Entraînements en mode « triathlon »

Ce n’est pas une lubie passagère, c’est un fait. Je veux être une triathlète. La petite maman de famille bedonnante a décidé de faire un sport qui lui plaisait vraiment, qui la passionnait. Depuis septembre 2016 (date de ma reprise en main après des années sans activité sportive sérieuse), j’ai trouvé dans le running quelque chose qui m’a guérie, que dis-je, qui m’a sauvée ! Alors même que je pensais ma vie absolument vide de sens, le running m’a permis de penser à d’autres choses, de voir ce corps que je détestais se remodeler et redevenir ce corps de femme que mon chéri et moi-même aimions tant, bien avant que je prenne 20 kg dans les dents. Le running m’a montré que j’étais capable de dépasser mes limites, que j’avais le physique (certes endormi) d’une athlète et qu’en l’entraînant sérieusement, je pourrais faire de grandes et belles choses avec.

Aujourd’hui, je suis remontée à bloc. Ma vie est devenue ultra saine. Je fais plein de sport et je suis végétalienne le 90 % du temps (il m’arrive de consommer des repas contenant des produits laitiers quand je suis à l’extérieur). Je me permets de rêver à nouveau en voyant mon corps fondre et se muscler. Ce corps que je détestais, que je vomissais, que je n’osais même plus regarder dans le miroir. J’étais vraiment hyper complexée par mon nouveau physique de maman négligée alors que j’ai toujours été une ado un peu fofolle dans sa tête. J’étais devenue un fantôme et je pense que cela a aussi eu un effet dévastateur sur mon moral.

En mars déjà, le running ne suffisait plus à assouvir ma soif de sport d’endurance. Le running c’est cool, mais j’avais vraiment besoin d’autre chose. Je n’arrêtais pas de regarder des vidéos de triathlon et ça me faisait terriblement envie. Et j’ai décidé que moi aussi, je voulais faire partie de ce monde. Je me suis prise un abonnement de fitness (pour la muscu et le spinning en attendant d’avoir un vrai super vélo) et un abonnement de piscine. J’ai fait mon petit planning sportif de la semaine et j’ai remplacé l’appli Runkeeper par Strava, plus ciblée sur le triathlon et avec des entraînements plus en adéquation avec mon emploi du temps de malade. Je fais du yoga, du running, de la muscu, du spinning et de la natation. L’entraînement en salle me permet de combiner le tapis et le spinning durant les jours de pluie ou de bise glaciale. Depuis septembre 2016, j’ai perdu 10 kg et je gagne en muscle, sans en faire trop.

Après 1 mois à la salle de sport, je peux déjà augmenter facilement les poids des appareils de muscu sans avoir l’impression de perdre mes bras, mes jambes ou des bouts de mon corps, mon cardio est bien meilleur qu’il y a 6 mois et je vois mes muscles des bras, des jambes et du dos se remodeler. Idem pour mon ventre qui est devenu plus dur grâce au gainage.

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Je me suis officiellement inscrite à mon premier semi-marathon en octobre. Objectif marathon (et marathonienne 😀 ) en avril 2018. Puis objectif triathlon sprint pour le courant de l’année 2018 pour devenir une vraie triathlète. Mais j’ai un rêve encore plus dingue qui me trotte dans la tête et je compte bien le réaliser ; c’est faire un Ironman 70.3 soit 1,9 km de natation, 90 km de vélo suivis d’un semi-marathon de 21 km. Allez, pourquoi pas en 2020 si tout va bien. Puis un gros Ironman si je termine sa moitié. Rien que d’y penser, ça me fait frissonner car c’est clairement un truc de malade. Et évidemment, tout le monde autour de moi me prend pour une mytho dégénérée et est 100 % convaincu que l’idée du triathlon me sera passée dans 1 mois… Mais je n’ai besoin que de moi, de mon mental et de ma motivation pour y arriver et je laisserai personne me convaincre que je n’y arriverai pas.

On en est encore qu’aux prémices de l’entraînement de ce plus grand défi de toute ma vie après la naissance de ma fille mais j’ai bon espoir. J’ai trouvé mon mentor en la personne de Rich Roll, un célèbre ultra-marathonien vegan (et il a survécu !) qui s’est lancé direct dans l’ultra vers les 40 piges alors qu’il n’avait plus fait de sport depuis l’université. C’est un formidable exemple pour moi qui commence ma vie de végétalienne et de sportive 😀

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