Le livre du pardon

4e de couverture :

La qualité de la vie humaine sur notre planète n’est, en fin de compte, rien d’autre que la somme des interactions quotidiennes entre nous tous. (..) Le pardon est la voie pour réparer les points de rupture dans nos interactions. C’est la voie pour réparer des déchirures dans le tissu social. C’est la voie pour empêcher cette communauté humaine d’aller à sa perte. (..) Ce livre est une invitation à cheminer avec nous sur la voie du pardon.

«Une lecture indispensable non seulement pour trouver la voie qui nous permet de nous guérir nous-mêmes et le monde, mais aussi pour rétablir un équilibre dans notre biologie, dans notre esprit et dans nos âmes.» Deepak Chopra, auteur du Fabuleux Pouvoir de votre cerveau

«Ce livre fait sortir le pardon des limbes du mystère. C’est un manuel qui nous révèle l’une des capacités humaines les plus exigeantes mais aussi les plus libératrices dans toute sa complexité et dans tout son pouvoir transformant.» Krista Tippett

«Une description essentielle des processus qui nous permettent d’aller vers l’acceptation et la résolution d’une vie de colère et de douleur… Un nouveau paradigme d’une guérison transformatrice.» Annie Lennox

Ce que j’en pense…

J’ai lu ce livre sur les conseils de ma thérapeute. Même si selon elle, j’avais déjà beaucoup avancé sur le quadruple chemin en pardonnant à beaucoup de monde et en étant aujourd’hui plus sereine, je pouvais toujours en retirer quelque chose de plus dans ma vie. Et elle avait raison.

Ce livre raconte beaucoup d’histoires vraies et très difficiles vécues par différentes personnes. Des victimes de l’Apartheid aux parents qui ont perdu leurs deux enfants dans un accident de voiture à cause d’une personne qui avait bu, à cette femme qui a écrasé accidentellement une personne avec sa voiture, à celui qui a tué intentionnellement une fille juste parce qu’elle était noire,… Il est incroyable de voir qu’une grande partie de ces victimes ont pardonné à leur agresseur et il s’agit ici de tords bien plus graves qu’une méchante phrase lancée sous le coup de la colère à une personne que l’on aime.

Desmond Tutu nous explique que la meilleure des personnes peut un jour commettre un acte grave. Personne n’est à l’abri et rien  n’est impardonnable. Pour les victimes et les agresseurs, le seul moyen de pouvoir continuer à vivre sereinement est de passer par les 4 étapes du quadruple chemin :

  1. Raconter votre histoire. Tout pardon commence par affronter la réalité. Vous pouvez l’écrire dans un journal ou raconter à un proche (ou un psy) ce qui vous est arrivé. Relater votre expérience vous permet aussi d’intégrer le souvenir et de désamorcer une certaine réactivité émotionnelle. Pour vous aider à guérir de ce traumatisme, imaginez-vous revoir la scène dans un film. Cela vous évitera une réponse neuronale instinctive de stress.
  2. Nommez la blessure. Les faits sont les faits, mais ces expériences provoquent de puissantes émotions, qu’il est important de nommer. Alors que vous voyez la situation se dérouler autour de votre Moi distant, efforcez-vous de comprendre ce qu’il ressent. Pourquoi éprouve-t-il ces sentiments ? Si la blessure est récente, posez-vous la question : « Cette situation m’affectera-t-elle dans 10 ans ? « . Si la blessure est ancienne, demandez-vous si vous voulez continuer à porter ce fardeau ou vous libérer de votre souffrance.
  3. Accordez le pardon. La capacité à pardonner tient à la reconnaissance de notre humanité partagée. Parce que nous sommes humains, inévitablement, nous sommes amenés à nous faire du mal. Êtes-vous capable d’accepter l’humanité de la personne qui vous a blessé et de comprendre que son acte s’explique par ses propres tourments ? Si vous assimilez votre humanité commune, vous vous libérez du danger des représailles et vous vous engagez sur la voie de la guérison, et non de la vengeance.
  4. Réconciliez-vous ou séparez-vous. Après avoir pardonné à quelqu’un, à vous de décider si vous renouez votre relation ou si vous la brisez. Si le traumatisme est important, il est impossible de revenir à votre relation précédente, mais l’opportunité vous est donnée d’en nouer une nouvelle. Si l’on se réconcilie, on restaure les liens familiaux ou communautaires. Si l’on se sépare, on peut tourner la page et souhaiter bonne chance à la personne qui nous a blessés, sachant que, comme nous, elle cherche seulement à être heureuse. (réf Google)

Dans mon passé, j’ai été blessée un nombre incalculable de fois. J’ai été manipulée, trahie, humiliée, agressée physiquement ou verbalement, même par des personnes que j’aimais. J’ai vécu l’enfer de l’enfance et de l’adolescence avec mon statut de bouc émissaire à plein temps. J’en ai voulu à la Terre entière, à la vie, à moi-même. J’ai voulu en finir plusieurs fois car pour moi, ce monde ne valait pas la peine qu’on s’y attarde, ce monde était rempli de méchantes personnes égoïstes et sans cœur.

J’ai commencé à voir le bon côté des choses lorsque j’ai entamé mon école de commerce. J’ai rencontré de belles personnes qui sont restées dans mon cœur. Mais le poison du passé était toujours en moi, entrain de me ronger. Je subissais une dépression qui ne voulait pas me lâcher. A la naissance de ma fille, j’ai eu un déclic. J’ai commencé à écrire mes lettres de « pardon ». Je n’en pouvais plus de ces histoires passées, je voulais avancer. J’ai commencé par ma grand-mère décédée depuis 10 ans. Cela m’a fait un bien énorme. Puis j’ai continué avec ma mère. Cette lettre a été décisive pour moi car elle m’a permis de lever en partie le mur qui m’empêchait d’avancer sereinement dans la vie. Cela m’a permis de mettre le doigt sur d’autres trahisons que j’ai également pardonnées. Il me reste encore une lettre à écrire à mon père et je pense que j’en aurai terminé avec mon passé.

A l’heure actuelle, ma dépression a quasiment disparu alors qu’il y a 5 mois, je voulais de nouveau en finir une bonne fois pour toute avec cette vie de souffrance. A ce moment-là, je n’avais pas raconté mon histoire à quelqu’un (hormis les lettres) ni nommé la blessure. J’ai commencé à le faire avec ma thérapeute et les changements se sont immédiatement fait ressentir. Son regard neutre m’a permis de voir la situation d’un point de vue différent et de me dire « ha ouais, en effet, je n’avais pas vu les choses de cette façon ! ». Elle m’a fait remarquer les liens distordus que j’entretenais avec mon père. Cette manière de se comporter entre nous comme des frères et sœurs et non comme un père et sa fille.

J’ai accordé le pardon à ces gens qui m’ont fait du mal. Aujourd’hui, ces personnes mènent leur propre vie et ne pensent sans doute plus à moi depuis bien longtemps. Pourquoi je continuerais à souffrir à cause d’elles ? Moi aussi, j’ai droit au bonheur.

Ensuite vient le moment de la réconciliation ou de la séparation. Pour ma part, je me suis réconciliée avec les personnes avec lesquelles je n’aurais jamais imaginé faire un pas de plus ensemble dans la vie. D’autre part, des évènements récents et douloureux sont venus me faire comprendre qu’il était temps de me séparer temporairement et au pire (ou au meilleur), définitivement, avec des personnes en qui j’avais entièrement confiance. J’ai essayé de parler à ces personnes mais tout dialogue cohérent et productif était inexistant sans passer par la colère et le déni. Il m’était impossible de leur exposer ma souffrance qu’ils ne voulaient pas entendre. Dès lors, étant donné que ces relations ne m’apportaient que de la souffrance et de la déception, j’ai décidé de les couper et d’avancer sur mon chemin vers le bonheur sans ces personnes. Après tout, mon devoir n’est pas de sauver ceux qui se plaisent dans leur caca… J’ai supprimé et bloqué leurs numéros de téléphone et ma vie n’en est que plus calme et douce. Plus d’histoires, plus de colères idiotes et sans fondements, plus de « parasites » sur ma chaîne du bonheur, je n’ai gardé que des relations constructives et bénéfiques à mon bien-être.

Ce livre, couplé avec les 4 accords toltèques, est une énorme béquille pour ceux qui veulent faire de leur vie ce dont ils ont envie. En reprendre les rênes et faire leur propres choix en fonction de ce qui nous fait du bien, en écoutant notre corps, nos émotions et notre intuition. En prenant soin de notre âme et en passant notre chemin lorsque l’on croise des personnes qui sont susceptibles de nous faire du mal. La vengeance est inutile et elle nous empoisonne, tout comme la rancune. Nous avons toujours le choix !

fleur4

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