Bientôt une année passée avec mon Cube.

A la veille des 100 km de la journée lausannoise du vélo, j’avais envie d’écrire un petit article sur ce vélo sur lequel j’ai le plaisir de rouler depuis bientôt une année (comme ça file !).

J’ai décidé de me l’offrir quand m’est venue l’envie de me lancer en triathlon. Ce n’était pas évident de choisir un vélo de route car primo, je n’étais jamais montée sur un vélo de route et j’ai toujours roulé en VTT et deuxio, je détestais le vélo de route (je ne sais pas vraiment pourquoi… Peut-être les apriori lorsque je faisais de la moto… et aussi quand je dois dépasser deux ploucs de front en voiture…

Pourquoi l’Axial WLS C:62 SL Disc ? C’est mon chéri qui est tombé dessus en faisant des recherches. Je l’ai convaincu qu’il était hors de question que je m’achète un vélo d’occasion parce que tu sais pas ce que le vélo a subi auparavant (chutes, mauvais entretien, mauvaise taille,…) et aussi parce que les gens qui vendent leurs vélos ont tendance à oublier qu’un vélo, c’est comme une voiture, dès que tu l’achètes, il perd énormément de valeur… et pourtant, beaucoup les vendent pas loin du prix d’achat… A ce prix-là, autant acheter un neuf… C’est clair que c’est un sacré investissement, le plus lourd de tout mon matériel triathlon d’ailleurs. Mais il est un peu indispensable dans ce sport.

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Quand mon chéri m’a montré les photos, j’étais un peu dubitative… Ma première impression : « Mais c’est quoi ces couleurs ??? ». Quand mon chéri trouvait ça hyper cool, moi je trouvais limite flashy et cheepos. Euh désolée, trouve autre chose, ça va pas être possible… Moi qui déteste me faire remarquer…

Après, il y avait aussi la problématique du prix. On visait pas plus haut que 1500 chf (disons que pour un vélo de débutant, c’est déjà pas trop mal) et nous avons décidé de l’acheter sur Chain Reaction Cycle, qui fait de supers offres. On a regardé beaucoup d’autres vélos mais il faut croire que l’Axial ne m’avait pas laissée indifférente car j’y revenais pourtant toujours en le comparant avec d’autres modèles… Chéri en était carrément tombé amoureux et moi j’ai fini par craquer aussi. C’est le modèle femme avec cadre spécialement conçu pour notre physiologie. C’est sûr que ces couleurs-là, tu les trouveras pas souvent dans un parc à vélos de triathlon (super pour trouver son vélo rapidement parmi une majorité de noirs et blancs 😀 ). J’ai carrément craqué aussi pour les jantes super flashy et l’effet qu’elle doivent produire en roulant 😀 In love la fille !

Prix proposé par le site après rabais de 40 % (sachant que c’était le modèle de l’année précédente) : 1600 chf (ouille! ), c’est 100 de plus que ce qu’on avait prévu mais pour un vélo qui en vaut environ 4000 à la base, on ne va pas pinailler… Acheté ! Et c’est environ 2 semaines plus tard que je recevais mon magnifique vélo ! Bien emballé et nickel propre en ordre ! Je vous conseille vraiment ce super site.

Sur le papier ça donne quoi ? Comme je ne suis pas une pro de la mécanique et que tant que ça roule, ça me va, voici en gros ses caractéristiques et je vais prendre celles que je pense les plus importantes :

Poids total : 7.95 kg (cadre à 62 % de carbone).
Jantes : DT Swiss R32 Spline Disc
Guidon : CUBE Wing Race Bar Carbon
Système de freinage : Shimano BR-RS505
Dérailleur arrière : Shimano Ultegra RD-6800GS, 11 vitesses
Dérailleur avant : Shimano Ultegra FD-6800F
Levier de vitesses : Shimano ST-RS505
Pédalier : Shimano Ultegra FC-6800, Hollowtech II, 50x34T
Cassette : Shimano Ultegra CS-6800, 11-28
Selle : Selle Italia X1 WLS

C’est un vélo de route avec freins à disques. Ce sujet a beaucoup fait polémique en cyclosportives (Ventoso sur Paris-Roubaix et Owain Doull lors du Tour d’Abu Dhabi). Je peux comprendre que cela puisse poser problème lors de courses où on roule pas mal en peloton et où les « touchettes » et les risques de chutes sont relativement élevés. C’est très différent en triathlon où la natation à vite fait de disperser les athlètes pour la route.

Évidemment que je ne m’étais pas posé la question en achetant mon vélo tellement c’est une évidence pour moi, qui vient du VTT et du downhill, de rouler avec des freins qui ne craignent pas la saleté, la flotte ou autre et qui permettent de freiner rapidement et très « sèchement » dans toutes les conditions. D’ailleurs, j’étais même surprise de voir ce genre de freins sur un route tellement j’ai l’habitude de les voir sur jantes. En matière de sécurité, il est difficile de faire mieux et m’étant cassé la tronche très souvent en downhill et avec des disques dessinés de manière pas mal tranchante (même que ça ne m’a jamais effleuré l’esprit que je pouvais me couper avec…) et n’ayant pas eu le moindre problème à ce niveau-là, je n’ai pas pensé une minute qu’ils pouvaient être interdit en courses (sinon pourquoi ils vendent ces vélos ?).

Ce qui est certain, c’est que contrairement aux freins sur jantes, les freins à disques ont un freinage très franc, ce qui peut surprendre celui qui te colle aux basques… Ils te permettent de freiner de manière très efficace sur de très courtes distances (et pour les pros c’est important). J’ai eu quelques frayeurs au début en faisant partir ma roue arrière avec un freinage trop brusque (en fait, c’est pas très différent de la moto…). Maintenant, je freine avant les virages et pas pendant…

En 2017, j’ai été bien ennuyée quand j’ai constaté que sur certains formats en triathlon, les freins à disques étaient interdits… Mince, je devrai louer un vélo pour faire des distances plus longues… J’étais pire déçue… Mettre 1600 chf dans un vélo que tu ne peux pas utiliser, ça met en rage… (certains me diront que je n’avais qu’à mieux me renseigner et je leur dirai : oui !). D’ailleurs, quand j’ai lu pour la première fois le règlement de Swiss Triathlon, ma mâchoire a failli se décrocher 😀 Punaise ça rigole pas ce sport ! C’est surtout là que j’ai découvert le mot « drafting » et toutes les interdictions au niveau du matériel qui allaient avec…

Selon le règlement 2017, j’ai compris que je ne pourrais utiliser mon vélo avec freins à disques que sur des courses où le drafting est interdit (le drafting, c’est chopper l’aspi de celui devant toi). Selon le règlement Swiss triathlon, il était autorisé dans les Sprint et interdit dans les distances olympiques et longues (ben c’est bien ma veine tient, comme si j’allais commencer par un olympique…).

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MAIS il faut aussi faire gaffe pas seulement au règlement Swiss Triathlon mais aussi et surtout, à celui de la course choisie ! Et bonheur toutes les courses que je voulais faire en Sprint interdisaient le drafting 😀 Même si c’est autorisé par Swiss Triathlon, beaucoup de courses l’interdisent 🙂 C’est pourquoi, lorsque vous voulez vous inscrire à une course, déjà primo, soyez au courant du règlement officiel par rapport à votre équipement mais surtout, prenez le temps de bien lire celui de la course en question 😉 Cela vous évitera de déprimer pour rien 😀

Et hô joie, en 2018, le règlement Swiss triathlon a encore changé et les freins à disques sont autorisés désormais dans toutes les catégories.

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Un jour est arrivé la question du fameux prolongateur pour pouvoir se reposer un peu sur les bouts droit et gagner un peu de vitesse. Certes, je ne suis pas un avion de chasse, mais un petit coup de main ça ne peut pas faire de mal 🙂 Du coup, j’ai investi dans des prolongateurs Deda Parabolica 2. Mon vélo était déjà magnifique à mes yeux avant, mais là, c’était Wouah ! ATTENTION ! Encore une fois, méfiez-vous du règlement de course ! En effet, les courses avec drafting autorisent uniquement les prolongateurs qui ne dépassent pas les cocottes ! Pour ma part, toutes mes courses prévues cette année interdisent cette maudite aspiration. L’année prochaine, je ne m’inscrirai qu’à des distances olympiques et là c’est de toute façon interdit 😀

A l’usage, ce vélo donne quoi ? Pour être franche, que du bonheur ! Pour le moment et faute de temps, je n’ai pas la possibilité de faire beaucoup de sorties longues distances. La semaine on en parle même pas (je suis une maman qui bosse à 80 % et je ne m’autorise qu’une sortie d’une heure (environ 25 km) entre la sortie du boulot et la récupération de ma fille à la garderie…) et pendant la sieste de ma fille le samedi ou le dimanche, je me permets de faire uniquement une sortie de 50 km grand max, histoire d’être rentrée à son réveil et ne pas m’attirer les foudres de chéri « qui s’occupe tout seul de la petite alors que je me fais plaisir dehors… ». J’ai quand même la pression familiale derrière moi qui m’oblige à ne pas abuser du sport que j’aime. Toutefois, je me prends de temps en temps une journée de congé pour être full dispo et avoir l’esprit totalement à ce que je fais.

J’ai eu l’occasion de faire 2 fois le tour du lac de Neuchâtel (il me faut un lac à proximité sinon j’ai tendance à m’ennuyer, d’où peut-être cette passion pour le triathlon 😀 ). J’ai ainsi pu constater que les pneus de route ne crevaient pas aussi facilement après avoir fait plusieurs dizaines de km sur des terrains caillouteux, notamment en me tapant tout le chemin de la réserve de la grande Cariçaie… (peut-être vais-je envisager une reconversion au cyclocross…). La seule fois où j’ai crevé, c’est en roulant sur un gros pèleux que je n’ai pas pu éviter lors de mon tour du lac de Thoune.

Seul bémol peut-être, la « Selle Italia » qui me fait mal au derrière comme c’est pas permis ! Même avec une chamoisine aussi épaisse qu’un steak tartare, impossible de m’assoir après une sortie de 100 km (vivement demain…). Alors je ne vous dis pas quand je roule en trifonction… Mais comme elle est assortie au vélo et qu’elle est jolie, je suis prête à chopper de la corne… Peut-être qu’un jour, j’irai voler l’énrome housse en gel de celle de mon père 😀

Mon vélo a subi quelques chutes accidentelles car mal appuyé contre le mur. La dernière en date remonte au week-end du triathlon. La chute a du être méchante car ma cocotte était tordue vers l’intérieur O_O Je l’ai simplement tiré à la main pour la remettre droit. Je vais tester ce soir le fonctionnement du frein et des vitesses pour ma course de demain mais à première vue, je n’ai pas l’impression que c’était grave.

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Hormis le prolongateur, j’ai ajouté quelques accessoires qui me semblent indispensables sur ma monture, notamment une sacoche de selle pour toujours emporter un kit de réparation avec moi dans toutes mes sorties (2 chambres à air neuves, des rustines, 2 démonte-pneus et un multitools). Hors de question d’écourter ma sortie pour une simple crevaison qui peut se réparer rapidement. J’ai également ajouté 2 portes-gourdes (une pour l’eau et une pour la boisson isotonique), une led arrière pour la sécurité (pour les fins de journées où les endroits sombres comme les passages en forêt où les tunnels) ainsi qu’une petite pompe à main. Pour mon premier triathlon, j’ai rajouté une sacoche de cadre ultra pratique pour mettre mes gels et mes pâtes de fruit à portée de main pendant la course ainsi que les déchets qui vont avec. Pour les sorties d’entraînement, j’y mets mon smartphone, mes clés et des pansements, ce qui est super pratique quand la sacoche de selle est remplie. J’ai également investi dans un capteur de cadence que, je dois l’avouer, je ne regarde pas beaucoup… Mon chéri a également fabriqué un petit support-pont fixé entre les barres de mon prolongateur pour ma montre. Afin que j’aie toujours le tracé GPS sous les yeux 🙂

Quand je fais des sorties de 100 km, je le fais vraiment en mode « tourisme ». Le plaisir avant tout. J’emporte toujours mon sac à dos Camelbak avec un sandwich pour pic-niquer au bord du lac et ma poche remplie d’eau (c’est parfois difficile de trouver un point d’eau potable une fois que ta gourde est vide…).

En dehors de mon matériel que j’adore, je prends énormément de plaisir à rouler sur route même si je me fais parfois quelques frayeurs avec des véhicules motorisés peu respectueux des distances de sécurité lors des dépassements et de la vie des usagers fragiles… Surprise, en vélo de route comme en moto, les cyclistes (sur route), pour la majorité, se font signes lorsqu’ils se croisent 😀 J’adore ! Ça donne vraiment l’impression de faire partie d’un cercle spécial 😀 De temps en temps tu te prends un monumental vent mais j’adore saluer car ça me rappelle tellement ma période motarde 🙂 et puis, sur la route, on fait tous face aux mêmes dangers… Avant, j’avais vraiment très peur mais maintenant, je fixe mon regard droit devant moi et je reste bien au bord pour gêner le moins possible la circulation. Pour le reste, j’essaie de faire confiance aux autres même si ce n’est pas toujours facile…