Première sortie raquettes à neige

Voilà bien 2 semaines qu’on attendait nos fameuses raquettes à neige commandées en Allemagne (parce que toujours moins cher qu’en Suisse…). Parce que oui, Madame a décidé qu’elle voulait faire de la raquettes à neige parce que marcher dans la neige, c’est trop beau, et évidemment, Doudou a suivi 🙂

Alors hier, quand on les a enfin reçues, j’ai décidé de les tester directement le lendemain, que n’avais-je à faire qu’il fasse jour blanc, qu’il y ait une bise à vous glacer les trous de nez et qu’il neige (en hauteur). Les ordres de mon médecin sont clairs : FAITES DU SPORT ! He ben j’en fais !

J’ai décidé de faire en solo la boucle du col des Etroits (Sainte-Croix = chemin raquette n°10). Peu de dénivelé, ce qui est pas mal pour une première en raquettes. Pour ce qui est des raquettes, je testais les fameuses et non moins « prestigieuses » TSL Symbioz Hiker… Oui, Madame pensait s’être fait plaisir… Des raquettes de randonneurs réguliers (dixit le papier…) capables d’affronter jusqu’à la haute-montagne… Alors tu penses bien que c’est le cœur léger que j’allai défier les sentiers abruptes de Sainte-Croix.

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Pour cette sortie, je testais pour la première fois beaucoup de choses : mes nouvelles chaussures de randonnnée Lowa Mauriaz GTX, mon nouveau smartphone LG G6. La batterie de mon iPhone 5S a décidé de me lâcher au bout d’une demi-journée et une nuit de charge complète et je n’avais pas les moyens d’investir plus de 700 chf pour un iPhone 7 déjà dépassé et qui ne résoudrait pas mon problème de batterie puisque tous les iPhones ont des batteries de merde… Quand ils décideront de mettre des batteries comme les autres qui me permettront de faire de longues sorties sport de plus d’une heure sans que le téléphone s’arrête et qui résistent au froid, alors peut-être j’envisagerai de repasser chez Apple car je ne supporte toujours pas l’OS Androïd et ses 40’000 applications que tu n’utilises pas. Pour dire, mon 5S avait 16 go de mémoire (ce qui est largement suffisant pour moi) et il m’en restait encore 5 go de libre avec toutes les applis que j’avais chargées. Mon LG G6 dispose de 32 go de base. Avec ça, tu te dis que tu es super large et que tu n’as pas besoin de carte SD. He ben non ! J’ai téléchargé exactement les mêmes applis que sur mon iPhone. Sur les 32 go, plus de 10 go sont occupés par l’OS ultra lourd et 8 go par les applis (dont celle de Google que j’utilise pas évidemment et que je ne peux pas supprimer…). Mais bon, il me reste 13 go mais 10 go d’OS ça fait bien iech… j’ai une carte SD de 64 go qui trainait dans mon armoire depuis mon vieux Xperia Z1 et que je peux à nouveau utiliser. Je vous donnerai mon avis sur le LG G6 absolument pas connu sur le marché des smartphones mais qui mérite grandement de l’être dans un autre article. N’empêche que passer d’un minuscule 5S à un gros pavé avec un écran de 5,7 pouces, ça fait quand même bizarre…

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Alors toute guillerette, je me lève avec les poules. Une fois que mon chéri est parti au boulot et la Mini partie à la garderie, je prépare mon sac : thermos de thé, une grosse bouteille d’eau, un sachet de mangues séchées, mes moufles de snowboard (si jamais mes moufles Forclaz Trek 500 de Décathlon ne tenaient pas les -6 °C du jour avec la bise en prime) et un pull supplémentaire tout doux pour si jamais. J’enfile donc mes grosses chaussettes, mon nouveau sous-pantalon We’dze (Déca), un pantalon de ski de fond coupe-vent Déca, un top, un pull, un tour de cou ultra chaud, ma veste de snowboard (qui semble être nécessaire vu les conditions extérieures) et mes nouvelles Lowa (par dessus lesquelles j’ai encore mis les surchaussures-pantalons pour éviter que la neige ne rentre dedans). Je prends aussi mon bonnet et mes lunettes de snow. Au final, mes mitaines Forclaz sont super et je n’ai pas eu besoin de mon gros pull et de mes moufles de snow, malgré les -6 et la bise qui soufflait. Quant aux Mauriaz GTX, ce sont de véritables chaussons. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu mal aux pieds avec des chaussures de rando et je n’ai pas eu froid non plus (ce sont des chaussures toute saison). Après plus de 4 heures de marche, le test en condition beurk est réussi ainsi que pour tous les autres vêtements 😀 , en particulier le pantalon de ski de fond qui n’a pas pris l’eau et le froid malgré le fait que je me suis assise une dizaine de minutes dans la neige pour faire une petite pause mangeaille.

Il faut monter haut pour enfin trouver de la neige. Je chausse mes nouvelles raquettes, je fais 200 m dans la neige et j’arrive de nouveau sur de la terre et de la caillasse (ben oui, le début du circuit descend…). Je déchausse et il ne me faudra pas beaucoup de temps pour constater qu’un sac à dos avec fixation pour raquettes à neige et bâton n’est pas du luxe. Après avoir marché 3 km dans une vallée de terre et de bouse gelée avec mes raquettes sous un bras et les bâtons de l’autre côté, le circuit remonte à nouveau. J’arrive à l’entrée d’une magnifique forêt avec de la neige à perte de vue 😀 Mais quand je remets mes raquettes, c’est le drame…

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Le fait de m’être tapée plus de 3 km avec presque une crampe au bras et avec la bise dans la tronche n’a pas aidé sur le moment. Pour faire simple, lorsque j’ai voulu fixer ma chaussure, le rivet de ma raquette à 200 chf a carrément explosé (pourtant j’y suis pas allée fort…). J’ai immédiatement compris que ma rando raquette tombait à l’eau puisque plus moyen d’attacher ma chaussure. Dé-gou-tée !

Edit du 21 mars 2018 : Après avoir publié une photo de la casse sur mon compte Instagram, la marque TSL a immédiatement pris contact pour me dédommager. Le SAV de TSL est juste E-XEM-PLAIRE, une semaine après, je recevais une nouvelle attache de fixation chez moi ! Un énorme pouce en haut pour eux ! Bref, je suis tout simplement tombée sur LA raquette avec LE défaut à la con qui tombe juste au bon moment 🙂 Je me suis énervée un peu vite mais je suis tout de même hyper contente de mes raquettes que j’ai pu utiliser sur plusieurs rando sans aucun autre problème, même avec un anneau de porte-clés 😀 .

Je fais demi-tour avec l’intention de rentrer en stop. Hors de question de me taper encore une fois les 3 km de bouse-terre gelée dans une vallée pire glauque. Je veux rentrer, je suis trop vénère. Avec évidemment mes raquettes sous le bras. Après 500 m de marche, je constate que j’ai perdu une partie de la fixation O_O Là, je me mets à pleurer comme une Madeleine (putain de journée), je fais demi-tour et refais lentement le chemin en sens inverse jusqu’à l’endroit où ma fixe a pété en scrutant le sol de mes yeux larmoyants. Je la retrouve pile à l’endroit où je me suis explosée le coccyx sur une plaque de glace en tombant au dos (oui oui, il y avait ça encore, chose qui ne serait pas arrivée avec les raquettes aux pieds…) ! Et là, mon chéri m’appelle et me donne LA solution. Mon chéri est un génie ! Utiliser l’anneau de mon porte-clés pour fixer toute cette daube ensemble ! J’y crois pas des caisses mais je m’active rapidement, c’est déjà pas évident de passer des clés dans ce truc mais le passer entre deux objets percés pire larges avec les doigts gelés c’est mille fois pire. J’ai réussi ! Je refixe et miracle ! Ça tient !

Il ne me faut pas beaucoup de temps pour retrouver la banane et je reprends ma route, toute heureuse, sur un chemin de forêt magnifique.

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Alors que dire de ces raquettes hormis qu’elles ont été finies avec du matériel plus que douteux ? Juste que j’adore ! Si j’oublie le fait que mon autre rivet risque de péter à tout moment et que l’autre tient à l’aide d’un anneau de porte-clés, elles sont incroyablement confortables. Je marche comme si je n’avais rien aux pieds et j’ai même fait quelques petits pas de course juste pour le fun (au Canada, ils font des triathlons d’hiver et ils courent avec des raquettes !). La raquette, c’est super ! Sur la glace, je n’ai pas glissé une seule fois (il faut dire qu’elles sont équipées de crampons dignes de chaussures d’alpinisme). En montée, il suffit de descendre le dzedze sous le talon et tu les avales toutes comme si de rien n’était. Le pied ! Tu ne t’enfonces pas, c’est juste hallucinant. J’avais une vision très fausse de la raquette à neige. je m’imaginais des trucs méga lourds et super chiants à trimballer et c’est carrément le contraire.

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Après 3 heures de poisse, j’arrive à la buvette du Mont des Cerfs. Je suis accueillie par Béatrice et Christophe, un couple super sympa et accueillant. J’étais leur première cliente du jour. Assise à côté du poêle bien chaud, j’y ai mangé une délicieuse croûte au fromage (avec des röstis à la place du pain) à s’en relever la nuit avec fond de musique champêtre. Promis, je reviendrai avec toute ma smala 😀 Me voilà requinquée pour le reste de ma rando.

Je suis retombée sur le parking après environ 40 minutes de marche. Ce circuit d’environ 8 km pour 2h30 de marche se résume ainsi :

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Je pensais arrivée juste à temps pour dîner à la maison, au lieu de ça, je suis arrivée chez moi à 14h30, le temps de redescendre de la « montagne ». Juste une heure pour me reposer de mes émotions et me rendre à mon rendez-vous chez ma tatoueuse pour lui présenter mon grandiose projet de tatouage qui me fera tout le dos <3 Haaaa j’ai hâte d’être en novembre (fin des entraînements piscine et début du travail à l’aiguille 😀 ).

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