Entraînements août 2017

Pas de piscine ce mois-ci.

1- Elle était fermée (en tout cas la piscine intérieure de 25 m).

2- Les cours du Cercle des nageurs ont recommencé seulement ce lundi. Ce sont ces cours qui m’intéressaient le plus car on s’entraîne à son rythme, pour le plaisir, sans objectif de performance.

J’ai pu voir à quel point c’était hard de combiner un job à 80 %, ma vie de maman et de femme avec ma vie sportive et essayer de m’entraîner au minimum 6 heures par semaine. Ce que j’arrive à faire justement en passant toutes mes pauses de midi à la salle.

Beaucoup de muscu (on y prendrait presque goût), du vélo et la reprise un peu plus sérieuse de la course à pied. J’ai remarqué que depuis que je fais du vélo et du pump, ma FC s’améliore en CàP. J’ai aussi compris que ma foulée était mauvaise. En « exagérant » un peu le mouvement pendant la course, en allongeant la foulée et en remontant plus les talons après la poussée, je me fatigue beaucoup moins et je peux monter à 12 km/h de vitesse moyenne sans finir dans le rouge au bout de 400 m. Je dois entraîner ça encore un peu. Enfin bref, ce sont les aléas des entraînements en autodidacte. Mais petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Ce mois-ci a aussi été celui du doute. Principalement en natation où j’ai carrément rien fichu et où j’ai eu l’impression que je n’allais jamais finir un seul triathlon de ma vie… En vélo et en CàP, si tu te sens mal, tu peux toujours t’arrêter un peu ou marcher mais au milieu d’un lac, c’est un peu plus compliqué… Ma peur s’est un peu dissipée quand je me suis renseignée un peu plus sur la discipline. Dans la plupart des courses, l’eau ne dépasse rarement 23 °C ce qui est super car tu peux mettre la combi. Et la combi, selon ce que m’a dit la vendeuse du magasin de tri, c’est environ 40 % de flottabilité en plus. En gros, ça agirait exactement comme un pull buoy au niveau des jambes et le début de cette vidéo m’a permis incontestablement de me réconforter

Ça tombe bien car avec un pull buoy, je suis beaucoup plus efficace en nage car je ne sais absolument pas quoi faire de mes jambes quand je suis dans l’eau et quand je les utilise en crawl, je bats comme une forcenée et je finis complètement essoufflée au bout de 25 m, parfois moins… (d’où mon appréhension de nager dans un bassin de 50 m avec le club de tri et un coach pas trop pour l’utilisation du pull…). En gros, je n’arrive pas à synchroniser mes bras, ma respiration et mes battements de jambes. Impossible. Ça fait trop d’informations à gérer d’un seul coup pour mon petit cerveau… Mais peut-être que ça va changer avec le temps… Et surtout, je suis une véritable enclume au niveau du bas du corps. Même en regardant exagérément vers mes jambes quand j’ai la tête sous l’eau, impossible de monter mon arrière-train vers la surface. Je coule littéralement des jambes. Je nage à la verticale et mes battements ne servent à rien si ce n’est m’épuiser encore plus… Un peu d’aide à ce niveau-là ne peut pas faire de mal…

Par contre, avec un pull, j’ai totalement assimilé l’idée de garder mes jambes fixes (qui remontent miraculeusement) et de n’utiliser que la force des mes bras pour me tracter et c’est juste génial parce que justement, je gagne énormément en vitesse, même avec des mouvements moins rapides, et ma respiration est beaucoup plus calme. Du coup, je nage plus loin, plus vite, plus longtemps… D’ailleurs en triathlon il est fortement déconseillé d’utiliser la brasse pendant la phase de natation car ça « tuerait » les jambes » pour les 2 prochaines disciplines qui elles, n’utilisent quasiment que ça… Donc si je peux oublier mes 2 boulets pendant la nage, ça me convient parfaitement 😀

J’ai pu essayer la combi que je voulais acheter à la base, une Orca S6, pour constater qu’au final, elle ne me convenait pas du tout. La M était trop grande (surtout au niveau du col et je rentrais dedans sans aucun effort) et la S beaucoup trop petite. Il faut dire que j’ai une carrure un peu bizarre. Bref, il ne faut absolument pas se fier aux indications de tailles sur les modèles. C’est ta morphologie qui décide… Puis j’ai essayé l’Aquaman Bionic (bon, déjà, on monte dans la gamme et surtout, dans le prix…) après avoir bien transpiré dans la S6, je vous dis pas le bonheur pour  enfiler l’Aquaman… par une température de 30 °C… En sortant de la S6 j’étais presque aussi trempe qu’en sortant de la piscine… à force d’efforts, de tirage avec des gants qui glissaient et des jurons à n’en plus finir, j’ai réussi à rentrer dans la M (étrangement…).

aquaman_size_chart_1.jpgdoh-homer-simpson

Si on en croit le guide des tailles Aquaman, avec mes 178 cm et mes 63 kg, je suis censée rentrer dans une L. On est bien loin de la taille M avec ses 164 maxi et ses 59 kg. Encore une fois, c’est la morphologie qui compte et non les tailles indiquées. Ma fois, je suis un peu plus court au niveau des bras et des jambes (pour changer, tiens…). On dirait que les vêtements pour miss ont été pensés uniquement pour des nanas ne dépassant pas les 160 cm… Autrement, au niveau du corps, elle est parfaite, elle me serre bien surtout au niveau du col. Je n’ai pas l’impression d’étouffer, les mouvements de bras sont amples, bref, elle est faite pour moi ! Du coup, c’est celle-ci qui m’accompagnera dans les tri.

D’ailleurs pendant toute la semaine avant la compétition, je ferai des incantations et des danses autour d’un chêne bicentenaire pour que la température de l’eau descende miraculeusement en dessous de 20 °C le jour de la course pour être sûre de pouvoir porter ma combi : D

Donc pour le mois de septembre le planning prend enfin son rythme de croisière définitif en prenant en compte mon taux de travail et ma vie de famille, avec des jours bien fixés histoire, encore une fois, de ne pas embrouiller mon pauvre cerveau fatigué 😀 J’ai choisi de faire un max de sport en salle car cela me permet de couper du taff pendant au moins 2 heures et surtout, cela me permet de manger une délicieuse winterIsComing_1024x1024salade de quinoa bien saine préparée par le restau d’à côté et de manger juste avant de retourner au travail en sortant du fitness. Et si un jour je ne me sens pas de faire du sport, je peux toujours profiter du sauna, du hammam ou de la salle de repos pour être un peu tranquille et récupérer, me changer les idées. Et puis…l’hiver vient ! Bientôt fini le vélo dehors en soirée…

Ce mois de septembre est donc la reprise d’un entraînement CàP un peu plus sérieux. Fin août, j’ai dû ralentir un peu à cause de mes quadri tétanisés que je devais masser à coup de gel réfrigérant. Aujourd’hui, ils vont beaucoup mieux. Très important la récup… J’ai un peu trop forcé sur la presse à cuisses (où je suis épatée de voir l’évolution de ma musculature au fil des semaines et où je suis passée en peu de temps à des séries à 105 kg), le vélo et les squats du body pump. Malgré cela, j’ai pris mon pied à la Color Run où mes jambes étaient vraiment au top.

Maintenant, l’heure est venue de me préparer pour mes 2 prochaines grosses courses, et pas des moindres, qui auront lieu dans une petite trentaine de jours. La mythique Morat-Fribourg, ses 17,17 km et son profil assez sympa

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et mon tout premier semi-marathon à Lausanne à peine 3 semaines plus tard. Voici deux beaux entraînements pour le premier marathon de ma vie qui aura lieu en avril 2018. Après Morat-Fribourg, le semi et le marathon, je ne pense plus qu’un triathlon S sera en mesure de me foutre la pétoche. Je vais donc gentiment augmenter mes distances d’entraînement et il me restera ensuite tout l’hiver pour peaufiner la machine. Je n’oublie surtout pas que je fais également deux autres sports d’endurance à côté, que sont la natation et le vélo. Donc, je n’ai pas besoin de courir 3 fois par semaine pour atteindre mes objectifs. D’ailleurs, J’ai pu remarquer que le vélo a vraiment participé à l’amélioration de ma FC alors que je courais au max une fois par semaine. Aujourd’hui, j’ai une FC au repos de 47 BPM ce qui est vraiment bien pour une débutante. Les deux premières courses me serviront surtout à dénicher des gels qui ne me donnent pas envie de vomir pendant la course… Je sens que je vais devoir faire avec la maltodextrine, un truc que j’ai pourtant en horreur… Mais un semi, ça ne se gère pas comme un 10 km, il faut alimenter son corps correctement si on veut pas se prendre le mur en pleine face et finir en hypoglycémie. Pis bon, c’est pas comme si j’en ingérais tous les jours…  Si quelqu’un connaît une bonne marque de gel, je suis preneuse !