Journée lausannoise du vélo

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Samedi, j’ai testé la Journée lausannoise du vélo. Ce n’était pas chronométré donc c’était vraiment une sortie pépère. Pour ce faire, j’avais enregistré le tracé GPS sur ma montre, préparé mes sandwichs et mon petit sac à dos.

Je me suis inscrite pour le parcours des 100 km. Je suis arrivée suffisamment tôt pour pouvoir partir à 7h30 mais c’est sans compter les fichus problèmes techniques et d’organisation de la grande étourdie que je suis.

A 7h30, il y avait déjà trop de monde pour moi sur la place alors comme je suis un peu agoraphobe, je prends mon dossard, je lance la Suunto et je me barre car je ne supporte pas de rouler en peloton. Le tracé GPS de la Suunto marche du tonnerre sauf qu’elle se met en pause automatique tout le temps alors que je suis à 30 km/h… ça aura tôt fait de m’énerver. Mais je me dis qu’elle doit forcément tenir en compte les kilomètres que j’ai parcourus et je ne me fais pas trop de soucis.

Mon envie de partir loin de la foule a fait que je n’ai pas eu le temps de prendre mon « petit-déj », j’ai la vessie qui va exploser et j’ai oublié de mettre la crème solaire. je prends une autre route pour être tranquille, sors mon petit-déj, me crème et reprends la route. J’ai déjà bien perdu 10 minutes.

A force d’entendre ma montre sonner, j’ai juste envie de la lancer par terre et de lui rouler dessus (c’est la première fois qu’elle me fait un truc pareil… Heureusement que ce n’était pas en course…). Sur un moment de lucidité, je me décide à enclencher l’appli Strava sur mon portable pour être sûre d’enregistrer plus ou moins cet effort. J’ai évidemment perdu quelques km avant mais bon, c’est pas grave.

Tout en mangeant mon petit déj, je me fais dépasser par de micros pelotons. Ça me va 🙂 Une fois engloutie mon énorme pâté d’avoine aux pépites de chocolat, je me lance enfin dans l’action. Mais si on m’avait dit que ce jour-là, je me prendrais des tas de montées et de faux plats dans les dents en plein soleil et sans un pet de vent, je vous promets que je serais restée au lit. Et encore, pas moyen de profiter des descentes à cause des ploucs qui sont au milieu de la route, qui n’osent pas lâcher les freins et qui pensent que toute la largeur leur appartient ! Ah je confirme que je ne supporte pas rouler groupé ! Au moins en triathlon, les gens roulent plus ou moins au bord et dispersés.

A une cinquantaine de mètres de la bretelle entre les 50 et 100 km, je m’arrête à côté d’un vieux monsieur au bord de la route qui semblait tout perdu. Il me demande sur quel parcours il se trouve, croyant qu’il était sur le 50. Je lui réponds 100 et il me demande combien de km on avait déjà fait. Je pense que ma Suunto lui a ruiné sa virée quand je lui dis 8 km… On était sûrement plus vers les 15 que les 8… Il était épuisé le pauvre, il me faisait tout mal au cœur 🙁 J’espère qu’il a pu terminer sans encombres.

Avant le ravitaillement à Lucens, j’ai failli me planter à cause d’un groupe de crétins qui s’étaient arrêtés en plein milieu du virage… HAAAAAAAAAAAAA ! C’est aussi une raison pour lesquelles vous ne me verrez JAMAIS dans un slow up !

Je continue ma route et roule de temps en temps avec des cyclistes sympas qui me font causette 🙂 C’est cool et en même temps, ça me permet de me reposer au milieu du groupe en profitant de l' »abri ». Au remplissage de gourde à la fontaine, je fais la connaissance de Marion, une lausannoise super sympa et elle aussi triathlète 🙂 On roulera ensemble pendant 5 minutes puis je partirai en avant.

Ma Suunto déconnant à mort, je ne sais pas où j’en suis sur le parcours et j’ai loupé le ravitaillement de Montet. Il faut dire qu’ils étaient pas simples à voir… Et moi, j’étais sèche de chez sèche. Heureusement que je remplissais ma gourde et que j’avais pris des gels avec moi sinon j’aurais sûrement dépéri dans un coin toute seule, déjà que le soleil me tapait méchamment sur la tête.

Pas loin de Saint-Cierges, je vois Marion qui s’est arrêtée au bord de la route dans la forêt. Je m’arrête aussi pensant qu’elle a un problème. Elle est juste crevée ! Et moi donc ! ça ne fait que monter ! Elle me demande combien de km il reste à faire. Comme le vieux monsieur du début, je regarde ma Suunto et … punaise je vais crever !!! … 44 km et ça fait déjà 3 heures qu’on roule !!!! Elle est hallucinée et me dit que c’est pas possible. Là, je sors Strava qui me confirme que je n’ai pas fait 56 km mais 73… Joie !!!! On est bientôt arrivées !!! On continuera la route ensemble jusqu’au prochain ravitaillement car elle ne s’est pas inscrite pour la virée et me dit « à tout à l’heure » (un peu comme tout ceux que je croise 😀 ).

Les derniers km sont les plus horribles, surtout parce que je prends cette route chaque jour en voiture pour aller bosser mais surtout parce que je la trouve super dangereuse en temps normale pour les cyclistes tellement ça roule comme des malades, que c’est pire ombragé dans la forêt et que c’est du faux plat… J’ai beau habiter tout près, je ne fais jamais cette route en vélo. Et puis hop, dernière bifurcation avant l’arrivée, une petite montée évidemment et là, en arrivant, je vois Marion à côté de l’arrivée qui m’attendait et qui me crie « Bravo ! ». J’en reviens pas, elle m’a attendue 😀 Je la retrouve un moment après puis la quitte la mort dans l’âme en espérant la retrouver prochainement sur un triathlon. C’est vraiment une chouette nana 😀

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