J-5 avant mon premier triathlon

Je commence à tilter que dans 5 jours, je m’élancerai pour la première fois de ma vie dans une course du triple effort.

Je pense qu’à force de me lire, vous commencez à connaître mes très vilaines habitudes et donc, vous avez pu vous rendre compte que je suis une vraie touriste pas toujours très sérieuse dans ses entraînements ! Donc, à moins d’une semaine du grand jour, où en suis-je ???

  • Mes deux TFL de mon marathon du 22 avril sont toujours en phase de guérison… Sur ordre de ma physio, j’ai interdiction de courir jusqu’au jour du triathlon (on verra si je repars sur 1 mois de physio après cette course… ou pas 😀 ). En même temps, ça m’arrange bien puisque ce sport arrive en dernière position dans mon cœur sur les 3 disciplines 😀 (en même temps, c’est le seul sport où je me blesse régulièrement…).
  • Je fais de petites sorties vélo régulièrement après le boulot pour compenser et surtout par faute de temps à cause du boulot, des séances de physio et de la vie de famille. Seulement durant le moi de juin, j’ai ressenti plusieurs fois des douleurs aux genoux en journée qui m’ont forcée à rester tranquille.
  • J’ai pas vraiment été assidue en natation durant ce mois de juin. MAIS j’ai testé par 3 fois ma combi néoprène en eau libre et franchement, j’ai adoré ! Du coup, je ne suis pas trop flippée à l’idée de faire 500 m en eau libre avec une sorte de bouée au niveau des jambes. Au contraire, j’ai presque hâte d’y être 😀 Hier, j’ai demandé à mon coach natation si je pouvais effectuer un 500 m sans m’arrêter (et sans combi ni pull buoy). J’ai jamais dépassé 300 m sans aide (peut-être par flemmardise…) et étonnamment, j’ai fait mes 500 m sans aucune difficulté au niveau de la respiration évidemment avec un chrono d’éponge de mer (11’40… vs 20’00 » pour 1 km en combi). J’aurais même pu continuer (mais flemme oblige…).
  • J’ai testé une fois la transition « vélo (20 km) – course à pied (3 km) ». C’était monstre bizarre au début… Pour ce qui est de la transition natation – vélo, j’ai pas pu tester. Je constate surtout que j’ai failli me vautrer à plusieurs reprises en sortant du lac de Gruyère et qu’il m’a fallu bien 3 bonnes minutes pour que je n’ai plus cette sensation d’avoir fait 100 fois le tour sur moi-même… Bref, ça promet, mais je suis une warrior 😀 au pire, je ramperai jusqu’au vélo (si je me rappelle où il est…). Par contre, dès ce soir (et malgré mon interdiction du courir) je vais bosser un petit peu les transition vélo-càp (sur de petites distances). Ce sera l’occasion de découvrir le mode multisport de la Suunto et de savoir l’utiliser le jour-J.
    triathlon-transition-2
  • Comme j’aime bien savoir plus où moins où je vais quand je fais un truc pour la première fois, j’ai parcouru des dizaines (des centaines ?) d’articles sur Internet, du blog débutant au mec qui fait des Ironman. Encore une fois, il y a à boire et à manger. Je vais me baser sur les premières expériences des uns et des autres qui sont vraiment super intéressantes. De comment préparer sa zone de transition à quoi manger avant et pendant la course, des règles du triathlon à la fameuse question « à quoi sert une visière si ce n’est chopper une insolation en plein soleil ? ». Par contre, j’ai aussi lu pas mal de trucs pour bien me foutre les boules, moi qui adore nager en eau trouble… Du style « combien de triathlète se sont fait attaquer par des brochets ou des Sandres pendant une course ? Si ça peut vous rassurer, j’ai rien trouvé hormis des gosses qui se font mordre le pied qui pendouille dans l’eau depuis un paddle ou simplement le chaton ou le caneton qui se fait bouffer par un brochet téméraire. Mais cela ne m’a pas empêché de pousser mes recherches sur le comportement des brochets en période de frai… oui oui, je suis sérieuse 😀 ). Un conseil, ne vous approcher pas des brochets à ce moment-là, vous risquez les points de suture… Nan mais c’est pas des poissons-clown qui grouillent dans les lacs suisses ! Il y a toute une faune chelou qui nage en-dessous de nous et c’est bien de le savoir (ou pas O_O )

    gueule-sandre
    Un joli sandre !
  • Pis comme la lecture ne me suffisait plus, j’ai regardé autant de vidéos que je le pouvais, encore une fois, du premier triathlon à l’Ironman en passant par comment gérer ses transitions et surtout, les transitions loupées… Perso, je vais adopter la stratégie du lièvre et de la tortue dans le sens où je vais faire mes transitions tranquillement (rapidement mais tranquillement… car pas du tout la pression du chrono ou du podium…) et opter pour la simplicité : Chaussures de VTT que je vais prendre le temps de mettre dans la zone de transition (chaussures d’ailleurs ultra pratiques qui te permettent de courir sans bousiller tes cales…) et je monterai tranquillement sur mon vélo après la ligne. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !  Je pense que tu gagnes autant de temps à pouvoir courir et monter tranquillement sur ton vélo que celui qui perd son temps à essayer d’attacher sa grolle, qui zigzag et se casse la gueule dans le pire des cas (en emportant les autres à côté avec lui… sympa).
  • J’ai fait du bénévolat lors de la Régio Cup d’Yverdon-les-Bains ce dimanche organisée par mon club de triathlon. J’ai eu l’occasion de parler avec d’autres membres, de recevoir des conseils, de me rendre compte que beaucoup d’entre eux allaient participer au même triathlon ce week-end et surtout, de rencontrer Cloé, une fille super sympa qui a commencé avec le club en octobre et qui participera elle aussi, à la Vallée de Joux, à son tout premier triathlon 😀 C’était vraiment chouette d’échanger nos craintes et de les voir se dissiper, pour la plupart, grâce aux membres plus expérimentés. C’était aussi l’occasion pour moi de m’intégrer un peu plus dans ce club avec lequel j’ai rarement la possibilité de m’entraîner (horaires compliqués et niveau encore pas adapté. Je commencerai l’année prochaine en natation car je pense qu’à ce moment-là, j’aurai le niveau pour rejoindre la troupe 🙂 Bref, grâce à cette journée, je pars encore plus sereinement vers cette course.

Le matériel est prêt, il n’y a plus qu’à préparer le sac de transition, nettoyer le vélo, graisser la chaîne, espérer que le beau temps tienne et advienne que pourra 🙂

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