Quand le mental te lâche

Première sortie d’1h30 Strava pour l’entraînement du semi-marathon. Pour cela, j’ai choisi une nouvelle fois d’aller courir au Chalet à Gobet… Idée moisie… J’ai donc tracé mon parcours de 14 km sur GPSies et je l’ai enregistré dans Suunto. Jusque-là, tout va bien.

Comme il faisait une tiaff du diable, j’ai décidé de commencer à courir à 20h. Idée moisie… Parce qu’évidemment, aucun imprévu n’était prévu dans cette soirée parfaite, ensoleillée et presque fraîche.

Les 5 premiers km dans la forêt du Jorat se passent merveilleusement bien. Cardio tip top, dans un paysage enchanteur avec Agnes Obel dans les oreilles.

Tout se complique lorsque mon GPS m’indique un chemin dans les herbes hautes, dont la dernière personne qui y était passée devait l’avoir fait en 1950… Un terrain de jeu idéal pour les tiques. Je fais le forcing et je passe, sautant comme un cabri en espérant ne pas être la victime tant attendue d’une de ces saloperies de bestioles.  Je retombe sur un chemin de cailloux et je poutse méticuleusement pendant 5 minutes mes jambes. 2 tiques étaient déjà en position de combat sur ma chaussure droite… Je poursuis ma route, plus de réseau donc plus de liaison avec mon chéri qui me suit en direct depuis son ordi à la maison. Plus de musique non plus, seule la Suunto faisait encore parfaitement son job.

Je constate en reprenant ma course que ce chemin moisi n’était qu’un « raccourci » qui retombait pile poil sur la route en cailloux… Super ! J’ai failli me chopper la maladie de Lyme juste pour gagner 1 minute de course… Respire…

Puis c’est le début du drame. Nouveau chemin en herbes hautes. Cette fois, j’envoie balader GPSies et ses itinéraires à deux balles et je continue le chemin de cailloux. Il faut dire que la forêt du Jorat, c’est un super labyrinthe. Il y a des chemins partout ! Mais hors de question de repasser dans les broussailles et de me faire piquer. Vers les 21h, j’arrive à Froideville après avoir fait plusieurs fois demi-tour pour trouver le bon chemin (forcément, je n’écoute plus mon GPS). J’ai plus de 10 km dans les pattes, une sorte de gastro qui me provoque des crampes d’estomac monstrueuses depuis la piscine du matin et la nuit commence méchamment à tomber en pleine forêt.

Je viens de me faire une montée de malade après être descendue dans la forêt entre les arbres pour retomber sur un chemin, c’est carrément du trail. Je suis un type qui court aussi et je me dis que la civilisation n’est pas loin. Et là, c’est le big drame. Je vois un chemin qui redescend un peu en direction de mon point de départ. Je n’ai qu’une envie, retourner à ma voiture et rentrer chez moi. Je ne suis pas fatiguée, j’en ai juste marre. C’est la deuxième fois que je fais un parcours au Chalet à Gobet et que je me plante grâce aux itinéraires de GPSies. Je prends donc ce chemin qui descend à pic pour me rendre compte qu’il tourne méchamment dans la direction que je ne veux surtout pas prendre. Je comprend que je suis entrain de me diriger vers le début de la grosse montée que je viens de me farcir…

Complètement à bout, je commence à pleurer méchamment. D’angoisse. Je n’arrive plus du tout à respirer. Je crois faire une crise d’asthme (moi qui n’en fait jamais) sur un chemin que personne hormis moi ne dois prendre (ça fait un moment que je suis en mode trek pour retrouver un chemin potable) et il fait bientôt nuit. Je suis perdue et il est 21h15. J’essaie de respirer tant bien que mal, de calmer mes spasmes. Ma petite voix me dit de boire et de respirer en même temps, ça marche. J’appelle mon chéri et je recommence à pleurer. Impossible de remonter la pente sans respirer. Ça recommence. Il me repère sur l’ordi et m’indique le chemin à prendre. De retour sur le chemin, je me mets en mode survie et je reprends la course. Le panneau indique 40 minutes de marche jusqu’au parking. Je le fais en 15 minutes. Pour couronner le tout, j’ai mal aux pieds. Mes Glycerin montrent de gros signes de fatigue. Pas de bol, je suis fauchée… Je crois que je vais en demander pour mon anniversaire 🙂

Au final, je me suis arrêtée un nombre incalculable de fois pour contrôler une éventuelle attaque de tiques, j’ai marché plusieurs fois, j’ai fait ma première grosse crise d’angoisse et ma première course de 14 km…

❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

12 réflexions au sujet de « Quand le mental te lâche »

  1. hey ! l’application te donne une médaille d’argent (si-si, c’est tout en haut de l’article) en lambinant comme tu l’as fait…les tiques et itinéraires GPourriS en moins, t’es une warrior !!!
    (bon, par contre, ne suis pas forcément le conseil de refaire le même parcours…ou avise la REGA avant 🙂 )
    Pis comme déjà dit : c’est les épreuves de la vie qui rendent les bons moments encore meilleurs.

    Aimé par 1 personne

    1. 😀 Je me tâtais justement pour faire le semi LG Trail qui relie Lausanne à Genève l’année prochaine (au total, ça aurait fait 55 km depuis St-Cergue et 1600 m de dénivelé). Du coup je vais laisser tomber l’idée 😀 En plus, 5 mois après le marathon de Zürich, ce serait un peu ouf 😀

      PS, viens faire le marathon de Zürich avec moi, on pourrait se marrer 😀

      Aimé par 1 personne

      1. En effet, il va falloir manger encore une paire de kilomètres avant de s’attaquer à des aussi gros morceaux^^.
        C’aurait été avec plaisir, mais je ne me sens pas encore prêt pour le marathon :s

        Aimé par 1 personne

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