Antispéciste

Certains en possèdent déjà : les animaux de compagnie, les espèces protégées et les animaux d’élevage. Mais les droits que nous leur avons consentis sont minimaux et incohérents. Nous traitons différemment les chiens, que nous considérons comme des membres de la famille, et les cochons, réduits au rang d’objets produits en masse et abattus dans d’indignes conditions. Pourtant cochons et chiens présentent une sensibilité et une intelligence similaires. Comment en sommes-nous venus à les classer dans des catégories si différentes ? C’est que nous sommes spécistes. Le terme, peu connu en France, fera bientôt partie de notre vocabulaire. A l’instar du racisme et du sexisme, dont il poursuit la logique. Le spécisme consiste à traiter différemment, et sans la moindre raison valable, deux espèces qui présentent les mêmes caractéristiques. Tout comme nous avons longtemps dénié aux femmes les mêmes droits que les hommes. L’affirmation de l’antispécisme sera celle de l’animalisme, un mouvement philosophique qui promeut la nécessité d’accorder des droits à tous les animaux, en raison de leur capacité à souffrir. Loin d’être anecdotique, l’animalisme incarne le mouvement idéologique le plus révolutionnaire ; pour la première fois depuis 2000 ans, il entend sortir nos systèmes de pensée occidentaux de leur logique anthropocentriste et reconnaître que nous, qui sommes des animaux, avons des obligations morales à l’égard de nos cousins. Surtout, l’animalisme s’inscrit dans une logique d’écologie politique, éloignée de celle incarnée dans les élections. Non plus une écologie superficielle, qui se soucie seulement de préserver les écosystèmes, les ressources et quelques espèces en péril, mais une écologie profonde, qui repense complètement la place de l’homme dans le monde. Pour que ce dernier ne vive plus en parasite, mais en symbiose avec toutes les formes de vivant. Cela oblige à une refonte de nos institutions et à briser la vision à court-terme du temps politique. Cela nous oblige aussi à une réforme intellectuelle qui remette en question la notion de  » profit « . Le capitalisme, le socialisme, le communisme, le néo-libéralisme sont aujourd’hui discrédités, si ce n’est dépassés.

Ce que j’en pense :

Aymeric Caron est un personnage que j’aime beaucoup. Il est très intelligent, piquant, et clairement, il sait de quoi il parle. On voit qu’il a fait beaucoup de recherche pour écrire ce livre extrêmement bien écrit.

Je suis d’accord avec lui sur beaucoup de choses, même sur la réincarnation. Je dois avouer que la vie d’un moustique ne me préoccupe que très peu. Là où il m’a perdue, c’est quand il commence à parler des différentes écologies et surtout, de politique. De toute façon, dès qu’on commence à me parler de politique, je m’endors… L’écologie, je fais déjà des efforts à mon échelle et je sais très bien que je peux beaucoup plus m’améliorer et j’y compte bien. J’avais l’impression d’être en dans un cours de politique super barbant. En fait, je ne voyais pas trop ce que ça venait faire dans le livre. En plus, c’était vraiment hyper poussé. C’est carrément devenu soporifique. Le début était super top et là, subitement, on sort complètement du sujet et on s’éparpille. Pour tout vous avouer, j’ai arrêté de lire le livre après les 3/4 (ce qui est déjà pas mal sur 496 pages). Je n’en pouvais juste plus.

Par contre, les 3/4 du livre sont très intéressants, avec de bons exemples très percutants. j’ai accroché car je crois déjà en cette cause et que je suis déjà informée, intéressée, touchée par la question mais je pense que les autres (les « non-végétarien ») ne finiront malheureusement pas ce pavé. C’est un livre à lire une fois qu’on a lu des trucs moins « poussés » et surtout plus « imagés » comme « Eat, chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire » ou des livres comme « L’enquête Campbell » où qu’on a vu des documentaires sur l’élevage et les conditions d’abattage. Il faut d’abord un premier déclic pour se  lancer dans des lectures poussées de ce genre. Pour moi, ce livre est vraiment beaucoup trop détaillé dans la politique, l’anti-capitalisme, les différents type d’écologies (oui apparemment il y en a plusieurs). Pour toucher un max de personnes, il faut savoir aller à l’essentiel. C’est comme à l’école, il faut savoir rendre son cours « dynamique » et intéressant. Dommage, sinon c’était top 🙂 Mais bon, je suis pas une super antispéciste. J’ai vachement de peine avec les insectes, surtout les araignées, les mouches et les moustiques 😀

Une réflexion au sujet de « Antispéciste »

  1. Mouais…

    autant je peux le suivre sur la nécessité pour nous, qui avons la pensée, de ne pas faire souffrir les animaux, autant la notion d’animalisme constitue elle même un anthropocentrisme…il n’y a que l’espèce animale humaine qui « philosophe » sur ce sujet, les autres espèces suivent le cours naturel des choses. Ni le poisson qui bouffe un insecte ou le tigre qui dévore un cerf ne se pose la question de la souffrance de sa proie.
    Mais je reste convaincu que ce qui peux arriver de mieux à la terre, c’est que l’espèce humaine en disparaisse (et elle fait tout pour y arriver, hum !)

    Aimé par 1 personne

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