension et poumons parfaits. Pour lui, le fait que je pulse à 47 au repos est la preuve que je suis bien entraînée et selon ses dires, j’ai le physique parfait pour faire de la course à pied avec mes 1m78 et mes 64 kg . Ensuite, il m’a sorti un faux genoux et m’a expliqué ce qui n’allait pas. Après lui avoir expliqué que j’avais une course 3 jours plus tard, il m’a dit que je pouvais la faire mais avec du taping. Il m’a également conseillé d’acheter de nouvelles chaussures car on est censé avoir 2 paires et changer régulièrement (j’avais déjà lu ça quelque part mais vu les prix des godasses, j’ai préféré en avoir qu’une pour commencer…). La Corrida Bulloise sera donc ma dernière course de l’année (plus sûrement si je me blesse encore plus…).

Etant donné que pour remédier à mon problème de TFL, mon médecin m’a prescrit 9 séances de physio, le mois de décembre sera donc mon mois de repos sportif. Mais repos ne signifie pas bouffer comme un porc devant la télé et ne plus faire la moindre activité physique. Ça veut juste dire moins d’entraînements de bourrin. Les entraînements muscu et natation continueront normalement. Mes séances tombant le lundi et le vendredi après le boulot, je ne pourrai plus pratiquer le spinning pendant décembre. Mais je m’en remettrai… Pour ce qui est de la course à pied, je ne ferai que des petits footing de moins de 5 km histoire que mon genoux se remette de ses émotion de fin d’année.

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Mes Launch actuelles

Après cette chouette visite médicale, je me suis rendue dans mon magasin de running. J’ai expliqué mon problème au vendeur. J’ai couru sur le tapis et il a analysé ma foulée sur la vidéo. Malgré une foulée neutre (avec une très légère supination), j’ai effectivement mon genoux gauche qui pointe un peu vers l’intérieur à la réception. Ce qui pourrait expliquer un peu sa fragilité sur des semi… Mais selon lui, les Brooks Launch avec lesquelles j’ai couru ne sont probablement pas le problème puisque jusqu’au semi, ça allait tip top. On est assez d’accord sur le fait que c’est une « surcharge kilométrique » qui est la raison de mon TFL. Mais il est aussi d’accord pour dire que sur plus de 15 km, et avec mon souci d’essuie-glace, je dois miser sur le confort, surtout si je veux faire le marathon de Zürich, en partant du principe que c’est que du béton et qu’une course d’une durée approximative entre 4h30 et 5h, c’est pas cool pour les genoux (ben oui, moi j’y vais pas pour dépasser les Éthiopiens mais passer la ligne d’arrivée 🙂 ).

Comme avec mon médecin, pour lui aussi je peux faire la Corrida mais cette fois, avec les Brooks Glycerin (comme on se retrouve !!!! Mon tout premier modèle de chausses ! 😀 ). J’ai essayé des Asics mais j’étais vraiment pas aussi bien dedans (bon, après il y a aussi le côté psychologique 😛 ). Ok, ce sont des chaussures neuves et c’est absolument pas recommandé de les rôder sur une course, mais comme me l’a dit le vendeur, il vaut mieux une ou deux cloques plutôt qu’une blessure plus grave et puis de toute façon, je n’en suis plus à un ongle près…

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Et c’est vrai qu’avec les Glycerin, je n’ai rencontré aucun problème (hormis que j’avais pris une pointure trop petite la première fois et bonjour les cloques !). Cette fois, on est paré ! Selon le vendeur, je dois utiliser les Launch (plus dynamiques, moins confort) pour les courtes distances ou les fractionnés et les Glycerin (full confort, full amorti) pour les longues distances, ce qui arrivera après Noël quand j’allongerai mes sorties pour le marathon 😀

J’ai également connu des soucis de migraines. Je mettais ça sur le stress du job et de tout ce qu’il y a à côté et peut-être aussi des charges toujours plus lourdes lors des cours de pump. Il faut dire que les squats avec la barre posée sur les trapèzes ne devait pas forcément aider. Ma chiro m’a trouvé 3 cervicales déplacées qu’elle a pu remettre en place d’un coup (YES trop forte !). Maintenant ça devrait aller mieux 🙂

❤ ❤ ❤ ❤ ❤

Novembre…

Ce mois où ton chef direct part en retraite anticipée (aujourd’hui est mon premier jour en roue libre) et où tu reprends son poste à 100 % (alors que tu bosses à 80 = je fais du 180 % sur 33 heures hebdomadaire) en continuant d’être payée comme une sous-merde. Ouais parce qu’en fait, on était que 2 à faire ce job = il ne reste que moi… Pauvre employée oubliée de la hiérarchie, seule dans son bureau…

Ce mois où tu recommences à stresser comme c’est pas permis et où tu te prends migraine sur migraine alors que ça faisait 3 ans que t’étais peinard ! Et malgré ça, tu te forces à continuer de bosser et tu prévois en plus d’aller nager le soir… Ben ouais, parce que même si t’as mal, la vie continue !

Ce mois où tu te choppes une TFL alors que t’as une course dans 5 jours… (ouais, samedi !) Bref… Novembre = VDM !!!!!

Et pis tiens, comme on se les pèle, on ira au cinéma !

Quand des changements s’imposent…

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Voilà un petit moment déjà que j’ai arrêté de suivre l’actualité « mondiale » qui avait un impact vraiment négatif sur mon moral, sur ma façon même de voir le monde, les autres. Cela avait la fâcheuse tendance à me maintenir dans la peur de ce que je ne connaissais pas, à me renfermer sur moi-même, je devenais peu à peu haineuse, voire terrorisée pas l’avenir ce qui, à l’époque, pour une ancienne dépressive, était très nocif. J’ai pu voir par la suite, en faisant mes propres recherches, qu’il y avait bien plus de belles personnes qui œuvrent pour le bien sur cette Terre qu’on essaie de nous le faire croire. Pleins d’évènements heureux dans le monde entier mais qu’on garde sous silence. Ce serait terrible de nous faire entrevoir une quelconque lumière d’espoir… C’est de toute façon ce que veulent les médias et les politiques, transformer l’information pour nous maintenir dans cet état afin de mieux nous manipuler à leur guise, nous faire voir uniquement ce qu’ils veulent qu’on voit et qu’on croie. En me fiant à ce genre d’informations, je suis ce qu’ils veulent que je sois, idiote, incapable de réfléchir par moi-même, menée par de grands bergers millionnaires qui n’ont de toute façon aucune considération pour la « petite » personne que je suis, aux pieds de leurs buildings de verres, ils ne savent d’ailleurs même pas que j’existe.

Seule, je suis une personne insignifiante pour ces gens-là. Mais si nous nous mettons tous ensemble, nous ne serions plus aussi insignifiants, nous deviendrions une menace pour cette minorité d’assoiffés du fric. C’est pourquoi ils font tout leur possible pour nous diviser et ça marche du tonnerre ! Il suffit de voir toute cette haine qui émane des gens et que j’ai pu constater dans plusieurs articles de la presse « locale » sur divers sujets. Les trolls se lâchent avec leurs commentaires et laissent sortir tout ce qui gangrène leur cœur.

Je me suis donc concentrée sur cette actualité « locale ». Si j’ai longtemps été patriote, aujourd’hui je ne le suis plus du tout, principalement à cause de la mentalité générale exécrable qui flotte ici. Aujourd’hui, je me considère comme une citoyenne du monde, rien de plus. Mais je constate malheureusement que même l’actualité « locale » me fait détester encore plus mon espèce.

La raison de cette rancœur est la suivante : récemment, toujours en suivant l’actualité locale hô combien intéressante et positive de mon pays, 2 articles ont eu l’énorme pouvoir d’ébranler ma sensibilité. J’en ai rêvé la nuit, j’en ai même chialé plusieurs fois.

Le premier portait sur une manifestation vegan complètement pacifiste qui consistait à veiller toute une nuit à côté d’un abattoir vaudois. Personnellement, je respecte énormément ces personnes qui sacrifient un peu de leur temps pour une excellente cause, à des bêtes dont la vie est sacrifiée dans l’indifférence générale. Quand je lis les commentaires, je me dis que les humains ne sont pas prêts de participer à la diminution de la maltraitance animale et encore moins ne serait-ce de diminuer leur consommation de viande et ainsi participer à la protection de l’environnement en faisant d’une pierre deux coups… On constate encore une fois la différence de ton entre les bouffeurs de viande rouge (agressifs et malhonnêtes, sans arguments crédibles) et les défenseurs de la cause animale (posés, polis, même si c’est dur de le rester… et surtout, avec des arguments justifiés dans de belles phrases bien orthographiées). Ce sont ces mêmes tordus ravagés de la matière grise qui te font des théories darwiniennes sur l’évolution de l’espèce humaine à table puis ensuite te disent que les humains ne sont PAS des animaux et que puisque tu as des canines, tu DOIS bouffer de la viande car ta vie en dépend (le gorille, un singe de ton espèce avec des canines capables de t’arracher la tête, grand, beau, musclé et FORT est végétarien !)

Encore un joli reportage de Temps Présent

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Hier, j’ai vu le film A.L.F en lançant par hasard la première couverture de DVD qui me « parlait » sur la kbox. Un excellent film a tout petit budget (acteurs non payés), dénigré par la presse car  trop dérangeant, évidemment. Un bon blockbuster américain c’est tellement mieux pour laver les cerveaux… C’est une fiction policière racontant l’histoire d’un mec qui se retrouve en prison après avoir braqué (sans munition) un mec lors d’une intervention avec son « commando » défenseur des animaux pour sauver des chiens destinés à la vivisection. Ici, pas de mort d’homme mais un duel psychologique entre un flic et un  militant de la cause animal. On revit les heures et les minutes qui ont précédé l’intervention. On ressent ce stress palpable avec, de temps en temps, en bas de l’écran, un petit compteur rouge qui tourne (le nombre d’animaux qui sont morts pendant que tu regardes ce film, et tu dis que même le film terminé, le compteur ne s’arrête jamais…). Ce matin, j’en parlais avec mon chéri et j’ai complètement fondu en larmes en repensant à ces images horribles, réelles, balancées tout le long du film, surtout celle du petit lapin blanc qui fait sa toilette sous la chaîne d’égorgement de ses semblables alors qu’il se fait arroser de leur sang… Voici le plus belle extrait de ce film, pas besoin d’en dire plus :

Cet extrait dure 4 minutes, c’est de loin le meilleur passage du film, le plus parlant, le plus dur mais le plus juste. Je ne te demande pas de regarder le film Hearthlings en entier mais juste un petit extrait d’un pauvre petit film français tombé dans l’oubli général. Si après ça, tu ne ressens toujours rien… 

Juste ce qu’il faut pour être un peu moins ignorant

Le 2e article ne parle plus d’animaux mais d’humain cette fois. Comme quoi un végétarien s’émeut toujours devant le malheur de son prochain, c’est normal, je suis « humaine »! Ici, on parle d’une jeune fille de 16 ans, atteinte de la mucoviscidose et en attente urgente de poumons qui a du se faire hospitaliser dans l’attente d’une transplantation.

La Suisse est un mauvais exemple en matière de dons d’organes. On ne peut prélever les organes que si les personnes ont donné leur accord de leur vivant (on a une carte de donneur sur nous si on l’est). Malheureusement, 14 donneurs par million d’habitants et par an, c’est terriblement peu. Une initiative populaire a été lancée pour qu’une personne décédée soit considérée comme donneuse pour autant qu’elle n’ait pas annoncé clairement son refus de son vivant. Ce qui est vraiment très bien, je suis totalement pour. De toute façon, on n’a plus besoin de nos organes quand on est mort alors si on peut encore aider une fois décédé pourquoi ne pas le faire ? Si vous êtes suisse et que cette initiative vous semble une bonne chose, s’il vous plaît, n’oubliez pas de signer la pétition (il faut l’imprimer et la renvoyer gratuitement par la poste puisqu’elle est déjà affranchie).

Pour ceux qui veulent être donneur le jour où, une appli est disponible pour les smartphones qui s’enclenche automatiquement lorsque vous arrivez dans le service d’urgence de 40 hôpitaux suisses. Il suffit simplement que le Bluetooth soit activé. Elle remplace de manière très pratique la carte « physique » de donneur.

Ce qui m’a choquée le plus dans cet article qui parle non seulement de cette fille mais qui surtout, informe les gens qu’une initiative sur le don d’organes a été lancée, ce sont de nouveau les commentaires des gens. Affreux, ignobles, répugnant, d’un égoïsme incroyable. Comment peut-on être aussi méchant dans ces propos sur une gosse de 16 ans qui risque de mourir ? Ça, ce sont ces gens qui m’entourent dans la rue, chaque jour. Ces anonymes qui vomissent sur le malheur des autres. Ce sont avec ces personnes que ma fille va interagir bientôt. L’Homme me répugne. Et là, je me rends compte que si notre espèce est incapable d’empathie et de compassion pour son prochain, comment pourrait-elle l’être pour les autres animaux et vice versa ?

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Et le moral dans tout ça ?

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Ce blog parle beaucoup de sport mais au départ, j’y parlais principalement de développement personnel. Et cela fait un petit moment que j’ai un peu « lâché » le sujet, complètement prise dans ma routine quotidienne et par les aléas de la vie.

Je ne sais même plus de quand date ma dernière utilisation du pendule ni même la dernière fois où j’ai posé des questions aux oracles (je me souviens surtout que l’oracle disait que ça allait être le gros bordel et qu’il fallait se préparer…). Effectivement au niveau du boulot, ça commence à être un peu bizarre. Mon chef partant en retraite, je ne sais pas si je reprends sa place, je sais que le job va beaucoup changer mais surtout, vais-je avoir cette hypothétique augmentation de salaire que j’attends depuis 6 ans ?… Je sens vraiment que  pour dénouer ce nœud existentiel et retrouver un équilibre dans ma vie professionnelle, il faudra que je ressorte ces mêmes cartes qui m’ont faite sortir du tunnel il y a une année et qui m’avaient permis, à l’époque, de reprendre les rênes de ma vie sans le moindre antidépresseur alors que j’étais au plus mal.

J’ai oublié de pratiquer le ho’oponopono et de faire mes demande à l’Univers. Seule mon ange-gardien écoute encore mes supplications (et encore…) pour trouver une place de parc pas trop loin des endroits où je dois me rendre… J’ai abandonné ma boîte de pierres dans un coin et j’oublie chaque jour d’en prendre une selon mon humeur du moment et pourtant ça marchait super bien (surtout la tourmaline noire qui me rendait carrément invisible partout où j’allais).

Et pourtant, et pourtant… Il ne fait pas vraiment ultra beau dans ma tête en ce moment, même si j’ai connu bien pire. J’aurais besoin d’un petit coup de pouce pour retrouver un peu confiance en moi. Ce matin encore, lors d’une séance de boulot, j’ai été complètement incapable de parler en public plus d’une minute sans dépasser les 240 bpm… Super l’endurance… pourtant j’étais assise… J’ai besoin d’un miracle…

En février 2017, ma thérapeute me reprochait d’être trop stricte envers moi-même, de trop me cadrer, à la vue de l’heure « contraignante » à laquelle je me lève le matin (4h50, ce qui pour moi est normal), de ma charge d’entraînement sportif (alors qu’avant octobre 2016, ma seule activité sportive était d’ouvrir les paupières le matin), de ma vie de maman, de concubine, d’employée,…  Une vie extrêmement « planifiée et chargée » du levé au couché. Bref, pour elle, je sortais d’une situation de burnout pour me replonger dans une nouvelle à corps perdu… En septembre 2017, elle était épatée de voir que je tenais le coup (vous êtes radieuse !!! me dit-elle en me croisant un jour dans un restaurant) alors qu’à peine une année auparavant, j’étais un zombie avec un seuil de motivation proche du noyau de la Terre.

Tout avait commencé en octobre 2016. Complètement à bout, je suis prise en charge par mon généraliste pour une grosse dépression qui s’était ajoutée à une dépression post-partum non officiellement débusquée qui devait traîner depuis la naissance de ma fille (je fais le deuil de cet accouchement dans cet article). S’ensuit 2 mois et demi d’arrêt complet de travail puis une remise très lente à temps fortement réduit de mon activité. On me prescrit évidemment dès le départ un anti-dépresseur pour « m’aider » à guérir. Moi, j’ai vu tout de suite mon échappatoire dans le sport. Ce que mon médecin ne sait pas, c’est que je n’ai jamais avalé un seul de ces comprimés de toute la durée de ma thérapie (une année). A chaque séance, elle me voyait changer, m’illuminer, sans jamais oublier de me rappeler à la fin de la séance : « Ce n’est pas parce que vous allez mieux qu’il faut arrêter les anti-dépresseurs… ».

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Maintenant ce qui me tend le plus, c’est mon emploi, le manque de « reconnaissance » de la part de mon employeur, cette sensation légitime d’être totalement ignorée après plusieurs emails d’insatisfaction envoyés directement à la direction et en copie à mon supérieur direct toujours restés sans réponse de l’un ET de l’autre (j’en avais d’ailleurs envoyé un juste avant mon arrêt de travail…). Ironie du sort, chaque année, on passe un entretien d’appréciation et le dernier avant mon arrêt de travail, j’ai fait part à nouveau officiellement de mon insatisfaction. Mais bon, il paraît que c’est juste pour faire beau, une sorte de moyen de faire croire au petit employé que son avis a une quelconque importance… Il paraîtrait que les bilans de ces entretiens ne sont même pas lus par la hiérarchie… La nuit, je suis au boulot. Je rêve de mon boulot et je cauchemarde que je me fais licenciée… Bref, je sais aujourd’hui pertinemment que je fais fausse route et que je dois chercher mon bonheur professionnel ailleurs.

J’ai acquis 2 nouveaux oracles car si j’avais un peu mis de côté l’ésotérisme quand tout allait bien, c’est lorsque je me sens mal que j’éprouve le besoin de me retirer dans ma bulle avec mes cartes, mon pendule et mes pierres. Mes cartes me permettent très souvent de me dépatouiller d’une situation où seule, je n’arrive pas à prendre de décision. Elles sont un peu mes conseillères.

Un déo maison et 100 % naturel !

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Cela fait un moment que je n’utilise que du bicarbonate de soude en guise de déo mais parfois, faute de temps, je pique celui de chéri qui sent super bon (pendant 1 heure seulement, après ça vire vite à l’odeur qu’on connait bien…) et qui ne contient aucune de trace d’aluminium et je regrette très vite ma flemmardise. Déjà de 1, j’ai horreur d’utiliser un surplus de poison chimique sur mon corps dont je pourrais très bien me passer et de 2, je suis saoulée par ces publicités à la télé qui nous vantent le fait de sentir la fleur d’oranger pendant 48 heures, en particulier les déo pour le « sport » (bonjour l’hygiène quand même…).

Et pourtant, le bicarbonate de soude ne m’a jamais lâchée ! Que je dorme toute la journée ou que je fasse une course de 10 km ou un cours de spinning, je n’ai jamais senti la transpiration. De plus, le bicarbonate est complètement inodore. Les seules fois où je me suis sentie vraiment très gênée c’est justement quand j’ai utilisé ces déo commerciaux et que je sentais avant même d’avoir commencer mon entraînement sportif après une matinée à avoir simplement bossé sur mon ordi…

C’est un peu cela qui m’embête. N’étant pas une grande consommatrice de parfum, j’aurais bien voulu que mon déo ait un petit parfum sympa et fut, reconnaissons-le, un peu plus pratique… C’est vrai que devoir mettre du bicarbonate dans le creux de sa main, l’humidifier avec de l’eau puis frotter la pâte sous son aisselle pour ensuite enlever le surplus à la lavette, bof, surtout quand tu es en déplacement. Donc du coup, j’ai trouvé cette super recette sur le site de Biocoop !

Nous n’avons besoin que de 6 ingrédients :

  • 2 cs rases de beurre de karité
  • 2 cs rases de bicarbonates de soude
  • 2 cs rase d’arrow root (ou de fécule)
  • 15 gouttes d’HE de géranium rosat
  • 15 gouttes d’HE de lavande vraie
  • 15 gouttes d’HE de palmarosa

On fait fondre le beurre de karité au bain marie puis on ajoute le bicarbonate de soude. On remue bien puis on laisse reposer 1 minute.

Ensuite, on ajoute la fécule, on remue bien et on ajoute les huiles essentielles. On fini toujours en remuant et on conserve dans un petit pot qui se gardera pendant 6 mois !

A votre casserole !

Edit du 4 septembre 2017 : Après une sortie vélo de 95 km avec comme seule protection déodorante ma pâte faite maison, je vous confirme qu’elle est très efficace ! Aucune odeur a signaler !

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Un enfant qui se donne la mort, c’est tout sauf normal !

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Je me promène sur Internet, sur un site que je ne suis plus allée voir depuis des semaines et je tombe sur les commentaires d’un film, « Marion, 13 ans pour toujours ». Le titre n’a pas besoin d’explication. Puis je tombe sur un autre site qui parle de cette enquête, et de bien d’autres, classées, évidemment. Le corps enseignant sait toujours faire front et se laver de tout soupçon. Et puis il y a Pauline, 12 ans… Pire encore, Noélanie, 8 ans !!! J’ai les larmes qui me montent aux yeux. Parce que moi aussi, j’ai été un bouc-émissaire durant toute ma scolarité obligatoire.

Et puis il y a ce journal où on te dit que 37 enfants de moins de 14 ans se sont donnés la mort en 2009 en France. Mais le journaliste relativise en disant que c’est exceptionnel ! 37, pour moi c’est pas exceptionnel, c’est juste énorme, chaque enfant qui se donne la mort, c’est un enfant de trop ! Puis il y a ce pédopsychiatre à 2’10 qui te dit que c’est malheureusement normal, qu’il y aura toujours des bouc-émissaires ! Ben voyons ! Un parent est donc censé se rendre compte que son enfant est bouc-émissaire.  Mais je veux bien savoir comment. Moi, je faisais semblant de partir à l’école et j’attendais que mon père parte au boulot pour rentrer à la maison…

J’ai fait des dépression jusqu’à mes 30 ans à cause de ces petites racailles de l’école primaire à professionnelle ! Incapable de reprendre ma vie en main. Toujours cette cicatrice béante qui suintait par moment me laissant penser que j’étais une bonne à rien qui ne méritait pas de vivre tout en me gangrénant ma vie de couple qui était pourtant à des années lumières de ma vie scolaire. Oui, les douleurs de l’enfance ne s’effacent pas aussi facilement… Et je vois qu’aujourd’hui, la situation est encore pire grâce aux smartphones et aux réseaux sociaux…

Et encore, à l’époque, on avait un langage beaucoup moins fleuri, on n’avait pas Facebook, Whatsapp et autres… Maintenant tu peux carrément créer des groupes virtuels pour harceler une seule personne, plus seulement à l’école, mais même chez lui ! Maintenant, le bouc-émissaire n’a plus aucun moment de répit. Il y a eu la génération mai 68 et puis maintenant, la génération Youporn… On vit dans le glauque, dans le trash, dans l’extrême. Ça ne choque plus personne de voir quelqu’un mourir sur une vidéo. On vit dans une arène ou les gens se nourrissent de la souffrance des autres pour oublier sa propre petitesse. Il suffit de voir le nombre d’émissions de télé-réalité qu’on nous propose et d’images affreuses dans les téléjournaux pendant que tu manges. Le glauque est devenu du divertissement pour une faune enragée et anesthésiée de son empathie et de sa sensibilité.

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Pour moi, ça a commencé quand je suis revenue en Suisse vers l’âge de 6 ans avec mon accent québécois dans les bagages. Jusqu’à mes 18 ans, je n’ai jamais eu de véritable ami, ni même de pote. J’avais quelques copines avec qui je jouais quand elles avaient personne d’autre avec qui le faire. J’ai jamais eu l’impression de faire partie de leur groupe mais bon, de temps en temps, les voir ça faisait du bien. Plus tard, ça s’est compliqué. Rousse, les dents de travers, grande et maigre pour mon âge, des grosses lunettes affreuses sur le nez, pas besoin de chercher plus loin,… J’étais vraiment parfaite pour ce rôle. Poil de carotte, dents de lapins, grande asperge, la moche, crapaud à lunettes… J’ai fait avec, il y a eu quelques coups de pieds mais rares. Le psychologique, c’est tout aussi violent et dévastateur, si ce n’est pire. J’ai pleuré quelques fois en rentrant à la maison mais je n’ai jamais pensé à en finir. jusqu’à mon entrée en école secondaire,  vers mes 13-14 ans.

A l’époque, faire de l’équitation, visiblement, suffisait à faire de moi un bouc-émissaire, plus toutes les autres tares physiques que je me trimballais. J’avais aussi une acné sévère que j’ai dû soigner à coup de Roaccutan et qui m’enlaidissait encore plus… Inutile de dire que je n’ai jamais eu de copain avant mon chéri actuel, donc pas avant mes 21 ans. Et arrive un moment où tu te dis « Mais sérieux ! Tout les détails sont là depuis ma création pour faire de moi un défouloir, un vide-ordure à injures. Est-ce que j’ai vraiment envie de vivre toute ma vie comme ça ??? ». Et puis il y a ce moment, plus véridique tu meurs ! où le directeur de l’école, lui-même, en personne, devant toute la classe de math, après que tu n’aies pas réussi à résoudre un pauvre problème, te balance devant toute la classe :

« Tu ferais mieux de retourner nettoyer tes écuries !!! »

Là, c’est un adulte ! Un directeur d’établissement scolaire public, payé par les impôts de tes parents ! Quand ce genre de crétin se fait un plaisir de t’humilier, vers qui peux-tu te tourner ? C’est ce qui m’a fait le plus de mal dans toutes les méchancetés qu’on a pu me faire. Un adulte est censé être une personne de confiance, fiable, juste. Un adulte, c’est l’autorité. Une sorte de super-héro censé prendre ta défense et te protéger.  Mais si l’adulte est pire que tes camarades, que te reste-t-il ? Ce monde en vaut-il vraiment la peine ? Et là a commencé la spirale. J’ai changé d’école, ma grand-mère m’a inscrite dans une école privée. J’y ai passé les 3 plus belles années scolaires de ma vie. Pour finir ensuite dans une école des plus nocives qui soit. Avec les élèves qui vont avec… Une école professionnelle.

Cette fois, je suis bien décidée à me fondre dans la masse. Je recommence à zéro, je coupe mes cheveux très court et je les teins en noir. Mes lunettes ne sont plus aussi moches. Je pensais que toute cette horreur était finie et derrière moi mais je me trompais. J’ai 16 ans. Il doit y avoir un peu plus de 300 élèves et si j’en connais 3 dans le lot c’est beaucoup. j’y retrouve évidemment un de mes pires bourreaux du secondaire. Toute l’école apprend à nouveau que je fais de l’équitation (c’est peut-être une des raisons pour lesquelles je ne veux plus monter à cheval aujourd’hui). Chaque matin, quand j’arrivais devant l’entrée, j’avais droit à une espèce de haie d’honneur avec des hennissements. Psychologiquement, je pars en vrille. Et pour mon père, je fais tout mon possible pour qu’il ne voit rien. Je me choppe un ulcère, j’ai mal au bide, je vomis tous les matins rien qu’à l’idée d’aller à l’école. J’utilise mon scalpel de ma boîte à outil d’informaticienne pour me tailler la peau, une manière d’expier le mal qui me ronge. On fouille dans mon sac d’école où j’ai l’habitude de laisser mon journal et où je note mon mal-être, tout ce qui m’arrive. On le lit. Et les moqueries redoublent. A la gym, on joue à la « balle piquée » et mes lunettes deviennent la cible du jeu. Mais c’est pas comme s’il y avait toujours un prof pour gérer cette séance de défouloir sur ma personne… Mes lunettes finissent par se casser… Puis je ne retournerai plus jamais dans cette école, si ce n’est juste pour voir mon père engueuler le directeur et son incompétence crasse. J’aurai séché pendant presque 1 mois avant que mon père ne s’en aperçoive, un parent d’un autre élève lui demandant pourquoi je ne venais plus à l’école. Tu penses, ils n’avaient plus personne à humilier, ils s’ennuyaient… Un soir, mon père m’a retrouvée juste à côté de la voie de chemin de fer. J’avais la ferme intention d’en finir.

Ensuite, ma vie est devenue presque normale. Je suis tombée sur une école avec des gens normaux. J’avais 17 ans. J’ai redoublé pas mal de fois car l’école, ça n’a jamais été mon truc, j’ai toujours trouvé que, hormis apprendre les bases élémentaires, comme le calcul, la lecture et l’anglais, ça ne servait strictement à rien. Apprendre par cœur les noms de toutes les capitales du continent africain, mes 8 années d’allemand qui n’ont servi qu’à me dégoûter de cette langue et l’algèbre qui m’a tant moisi mon existence d’écolière. Cette dernière école m’a permis aussi de reprendre confiance en moi. C’est l’époque où j’ai rencontré mon chéri. Mon seul amour à ce jour (vive Internet). Celui qui m’a aimée telle que j’étais, dès le début. Mais j’ai souffert encore 9 années durant, rongée par la colère, incapable d’accepter toute cette injustice qui m’est tombée dessus au fil des années. Ce n’est qu’à 30 ans qu’une psy m’a aidée à ressortir toute cette douleur, si bien qu’aujourd’hui, quand j’y pense, je ne pleure plus.

Mais les séquelles sont toujours là. J’ai toujours de la peine à m’exprimer avec les autres, pesant chacun de mes mots parfois de manière maladroite. Je croche, je perds mes mots. J’ai toujours cette impression qu’on me juge constamment sans me connaître. Je me sens souvent agressée et je répond de manière tout aussi agressive, comme un animal blessé, traqué, comme ces animaux qu’on a battus et qui se replient sur eux-mêmes quand tu bouges un peu trop fort. Je suis toujours complexée par mon physique. Mais en fait, j’ai jamais vraiment retrouvé confiance en moi. Il y a régulièrement des moments où je m’écroule, où je me demande qu’elle est ma place sur cette planète. Je n »ai pas confiance en les adultes. Surtout les adultes. La plupart jouent un rôle, celui du paraître. Ils sont tellement sérieux. C’est comme si tout sonnait faux. Les enfants sont cash, eux, tandis qu’un adulte dira un truc devant toi et tout le contraire derrière toi. Un adulte, c’est mesquin et bien plus puéril qu’un enfant. La plupart des personnes que je considère aujourd’hui comme mes amis ont justement gardé leur côté enfantin. Ils sont cash, authentiques. Je les aime tellement, comme ils sont. S’ils n’existaient pas, je devrais les inventer. Céline, Marie, Nani, Logahn et Sam. Ce sont eux qui colorent ma vie avec mon chéri qui est aussi mon meilleur ami, ma fille et mon père, qui lui aussi est resté un grand enfant un peu insouciant. Ce sont eux qui me donnent envie de vivre aujourd’hui. Pas besoin d’avoir 300 amis insipides sur Facebook. Pas besoin de jouer un jeu de rôle.

Alors non, être bouc-émissaire, ce n’est pas normal ! C’est cruel ! Parce qu’il n’y a rien de pire pour un enfant que de se sentir seul au monde… Cela me fait encore plus peur quand je sais qu’un jour, ce sera nos petits bouts qui entreront dans ces établissements en perdition. Des fois, j’en viens même à me demander si je ne devrais pas faire l’école à la maison et arrêter de bosser. J’ai la boule au ventre rien que d’y penser. Ce qu’on a tendance à oublier, c’est que derrière chaque enfant, il y a un parent ou un éducateur. Il y a un exemple. Et quand je vois certains exemples de parents d’aujourd’hui, scotchés sur leurs smartphones pendant qu’ils sont à table avec leurs enfants ou avec la télé en fond sonore, je me dis qu’on a beaucoup de soucis à se faire. Et les parents de mes bourreaux, je peux vous le certifier, était souvent aussi malhonnêtes que leurs enfants (la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre…). Pour moi, le problème, il sera toujours en amont. Tu peux mettre un pitbull dans les mains d’une personne responsable, il sera doux comme un agneau. A l’inverse, mets-le dans les mains d’un abruti irresponsable, il goûtera au sang… Pour moi, certains adultes sont bien pire que les enfants… Pas plus tard que ce week-end, nous avons vu un gosse à peine plus âgé que notre fille (2,5 ans) faisant semblant de nous tirer dessus avec un pistolet avec son père juste à côté (franchement, à sa place, j’aurais eu la honte de ma vie…). C’est pas à l’enfant que tu as envie de mettre une claque, mais au père ! Ou est-ce qu’il a appris à faire ça ??? Sûrement pas en lisant un T’choupi ou en regardant Dora l’exploratrice ?!! Tout commence toujours avec l’éducation que nous donne les adultes !

Quand on décide d’avoir un enfant, on accepte les responsabilités et les sacrifices qui vont avec. On accepte de passer du temps à inculquer les bonnes choses, même si cela signifie regarder moins de conneries à la télé, sortir moins souvent avec ces potes, apprendre enfin à faire la cuisine et laisser tomber le McDo et le Coca-Cola juste parce que ça nous arrange bien. Avoir une vie moins « glam », passer plus de temps à changer des couches et à se promener dans des parcs qu’au shopping et même transformer ses propres défauts pour devenir quelqu’un de meilleur, de plus sain, de plus responsable, quelqu’un qui deviendra le modèle de son enfant. Un enfant, on ne le laisse pas en roue libre faire tout ce qu’il veut pour avoir la paix, typiquement en le collant devant la télé ou sur la tablette toute la journée pour ne pas l’entendre ronchonner, parce qu’encore une fois, ça nous arrange bien. Avez-vous déjà vu la tête que fait un enfant devant une télé ? On dirait vraiment qu’il est entrain de se faire aspirer le cerveau et c’est justement le cas… Une de mes anciennes connaissances m’a sortie que la télé rendait les enfants plus intelligents… C’est justement en partie grâce à son enfant que je ne laisse pas la mienne regarder la télé…

Être parent, c’est tenir tête quand ton enfant te fait un caprice et que tout le monde te regarde de traviaule parce que tu le laisses se rouler par terre sans lui acheter le dernier gadget plastifié à la mode made in China dont il a décidé qu’il deviendrait l’heureux propriétaire et qu’il oubliera de toute façon 2 jours après au fond du coffre à jouets… C’est supporter le regard de ces mêmes personnes lorsqu’à l’inverse, tu grondes ton enfant parce qu’il a fait une connerie… Être parent, c’est accepter parfois d’être sévère et à côté, aspirer tout l’amour qu’ils nous donnent alors qu’ils ont été punis juste avant. Être parent, c’est fixer des limites et les tenir jusqu’au bout. Être parent, c’est être présent et faire de nos enfants de belles personnes, les adultes de demain !

Parce qu’on a tous le droit d’avoir une enfance paisible et insouciante. De jouer, d’avoir des amis et de sourire quand on y repense à l’âge adulte. Parce qu’aucun enfant n’est fait pour devenir bouc-émissaire. Parce qu’un bouc-émissaire, ce n’est pas seulement une enfance qu’on détruit, mais une vie entière. Parce que non, ce n’est pas normal qu’il y ait des bourreaux à l’école qui frappent et humilient d’autres enfants pour le plaisir ! Ça, ce sont simplement les plaisirs d’adultes qui déteignent sur leurs enfants, des adultes qui n’ont pas fait leur job de parents ! Des adultes qui auront contribué à détruire la vie d’innocents.

Parce qu’à 8 ans, le suicide, ne doit pas faire partie de nos pensées !

 

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En rééquilibrage…

bien-être

Pour celles et ceux qui lisent régulièrement ce blog, vous aurez peut-être remarqué que je m’axe désormais beaucoup plus sur le sport, une activité qui a énormément d’impacts positifs sur ma vie en général. J’ai partagé avec vous beaucoup de recettes que je cuisine pour notre alimentation exclusivement veggie. Je vais donc laisser tomber le partage de recettes mais continuer à publier les photos de nos menus sur Instagram, en précisant la source. Pour celles et ceux qui ont essayé et aimé ces recettes, voici mes principales sources :

  • Magazine Slowly Veggie
  • Healthy Vegan de Marie Laforêt
  • Vegan de Marie Laforêt
  • La revanche des vegan d’Isa Chandra Moskovitz
  • Ma petite boucherie vegan de Sébastien Kardinal
  • Plaisirs végétariens de Betty Bossi
  • Google est ton ami 🙂

Pour nous, il est clair que nous sommes végétariens à très forte tendance végétalienne. Un peu compliqué lors du lancement, c’est devenu une routine, une habitude. Mais encore aujourd’hui, nous devons toujours faire face aux remarques, principalement de la part de nos familles. Heureusement, nous ne les voyons pas souvent car à chaque fois, le débat sur la consommation de produits animaliers est relancé. A chaque fois, nous sommes obligés de leur expliquer notre choix et à chaque fois, ils ne comprennent absolument rien, complètement lobotomisés par ce que les générations d’antan, les normes sociales (toujours d’antan), leur ont inculqué… Le monde change, les mentalités, la médecine et la science aussi… Nos amis sont beaucoup plus ouverts sur la question et beaucoup plus tolérants. C’est toujours un plaisir de pouvoir parler avec eux de ce sujet s’il est abordé. On sent qu’il y a de plus en plus d’intérêt sur les questions de la santé, de l’écologie et de l’éthique parmi les nouvelles générations. Je continuerai à partager des trucs qui m’interpellent, de nouvelles adresses de restos ou des choses chouettes que j’ai trouvées en rapport avec le végétarisme puisque cela fait partie de ce qui me fait du bien.

Je veux consacrer plus de temps à ma formation, à ma vie de couple, de maman, et à ma vie sportive. J’ai été préoccupée ces dernières années par des problèmes familiaux. C’est bien connu que quand ça va mieux dans ta vie, il faut que le reste du monde vienne la parasiter (un peu comme le sucre attirent les guêpes). J’ai envie de dire que les choix et les actes, surtout négatifs, des autres ne me concernent pas. A chacun la responsabilité de ses propres choix et de ses actes. J’ai beaucoup de peine avec ma famille. Je me suis complètement coupée de ces relations toxiques qui me pompaient beaucoup d’énergie, de force vitale, et qui ne m’apportaient rien de bon, hormis des dépressions tout au long de ma vie. Avec l’aide de ma thérapeute, j’ai pu trouver ma passion dans le sport, j’ai guéri et j’ai laissé tomber ce passé pesant. J’ai changé de numéro et je ne donne des nouvelles de ma petite famille qu’au compte-goutte. Après tout, je n’ai pas l’obligation de faire un compte-rendu quotidien de notre vie à tout ceux que je connais… J’ai quitté Facebook pour plus de tranquillité et ça marche !

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Ma famille en général ne respecte que trop peu notre choix de devenir peu à peu végétaliens et refuse carrément de constater que notre santé est bien meilleure depuis nos changements alimentaires… Notre choix d’être minimaliste et de vivre selon la simplicité volontaire, de consommer intelligemment et de ne pas dépenser notre argent en chinoiseries (chaque Noël, c’est l’angoisse pour nous), de se lever une heure plus tôt pour faire notre Miracle Morning, d’essayer d’adopter le zéro déchet… Pour ma part, de ne plus suivre l’actualité et la politique, de passer drastiquement moins de temps devant la TV et de faire plus d’activités extérieures avec ma petite famille. Les promenades en nature nous sont bien plus bénéfiques que le petit écran.

Mes choix de vie et ma manière de voir le monde sont extrêmement éloignés de ceux de ma famille, très, trop consumériste, si bien que mettre de la distance entre eux et moi est devenu primordial pour ma santé mentale. Je suis zen et minimaliste, ils sont désorganisés et bordéliques. Je me rends malheureusement compte que ma vie ne les intéresse pas vraiment. Et pourtant quelque part, je suis encore une enfant qui se cherche (en même temps, je n’ai que 32 ans…) et j’aurais aimé, de temps en temps, recevoir des encouragements de mes proches… Même ça, je n’y compte même plus.

Je n’ai pas encore dit à mon entourage (sauf à mon chéri et mon père) que je suis aujourd’hui sans confession 🙂 J’ai été baptisée dans la foi catho pédo malgré moi, j’en suis sortie de mon plein gré. J’ai toujours considéré les religions monothéistes comme des sectes « légalisées ». Je suis une citoyenne du monde, point barre ! J’en ai marre de ces religions, de ces frontières, de ces couleurs qui nous catégorisent ! C’est beau d’être libre de ses choix et de ses actes 😀 Il restera probablement à faire comprendre à ces personnes qui ne vont jamais à l’église pourquoi nous ne voulons pas faire baptiser notre fille… Mais aujourd’hui, je n’ai plus peur de m’affirmer et de m’imposer face à ma famille ou mes beaux-parents. Nous ne sommes plus des enfants, mais des parents, des adultes responsables avec leurs propres choix de vie.

J’ai aussi compris que mon job était nécessaire à ma vie sportive et privée. C’est simplement un job alimentaire, un salaire qui tombe chaque mois même si le job est épuisant moralement, mais ça me suffit pour le moment. Je ne me fais plus de bile pour ça. J’ai compris que je n’avais que deux mains et que je n’étais pas une machine. Je vais attendre que ma fille entre à l’école pour trouver un job qui me convienne mieux. Merci à mes nombreuses séances de psy qui m’ont aidée à ma rassurer sur la question 🙂