Bonne année 2018 !

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Allez, on ne va pas dire que chaque début d’année c’est pareil, mais presque 🙂 Bonne année à toutes et tous ! Que vos rêves deviennent réalité et que vos efforts paient ! Mais c’est aussi ce fameux moment où tu décides de faire de petites améliorations sur ta personne et d’essayer de faire en sorte que cette nouvelle année soit un peu moins pire que la précédente…

Alors je préfère me fixer des objectifs (parce que les résolutions, c’est un mot qui ne fonctionne pas avec moi…).

Objectifs comportementaux : Être plus zen ! Lâcher prise ! En fait, c’était le même objectif que pour 2017 (et 2016…) mais j’avoue que les évènements depuis quelques années ne m’ont pas aidée à y arriver, pire, j’ai carrément régresser pour finir en décembre comme une vraie boule de nerf à la limite de la dépression. Résultat, le 31, on efface le tableau, on repart à zéro et on essaie d’être « normale »…

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J’ai un énorme défaut. J’ai toujours besoin que tout soit parfait. J’ai une bonne quantité de tocs que je ne saurais compter. Celui qui fait marrer mon copain : lorsque je lape la goutte de choki qui risque de couler le long de ma tasse quand je bois, ça me stress tellement que je ne peux pas m’en empêcher. Les cuillères ultra rases de lait en poudre pour les biberons de ma fille exactement comme c’est indiqué sur la boîte avec la quantité précise d’eau au millimètre près. Garer ma voiture le plus parallèlement possible à la ligne de la place et ce besoin de me garer à ras d’un poteau dans les parkings pour être sûre qu’on ne me raye pas la carrosserie. La pizza du jeudi ! Rien que l’idée de louper la pizza du jeudi me fait déprimer. Badger au travail à 6h pile et rebadger à 14h48 (8h18 avec les 30 minutes de pause à midi)…  Et quand je fais la cuisine, je suis les recettes à la lettre avec ma petite balance et mes verres gradués (et pourtant régulièrement ça loupe…). Ce besoin de toujours dormir sur le côté gauche avec mon coussin d’allaitement et faire la « boule-dos » avec mon chéri car impossible de dormir avec quelqu’un qui respire dans mes oreilles. J’ai mon rituel des commis avec ma petite liste ultra précise de la semaine en fonction des rayons, de l’entrée à la sortie, pour perdre le moins de temps possible et cette espèce d’agoraphobie qui me fait angoisser dans les grands centres commerciaux le samedi (une fois, j’ai même failli chialer).

Sur la route, pour être quitte de me faire chopper au radar, je fixe mon régulateur de vitesse au minimum à 86 (ma voiture affichant 2 km/h de trop et sachant qu’on enlève 4 km/h si on se fait flasher…) et 126, mais jamais plus haut que 90 et 134 (il paraît que les radars s’enclenchent quand on dépasse la vitesse maximale autorisée de 10 %…). Alors quand quelqu’un roule à 80 devant moi, j’ai tendance à vite m’énerver car pour dépasser, je devrais rouler 20 km/h plus vite et donc, je serais à 100 et je me ferais flasher (les supers dilemmes dans ma tête !)… En voiture, je suis carrément insupportable. Bref, je calcule tout ce que je fais et surtout, tout ce que je dis et c’est là que je suis terriblement maladroite car si je suis à l’aise lorsque j’écris, je suis complètement inadaptée pour tenir une conversation en direct avec une autre personne. Je perds mes mots et il m’arrive très souvent de mal formuler mes phrases ce qui peut parfois mener à des situations carrément gênantes, voir blessantes. En gros, je suis un méga boulet en expression orale. C’est pourquoi je préfère en dire le moins possible ce qui amène parfois certaines personnes à penser que je suis « sauvage ».

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En fait, tous ces tocs reflètent seulement un besoin de vivre dans un cadre sécurisant, ce que je n’ai jamais eu avant de rencontrer mon chéri à l’âge de 21 ans. Bouc-émissaire durant toute ma scolarité obligatoire à cause de mes « différences » et accompagnée en parallèle par une famille complètement chtarbée, il faut dire que je n’ai pas vraiment eu les armes pour me lancer dans la vie adulte. Grâce à ma psy, j’ai compris que certaines personnes de mon entourage avait besoin de me « contrôler » à coup de chantage affectif pour se sentir exister et c’est toujours le cas aujourd’hui sauf que je ne me laisse plus faire. J’ai découvert que ma mère était loin d’être la méchante femme que ma famille paternelle m’a toujours décrite depuis l’âge de 6 ans et ça m’a fait un bien fou de savoir que moi aussi, j’avais une maman quelque part et qui étrangement, me ressemble énormément. Bref, j’ai compris à l’âge de 31 ans que ma famille m’a toujours menti sur une part très importante de ma vie et m’a, en quelque sorte, volé ma vie et mon enfance. C’est difficile de ne pas avoir de rancœur aujourd’hui mais je refuse de me laisser bouffer par le passé.

A l’extérieur, en dehors de ce petit cocon sécurisant, je ne contrôle rien et c’est extrêmement stressant pour moi. C’est pourquoi j’ai toujours besoin de préparer le terrain avant de faire quoi que ce soit.

Mon pire défaut est que j’ai très peu de patience. Avec ma fille, mon chéri, avec tout le monde. Dans ma tête, tout le monde est censé penser et réagir comme moi ce qui est complètement impossible. Quand j’étais petite, je pensais que j’étais une extraterrestre qui avait été balancée sur Terre et que j’étais seule. C’est pourquoi, même si c’est un personnage fictif, je me reconnais énormément en Sheldon (le QI de 180 en moins…).

En 2018, je reprends simplement mon Miracle Morning, petit rituel qui m’avait apporté beaucoup de détente et qui m’a même permis de débloquer certaines situations très compliquées sans perdre trop de plumes. Depuis que j’ai arrêté le yoga, j’ai l’impression d’avoir un dos aussi souple qu’un bloc de béton armé. Cela veut surtout dire que je dois mettre mon réveil à 4h et ça pique ! En gros, chaque matin, je consacrerai les 50 premières minutes de ma journée à lire mes affirmations, à écrire mon journal, à lire un bon livre et à faire du yoga. De plus, faire une petite méditation chaque soir avant le couché ne peut pas me faire de mal.

Désencombrement, minimalisme et reprise du zéro déchet : En 2017, on a un peu laissé tombé le zéro déchet. Matériellement, j’ai acheté beaucoup de choses mais c’était majoritairement du matériel « longue durée » pour mon nouveau sport, donc pas vraiment de la surconsommation. Cette année, j’aimerais baissé drastiquement mes achats et limiter mes dépenses à mes besoins primaires (nourriture et vêtements) et aux frais d’inscription des courses. Pour le reste, je souhaite utiliser ma promotion de fin d’année pour m’offrir plus d’expériences en tout genre, de formations, de moments en famille ou avec mes amis. En matière de zéro déchet, je vais remplacer la lessive par des noix de lavages, j’ai remplacé les cotons-tiges par un oriculi et tous les produits d’usage quotidien de la salle de bain par du fait maison (déo, dentifrice et shampoing). Je vais me fabriquer quelques serviettes démaquillantes pour virer complètement la ouate et utiliser uniquement de l’huile d’amande douce pour me démaquiller et de l’huile de noisette pour nourrir ma peau la journée (oui ça marche, j’ai beaucoup moins de boutons) et surtout, je vais recommencer à faire le gros de mes courses au marché pour éviter le suremballage des légumes bio.

J’ai écrit récemment un article où je décrivais détester particulièrement les fêtes de Noël pour leur côté ultra-consuméristes. Cette année pourtant, le ciel a entendu mes prières et je n’ai reçu que des cadeaux simples, mais formidables ! Mes beaux-parents m’ont offert des livres de cuisine vegan (alors qu’ils ne sont pas du tout convaincus par nos choix alimentaires) ! et ma belle-sœur des bee’s wrap (mais elle, elle m’offre toujours des trucs super cool 😀 ) ! Surtout que le livre de recette fait un sans faute jusqu’à maintenant. Je vais écrire un article prochainement sur mon utilisation des bee’s wrap 🙂

Professionnellement : Trouver un nouveau job. C’est une priorité. Même si je suis obligée de garder mon job pour des raisons strictement alimentaires, mon emploi est complètement en désaccord avec ma personnalité, mon besoin de partager et d’aider les autres. Chaque matin, j’ai la boule en partant bosser et chaque soir, c’est le pétage de plomb, la « décompression » sur mes proches. Cela fait 6 ans que je serres les dents et que je fais semblant que tout va bien. Mais non. Si je reste, c’est uniquement pour le confort, la sécurité d’emploi et les horaires complètement personnalisables. Financièrement c’est loin d’être le panard et socialement, être enfermée seule dans un bureau avec des appels téléphoniques de gens tout le temps énervés et une pile de dossiers qui ne fait que s’agrandir depuis que je fais un job nécessitant 2 personnes (à 100 %) me fatigue moralement, d’autant plus que je bosse à 80 %.

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En 2018, j’aimerais beaucoup parrainer un enfant dans le monde. Que mon « surplus » d’argent soit vraiment utile à quelqu’un. C’est quelque chose qui me tient à cœur depuis un moment mais financièrement toujours à côté de la plaque, je n’arrive pas trop à envisager la chose. Mais je sens que cette année, c’est la bonne ! Je trouve ça super de pouvoir participer au financement de la scolarité d’un petit bout à l’autre bout du monde et de pouvoir s’échanger des lettres, de partager cette expérience sociale avec ma fille.

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2018, ça semble être un peu tôt mais c’est aussi le moment où on s’interroge beaucoup sur le début de scolarité de notre fille. Notre mode de vie, de consommation et de façon de voir le monde est totalement à l’opposé de la société en général et de ce que propose le programme scolaire ordinaire, compétitif, anti-créatif et bêtifiant. On y formate des moutons préparés uniquement pour répondre aux exigences d’une société qui personnellement, me dégoûte profondément (passer sa vie sur une tablette ou devant un écran, manger n’importe quoi et consommer à outrance), dans le but de les faire bosser pour des entreprises qui n’auront aucune pitié pour eux. Je garde uniquement de mauvais souvenirs concernant mon école obligatoire et de la multitude de matières qu’on y enseignait. Tout ce que je trouve utile aujourd’hui dans ma vie professionnelle et de tous les jours est le calcul, la lecture et l’écriture, point barre ! Je ne sais rien faire de mes mains, niveau créativité je suis zéro. Quand j’étais petite, j’adorais dessiner, aujourd’hui, c’est même pas la peine d’y penser sans faire un cours… J’ai une imagination quasi inexistante alors que j’aimerais beaucoup écrire un livre et à 32 ans, je ne suis toujours pas épanouie professionnellement et je me cherche toujours. Bref, le système « obligatoire » a foutu en l’air ma vie d’adulte. Aujourd’hui, l’école fabrique des travailleurs qui sont déjà en burnout avant même d’entrer dans la vie active, cherchez l’erreur ! A part le fait que les gosses étudient dans des classes bondées avec quelques emmerdeurs qui font que le prof ne fait que remettre à l’ordre pendant la moitié du temps de cours, ce qui me dérange encore plus, c’est tout ce qu’il y a autour : les moments de pauses extrêmement mal surveillés (perso, c’étaient les moments où on se foutait de ma gueule constamment) avec des jeux de gamins idiots comme celui du foulard ou de la tomate… la nourriture à la cantine (pas bio) et surtout le fait qu’il y ait de la viande 4 à 5 fois par semaine au repas de midi et pas systématiquement de repas végétariens qui soient proposés. A quoi ça sert d’avoir des principes écologiques et éthiques si c’est pour faire tout le contraire à l’école et détruire toutes les belles choses que nous lui avons appris à la maison ? Le fait également que les tablettes fassent gentiment leur entrée à l’école me fait frissonner (ça me fait penser à ses parents qui se « délestent » de leurs obligations éducatives en mettant leurs enfants devant la télé sauf que là, ce sont les profs…). Bref, à 18 mois de la rentrée scolaire de notre fille, on envisage très sérieusement l’école à la maison (puisque c’est tout à fait autorisé dans le canton de Vaud sauf que personne n’en parle…) et une école privée dont je ne citerai pas le nom mais qui met fortement en avant les capacités créatives des enfants et qui n’essaie pas d’en faire un super calculateur humain à l’âge de 8 ans (et surtout qui propose des repas bio avec alternatives pour les veggies ❤ ❤ ❤ ❤ ). La seule chose qui nous embête un peu c’est le côté financier, comme toujours avec les écoles privées. Mais bon, ici, on ne parle pas d’une école comme Le Rosey… On sait que pour la maternelle, on pourra la placer dans cette école mais après, ce serait 500 .- de plus par mois et là ça douille ! Tout se décidera ces prochains mois si j’obtiens un bon job 🙂 Après tout, le bonheur de nos enfants n’a pas de prix 🙂

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