Mars 2018

En mars, on double les entraînements ! J’ai surtout profité d’un bel arrêt de travail accordé par mon médecin pour me faire reprendre du poil de la bête. J’ai essayé plusieurs fois de faire comprendre à mon employeur que je n’avais pas assez de deux mains pour faire tout le travail qu’il y avait à faire, on ne m’a jamais écoutée. Il a fallu mon burnout et que mon médecin me mette 45 jours en arrêt pour que « hô miracle ! », 3 personnes me remplacent… N’importe quoi… Son mot d’ordre était simple : sport. Hors de question de me mettre sous anti-dépresseur car pour lui c’est simple, c’est mon travail et uniquement mon travail qui me rend malade. Et en effet, je peux passer un mois entier à pousser mon corps dans ses retranchements, je n’ai pas de migraines alors que je sens parfois les pulses dans mon crâne… Bref, je reprends le job demain, on verra ce que ça donne.

J’ai ainsi pu reprendre sérieusement les entraînements de course à pied avec des sorties de 10 km, 2 à 3 fois par semaine. Le marathon de Zürich, c’est dans moins de 20 jours et je cours environ 30 km par semaine (quand je suis motivée). Il faudrait que j’augmente un peu durant les 2 prochaines semaines car la semaine avant le marathon, je préfère ne plus mettre mes baskets mais plutôt mes chaussures de vélo et mon maillot de bain. Ce qui est chouette, c’est que mon fan club (mon chéri et ma fille 😀 ) me pousse à faire une sortie longue de 15 km ce dimanche (tout en me suivant en vélo) et de 20 km le dimanche suivant, juste avant la semaine de repos. Ça ne peut me faire que du bien.

Sinon, ce fut surtout l’occasion de lâcher un peu prise sur le futur et plutôt être dans le moment présent. J’ai le médecin le plus attentif et le plus compréhensif qui soit et grâce à lui, je vois mon avenir beaucoup plus sereinement. J’ai plus ou moins arrêté de me faire du souci pour le « comment je vais financer l’école de ma fille si je perds mon boulot » et je sais qu’aujourd’hui, ce n’est plus comme il y a 7 ans en arrière lorsque je n’avais aucune expérience professionnelle et que j’étais au chômage pendant presque 2 ans… C’est clair que lorsqu’on a des enfants, c’est beaucoup plus flippant de se retrouver au chômage. Mais j’ai repris confiance en moi et surtout, je crois en moi. Pour faire simple, mon travail, c’est ma zone de confort inconfortable 🙂

zonedeconfort

J’ai aussi pas mal nagé. Je me surprends à kiffer la natation alors qu’au début, j’avais horreur de ce sport. Aujourd’hui, elle est passée en deuxième position après le vélo 🙂 . J’ai eu l’occasion d’aller nager à la piscine des Vernets à Genève, un magnifique bassin olympique couvert de 50 m. J’en avais juste marre de me taper des longueurs de 25 m à Lausanne dans un bassin bondé déjà à 7h du matin. Pour le reste, je continue les entraînements du lundi soir avec notre coach. C’est le seul moment où je m’entraîne en groupe. Edit du 05.04.2018 : aujourd’hui, j’ai explosé mon record personnel de natation. Matinale avec tous les retraités 🙂 La piscine était lisse comme c’est pas permis et hop, je me lance en crawl et je décide de m’arrêter quand ma respiration deviendrait trop compliquée. Je n’ai jamais pu dépasser les 200 m sans pull-buoy. Au bout d’un moment, un peu surprise de mes aller-retour sans aucun problème de respiration, je décide de m’arrêter. 350 m ! Je sais que j’aurais pu tenir encore 3 x 50 sans problème et voir quel était mon temps pour le 500 m et je m’en veux tellement de m’être arrêtée mais j’étais tellement fière de moi 😀 En tout cas, je le sens super bien pour mon premier triathlon le 22 juin 😀 )

natation

On m’a d’ailleurs demandé à la dernière assemblée de mon club de tri pourquoi on ne me voyait pas aux entraînements hormis à la piscine. En fait, la réponse est plutôt simple, sauf que je l’ai gardée pour moi… La majorité des triathlètes sont des hommes et pour ceux qui ne sont pas célibataires voir carrément divorcés, c’est souvent bobonne qui s’occupe des enfants pendant qu’ils s’entraînent (en tout cas, je connais aucune mère sportive dans mon entourage parce que dans la norme sociale, c’est banal que ce soit maman qui s’occupe des enfants et papa qui fasse du sport… Il suffit de voir comment me regardent les gens quand je leur parle du sport que je fais, j’ai carrément l’impression d’être une mauvaise mère). Je ne suis pas assidûment les entraînements en groupe mais je fais partie de ceux qui s’intéressent un minimum à la vie de leur club… Il y avait environ 25 personnes présentes sur 90 membres lors de la dernière AG… (je suis hyper fan de nos tout nouveaux équipements de vélo. La couleur de mon club est quasiment identique à celle de mon vélo 😀 ). Mais bon, hormis le fait que je suis maman d’une fillette de 3 ans qui a quand même besoin de voir sa mère de temps en temps, je bosse également à 80 % et j’ai aussi et surtout une vie de couple. J’ai beau essayer de comprendre, je n’arrive pas à concevoir un planning de plus de 8 heures d’entraînements hebdomadaire sans risquer de flinguer mon couple ou que ma fille me demande un jour qui je suis O_O

Mais sinon, ma réponse à moi est plutôt simple, je déteste les sports de groupe et surtout, je déteste être en concurrence avec les autres. Si je fais du sport, c’est pour moi et uniquement pour moi c’est pourquoi le triathlon me convient si bien parce que je cours pour ma propre entreprise. Quand je vais courir, nager, ou pédaler avec les autres, je sais qu’il y aura les lièvres (les triathlètes confirmés) et les escargots (moi). Je n’ai pas envie de me prendre la tête parce que je cours, je nage et je pédale plus lentement que les autres. Je n’ai pas envie qu’on m’attende sur le chemin. Je veux juste apprécier mon moment de sport sans devoir me comparer aux autres et avoir l’impression d’être une grosse nulle à la fin de ma séance… Le sport, c’est avant tout pour le plaisir et la forme et je sais très bien qu’à 33 ans, je ne finirai jamais sur un podium. A côté des autres, je n’ai pas l’impression de progresser (je suis juste passée de la ligne « débutant » à la ligne « moyen » à la piscine). J’ai une allure moyenne de 11 km/h en course à pied et de 25 km/h en vélo (heureusement qu’il y a les descentes…). Mais je m’en fiche car je sais que même si je suis lente, je me fais du bien, physiquement et psychologiquement (et je sais qu’à force d’entraînement, je vais aussi m’améliorer). Mais je suis surtout une louve solitaire qui aime bien être dans sa bulle, c’est la raison principale 😀

Le 22 avril, je participerai à mon premier marathon. Je m’inquiète un peu mais pas tant que ça puisque contrairement au semi de Lausanne, j’ai un peu plus couru (entre 2 et 3 fois par semaine selon la motivation) en faisant en sorte que ma distance d’entraînement moyenne soit de 10 km. J’espère le finir en moins de 5 heures… 4h30 ce serait vraiment le top. Mais on n’est jamais à l’abri d’un pépin de santé, des conditions météorologiques et de tout un tas de facteurs (j’essaie juste de trouver des excuses pour pouvoir faire un temps pourri sans déprimer). Je m’entraîne beaucoup sur les routes et je dois avouer que j’ai horreur de ça et en plus, je m’ennuie cruellement… Je ne suis jamais plus heureuse que lorsque je finis sur un petit chemin de terre en forêt, sur les brindilles, les copeaux, les cailloux,…, je me surprends à pousser bêtement de petits cris de joie 😀 D’autant plus que mon genoux gauche supporte très mal les sorties sur le dur. J’ai un peu peur de me refaire une tendinite sur le marathon. C’est pourquoi ce marathon sur route sera probablement le dernier de ma vie (hormis si un jour j’envisage de faire le big Ironman).

En parlant d’Ironman, j’ai constaté à quel point ce n’est pas une course à prendre à la légère, surtout après une sortie vélo de 100 km. Oui, pour ma première sortie 2018, j’ai refait le tour du lac de Neuchâtel (j’adore !!!) Et je me suis rendu compte à quel point c’est long, surtout quand on est une limace 😀 Et je m’imaginais partir direct après pour un semi… Inenvisageable avant 2020 pour l’half… Mais je le ferai, c’est un de mes buts et de mes rêves. Pour l’heure, je préfère continuer de m’entraîner pour être à l’aise le jour-J. En 2018, je participerai à 4 triathlons Sprint et pour 2019, je me fixe les formats olympiques. Ça sert à rien de brûler les étapes 🙂 Je continuerai à participer à d’autre courses en dehors du tri et je vais surtout me lancer en trail (j’aimerais beaucoup tenter le LG Trail 😀 ). Ce sont des courses qui m’attirent beaucoup, tout comme les swimrun (il faut juste que je trouve un binôme pour celle de l’Engadin l’année prochaine 😀 ) et les duathlons. Niveau sportif, j’ai plein de projets 😀 J’espère que la vie et l’Univers seront avec moi.

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