Après 8 mois de mise en route, des changements, des progrès et beaucoup de déceptions

 

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Voilà plus de 8 mois qu’on s’est lancés dans le zéro déchet, 8 mois de mise en route et de premiers essais, de chouettes découvertes et beaucoup de déceptions.

Au début, je me disais que c’était impossible, avec toute la mauvaise fois du personnage qui est persuadé qu’aujourd’hui, tout est emballé et qu’il n’y a pas de possible « retour en arrière ». J’ai commencé à faire des recherches, à me renseigner, à fourrer mon nez un peu partout pour être sûre que ce monde zéro déchet n’existait vraiment pas pour moi.

Et puis j’ai fait de belles découvertes ! J’ai entamé presque en même temps le « défi des 100 jours » ce qui m’a permis de me recentrer sur moi-même, de mettre le doigt sur certains problèmes et de comprendre qu’enfin, il était temps de lâcher prise et de vivre ma vie comme je l’entendais. Mon petit salaire, qui a toujours été source de problèmes, m’a obligé à devenir une petite fourmi et à chercher la moindre possibilité d’économies :

  • Je prépare un tupperware le soir pour mon repas de midi.
  • Je fais des heures supplémentaires. J’arrive très tôt au travail et je vais directement chercher ma fille à la crèche pour rentrer à la maison le soir. Ces heures me permettent de me prendre des journées pour moi de temps en temps et d’éviter d’aller au magasin à la sortie du boulot.
  • J’ai un nombre limité de vêtements (tant pour le travail et tant pour le privé). J’ai environ 3 tenues pour aller bosser. Grosse économie vestimentaire. De plus, je gagne du temps à ne plus choisir ma tenue le matin.
  • Le fait d’être devenus végétariens nous permet également de finir un peu plus convenablement les fins de mois ou presque (en plus d’être en meilleure santé). Même avec deux salaires, il est difficile de joindre les deux bouts quand en plus, on a un petit bout de chou.

Les plus gros changements ont évidemment eu lieu dans la cuisine. J’ai appris à faire moi-même certains produits que nous consommons beaucoup comme le sirop de menthe et de citron. Le Nutella fait maison est à nouveau un de nos produits de consommation et le goût est quasiment identique.

Il est très facile de fabriquer soi-même sa moutarde. Malheureusement, cela nécessite des graines de moutardes que je n’ai pas encore trouvées en vrac sur le marché et que je dois acheter en minuscule pot avec couvercle en plastique, c’est cher et c’est pas zéro déchet. Résultat, j’ai acheté un gros pot d’1 kg de moutarde de Dijon en verre avec bouchon en métal (totalement recyclable) qui va bien nous durer une année.

Pour revenir sur le zéro déchet voici les premières alternatives que j’ai trouvées pour remplacer une partie de nos produits quotidiens et diminuer une partie de nos déchets :

  • Le liquide vaisselle Ecovert : je garde ma bouteille et je vais la remplir quand je n’en ai plus au petit magasin bio.
  • Les pains de savon et shampoings solides maison. Ils durent extrêmement longtemps, ne sont pas emballés et ne contiennent pas autant de saletés que ceux du supermarché.
  • Le bicarbonate de soude alimentaire (vendu au kg dans mon magasin bio) pour le ménage, la cuisine et comme déodorant ultra efficace (j’ai arrêté de l’utiliser en dentifrice car trop décapant).
  • Dans mon sac à main, j’ai toujours un cabas de poche pliable (Ikea) en cas d’achats occasionnel afin d’éviter les fameux sacs en plastique.
  • Au supermarché, je privilégie les produits emballés dans des emballages recyclables (verre, papier, carton, alu).

Mais il y a peu de temps, nous sommes passés (à la maison) à une alimentation végétalienne. Il a fallu repenser intégralement nos recettes et il a surtout fallu s’approvisionner en aliments que nous n’avions pas dans notre garde manger. Du coup, les emballages on refait leur apparition dans notre garde-manger en attendant de les trouver en vrac en Suisse.

Pendant les 4 premiers mois de test, j’ai résisté !

  • Je faisais mes courses alimentaires au marché. C’était effectivement moins cher, on mangeait plus ou moins de saison et surtout, pas de packaging. Point négatif, on n’est pas sûr de consommer du bio et le seul stand qui se revendique à 100 % « bio » est tout le temps bondé et il faut attendre une plombe avant d’être servi (et les bébés ne sont pas forcément patients ce qui rend les courses très pénibles).
  • Au marché, je trouvais quasiment tous mes légumes et mes fruits, des olives et des épices en vrac. Le pain du marché étant hors de prix, je l’achetais toujours au supermarché (j’en prends toujours 4 livres que je congèle pour toute la semaine).

 

Puis nous sommes passés à une alimentation principalement bio et maman a vite constaté que faire des allers-retours en France au Biocoop devenait une vraie corvée avec les horaires de bébé et que l’essence ne rendait pas forcément l’idée moins chère et plus écologique. Surtout qu’on perdait beaucoup de temps avec les trajets et que cela devenait une vraie prise de tête. Nous attendons que les vracs fassent leur apparition près de chez nous pour s’y mettre (donc plus de vrac pour le moment 😦 ).

Notre test « zéro déchet » est à ce jour un gros flop principalement parce que les légumes bio que nous achetons au supermarché sont tous emballés… Je sais que certains penseront que je me trouve des excuses pour aller au plus simple mais évidemment, j’essaie aussi de me simplifier la vie pour qu’elle ne devienne pas non plus un calvaire au quotidien. A réfléchir pour la suite donc. Mais il nous reste encore une floppée d’aliments secs que nous gardons dans de jolis bocaux ❤

Mais comme la plupart de nos emballages sont recyclables, notre poubelle se rempli beaucoup moins vite et nous gâchons moins puisque nous achetons uniquement la juste quantité d’ingrédients que nous avons besoin. Je dirais que les seuls emballages plastiques que nous devons jeter sont ceux de ces fichus légumes bio emballés pièce par pièce… 😦

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Je déshydrate mes fruits et légumes

Manger des fruits n’est pas quelque chose d’inné chez moi. Je dois vraiment me forcer (sauf pour les fruits de la passion mais là, c’est mon porte-monnaie qui m’empêche d’en manger…). Alors au travail, malgré le fait que j’emporte mes repas végétaliens de la maison avec moi pour le midi et que je bois de l’eau et du thé la journée, parfois, souvent, je craque sur le Kägi Fret. Je sais, c’est dégueulasse et en plus, honte à moi, il y a probablement du lait dedans… J’avais repris la sale habitude de boire un chocolat chaud de la machine à chaque fois que je prenais ma pause avec les collègues. GRAVE ERREUR ! J’ai repris 2 kg en très peu de temps ! Il faut dire que les chocolats chauds de Starbucks, c’est probablement 70 % de lait et 30 % de sucre. Il suffit de voir la quantité de sucre qui gauje au fond de mon verre quand j’ai fini pour s’en rendre compte.

Puis je me suis rendue à l’évidence que le Kägi Fret, c’était pas top, tout comme le chocolat chaud (en plus, je déteste le chocolat chaud ! Pourquoi j’en bois alors ???). J’ai donc troqué mes barres de choc contre des chips de pommes de l’automat (et pourtant, je n’aime pas les pommes…). Au moins, ce sont des fruits et il n’y a pas de saloperies dedans. Mais bon, à 2,20 chf le paquet de 15 g, ça fait mal quand même ! Et puis un collègue m’a dit qu’il les faisait lui-même ses chips de fruits… Ha bon ? Mais oui ! Avec un déshydrateur pardi !

En y réfléchissant bien, moi qui suis devenue accro à ces chips à la pomme (tiens, j’aime les pommes !!!), ne serait-il pas plus intelligent, économique et écologique (plus de paquet et conservation dans des bocaux en verre) de les faire moi-même, avec mes petits fruits bio plutôt que de me ruiner en mini sachets de 15 g  (pas très zéro déchet en plus) ? Je n’ai pas réfléchi très longtemps.

Alors le déshydrateur, c’est tout beubeu ! Même mes chats pourraient l’utiliser ! Il suffit de couper des rondelles de fruits de la même épaisseur (hier j’ai fait pomme-kiwi) de les poser serrés sur la grille du déshydrateur, régler la température et la minuterie et tchô bonne ! En faisant sécher ses fruits pendant la nuit, on peut les prendre au boulot le lendemain. En faisant sécher une grosse quantité (tomates du jardin, champignons, poivrons,…), on peut les conserver dans des bocaux en verre hermétiques jusqu’à une année (dixit la miss qui n’a jamais le temps de couper ses fruits pour le déshydrateur…) ! J’ai réalisé ce matin que je pourrai faire mes propres birchers aux fruits

J’ai choisi le Stöckli Dörrex (une marque suisse, made in Switzerland). Les autres modèles me paraissaient cheapos et made in China et je souhaite bien le garder au moins une dizaine d’année, comme les appareils ménagers de nos grands-parents qui étaient immortels. J’en suis super contente. Il est joli et ne fait pas trop de bruit (un bruit de ventilo en fait…). J’ai pris le modèle avec le minuteur plus pratique ❤

No-poo, nouveau record…

CHEVEUX

Voilààààà j’ai réussi à tenir 2 semaines sans faire de shampoing ! Je sais que le temps de sébumisation (oui j’ai inventé un mot) est d’un mois mais là, j’en pouvais plus, mais vraiment plus… Mes longueurs étaient parfaites avec de jolies boucles mais les racines !!!!!!

La première semaine, ça va. On ne voit pas trop de différence mais après, ça se corse. Les racines deviennent de plus en plus grasses. J’avais beau brosser mes cheveux régulièrement pour « répartir » le sébum sur les longueurs, les racines étaient toujours grasses. Durant la deuxième semaine, je les ai lavés à l’eau et j’attachais mes cheveux tout bien pour laisser penser à un gel « effet mouillé » donc on voyait pas trop, mais le soir, devant ma glace, quand je brossais mes cheveux, je n’en pouvais plus de voir mes racines « effet mouillé »… Les cheveux tout plats sur le haut de la tête et tout frisés en bas… Super le style…

Du coup, hier soir, 24 mai 2016, j’ai craqué et j’ai jamais été aussi heureuse de me shampouiner la tignasse. Et bien sûr, comme après chaque shampoing, mes cheveux se rebellent, ne ressemblent à rien et sont tout secs…Allez, on va y arriver ! Le mental, tout est dans le mental !

Shampoing solide à la poudre de shikakai

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Depuis peu, je fabrique mes pains de savon pour la douche moi-même. je sais exactement ce qu’ils contiennent, je les personnalise à mon goût et surtout, ils font leur job parfaitement. En ce qui concerne les shampoing, j’utilise depuis un peu plus de 6 mois des shampoings solides Lush. Je ne suis malheureusement pas convaincue par leurs ingrédients « naturels ». J’ai donc commencé mes recherches pour savoir comment faire soi-même son propre shampoing maison. J’ai surtout découvert le site Aroma-Zone et j’ai découvert une vraie caverne d’ali-baba de produits naturels et de recettes de cosmétiques à faire soi-même, et pour mon grand bonheur, ils livrent en Suisse.

Puis j’ai découvert les vidéos de la blogueuse Lyla que j’adore ! Et j’ai décidé de tester son shampoing à la poudre de shikakai. Je ne peux pas encore vraiment dire si mes cheveux poussent plus vite mais en tout cas, ça mousse et ça lave très bien et il a une chouette odeur.

Pour cette recette, j’ai utilisé :
  • 60 g de tensioactif SCI
  • 10 g d’eau
  • 10 g de poudre de shikakai
  • 20 g d’huile végétale d’abricot
  • 20 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée
j’ai trouvé la totalité des ingrédients sur le site Aroma Zone