Nouveaux horaires, nouvelle organisation

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J’ai beau le vouloir de toutes mes forces, je n’ai pas réussi à rallonger les journées de 24 à 30 heures… Ce qui serait vraiment pas mal…

Mes horaires de taff « normaux » sont de retour. Plus de taux partiel du temps partiel en arrêt maladie. Aujourd’hui, physiquement, je pète la forme. Moralement c’est encore autre chose mais on peut dire qu’il y a beaucoup de mieux, beaucoup de hauts et quelques bas. Il faut dire que j’ai aussi une fâcheuse tendance à me mettre la pression pour des trucs censés me rendre heureuse… Comme le sport par exemple.

Avec Doudou, on a passé des moments difficiles, entre la confiance qui s’est un peu perdue au fil des années (10 ans quand même), son état de santé de migraineux chronique qui nous mine pas mal nos moments ensembles et qui l’empêche de faire du sport, le bébé qui nous prend beaucoup, beaucoup de temps et les remarques incessantes de ses proches par rapport à  nos habitudes de vie (je suis un peu le gourou qui l’aurait converti au végétarisme et au minimalisme). C’est hyper compliqué d’être amoureuse de quelqu’un qui a 34 ans et qui continue de se comporter comme un enfant de 4 ans avec ses parents. Ajoutez à cela une miss qu’il a toujours connu dépressive et qui devient subitement « normale », pleine d’énergie, qui fait « égoïstement » plein de sport (alors qu’avant je n’osais pas en faire à cause, justement, de mes migraines) et qui, contrairement à lui, n’a plus du tout de migraines alors qu’on mange la même chose. Je pense que derrière tout ça, il doit y avoir plein de frustration, chez l’un comme chez l’autre. D’un côté, vous avez la boule d’énergie qui ne cesse d’évoluer et de l’autre, celui qui n’ose pas avancer à cause de ce que penseraient « les autres » et de la peur du futur. Toutes ces choses ont créé énormément de tension au sein du couple qui a bien failli péter pour de bon.

Après avoir discuté une énième fois avec ma psy (qui trouve qu’on est hyper bien organisés…) et en avoir conclu que malgré la lessive, le ménage, la cuisine, les commis, les rendez-vous médicaux de la petite et tout le toutim, je devais encore en faire plus pour mon chéri, il fallait que je modifie un truc à notre emploi du temps pour pouvoir donner encore une chance à mon couple.

Depuis quelque temps, nous avions appliqué le système du « jour pair (pour maman), jour impair (pour papa) » pour la prise en charge de la petite le soir. C’est à dire qu’en fonction de la date du jour, l’un s’occupait de mettre la petite au lit après le souper pendant que l’autre se chargeait de la vaisselle. C’était pas mal, sauf que les jours impairs tombent plus souvent, parfois 2 jours de suite et que le mercredi, je suis de toute façon pas là à cause de l’entraînement piscine et que du coup, si c’est un jour pair, ça fera de nouveau deux jours de suite pour chéri (et il faut dire qu’en ce moment avec les caprices de la petite, on est content quand c’est notre jour de faire la vaisselle…). Donc le système est rapidement devenu foireux, surtout avec mes séances sportives à caser ici et là.

Samedi, nous avons eu l’occasion de passer enfin un moment en « amoureux » en laissant la petite à sa marraine et pouvoir discuter des choses qui n’allaient pas et qui bousillaient peu à peu notre couple. Après une bonne séance ciné, quelques larmes et un bon chocolat dans un petit bistrot, nous avons décidé de modifier complètement le système. Mon chéri aimerait avoir plus de temps pour faire du sport ou des trucs pour lui et je ne peux pas lui en vouloir car j’en abuse pas mal de mon côté à cause du tri. Comme j’ai mes entraînements piscine lundi et mercredi soir, il a été décidé que ces « soirées » seraient officiellement les miennes durant la semaine. Mon chéri, quant à lui, aurait les mardi et les vendredi. Le jeudi, c’est notre fameuse « soirée pizza ». Du coup, faire du sport après avoir mangé une pizza, c’est vraiment pas terrible… Pour ce jour-là, on appliquera le « jour pair, jour impair ». Le week-end, on improvisera. C’est beaucoup plus équitable et cette fois, plus d’excuse du « j’ai jamais le temps ».

En ce qui concerne mes entraînements (2 fois par semaine pour chaque discipline) et à cause de mes horaires de taff, c’est la course contre la montre.

Lundi :
Je sors du taff à 14h48 précise, je fonce à la salle s’il pleut (vive le tapis…) ou je rentre direct à la maison pour faire quelques km de CàP avant d’aller chercher la petite à la crèche. De 20h à 21h, entraînement piscine. Je trouve que caser un entraînement de piscine et de CàP le même jour, c’est pas trop « lourd » physiquement.

Mardi :
Musculation
à la salle à midi. Départ du taff à 16h48 (punaise ça va me changer…) pour la crèche. Vélo sur HT en regardant un film le soir. Je considère le vélo et la natation comme des sports « portés », donc moins violents pour les articulations (détrompez-moi si je dis des conneries !). Je combine donc muscu (plus contraignant pour les articulations) et un sport « porté ». En plus, j’ai l’impression de récupérer plus vite.

Mercredi :
Entraînement natation le soir avec mon club de tri. Récup hyper rapide. Presque comme un jour de repos 🙂

Jeudi :
Musculation à midi. Pour moi, pousser un peu de fonte est aussi important que de travailler son cardio et ça permet d’avoir un physique « harmonieux » et un corps plus fort. Je travaille pas mal au niveau du dos où j’ai encore quelques petites douleurs. Selon ma chiro, c’est lié justement au fait qu’il n’est pas assez musclé 🙂

Vendredi :
Vélo le midi (spinning)

Samedi et dimanche :
CàP + vélo (enchaînement) et jour de repos (soit l’un soit l’autre en fonction du planning des courses).

Je me suis beaucoup fatiguée à partir du moment où j’ai décidé de faire du triathlon. J’ai envoyé les 3 disciplines d’un coup (plus la muscu) alors que pour la CàP, j’étais partie petit à petit, sans brûler les étapes, en évitant de me dégoûter dès le début. Je me suis mis un énorme panneau clignotant au-dessus de ma tête « EN ROUTE POUR L’IRONMAN » et j’ai foncé comme une dingue. Je me suis très vite démotivée en natation avec les remarques d’un coach du club. Je stressais à l’idée d’aller à la piscine et j’avais peur de ne pas encore savoir nager en mai 2018… Limite je faisais des cauchemars… « Mon Dieu j’ai pas fait de sport aujourd’hui parce que j’étais fatiguée !!!!! L’angoisse !!!! Je vais perdre Gaston et Gérard (mes quadriceps…) et prendre 10 kg d’un coup avant demain !!!!! J’étais vraiment partie dans un sale délire ultra flippant.

Mais le tri, c’est pour le fun !!! J’ai compris qu’il fallait y aller étape par étape. Tous les pros (même si ce n’est pas du tout ce que je vise) ont été des débutants. Il est évident que mon rêve d’Ironman ne se réalisera pas demain, ni l’année prochaine. Pour l’heure, je dois me fixer des entraînements en fonction des triathlons que je vise l’année prochaine, principalement des Sprint et peut-être un distance olympique mais voilà, j’ai baissé ma charge d’entraînement, rajouté un peu de récup et je vais y aller aux sensations, à la forme du moment, sans me foutre la pression comme je l’ai fait au début, au plaisir quoi ! C’est un peu mon problème à moi, dès que je veux faire un truc, je me fixe tout de suite les extrêmes…

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2 thoughts on “Nouveaux horaires, nouvelle organisation

  1. C’est plutôt cool que tu trouves ton rythme ! C’est vrai que ça peut vite devenir compliqué de concilier la vie familiale ou sociale avec un gros volume d’entraînement… malheureusement, baisser le temps de travail n’est pas toujours faisable 😦

    Aimé par 1 personne

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