Troupe 52

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4e de couverture :

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. A mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au coeur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Ce que j’en pense :

Si ce livre a fait pâlir d’angoisse un de mes auteurs d’épouvante préféré, je me devais donc de le lire. Et je n’ai pas été déçue. C’est hyper angoissant. C’est gore juste ce qu’il faut, pas tant l’histoire qui est bien crade mais également les souvenirs des scouts assez glauques pour la plupart. J’avais parfois des difficultés à cacher mon dégoût sur certains passages. C’est super bien foutu et ça m’a changé de mes livres de développement personnel, moi qui adore ce genre de littérature. Ça m’avait manqué 🙂 N’empêche que si vous rêvez de perdre du poids, c’est le livre qu’il vous faut 😀

Dans la nuit de Daech

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4e de couverture :

Sophie Kasiki est éducatrice en banlieue parisienne quand trois garçons qu’elle connaît quittent la France pour faire le djihad en Syrie, laissant leurs familles dévastées. Très vite, ceux qu’elle appelle  » les gamins  » reprennent contact avec elle. Sophie espère les convaincre de rentrer, mais c’est l’inverse qui va se produire.

En plein questionnement personnel, cherchant à donner un sens à sa vie, Sophie se laisse envoûter malgré elle par leur discours politique. Et, après seulement quelques mois de conversations quotidiennes, elle prend l’incroyable décision de partir pour Rakka, capitale de l’État islamique. Elle emmène avec elle son fils de quatre ans.

Là, Sophie, bénévole à la maternité, découvre la ville vitrine de l’EI, cosmopolite – on vient de tous les pays servir le califat – et sous contrôle étroit des djihadistes. Elle ouvre progressivement les yeux : Daech est une armée d’occupation, les Syriens tremblent et les gamins qu’elle a connus sont désormais des moudjahidine fanatiques et dangereux qui vont les séquestrer, elle et son fils, dès qu’elle manifestera son opposition.

Dans un pays où les femmes n’ont pas même le droit de marcher dans la rue sans leur tuteur légal, Sophie, armée de l’amour inconditionnel de son mari resté en France, va affronter tous les dangers pour sauver son fils et le ramener à la maison…

Ce que j’en pense :

Pour être franche, la première chose qui me vient à l’esprit quand je lis la 4e est : « C’est pas possible d’être aussi stupide ! Si ? ».

J’ai quand même lu ce livre en 2 jours aussi donc je ne vais pas dire que je n’ai pas aimé. C’est surtout que c’est une histoire vraie donc c’est difficile de juger « l’écriture » et le sens du livre. Je dois avouer que j’étais terrifiée à l’idée qu’il arrive quelque chose à ce pauvre enfant de 4 ans qui n’a pourtant rien demandé. Qui allait peinard à l’école et qui se retrouve du jour au lendemain à Rakka, avec une mère complètement à côté de la plaque et qui ne parle pas un mot d’arabe. J’en reviens pas que le mari se soit laissé entourlouper aussi facilement. Je suis peut-être vachement dure et sans coeur mais je suis maman et ma principale préoccupation pour ma fille, c’est son bonheur et surtout, sa sécurité.

Il me semble qu’en 2015, Google existait déjà. Tu tapes Rakka dans la barre de recherches, tu sélectionnes les images et tu auras déjà une bonne vision globale de la situation là-bas. « Mais non, c’est pas vrai ! A Rakka, il y a des chaudrons plein d’or aux pieds des arc-en-ciels, des licornes qui se promènent dans de magnifiques forêts, il y a des oasis magiques et les gens dansent et chantent « Kumbaya » autour d’un feu de joie en grillant des marshmallow »… C’est un peu beaucoup exagéré mais c’est un peu ce que les trois mecs lui faisaient croire dans ses conversation sur Skype. Et elle y a cru !!! Hallucinant ! Ici, on parle d’une éducatrice, pas de Nabilla qui ne sait pas cuire des spaghettis.

Alors oui, tu trembles pour eux du début à la fin. Des fois quand même, tu as envie de mettre des claques à la mère mais voilà, le mal est de toute façon fait… Tu n’as plus qu’à espérer une fin heureuse dans un endroit où on lapide et décapite les gentils. Le père, qui a quand même un peu de jugeote finalement, décide de porter plainte contre sa femme pour enlèvement d’enfant par ascendant, ce serait le seul moyen pour faire avancer les choses. J’ai pas envie de spoiler l’histoire mais on sait qu’il y a des gens bien là-bas, qui vivent dans la terreur. Ces psychopathes font en sorte de vivre dans des immeubles où vivent des civiles afin d’éviter les bombardements.  Les innocents sont leurs boucliers.

Alors en fin de compte, elle met cette idée délirante d’aller faire du bénévolat dans un hôpital de Rakka sur le compte de la dépression. Elle avait besoin de donner un sens à sa vie. D’aller passer un mois dans la capitale de l’EI (nan mais sérieux !) et évidemment, d’emmener son fils avec elle. Pourquoi ? C’était vraiment nécessaire ? Puisque de toute façon, elle comptait revenir. Ce n’était pas plus simple de laisser le gosse poursuivre sa scolarité. Les MSF aussi ont des enfants. Je ne pense pas qu’ils les prennent avec eux pour aller soigner les gens en pleine épidémie d’Ebola en Afrique…

Et pourtant… Je ne vois que deux hypothèses à un tel acte. La première, qui je l’espère est la bonne, c’est que cette femme, éducatrice qui plus est, était complètement naïve (même si j’ai beaucoup de peine à le croire) et vraiment au fin fond du bac. Elle croyait vraiment les inepties de ses anciens « gamins » qu’elle aimait tant. Elle pensait vraiment qu’en dehors de son univers parisien noir et déprimant, il y avait un pays ou vivent des oursons pastels toujours heureux et qui mangent des fraises tagada. Un dépressif au bout du bout, il aura envie de mourir, mais d’emporter son enfant innocent avec lui dans la mort, c’est carrément égoïste. J’ai été dépressive, je suis passée par ces moments où tu en as marre de la vie, mais j’ai toujours eu la notion du bien et du mal et pour rien au monde j’aurais fait du mal à quelqu’un que j’aime. Après, il y a des niveau de dépression et je n’ai pas eu l’impression, en la lisant, qu’elle était inconsciente de ce qu’elle faisait…

Ce qui m’amène à ma deuxième hypothèse : c’est une fanatique avec comme couverture la bonne mère de famille un peu naïve qui écrit un livre pour justifier ses actes avec un plan très sombre. Mais je n’y crois pas. C’est pas possible. C’est sûrement une belle personne un peu affaiblie dans son mental à un moment donné. Enfin je l’espère…

Pour ce qui concerne Daech et toute cette merde, j’ai beau ne plus suivre l’actualité, je suis persuadée que tout est calculé par les gros de ce monde. Qui finance Daech ? D’où proviennent leurs armes ? Comment se fait-il que ça passe aussi facilement la frontière turque ? Je fais partie de ceux qui croient en la théorie du complot. On se fout de notre gueule, on nous maintient dans un climat de peur juste pour le pognon. Nous sommes manipulés. On nous fait croire que les méchants sont les musulmans et ça marche du tonnerre ! Il y a pourtant eu beaucoup de reportages sur les attentats du 11 septembre. Là où tout a commencé. Mais les gros méchants sont sûrement plus proches de nous qu’on ne le croit. Ceux qui tirent les ficelles. Ceux qui dirigent les pays riches de ce monde, nos propres dirigeants et leurs propres intérêts financiers… Mais après, je lis peut-être trop les forums de Doctissimo… Je ne lis ou ne regarde plus les médias car pour moi, la propagande, elle est justement là !

Médecin du RAID : Vivre en état d’urgence

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4e de couverture :

« Que se passe-t-il sur une scène d’attentat ? Peu de gens le savent, beaucoup l’imaginent, d’autres fantasment… Et certains rapportent de fausses informations. Ce que je vis, en tant que médecin-chef du RAID, est hors norme. Nous sommes formés pour : « servir sans faillir ». Alors pourquoi m’exprimer ? Je le fais surtout pour les victimes. Quatre-vingt-neuf morts rien qu’au Bataclan, quatre-vingt-six à Nice, sans compter ces centaines de blessés directs et indirects. J’ai considéré qu’il fallait avoir le courage de dire la vérité et même de s’expliquer sur ce que nous vivons au RAID. Face à la menace, tout secours improvisé est contre-productif, voire dangereux. Dès lors que se produit une tuerie de masse au fusil-mitrailleur, il y a des morts. C’est l’intention de mon témoignage, suivre le champ des interventions pour comprendre ce qui ne peut être admissible. Il sera question de cette nuit passée au Bataclan, et surtout du quotidien de notre unité d’élite. Une page dans l’histoire du RAID. »

Ce que j’en pense :

J’ai été très touchée par les attentats de Charlie Hebdo mais surtout du Bataclan. Je n’arrivais pas à croire que des horreurs pareilles pouvaient se produire en Europe, en France, un pays civilisé et sécurisant. J’ai vu la montée du racisme anti-musulman comme si ce n’était pas déjà assez avant. C’est aussi durant cette période que j’ai décidé de me couper de tout média concernant « les évènements dans le monde ». Pourquoi ? parce qu’autour de moi, ce n’est pas rare que j’entende le mot « bougnoule » pour parler d’un arabe ou « négro » pour un noir.

J’ai été entourée toute ma vie de gens un peu racistes sur les bords. Il ne faut pas se mentir, ici, les gens ont peur de l’inconnu. En même temps, je me dis que ce n’est pas avec les reportages « chocs » sur les cités françaises qu’on aime tant nous montrer ou entre deux épisodes des Anges de la téléréalité que le monde deviendra moins con et ignorant. Arte fait par contre de très jolis reportages sur les peuples du monde… Je dis ça, je dis rien… Pourtant, j’ai l’impression que les médias ne montrent que la merde qui se produit dans le monde, c’est beaucoup plus vendeur… On écrit des titres à moitié mensonger pour vendre sa merde et après, on obtient des racistes encore plus racistes et on s’étonne qu’il y ait une montée des groupements d’extrême droite. Mais finalement, est-ce que ce n’est pas voulu de maintenir les gens dans l’ignorance et dans un climat de peur continu ?

J’ai beaucoup de peine à fermer ma bouche quand des proches commencent à faire des commentaires racistes et à mettre tous les individus d’un groupe ethnique dans le même panier. Comme le dit si bien le groupe IAM (que j’adore) dans sa chanson « Offishall », les « blancs » ont beau dégueuler sur les « black » pour se faire mousser au comptoir du bistrot, ça les rassure quand même vachement d’avoir des blacks comme agents de sécu, policiers, ou même de se marier avec des blacks… Faut arrêter les conneries au bout d’un moment… J’étais vachement contente qu’un médecin black me soigne super bien quand je me suis faite exploser l’arcade avec un coup de pied de cheval dans la tête… Enfin bref, LE RACISME CA ME SAOULE ! LA RELIGION CA ME SAOULE ! LES EXTRÉMISTES, CA ME SAOULE ! Tout le monde à le droit de vivre libre et en sécurité ! Après, il y a ceux qui ont le cerveau complètement cramé (comme les néo-nazis chez les blancs et les djihadistes chez les arabes) qui rêvent d’imposer leur merde à tout le monde. Et c’est pas avec ce genre de conneries qu’on va un jour pouvoir réunifier les peuples.

J’ai énormément de respect pour tous les corps de police, c’était mon rêve d’entrer dans la police de sûreté mais à l’époque, ma myopie m’en a empêchée. On me dit aujourd’hui que je pourrais réessayer vu que je me suis faite opérer mais le cœur n’y est plus. Il suffit de voir comment les gens traitent les policiers. Aucun respect. Tu m’étonnes qu’il y ait de moins en moins de jeunes qui veulent faire ce job. Aujourd’hui, tu peux insulter les policiers sans risquer grand chose. Et rien que pour ça, je leur descend mon chapeau bien bas. Parce qu’au final, quand on est bien dans la merde, on est vachement content de pouvoir appeler la police. Il y a eu un accident en Suisse où une patrouille de police a été appelée en renfort pour une baston. C’était la nuit, sur une autoroute. Voiture de police avec giro. Et là, tu sais pas trop pourquoi ni comment, mais un piéton couché au milieu de l’autoroute… La policière au volant a eu bien des emmerdes. Elle aurait soi-disant dû pouvoir l’éviter… Pourtant tout le monde est au courant que les piétons sont interdits sur l’autoroute… En intervention, les policiers doivent se grouiller pour arriver le plus vite possible sur les lieux et là, on leur dit que la nuit, sur autoroute, tu roules à vue…  T’es censé pouvoir éviter un piéton (qui n’a absolument pas le droit d’être là) en plein nuit à vitesse élevée… Cette histoire m’a hallucinée ! Si je roule à vue sur l’autoroute avec mes phares de croisements parce que c’est quasi impossible de conduire avec les gros phares de nuits avec ceux qui viennent en sens inverse, ben moi je roule à 60… Tu te magnes d’arriver, mais attention, tu respectes la LCR…

Pour en revenir au livre, je l’ai avalé en 2 jours. Ça m’a changé de la bouse de Dany Boon « Raid dingue », qui ne met vraiment pas en valeur cette unité d’élite. Ça a beau être une comédie, c’est niaiseux à souhait. Alors quoi, le RAID, ce sont des bras cassés, misogynes avec un petit poids à la place du cerveau ? Sérieux…

Le RAID est toujours le premier à se faire descendre dans les médias après une intervention. Ils ne font jamais les choses assez bien, assez rapidement, pour le commun des mortels. Mais c’est sûr que nous, on aurait fait vachement mieux avec 3 terroristes armés jusqu’aux dents et des centaines de victimes au sol.

Ici, c’est un véritable membre du RAID, un doc, qui nous relate les évènements de l’Hyper Cacher, du Bataclan et d’autres interventions. Comment se passe une intervention. Comment tout est calculé minutieusement quand on est persuadé, téléspectateur à des centaines de kilomètres, par le biais des caméras des médias, que c’est le bordel complet. C’est extrêmement bien écrit, ça rend honneur aux hommes du RAID et à tous les autres corps de police qui mettent leur vie en danger pour en sauver d’autres qu’ils ne connaissent pas. On vit les évènements tels qu’ils se sont déroulés, minute par minute. C’est effrayant, stressant, extrêmement touchant. L’auteur arrive habilement à lier des moments de l’intervention avec les entraînements de l’unité. Et toi tu te dis « comment j’aurais réagi dans cette situation? », ben franchement, j’aurais été tétanisée. Des centaines de blessés, des morts partout. Il faut quand même reconnaitre que ces hommes sont incroyablement courageux et vaillant. Respect les mecs !

30 ans (10 ans de thérapie)

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4e de couverture :

Obsessionnelle, parano et hypocondriaque, Nora Hamzawi partage ses petites angoisses ordinaires avec humour et autodérision.

À mi-chemin entre séances chez le psy et journal intime, elle décortique des scènes de nos vies pour mieux y trouver sa place.

Comment fait-on pour avoir l’air à l’aise en soirée ? Qui sont ces gens qui fréquentent les stations de skis ? Y a-t-il un âge pour arrêter de regarder La Boum ? Pourquoi est-ce qu’on est obligé de se tutoyer dans les magasins bios ?

Son regard sur le monde, sa perception des situations et son désarroi, amusé et sensible, révèlent l’absurdité et la folie du quotidien.

En bref, si vous vous demandez régulièrement si vous êtes normal ou à côté de la plaque, cette introspection sans filtre devrait vous aider à relativiser !

Ce que j’en pense :

J’ai vraiment apprécié les 4 premiers chapitres. C’était drôle, je me reconnaissais un peu en elle. Et puis après, plus rien, c’était chiant, vulgaire et pas du tout drôle. Non mais sérieux, traiter sa sœur de pauvre conne (idem pour sa mère), ses amis de bouffons, s’en prendre au monde entier parce que tout le monde ne partage pas ses goûts et sa façon de voir le monde. Si sa vie c’est vraiment rester chez elle et bouffer des cheeseburger devant une émission de Drucker en dégueulant sur ses amis (si elle en a vraiment encore) et en faisant croire qu’elle est obèse, ben tant mieux pour elle. Parce qu’il y a quand même des gens qui savent profiter de la vie, sourire, s’extasier d’un rien même si c’est complètement con et débile à ses yeux, ça ne l’est pas pour d’autre, pire, ça les rend heureux ! Évidemment que mes amis ne sont pas parfait à mes yeux, tout comme je peux paraître complètement à côté de la plaque pour eux. Mais c’est justement pour leur originalité que je les aime et ça ne me viendrait même pas à l’idée de les traiter de « connards » parce qu’en fait, je les respecte ! Si elle se comporte vraiment dans la réalité comme elle se comporte dans son livre, j’ai vraiment de la peine pour elle. Ce n’est pas d’une thérapie dont elle aurait besoin, mais d’un internement. Non mais, péter un câble dans la salle d’attente d’un cabinet de psy parce qu’il y a une personne « normale » qui vient juste apporter un colis à ton médecin et faire croire que t’es là juste pour apprécier le cadre de la salle d’attente… Elle est complètement barrée !

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la tronche que je fais devant les « Anges »

Je connaissais pas du tout Nora Hamzawi (et c’est pas plus grave) et il paraît qu’elle est vachement connue et drôle. Je dois avoir un cruel manque d’humour, parce que moi, même si j’ai lu le livre jusqu’au bout, c’était surtout parce que j’avais l’impression d’être devant un épisode des Anges de la téléréalité mais en version livre. J’étais hypnotisée devant autant de critiques, de vulgarité, de dégueulis sur la terre entière, d' »irréalité »… Ça existe vraiment ce genre de personnes ? Ben oui et ça se promène dans la nature.

Antispéciste

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Certains en possèdent déjà : les animaux de compagnie, les espèces protégées et les animaux d’élevage. Mais les droits que nous leur avons consentis sont minimaux et incohérents. Nous traitons différemment les chiens, que nous considérons comme des membres de la famille, et les cochons, réduits au rang d’objets produits en masse et abattus dans d’indignes conditions. Pourtant cochons et chiens présentent une sensibilité et une intelligence similaires. Comment en sommes-nous venus à les classer dans des catégories si différentes ? C’est que nous sommes spécistes. Le terme, peu connu en France, fera bientôt partie de notre vocabulaire. A l’instar du racisme et du sexisme, dont il poursuit la logique. Le spécisme consiste à traiter différemment, et sans la moindre raison valable, deux espèces qui présentent les mêmes caractéristiques. Tout comme nous avons longtemps dénié aux femmes les mêmes droits que les hommes. L’affirmation de l’antispécisme sera celle de l’animalisme, un mouvement philosophique qui promeut la nécessité d’accorder des droits à tous les animaux, en raison de leur capacité à souffrir. Loin d’être anecdotique, l’animalisme incarne le mouvement idéologique le plus révolutionnaire ; pour la première fois depuis 2000 ans, il entend sortir nos systèmes de pensée occidentaux de leur logique anthropocentriste et reconnaître que nous, qui sommes des animaux, avons des obligations morales à l’égard de nos cousins. Surtout, l’animalisme s’inscrit dans une logique d’écologie politique, éloignée de celle incarnée dans les élections. Non plus une écologie superficielle, qui se soucie seulement de préserver les écosystèmes, les ressources et quelques espèces en péril, mais une écologie profonde, qui repense complètement la place de l’homme dans le monde. Pour que ce dernier ne vive plus en parasite, mais en symbiose avec toutes les formes de vivant. Cela oblige à une refonte de nos institutions et à briser la vision à court-terme du temps politique. Cela nous oblige aussi à une réforme intellectuelle qui remette en question la notion de  » profit « . Le capitalisme, le socialisme, le communisme, le néo-libéralisme sont aujourd’hui discrédités, si ce n’est dépassés.

Ce que j’en pense :

Aymeric Caron est un personnage que j’aime beaucoup. Il est très intelligent, piquant, et clairement, il sait de quoi il parle. On voit qu’il a fait beaucoup de recherche pour écrire ce livre extrêmement bien écrit.

Je suis d’accord avec lui sur beaucoup de choses, même sur la réincarnation. Je dois avouer que la vie d’un moustique ne me préoccupe que très peu. Là où il m’a perdue, c’est quand il commence à parler des différentes écologies et surtout, de politique. De toute façon, dès qu’on commence à me parler de politique, je m’endors… L’écologie, je fais déjà des efforts à mon échelle et je sais très bien que je peux beaucoup plus m’améliorer et j’y compte bien. J’avais l’impression d’être en dans un cours de politique super barbant. En fait, je ne voyais pas trop ce que ça venait faire dans le livre. En plus, c’était vraiment hyper poussé. C’est carrément devenu soporifique. Le début était super top et là, subitement, on sort complètement du sujet et on s’éparpille. Pour tout vous avouer, j’ai arrêté de lire le livre après les 3/4 (ce qui est déjà pas mal sur 496 pages). Je n’en pouvais juste plus.

Par contre, les 3/4 du livre sont très intéressants, avec de bons exemples très percutants. j’ai accroché car je crois déjà en cette cause et que je suis déjà informée, intéressée, touchée par la question mais je pense que les autres (les « non-végétarien ») ne finiront malheureusement pas ce pavé. C’est un livre à lire une fois qu’on a lu des trucs moins « poussés » et surtout plus « imagés » comme « Eat, chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire » ou des livres comme « L’enquête Campbell » où qu’on a vu des documentaires sur l’élevage et les conditions d’abattage. Il faut d’abord un premier déclic pour se  lancer dans des lectures poussées de ce genre. Pour moi, ce livre est vraiment beaucoup trop détaillé dans la politique, l’anti-capitalisme, les différents type d’écologies (oui apparemment il y en a plusieurs). Pour toucher un max de personnes, il faut savoir aller à l’essentiel. C’est comme à l’école, il faut savoir rendre son cours « dynamique » et intéressant. Dommage, sinon c’était top 🙂 Mais bon, je suis pas une super antispéciste. J’ai vachement de peine avec les insectes, surtout les araignées, les mouches et les moustiques 😀

Le livre de la joie

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4e de couverture :

Sa Sainteté le Dalaï-Lama et l’archevêque Desmond Tutu, deux des plus grands maîtres spirituels de notre temps, et dont la joie est contagieuse, se sont réunis en Inde à l’occasion du 80e anniversaire du Dalaï-Lama.

Une semaine de dialogue profond avec pour objectif d’offrir au monde leur art de la joie face aux grands défis de la vie. Comme ils l’expliquent si bien tous deux la joie nous offre une nouvelle compréhension du bonheur. Alors que le bonheur est souvent considéré comme dépendant de circonstances extérieures, la joie, elle, ne l’est pas.

Ce livre intègre également beaucoup d’anecdotes personnelles inédites de Sa Sainteté et de l’archevêque Tutu.

Pendant toute ma lecture, j’avais l’impression d’être avec eux. Je me sentais extrêmement bien. Je me suis encore sentie encore plus proche du bouddhisme, j’ai découvert un Dalaï-lama simple, généreux et touchant, tout comme Desmond Tutu, dont j’ai déjà eu beaucoup de plaisir à lire le « Livre du pardon ». A la fin du bouquin, quelques exercices de méditations, de développement personnel, pour pouvoir être plus joyeux (et plus heureux) dans sa vie. Ce qui ressort beaucoup dans ce bouquin et que je retiendrai surtout, c’est la compassion envers les autres, prendre soin de son prochain, donner un simple sourire, être généreux envers les autres (pas seulement financièrement), cela devrait suffire à nous rendre heureux bien plus que ces biens matériels éphémères qui ne nous servent au final pas à grand chose.

Dans ce énième livre de développement personnel, encore une chose sort à chaque fois : chacun de nous fait partie d’un tout. Chacun de nos choix à des répercussions même si parfois, on a l’impression de n’être qu’une personne solitaire sur cette terre. Quand il arrive une catastrophe naturelle ou un attentat dans le monde, il suffit de voir à quel point le reste du monde est touché par ce lien qui nous relie tous, qui nous unie dans la compassion. C’est dommage qu’il faille des évènements de ce genre pour que nous soyons tous unis.

L’ultra-marathon pour la vie

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4e de couverture :

Avec ses 20 kilos de trop, incapable de monter un escalier sans s’arrêter, Rich Roll a soudain réalisé quel futur l’attendait et où sa vie de sédentaire allait directement le mener… En l’espace de quelques mois, grâce à la mise en place d’un programme d’entraînement rigoureux et à une alimentation vegan, ce quadragénaire bedonnant s’est transformé en une véritable machine de guerre qui l’a conduit jusqu’à l’Ultraman (un triathlon XXL d’un parcours de 515 km à accomplir à la nage, à vélo et en courant), et au défi encore plus fou de l’EPIC5, cinq triathlons de type Ironman, accomplis sur cinq différentes îles d’Hawaii, le tout en moins d’une semaine…

Ce que j’en pense…

A l’heure où je suis devenue vegan et où je pratique du sport en moyenne 2 fois par jour, il me fallait un livre qui puisse me motiver et me convaincre que même en étant vegan et une sportive du dimanche, on pouvait réaliser des trucs de malades que les carnivores nous pensent incapables de faire (selon eux, nous devrions ressembler à des cadavres à l’article de la mort qui se nourrissent uniquement de feuilles de laitues…).

Rich Roll n’a pas eu une enfance hyper facile (et je me reconnais en lui). Il s’est construit à travers la natation où il était très doué. Il a ensuite commencé à boire, beaucoup trop, pendant sa période universitaire ce qui l’a conduit tout droit dans l’alcoolisme et à abandonner toute activité sportive. Il mangeait extrêmement mal jusqu’au jour où il a fait une sorte de malaise à 40 ans en remontant les escaliers chez lui. Ce fut le déclic qui l’a conduit à devenir le sportif de l’extrême qu’il est aujourd’hui. Et mon mentor. Ce mec est l’exemple même que si on a le mental et la motivation, on peut faire des trucs énormes. Grâce à ce livre, l’idée de faire mon Ironman ne m’est plus du tout farfelue, c’est un rêve tout à fait possible si je m’en donne, moi seule, les moyens et dans ma tête, j’y crois à fond, c’est ce qui me pousse chaque jour à faire du sport, pouvoir économiser pour m’acheter mon premier vélo de route et m’entraîner plus sérieusement, prendre des cours de natation pour perfectionner mon crawl et pouvoir entrer dans le club de triathlon que je convoite et qui m’ouvrira la porte à de vrais entraînements ciblés.

J’ai adoré comment Rich Roll nous décrit chaque étape de l’EPIC5. Dès le début, il partage extrêmement bien ses émotions et les souffrances qu’il a endurées pour finir ce challenge de malade avec son pote Jason, ce dernier ayant un bras handicapé qui lui rendait encore plus dur les épreuves de nage en eau libre. J’ai aussi particulièrement apprécié les conseils de nutrition pour les entraînements et le quotidien. Il m’a également convaincue de me procurer un Vitamix quand j’en aurai les moyens. C’est vrai qu’on a besoin d’un blender digne de ce nom à la maison pour faire des trucs corrects et qui ne s’arrête pas quand on essaye de mixer des noix…

Grâce à ce livre, j’y crois encore plus fort et c’est l’essentiel 😀