Petites vacances en Bretagne

De Locoal-Mendon aux menhirs de Carnac au chêne millénaire de la forêt de Brocéliande, d’Auray à Saint-Malo, de l’Île-aux-Moines à Brest, de la Pointe du Raz à la Côte de granit rose, du Cap Fréhel à Argouges, que de magnifiques paysages nous avons pu découvrir dans ce magique pays breton après 2000 km et environ 22 h de voiture pour y arriver et en revenir. MAIS, on en a quand même profiter pour visiter le Mont-Saint-michel que je croyais toujours en Bretagne (merci Mac de m’avoir sauvée de mon ignorance crasse 😌)

2 semaines de pur bonheur dans une région que je rêvais de découvrir depuis des années et dans laquelle, c’est certain, je vivrai un jour (à ma retraite au plus tard). C’est un pays qui me parle, qui m’appelle, moi qui adore la musique celtique, les crêpes, les paysages de falaises abruptes qui se jettent dans l’océan, les maisons en pierres, les mythes et les légendes, la géobiologie, l’ésotérisme, me promener dans de belles forêts ou sur des plages de sable fin sur des kilomètres, entendre le bruit des vagues qui se fracassent sur les rochers, se réveiller avec les cris des goélands (qui essayent trop souvent de te piquer ton sandwich…), l’air marin, les chansons de marins, le vent puissant qui te décoiffe, assise sur un haut rocher à regarder passer les voiliers. Mais surtout, j’adore cette espèce de « boucaille » comme l’appellent Isabelle et Benoît, nos hôtes tellement adorables et attachants du Morbihan que nous espérons revoir l’année prochaine mais au bord du lac Léman cette fois-ci, ou du « crachin » de la Côte d’Armor. Cette sorte de pluie fine qui fait fuir les touristes des paysages et te permet de profiter de ce pays enchanteur. Et pour une rouquine qui déteste le soleil, c’est le pied ! J’aime l’eau. Je nage comme un cailloux mais j’adore sa présence (je suis du signe du Cancer…). Et en même temps, tous les marins ne savent pas forcément nager… J’aime les rivières, les lacs, les océans. J’aime entendre le bruit de la pluie sur le toit quand je suis couchée. J’aime l’eau autant que je la crains. Et comme j’aime pas le soleil, j’aime pas la chaleur qui va avec… Mais bon, en Bretagne, il fait beau et chaud aussi et puis bon, là-bas, il ne pleut que sur les cons 😀

Ah la Bretagne ! Il fallait que j’t’en parle car je l’ai dans le cœur comme tu crois pas ! Je l’aime tellement que je vais me la dessiner dans la peau. Rien que d’entendre les cornemuses chanter, depuis toute petite j’ai envie de chialer tellement c’est beau ! Je suis née en Suisse mais j’ai une âme de bretonne, de celte 🙂 Ça doit dater de l’époque où mon papa m’emmenait à des festivals d’Irish Celtic Music. Les gens de là-bas sont incroyables, tellement accueillants, attachants, sympathiques, tellement fiers de leur région, abordables si facilement (sans pour autant être un corsaire 🙂 ), sans prise de tête malgré les hordes de touristes souvent pas très fute-futes qui doivent se promener par là-bas. La Bretagne, c’est une culture, une identité propre, une langue, un caractère. Chaque breton que nous avons rencontré là-bas était d’une gentillesse et d’une simplicité que je n’ai jamais trouvée nul part ailleurs en Europe. Ils sont vrais, ils sont francs. Ils sont eux-mêmes. C’est la première chose qui m’a manquée en plus du bruit des vagues quand nous sommes rentrés en Suisse. L’accueil de la caissière du supermarché d’Yverdon aussi sympathique qu’une porte de grange à qui tu dois arracher un simple bonjour… Welcome home…

La Bretagne, c’est son far aux pruneaux (celui d’Isabelle était délicieux !), son cidre en bolée, ses caramels, ses crêpes et ses galettes, ses palets au beurre salé (ha si t’es vegan, t’es foutu là-bas…). Toutes ses petites cochonneries sucrées auxquelles tu n’échappes pas. D’ailleurs, en 2 semaines, sans faire le moindre sport, j’ai pris un de ces bide ! Et aussi ma première migraine ophtalmique après 2,5 ans sans rien à signaler… Je sais aujourd’hui que les produits laitiers et la malbouffe étaient la cause de mes migraines (peut-être même aussi le manque d’activité sportive). J’avoue qu’en Bretagne, j’ai perdu temporairement mon statut de végétarienne… Oui, j’ai mangé des moules marinières… A Saint-Malo, le décor s’y prêtait trop bien. C’était délicieux mais un peu écœurant au bout d’un moment tellement l’assiette était bien fournie. La dernière semaine, je me suis nourrie de salades au chèvre chaud sur pain toasté, de pizzas et de crêpes… Je ne suis pas sûre que la Bretagne soit adaptée aux veggie au niveau de la restauration. On retiendra la crêperie du Biniou à Saint-Malo où on a super bien mangé. Hormis quelques salades et pizzas, quasi tous les plats contenaient de la viande ou du poisson. Comme nous étions en chambre d’hôtes la plupart du temps, nous prenions nos repas principaux au restaurant ou dans les plats préparés du supermarché. Si t’es adepte du bio, laisse aussi tomber. Je dois avoir ingéré plus d’ingrédients et de conservateurs « E » en deux semaines que je n’en ai ingéré en 3 ans de nourriture bio, végétarienne et fait maison. C’est le seul truc négatif que je retiens sur ces vacances (et les 3 jours passés à Brest, qui n’est vraiment pas une escale indispensable en plus d’être pas très jolie. On aurait dû écouter nos premiers hôtes dans le Morbihan…).

Mais la Bretagne, c’est aussi la Mer Celtique, la Mer d’Iroise, la Manche et le golfe de Gascogne. Les bretons vivent un peu en fonction des marées. J’adore les marées ! Les paysages varient tellement au fil des heures. Nous avons eu la chance d’aller en Bretagne pendant les grandes marées, impressionnant lors de notre visite du Mont-Saint-Michel et de Saint-Malo. La mer recule a une vitesse de dingue, nous laissant la possibilité de fouler des plages de sable fin gigantesques. Le pied avec un petit bout de chou qui découvre la mer et les coquillages. Et évidemment, on s’est baigné 🙂 C’était curieux de voir des nageurs en combinaison néoprène (d’ailleurs, tu trouves plus facilement des combis au DK de St-Malo que celui de Pontarlier, j’aurais dû profiter mais j’étais fauchée. Je préfère attendre mon Orca. J’ai quand même essayé pour voir comment on se sentait là-dedans et c’est assez confortable 🙂 ), mais une fois que tu mets les pieds dans l’eau, tu comprends vite… Après une espèce de danse bizarre dans ton bikini 2 pièces de touriste du dimanche, les bras qui gigotent dans l’air à force d’avancer dans l’eau et les picotements dans les jambes, ben elle est bonne en fait… Je me dis que quand tu sors de l’eau avec les jambes rouges, c’est pas seulement psychologique 😀 Bon là, c’était sur  les plages du Nord mais on s’est bien éclaté 🙂 Une fois que t’es dedans, c’est cool. Curieusement, le bébé semblait moins ressentir le froid que dans l’eau du lac de Neuch 5 jours après… Ils sont bizarres ces bébés !

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Alors dans ma besace, je ramène mon fameux ciré jaune à la Coraline Jones (il me manque plus que les bottes jaunes et on pourra aller cueillir des champignons), mon autocollant « A l’aise Breizh! », un super parapluie aux couleurs de la Bretagne (vivement qu’il pleuve !), une flore intestinale déglinguée et pleins de souvenirs de moments passés avec des personnes uniques, formidables et inoubliables et des étoiles de mer plein la tête !

Alors pour que le choc du retour ne soit pas trop dur, je me suis créée une playlist de chanson qui me font penser à ma Bretagne. De Soldat Louis que j’ai vu en concert pas plus tard que hier soir au festival Antidote d’Yverdon-les-Bains, tout juste une semaine après notre retour de Bretagne et qu’est-ce que c’était bien (si ça c’est pas un clin d’œil du destin !) à Matmatah, que je vais voir au  Chant du Gros en septembre, de Tri Yann à Sonerien Du, de Beat Bouet Trio à Digresk, rien de tel pour vous remonter à bloc.

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