Mes films de la semaine

C’est en surfant sur le site d’Antigone XXI que je suis tombée sur un article où elle parlait de petits films qu’elle avait beaucoup aimés. Comme j’adore cette nana, je ne pouvais qu’aller voir ce qu’elle conseillait et franchement, je n’ai pas eu tord de la suivre. En fait, cela fait déjà un bon moment qu’on ne mange quasi exclusivement que du labellisé bio. Cela ne coûte pas du tout plus cher, surtout quand on a complètement supprimé la viande de son alimentation et surtout, on gagne énormément en goût et en valeurs nutritives. Quand ma fille était bébé, je lui achetais toujours des compotes bio et mes amies me disaient de n’utiliser que du bio lorsque je faisais mes compotes moi-même. Pourquoi arrêter de donner du bio aux enfants lorsqu’ils grandissent ? J’ai continué sur la lancé et c’est aujourd’hui l’alimentation de toute la famille.

Ce film est terrifiant et le titre est très provocant et pourtant tellement juste ! En tant que maman, il est de mon devoir de tout faire pour que ma fille vive le plus sainement possible et la nutrition est un point extrêmement important (que ta nourriture soit ton médicament, dixit Hippocrate). On y voit des agriculteurs qui souffrent d’avoir utilisé des pesticides et surtout leurs enfants qui sont atteints de leucémies. C’est vrai qu’il y a énormément de cancers de nos jours et peu de gens essaient de comprendre pourquoi. Souvent, j’entends « Et pourtant on meurt de plus en plus vieux ! » Oui mais dans quel état ? D’ailleurs il semblerait que depuis 2014, l’espérance de vie diminue à nouveau. Cela n’a absolument rien d’étonnant quand on voit ce qu’on essaie de nous faire avaler et surtout, ce que beaucoup avalent sans réfléchir. Je suis hallucinée quand je vois des parents donner du Coca à leur enfant de 3 ans…

Le second film qui m’a beaucoup touchée et qui m’a juste convaincue de l’idée que j’avais déjà de ne pas mettre ma fille dans une école publique est « Alphabet ». On y voit, au début, les enfants chinois qui doivent passer des examens de plus en plus jeunes. On y voit des membres de PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) se féliciter de voir des enfants calculer comme des ordinateurs par contre sans plus montrer aucune émotion. On y apprend que les enfants se couchent tard, pas parce qu’ils regardent la télé, mais parce qu’en plus de l’école, ils ont pléthore de devoirs à faire à la maison et ça, je m’en souviens comme si c’était hier, ces soirées à angoisser parce que tu avais un examen le lendemain et que tu comprenais rien à ce que tu lisais car complètement épuisée de ta journée. L’école a toujours été pour moi un véritable calvaire rempli de matières qui ne m’intéressaient pas du tout. Et pourtant, je n’ai jamais appris autant que depuis que je suis sortie de ce système carcéral. J’ai tout appris par… curiosité ! Rien ne rentre plus facilement dans ta tête que lorsque tu as envie d’apprendre quelque chose ! Quand je suis sortie d’école, la première chose que j’ai faite, c’est jeter tous mes livres et mes notes à la poubelle ! Toutes ces heures passées à galérer pour au final aboutir à un petit bout de papier qui t’évalue sur tes pauvres compétences acquises de 6 à 18 ans… Comme si tu arrêtais d’apprendre à la sortie de l’école… Un magnifique CFC acquis pour passer les 2 années suivantes au chômage et trimer comme une barge pour trouver un job qui ne sera au final qu’alimentaire…

En chine, on apprend qu’une fois l’école terminée, beaucoup d’étudiants se suicident avant même d’entrer au niveau supérieur. On y voit des enfants qui ne savent même plus sourire et qui vivent juste pour décrocher des prix pour faire plaisir à leurs idiots de parents. Pas besoin d’aller jusqu’en Chine pour voir comment les parents prennent leurs enfants pour des bêtes de compétition… Déjà tout petit, tu dois être le meilleur, tu dois écraser les autres. Pauvre de nous… Dans le film, on y voit un Bertrand Stern (spécialiste des sciences de l’éducation et chercheur, dont le travail est basé sur le respect de la disposition spontanée de l’être humain) très attachant qui arrive à montrer, simplement par le biais de dessins réalisés par des enfants entre les années 70 et 2000, comme le contraste est incroyable. Les dessins des enfants des années 70 sont pleins de couleurs, de fleurs, d’animaux, d’arbres,… Alors que ceux des enfants d’aujourd’hui sont bicolores, sans aucune imagination, tristes. On fait la connaissance de son fils, André Stern, qui n’est jamais allé à l’école. Il est pourtant luthier, compositeur, musicien, auteur et journaliste, rien que ça… Il a tout appris par curiosité ! J’ai d’ailleurs très envie de lire son livre

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J’ai également été très touchée par Pablo Pineda, atteint de trisomie 21 et diplômé d’université en psychopédagogie. Il est également acteur (Yo, tambièn) et travaille avec Adecco pour sensibiliser les entreprises autour du handicap. Il montre que même avec le syndrome de Down, on peut faire de grandes choses !

On y voit aussi Thomas Sattelberger, ex-PDG de grosses sociétés comme Lufthansa et Deutsche Telekom. Lui aussi est contre ce système scolaire datant d’une autre époque. Bref, si vous avez des enfants, ou si vous souhaitez en avoir, je vous conseille fortement ce film percutant (que j’essayais de voir depuis un bon moment et que j’ai enfin pu acheter sur iTunes…).

 

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