Morat-Fribourg 2017

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C’est en, officiellement, 1h51’54 » que j’ai clôturé cette course qui pour moi, a probablement été la plus dure de la saison 2017. Elle me terrifiait beaucoup plus que le semi de Lausanne à venir, mais ça, c’est évidemment une chanson d’avenir mais je la sens hyper bien après celle-ci.

Autant l’avouer tout de suite, je n’ai jamais couru plus de 14 km d’affilé de ma vie… Donc autant dire que niveau entraînement je partais léger. Dans ma tête, je me disais que c’était juste 7 km de plus que les 10 km que j’ai l’habitude de courir finger in the noise… Faudra juste ramer un peu plus 🙂 Et ça n’a pas manqué.

Cette fois, j’ai été plus ou moins pro dans ma façon de me préparer entre la veille et le jour-même. Durant la semaine et à cause de mes mollets fragiles, j’ai fait uniquement des petites sorties vélo pour maintenir une petite activité physique mais loin de moi l’idée de m’entraîner comme un bourrin pour cette course où je voulais surtout passer la ligner d’arrivée la tête haute.

La veille, je commence pourtant à ressentir le stress de cette course qui m’a toujours impressionnée. L’année passée, quand je l’ai faite en Nordic, je m’étais promis de la faire en courant l’année suivante. C’est LA course qui m’a donnée envie de me mettre au running, alors c’est une course très symbolique pour moi. Donc demain, cela fera précisément une année que je me serai mise à la course à pied qui m’aura permis de perdre plus de 12 kilos en 9 mois ❤ ❤ ❤ et j’en ai chié 🙂

La veille, c’était un peu la fête à la maison avec la visite d’une de mes meilleures amies que je vois rarement avec un super cake au chocolat dont j’ai un peu abusé. Du coup, la tarte aux figues du soir m’a un peu coupé l’appétit et j’ai rien mangé. Vous me direz : Pas bien ! Mais c’est pas plus mal, car au moins le lendemain, j’avais pas les boyaux qui se tordaient dans tous les sens… Le lendemain, pour la première fois, j’ai respecté les 3 heures de digestion avant une course donc réveil à 6h30 (le départ était vers les 10h30). J’ai fait le forcing sur le petit dej, moi qui n’aime pas trop manger le matin : 3 dl de chocolat froid au lait de riz, le jus de 2 oranges pressées et 2 tartines (pour moi c’est juste énorme).

Mon sac Camelbak et sa poche d’1 litre est prête. J’y avais rajouté 2 gels Sponser Liquid Energy, 2 paquets de pâtes de fruits et une barre protéinée, on sait jamais… Au final, j’ai utilisé uniquement les gels et un délicieux morceau d’orange gracieusement offert par des habitants le long de la route.

Comme avant chaque course et quand bien même je sais pertinemment que j’y vais juste pour le plaisir de franchir la ligne d’arrivée, ma vessie souffre d’hyperactivité aigüe. Je vais aux toilettes 5 fois en 1 heure. Et comme cette fois, je fais bien gaffe de suffisamment m’hydrater avant la course, je bois, je bois… Vidange une dernière fois dans la forêt avant d’aller à la course. Sauf que non, il faut encore y aller mais les toilettes sont prises d’assaut et là, tu rages de ne pas avoir un pénis… donc c’est avec la vessie hyper stressée et à nouveau pleine que je dois prendre le départ 😦 Fallait bien qu’il y ait un truc qui merde aujourd’hui…

Le départ est donné, le premier km se passe nickel, je le sens bien et surtout, j’ai bien enregistré qu’il y a 17 km à courir donc j’y vais aux sensations, je ne force absolument pas. Je ne dépasse pas, je ne fais pas d’autoallumage, je suis pépère. Puis arrive la première montée, un chouilla éprouvante mais ça passe.

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Le dénivelé de Morat-Fribourg

Puis c’est le drame, environ 2,5 km sur une côte qui te fusille les jambes. LA grosse côte de Morat-Fribourg, celle qui va bien te plomber ton moral de petit runner du dimanche trop optimiste. C’est sur cette partie de la course que je me suis demandée qu’est-ce que je faisais là. J’ai cravaché mon mental pour qu’il m’emmène en haut de cette côte. Pas question d’abandonner ! Vers le 7e km, ma vessie n’en pouvant plus, j’oublie ma dignité et prends un chemin qui pars dans une forêt et cherche un endroit suffisamment caché pour baisser mon froc (donc officieusement, j’ai fait ma course en 1h45 sans la pause pipi 🙂 ) J’étais tellement au bout de ma vie que je n’ai pas remarqué l’autre coureuse postée 10 mètres à côté de moi (je m’en fous, je la reverrai probablement jamais et puis je me serais sentie un peu plus gênée si ça avait été un mec 😀 ). Je retrouve le peloton avec un peu de poids en moins 🙂 A partir de ce moment-là, la course prendra un rythme normal.

A Courtepin, la course fait déjà ses premières victimes. Heureusement les secours sont là, l’organisation est au top. Les spectateurs qui me tendent la main suffisent à me redonner de l’énergie. Quand arrive le 10e km, je retrouve la pêche, une bouffée de joie, on a fait plus de la moitié ! Ce seront pourtant les 7 derniers km les plus durs. De belles montées, le mal de tête qui commence sous le soleil qui te tape un peu dessus par moment mais surtout, une cheville qui a tendance à se bloquer et à me faire mal. Tous les 2 km, je m’arrête en boitant pour la tordre, la faire craquer puis repartir à nouveau sans douleur et rebelote…

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On passe le panneau du 14e km et là, on voit Fribourg après le passage au-dessus de l’autoroute, nouvelle bouffée de joie mêlée à une forte envie de pleurer tellement je ne pensais pas y arriver. L’émotion qui me submerge me coupe la respiration, il faut que je me calme. je marche une nouvelle fois (jamais autant marché sur une course…) pour reprendre  mon souffle. Ce seront les 3 km les plus longs de ma courte carrière de runneuse. Ils sont vraiment longs ces 3 kms dans une sorte de zone commerciale. Le plus dur sera le dernier km avant l’arrivée, en montée. On tient bon, on fouette la machine une dernière fois et on passe cette mythique ligne, j’ai même eu droit au speaker qui clame mon nom 😀

Le signe de la libération à la quinzième seconde 😀

Trop magnifique cette course ! Je suis super fière de moi. Bilan extrêmement positif pour cette course que j’espérais réaliser en moins de 2 heures et qui était un excellent entraînement pour le semi de Lausanne, passage d’un t-shirt M à un S et 2 nouvelles cloques sous les ongles des orteils majeurs. Je vais encore finir chauve… Il faut vraiment que je trouve une solution car j’en peu plus d’avoir toujours ces deux orteils qui ramassent alors que mes chaussures ont pourtant la bonne taille… Peut-être les pletzer avant la course…

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

One thought on “Morat-Fribourg 2017

  1. Aaah, la course « chouchou », c’est toujours quelque chose d’y participer^^. Perso, c’est le Run In Lyon, mon premier semi, qui a ce statut !
    Pour les pieds, est-ce que tu as aussi des chaussettes bien adaptées ? Sinon, je crois que tu peux également appliquer du talc, ou une pommade avant la course, histoire de limiter les irritations.
    Bonne récupération !

    Aimé par 1 personne

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