Antispéciste

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Certains en possèdent déjà : les animaux de compagnie, les espèces protégées et les animaux d’élevage. Mais les droits que nous leur avons consentis sont minimaux et incohérents. Nous traitons différemment les chiens, que nous considérons comme des membres de la famille, et les cochons, réduits au rang d’objets produits en masse et abattus dans d’indignes conditions. Pourtant cochons et chiens présentent une sensibilité et une intelligence similaires. Comment en sommes-nous venus à les classer dans des catégories si différentes ? C’est que nous sommes spécistes. Le terme, peu connu en France, fera bientôt partie de notre vocabulaire. A l’instar du racisme et du sexisme, dont il poursuit la logique. Le spécisme consiste à traiter différemment, et sans la moindre raison valable, deux espèces qui présentent les mêmes caractéristiques. Tout comme nous avons longtemps dénié aux femmes les mêmes droits que les hommes. L’affirmation de l’antispécisme sera celle de l’animalisme, un mouvement philosophique qui promeut la nécessité d’accorder des droits à tous les animaux, en raison de leur capacité à souffrir. Loin d’être anecdotique, l’animalisme incarne le mouvement idéologique le plus révolutionnaire ; pour la première fois depuis 2000 ans, il entend sortir nos systèmes de pensée occidentaux de leur logique anthropocentriste et reconnaître que nous, qui sommes des animaux, avons des obligations morales à l’égard de nos cousins. Surtout, l’animalisme s’inscrit dans une logique d’écologie politique, éloignée de celle incarnée dans les élections. Non plus une écologie superficielle, qui se soucie seulement de préserver les écosystèmes, les ressources et quelques espèces en péril, mais une écologie profonde, qui repense complètement la place de l’homme dans le monde. Pour que ce dernier ne vive plus en parasite, mais en symbiose avec toutes les formes de vivant. Cela oblige à une refonte de nos institutions et à briser la vision à court-terme du temps politique. Cela nous oblige aussi à une réforme intellectuelle qui remette en question la notion de  » profit « . Le capitalisme, le socialisme, le communisme, le néo-libéralisme sont aujourd’hui discrédités, si ce n’est dépassés.

Ce que j’en pense :

Aymeric Caron est un personnage que j’aime beaucoup. Il est très intelligent, piquant, et clairement, il sait de quoi il parle. On voit qu’il a fait beaucoup de recherche pour écrire ce livre extrêmement bien écrit.

Je suis d’accord avec lui sur beaucoup de choses, même sur la réincarnation. Je dois avouer que la vie d’un moustique ne me préoccupe que très peu. Là où il m’a perdue, c’est quand il commence à parler des différentes écologies et surtout, de politique. De toute façon, dès qu’on commence à me parler de politique, je m’endors… L’écologie, je fais déjà des efforts à mon échelle et je sais très bien que je peux beaucoup plus m’améliorer et j’y compte bien. J’avais l’impression d’être en dans un cours de politique super barbant. En fait, je ne voyais pas trop ce que ça venait faire dans le livre. En plus, c’était vraiment hyper poussé. C’est carrément devenu soporifique. Le début était super top et là, subitement, on sort complètement du sujet et on s’éparpille. Pour tout vous avouer, j’ai arrêté de lire le livre après les 3/4 (ce qui est déjà pas mal sur 496 pages). Je n’en pouvais juste plus.

Par contre, les 3/4 du livre sont très intéressants, avec de bons exemples très percutants. j’ai accroché car je crois déjà en cette cause et que je suis déjà informée, intéressée, touchée par la question mais je pense que les autres (les « non-végétarien ») ne finiront malheureusement pas ce pavé. C’est un livre à lire une fois qu’on a lu des trucs moins « poussés » et surtout plus « imagés » comme « Eat, chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire » ou des livres comme « L’enquête Campbell » où qu’on a vu des documentaires sur l’élevage et les conditions d’abattage. Il faut d’abord un premier déclic pour se  lancer dans des lectures poussées de ce genre. Pour moi, ce livre est vraiment beaucoup trop détaillé dans la politique, l’anti-capitalisme, les différents type d’écologies (oui apparemment il y en a plusieurs). Pour toucher un max de personnes, il faut savoir aller à l’essentiel. C’est comme à l’école, il faut savoir rendre son cours « dynamique » et intéressant. Dommage, sinon c’était top 🙂 Mais bon, je suis pas une super antispéciste. J’ai vachement de peine avec les insectes, surtout les araignées, les mouches et les moustiques 😀

Le livre de la joie

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4e de couverture :

Sa Sainteté le Dalaï-Lama et l’archevêque Desmond Tutu, deux des plus grands maîtres spirituels de notre temps, et dont la joie est contagieuse, se sont réunis en Inde à l’occasion du 80e anniversaire du Dalaï-Lama.

Une semaine de dialogue profond avec pour objectif d’offrir au monde leur art de la joie face aux grands défis de la vie. Comme ils l’expliquent si bien tous deux la joie nous offre une nouvelle compréhension du bonheur. Alors que le bonheur est souvent considéré comme dépendant de circonstances extérieures, la joie, elle, ne l’est pas.

Ce livre intègre également beaucoup d’anecdotes personnelles inédites de Sa Sainteté et de l’archevêque Tutu.

Pendant toute ma lecture, j’avais l’impression d’être avec eux. Je me sentais extrêmement bien. Je me suis encore sentie encore plus proche du bouddhisme, j’ai découvert un Dalaï-lama simple, généreux et touchant, tout comme Desmond Tutu, dont j’ai déjà eu beaucoup de plaisir à lire le « Livre du pardon ». A la fin du bouquin, quelques exercices de méditations, de développement personnel, pour pouvoir être plus joyeux (et plus heureux) dans sa vie. Ce qui ressort beaucoup dans ce bouquin et que je retiendrai surtout, c’est la compassion envers les autres, prendre soin de son prochain, donner un simple sourire, être généreux envers les autres (pas seulement financièrement), cela devrait suffire à nous rendre heureux bien plus que ces biens matériels éphémères qui ne nous servent au final pas à grand chose.

Dans ce énième livre de développement personnel, encore une chose sort à chaque fois : chacun de nous fait partie d’un tout. Chacun de nos choix à des répercussions même si parfois, on a l’impression de n’être qu’une personne solitaire sur cette terre. Quand il arrive une catastrophe naturelle ou un attentat dans le monde, il suffit de voir à quel point le reste du monde est touché par ce lien qui nous relie tous, qui nous unie dans la compassion. C’est dommage qu’il faille des évènements de ce genre pour que nous soyons tous unis.

L’ultra-marathon pour la vie

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4e de couverture :

Avec ses 20 kilos de trop, incapable de monter un escalier sans s’arrêter, Rich Roll a soudain réalisé quel futur l’attendait et où sa vie de sédentaire allait directement le mener… En l’espace de quelques mois, grâce à la mise en place d’un programme d’entraînement rigoureux et à une alimentation vegan, ce quadragénaire bedonnant s’est transformé en une véritable machine de guerre qui l’a conduit jusqu’à l’Ultraman (un triathlon XXL d’un parcours de 515 km à accomplir à la nage, à vélo et en courant), et au défi encore plus fou de l’EPIC5, cinq triathlons de type Ironman, accomplis sur cinq différentes îles d’Hawaii, le tout en moins d’une semaine…

Ce que j’en pense…

A l’heure où je suis devenue vegan et où je pratique du sport en moyenne 2 fois par jour, il me fallait un livre qui puisse me motiver et me convaincre que même en étant vegan et une sportive du dimanche, on pouvait réaliser des trucs de malades que les carnivores nous pensent incapables de faire (selon eux, nous devrions ressembler à des cadavres à l’article de la mort qui se nourrissent uniquement de feuilles de laitues…).

Rich Roll n’a pas eu une enfance hyper facile (et je me reconnais en lui). Il s’est construit à travers la natation où il était très doué. Il a ensuite commencé à boire, beaucoup trop, pendant sa période universitaire ce qui l’a conduit tout droit dans l’alcoolisme et à abandonner toute activité sportive. Il mangeait extrêmement mal jusqu’au jour où il a fait une sorte de malaise à 40 ans en remontant les escaliers chez lui. Ce fut le déclic qui l’a conduit à devenir le sportif de l’extrême qu’il est aujourd’hui. Et mon mentor. Ce mec est l’exemple même que si on a le mental et la motivation, on peut faire des trucs énormes. Grâce à ce livre, l’idée de faire mon Ironman ne m’est plus du tout farfelue, c’est un rêve tout à fait possible si je m’en donne, moi seule, les moyens et dans ma tête, j’y crois à fond, c’est ce qui me pousse chaque jour à faire du sport, pouvoir économiser pour m’acheter mon premier vélo de route et m’entraîner plus sérieusement, prendre des cours de natation pour perfectionner mon crawl et pouvoir entrer dans le club de triathlon que je convoite et qui m’ouvrira la porte à de vrais entraînements ciblés.

J’ai adoré comment Rich Roll nous décrit chaque étape de l’EPIC5. Dès le début, il partage extrêmement bien ses émotions et les souffrances qu’il a endurées pour finir ce challenge de malade avec son pote Jason, ce dernier ayant un bras handicapé qui lui rendait encore plus dur les épreuves de nage en eau libre. J’ai aussi particulièrement apprécié les conseils de nutrition pour les entraînements et le quotidien. Il m’a également convaincue de me procurer un Vitamix quand j’en aurai les moyens. C’est vrai qu’on a besoin d’un blender digne de ce nom à la maison pour faire des trucs corrects et qui ne s’arrête pas quand on essaye de mixer des noix…

Grâce à ce livre, j’y crois encore plus fort et c’est l’essentiel 😀

Les 5 regrets des personnes en fin de vie

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4e de couverture :

À votre avis, quels pourraient être vos 5 plus grands regrets, à l’automne de votre vie ?

Bronnie Ware – infirmière en soins palliatifs – a posé cette délicate question aux patients qu’elle a accompagnés durant leurs dernières semaines, et avec lesquels elle a tissé des liens profonds.

Émue par leurs réponses sincères et authentiques, mais aussi bouleversée par la similitude de leurs témoignages, l’auteur a souhaité les partager au travers de cet ouvrage intense qui nous fait tous réfléchir sur le sens à donner à notre vie…

Un livre courageux, essentiel, qui nous invite à mener une vie au plus près de nos aspirations…

Ce que j’en pense…

Encore un livre magnifique qui nous explique comment prendre soin de nos vie, grâce à des personnes qui ont du vécu et qui ont pu faire le bilan de leur propre vie. Un livre touchant parsemé des histoires de personnes au bout de leur chemin et des expériences de l’auteure qui lui ont permis de trouver sa propre voie.

Encore une fois, j’ai eu le plaisir de reconnaître quelques unes de mes expériences dans les siennes. Sa pratique du Yoga, de la méditation, son envie de vivre à l’écart de ce monde survolté qui passe à côté des vraies plaisirs de la vie. Son envie de se laver de tout ces conditionnement qui ont sali pendant des années notre propre personnalité, flouté nos rêves et nos véritables ambitions personnels.

Les patients de Bronnie ont fini de me convaincre sur plusieurs choses :

J’ai passé ma vie à faire ce que les autres voulaient pour moi, en oubliant mes propres rêves. A la veille de mes 31 ans, je ne savais toujours pas quel métier me permettrait de m’épanouir, me passionnerait. J’étais comme une ado qui ne savait pas ce qu’elle voulait faire de sa vie. J’ai un emploi alimentaire qui m’a fait sombrer dans la dépression, à la limite du burn-out et que mon médecin a su déceler à temps. A l’époque, j’ai fait employée de commerce parce qu’il me fallait un diplôme d’une quelconque profession pour entrer à l’école de police et que mon rêve était de travailler dans la police criminelle. Enquêter, résoudre des meurtres et mettre en prison les méchants, c’était un truc qui me bottait énormément. Auparavant, j’ai fait des écoles en fonction de ce que ma famille trouvait bien (informaticienne c’est cool, tu trouveras facilement du taff…). j’ai perdu 1 année de ma vie à faire une formation qui ne me convenait absolument pas. Aujourd’hui, j’ai compris que mon travail ne me rendait pas heureuse. Le pire, c’est de me dire que je fais un job qui me tue à petit feu et qui en plus, m’empêche de voir ma fille grandir.

Quand j’ai décidé de suivre mon cœur et de me séparer de ma dépression, j’ai fait exactement ce que Bronnie explique dans son livre. Ma vie était comme un oignon, avec plusieurs couches de douleurs, de frustrations qui m’ont empêchée de voir la belle personne qui était en moi, de m’aimer telle que j’étais. Quand j’ai commencé a peler les couches de l’oignon, je me suis redécouverte. Je me suis trouvée une passion pour la course à pied, pour la forme, pour la santé, pour l’alimentation. En enlevant ces couches, j’ai pu découvrir le bourgeon d’une rose qui ne demandait qu’à s’ouvrir, à briller.

La plupart des personnes en fin de vie regrette d’avoir trop travaillé et d’avoir oublié quelles étaient les choses essentielles : l’amitié, la simplicité, la frugalité entre autre. Pendant 5 ans, je me faisais du souci pour mon rendement au boulot. J’avais peur de perdre mon job car ma motivation était tombée au plus bas et mon travail ralentissait faute de reconnaissance de la part de mon employeur. Résultat, j’ai fait 2 dépressions passées sous silence au boulot que j’ai soignée à coup d’antidépresseurs.  La 3e a carrément fini en arrêt de travail pendant 2 mois. Si mon employeur était incapable de me dire que je faisais du bon boulot après 6 ans de bons et loyaux services, je ne devais pas m’en prendre à moi-même. Au contraire, j’ai décidé de faire du mieux que je pouvais, sans me mettre aucune pression. En sortant du travail j’oublie complètement mon job et je suis à fond dans mon entraînement sportif et dans ma nouvelle passion pour l’alimentation végétalienne et la santé en général. Je sais quelle formation me permettra d’associer santé et sport à la fois. Je pourrai donc suivre des cours du soir tout en continuant à bénéficier de mon job alimentaire. J’ai aussi compris grâce à la simplicité volontaire que je n’avais pas besoin d’être riche pour être heureuse. Je me suis entourée de véritables amis avec qui j’ai des contacts réguliers et qui me permettent d’avoir une stabilité sans précédent dans ma vie.

J’ai appris que je devais également me séparer des personnes toxiques qui salissaient mon bonheur et ne m’apportaient que de la souffrance et s’autorisaient toujours à me dire ce qui était bon ou mauvais pour moi. J’ai fait le ménage dans mes contacts téléphoniques pour terminer avec 33 contacts (dont 10 qui sont des médecins en tout genre, mon pizzaiolo préféré et mon coiffeur…). j’ai supprimé mes comptes Facebook et je vis recluse des réseaux sociaux. Mais je ne me suis pas éloignée de mes véritables amis pour autant, je trouve même que je m’en suis rapprochée. Je les vois régulièrement ou je les ai souvent au téléphone.

J’ai aussi appris à avoir le courage d’exprimer mes sentiments, à dire les choses sans avoir peur de l’effet que cela aura sur les personnes qui les recevront sans devoir faire profil bas et ruminer au fond de moi ce que j’aurais du dire au moment opportun pendant des années, rajoutant une couche d’oignon. Aujourd’hui, dès que quelque chose me plaît ou ne me plaît pas, je balance. Soit elles acceptent mes compliments ou mes remarques, soit elles les refusent. La voie qu’elles choisiront sera décisive et me permettra désormais de voir si je dois continuer mon chemin avec ces personnes ou pas.

Bref, ce livre, encore une fois, me prouve que je suis sur la bonne voix 🙂

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Le livre du pardon

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4e de couverture :

La qualité de la vie humaine sur notre planète n’est, en fin de compte, rien d’autre que la somme des interactions quotidiennes entre nous tous. (..) Le pardon est la voie pour réparer les points de rupture dans nos interactions. C’est la voie pour réparer des déchirures dans le tissu social. C’est la voie pour empêcher cette communauté humaine d’aller à sa perte. (..) Ce livre est une invitation à cheminer avec nous sur la voie du pardon.

«Une lecture indispensable non seulement pour trouver la voie qui nous permet de nous guérir nous-mêmes et le monde, mais aussi pour rétablir un équilibre dans notre biologie, dans notre esprit et dans nos âmes.» Deepak Chopra, auteur du Fabuleux Pouvoir de votre cerveau

«Ce livre fait sortir le pardon des limbes du mystère. C’est un manuel qui nous révèle l’une des capacités humaines les plus exigeantes mais aussi les plus libératrices dans toute sa complexité et dans tout son pouvoir transformant.» Krista Tippett

«Une description essentielle des processus qui nous permettent d’aller vers l’acceptation et la résolution d’une vie de colère et de douleur… Un nouveau paradigme d’une guérison transformatrice.» Annie Lennox

Ce que j’en pense…

J’ai lu ce livre sur les conseils de ma thérapeute. Même si selon elle, j’avais déjà beaucoup avancé sur le quadruple chemin en pardonnant à beaucoup de monde et en étant aujourd’hui plus sereine, je pouvais toujours en retirer quelque chose de plus dans ma vie. Et elle avait raison.

Ce livre raconte beaucoup d’histoires vraies et très difficiles vécues par différentes personnes. Des victimes de l’Apartheid aux parents qui ont perdu leurs deux enfants dans un accident de voiture à cause d’une personne qui avait bu, à cette femme qui a écrasé accidentellement une personne avec sa voiture, à celui qui a tué intentionnellement une fille juste parce qu’elle était noire,… Il est incroyable de voir qu’une grande partie de ces victimes ont pardonné à leur agresseur et il s’agit ici de tords bien plus graves qu’une méchante phrase lancée sous le coup de la colère à une personne que l’on aime.

Desmond Tutu nous explique que la meilleure des personnes peut un jour commettre un acte grave. Personne n’est à l’abri et rien  n’est impardonnable. Pour les victimes et les agresseurs, le seul moyen de pouvoir continuer à vivre sereinement est de passer par les 4 étapes du quadruple chemin :

  1. Raconter votre histoire. Tout pardon commence par affronter la réalité. Vous pouvez l’écrire dans un journal ou raconter à un proche (ou un psy) ce qui vous est arrivé. Relater votre expérience vous permet aussi d’intégrer le souvenir et de désamorcer une certaine réactivité émotionnelle. Pour vous aider à guérir de ce traumatisme, imaginez-vous revoir la scène dans un film. Cela vous évitera une réponse neuronale instinctive de stress.
  2. Nommez la blessure. Les faits sont les faits, mais ces expériences provoquent de puissantes émotions, qu’il est important de nommer. Alors que vous voyez la situation se dérouler autour de votre Moi distant, efforcez-vous de comprendre ce qu’il ressent. Pourquoi éprouve-t-il ces sentiments ? Si la blessure est récente, posez-vous la question : « Cette situation m’affectera-t-elle dans 10 ans ? « . Si la blessure est ancienne, demandez-vous si vous voulez continuer à porter ce fardeau ou vous libérer de votre souffrance.
  3. Accordez le pardon. La capacité à pardonner tient à la reconnaissance de notre humanité partagée. Parce que nous sommes humains, inévitablement, nous sommes amenés à nous faire du mal. Êtes-vous capable d’accepter l’humanité de la personne qui vous a blessé et de comprendre que son acte s’explique par ses propres tourments ? Si vous assimilez votre humanité commune, vous vous libérez du danger des représailles et vous vous engagez sur la voie de la guérison, et non de la vengeance.
  4. Réconciliez-vous ou séparez-vous. Après avoir pardonné à quelqu’un, à vous de décider si vous renouez votre relation ou si vous la brisez. Si le traumatisme est important, il est impossible de revenir à votre relation précédente, mais l’opportunité vous est donnée d’en nouer une nouvelle. Si l’on se réconcilie, on restaure les liens familiaux ou communautaires. Si l’on se sépare, on peut tourner la page et souhaiter bonne chance à la personne qui nous a blessés, sachant que, comme nous, elle cherche seulement à être heureuse. (réf Google)

Dans mon passé, j’ai été blessée un nombre incalculable de fois. J’ai été manipulée, trahie, humiliée, agressée physiquement ou verbalement, même par des personnes que j’aimais. J’ai vécu l’enfer de l’enfance et de l’adolescence avec mon statut de bouc émissaire à plein temps. J’en ai voulu à la Terre entière, à la vie, à moi-même. J’ai voulu en finir plusieurs fois car pour moi, ce monde ne valait pas la peine qu’on s’y attarde, ce monde était rempli de méchantes personnes égoïstes et sans cœur.

J’ai commencé à voir le bon côté des choses lorsque j’ai entamé mon école de commerce. J’ai rencontré de belles personnes qui sont restées dans mon cœur. Mais le poison du passé était toujours en moi, entrain de me ronger. Je subissais une dépression qui ne voulait pas me lâcher. A la naissance de ma fille, j’ai eu un déclic. J’ai commencé à écrire mes lettres de « pardon ». Je n’en pouvais plus de ces histoires passées, je voulais avancer. J’ai commencé par ma grand-mère décédée depuis 10 ans. Cela m’a fait un bien énorme. Puis j’ai continué avec ma mère. Cette lettre a été décisive pour moi car elle m’a permis de lever en partie le mur qui m’empêchait d’avancer sereinement dans la vie. Cela m’a permis de mettre le doigt sur d’autres trahisons que j’ai également pardonnées. Il me reste encore une lettre à écrire à mon père et je pense que j’en aurai terminé avec mon passé.

A l’heure actuelle, ma dépression a quasiment disparu alors qu’il y a 5 mois, je voulais de nouveau en finir une bonne fois pour toute avec cette vie de souffrance. A ce moment-là, je n’avais pas raconté mon histoire à quelqu’un (hormis les lettres) ni nommé la blessure. J’ai commencé à le faire avec ma thérapeute et les changements se sont immédiatement fait ressentir. Son regard neutre m’a permis de voir la situation d’un point de vue différent et de me dire « ha ouais, en effet, je n’avais pas vu les choses de cette façon ! ». Elle m’a fait remarquer les liens distordus que j’entretenais avec mon père. Cette manière de se comporter entre nous comme des frères et sœurs et non comme un père et sa fille.

J’ai accordé le pardon à ces gens qui m’ont fait du mal. Aujourd’hui, ces personnes mènent leur propre vie et ne pensent sans doute plus à moi depuis bien longtemps. Pourquoi je continuerais à souffrir à cause d’elles ? Moi aussi, j’ai droit au bonheur.

Ensuite vient le moment de la réconciliation ou de la séparation. Pour ma part, je me suis réconciliée avec les personnes avec lesquelles je n’aurais jamais imaginé faire un pas de plus ensemble dans la vie. D’autre part, des évènements récents et douloureux sont venus me faire comprendre qu’il était temps de me séparer temporairement et au pire (ou au meilleur), définitivement, avec des personnes en qui j’avais entièrement confiance. J’ai essayé de parler à ces personnes mais tout dialogue cohérent et productif était inexistant sans passer par la colère et le déni. Il m’était impossible de leur exposer ma souffrance qu’ils ne voulaient pas entendre. Dès lors, étant donné que ces relations ne m’apportaient que de la souffrance et de la déception, j’ai décidé de les couper et d’avancer sur mon chemin vers le bonheur sans ces personnes. Après tout, mon devoir n’est pas de sauver ceux qui se plaisent dans leur caca… J’ai supprimé et bloqué leurs numéros de téléphone et ma vie n’en est que plus calme et douce. Plus d’histoires, plus de colères idiotes et sans fondements, plus de « parasites » sur ma chaîne du bonheur, je n’ai gardé que des relations constructives et bénéfiques à mon bien-être.

Ce livre, couplé avec les 4 accords toltèques, est une énorme béquille pour ceux qui veulent faire de leur vie ce dont ils ont envie. En reprendre les rênes et faire leur propres choix en fonction de ce qui nous fait du bien, en écoutant notre corps, nos émotions et notre intuition. En prenant soin de notre âme et en passant notre chemin lorsque l’on croise des personnes qui sont susceptibles de nous faire du mal. La vengeance est inutile et elle nous empoisonne, tout comme la rancune. Nous avons toujours le choix !

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Les 4 accords toltèques

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4e de couverture :

Découvrez ou redécouvrez Les quatre accords toltèques, et prenez comme des millions de lecteurs en France et à travers le monde, la voie de la liberté personnelle.
Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le « rêve de la planète », basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques que Castenada fut le premier à faire découvrir au grand public. Don Miguel révèle ici 4 clés simples pour transformer sa vie et ses relations, tirées de la sagesse toltèque. Leur application au quotidien permet de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour.

Ce que j’en pense…

Encore un livre de développement personnel qui m’a appris beaucoup de choses et ces derniers temps je tombe toujours sur des livres parlant de conditionnements. C’est vraiment étrange mais pour moi cela veut surtout dire que c’est à moi d’agir sur ces fameux conditionnements et de les modifier.

Cela peut paraître simple de prime abord mais ce n’est franchement pas évident d’appliquer chaque jour ces 4 accords toltèques. Le premier jour, j’ai appliqué le premier accord, avoir une parole impeccable… Selon Don Miguel Ruiz, la parole, c’est de la magie blanche comme de la magie noire. Vos paroles peuvent rendre les autres heureux ou les faire terriblement souffrir. Mais surtout, vos paroles gentilles comme méchantes agissent également sur vous, un peu comme un boomerang qui vous revient dessus. Pour les paroles gentilles, c’est cool, ça fait du bien. Pour les méchantes, ça l’est un peu moins. D’ailleurs quand on dit des choses très dures à quelqu’un, on ne met pas bien longtemps avant de culpabiliser. C’est le contre-coup. En gros, être méchant avec les autres, c’est être méchant avec soi-même.

Pendant longtemps, je me suis victimisée et j’en voulais à la Terre entière de ce qui m’était arrivée durant mon enfance et mon adolescence. Je suis sans arrêt sur la défensive et je réplique très vite dès qu’on me pique un peu. Dans la vie de tous les jours, si les choses ne vont pas comme je l’entends, je m’énerve, je monte dans les tours et je fais de l’auto-allumage quand je ne contrôle pas complètement la situation (typiquement au volant…). Je ne suis absolument pas une adepte de la « lenteur ». Pour moi, les gens doivent être capables de comprendre tout, tout de suite sans devoir leur expliquer une deuxième fois les choses. Le pire, c’est que je sais très bien que parfois, je suis insupportable (Sheldon, sors de ce corps !!!).

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Je me demande souvent si tout est normal dans ma tête à tel point que quand j’étais plus jeune je pensais souffrir d’une sorte d’autisme jamais soupçonné.

Donc ce premier jour, j’ai été bluffée par ma manière de me comporter en général sur la journée. Pas d’agressivité au volant (punaise !). Quand on me coupait la route, je m’en fichais, quand on n’avançait pas devant moi, je restais calme et j’adaptais ma vitesse sans dire « HALALA Avances !!!!! ». Les gros mots ne font sûrement pas partie d’une parole impeccable. De toute façon, que je m’excite ou pas, il n’avancera pas plus vite, pire il ralentira… Ho’oponopono, si je lui colle aux basques, c’est entièrement de ma faute parce que je roule trop vite pour lui et d’ailleurs si je lui rentre dans le derrière, ce sera de toute façon moi qui n’aurai plus de permis et je devrai en plus douiller pour son parechoc. Je me dis que si je peux anticiper les bêtises des autres, c’est sûrement pour éviter des accidents et non pas pour sortir de la voiture et leur péter les dents (non je ne l’ai jamais fait, par contre, je suis parfois une adepte du majeur, oui je sais, c’est moche…). Ce jour-là, j’ai appliqué la courtoisie !

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Le lendemain, les bonnes vieilles habitudes ont repris le dessus quand on n’a pas voulu me laisser un petit passage sur une route bien pourrie (à plusieurs voies) pour que je puisse sortir à droite et comme tout le monde à une fâcheuse tendance à se coller et à ne pas respecter les distances de sécurité, impossible d’avoir une ouverture. J’ai donc forcé le passage, dans l’ordre des choses, je me suis faite klaxonner alors que ça faisait un moment que mon cligno indiquait clairement que je voulais aller à droite, puis instinctivement, mon majeur s’est redressé… Du coup, j’ai du tout recommencer à zéro, comme le veut les 4 accords toltèques.

Hier, pour mon 4e jour, j’ai essayé d’appliquer les 4 accords : avoir une parole impeccable, ne pas tout prendre comme une attaque personnelle (un autre gros problème chez moi), ne pas faire de suppositions ou de jugements (imaginer ce que les gens pensent ou pourraient être en fonction de leur apparence par exemple) et faire du mieux qu’on peut pour atteindre les 3 premiers accords. J’ai passé la journée entière avec ma fille, sans jamais m’énerver (un miracle). Nous sommes allés faire du vélo, j’ai souri à tout le monde (une façon à moi de donner de l’amour). Nous avons bu tranquillement un chocolat dans un petit café puis nous sommes rentrées à la maison, toujours dans le calme et la bonne humeur. 10 km de vélo sans se plaindre, même avec la bise en pleine face 😀

Les 4 accords toltèques, si on fait un peu attention (si on vit dans le moment présent), peuvent vraiment vous changer la vie. Je vais donc continuer à les appliquer jour après jour, jusqu’à être en paix avec moi-même 🙂

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L’alchimiste

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Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides.
Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Ce que j’en pense…

Un petit livre qui se doit de figurer dans sa bibliothèque. Pour moi c’est une pépite de sagesse. On voyage avec ce petit bonhomme, on apprend de ses erreurs, on est heureux lorsque la vie le récompense, l’histoire est sympathique et on s’y retrouve un peu dans sa propre vie. Il est rempli de petite « citations » dont deux que j’ai beaucoup aimé :

« Et le jeune homme se plongea dans l’Âme du Monde, et vit que l’Âme du Monde faisait partie de l’Âme de Dieu et vit que l’Âme de Dieu était sa propre âme ».

« Lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous ne le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous. »

C’est un conte philosophique merveilleux qui a renforcé davantage mon besoin de suivre mes rêves, d’écouter mon « intuition » et mon cœur. Je l’ai lu avec mon âme d’enfant et j’ai adoré. De plus, il se lit très vite et est très simple puisqu’il ne fait que 189 pages 🙂

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