Mon premier cours de spinning

Done ! Mon premier cours de spinning ! N’ayant pas encore les moyens de m’acheter un vélo de triathlon (il faut d’abord que je vende mon vélo de downhill…), il m’a semblé intéressant de suivre un cours de spinning. Après tout, il s’agit de vélo de route, mais en salle et le tout sur fond de musique et d’encouragements d’un coach. Moi qui adore le cardio en cours collectif, j’ai décidé de me lancer.

Mon beau-père (qui adore le vélo de route) m’avait déjà appris comment régler la selle de telle sorte à ce que les jambes soient suffisamment tendues lorsqu’elles sont en bas. C’est la première chose que j’ai faite en choisissant mon vélo. Ensuite, j’étais complètement paumée. Je ne savais pas comment régler le guidon. Heureusement, notre coach était vraiment super cool et super sympa et m’a réglé tout le bazard de façon à ce que j’aie envie de revenir la prochaine fois 😀 A ce moment-là, j’étais encore loin de m’imaginer que le body combat, à côté, c’est de la lambada…

Le cours a commencé tranquillement par un petit échauffement de 5 minutes. Jusque là, je gère. Je pédale tranquille sur ma petite route imaginaire. Fin de l’échauffement, on augmente le serrage (grosse vitesse, style montée de la mort qui tue en mode réel). Position de danseuse (position 3).

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Au bout de 10 secondes à peine, j’avais déjà les jambes en souffrance. Pourtant dans ma tête, la danseuse, c’était bonnard ! Ben non, c’est tout le contraire ! En plus, j’étais en détresse avec mes serrages de vitesse. J’avais réglé mille fois trop dur pour moi. Je pensais qu’en mettant une plus grosse vitesse, je pédalerais moins vite et que je serais moins fatiguée. C’était carrément le contraire. Je n’ai pas pu finir la première musique debout (pourtant c’était soft), je l’ai terminée assise (position 1…) avec une vitesse toute mini. Bien décidée à ne pas me laisser intimider, j’ai compris la leçon et mes réglages suivants étaient plus « tranquilles ». On fera les réglages du Tour de France dans 6 mois…

Première cession de grosse vitesse, position 1 (position aérodynamique). Là j’ai compris que le body combat, c’était peinard à côté… Mes cuisses brûlaient. Je serrais le prolongateur comme si ma vie en dépendait.

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A l’aise, Blaise !

Déjà que je n’étais plus très fraîche avant cette cession, au bout de la deuxième minute, j’ai senti des trucs qui perlaient le long de mon cuir chevelu. Des poux qui se font la malle ? Pourtant, je me lave les cheveux régulièrement… Et là, j’ai senti que ça coulait le long de mes joues jusqu’au menton et plouf, goutte à goutte. Je ne suspectais même pas que je pouvais transpirer de ces zones-là. Je pensais être une licorne qui pétait des paillettes et vomissait des étoiles filantes…  J’ai regardé mes compagnons de route virtuelle et j’ai constaté qu’on était tous entrain de perdre les eaux. Ça m’a rassurée de voir que je n’étais pas seule à fondre, certains devaient déjà avoir perdu un bon litre de flotte tellement leurs vélos étaient mouillés. Et les gouttes ont commencé à perler au bout de mon nez. Ploc, ploc, ploc ! Punaise, en temps normal, j’aurais arrêté sur le champ tellement j’aurais eu honte du suer en public, mais là, c’était général donc osef. Ma tronche était trempe, même mes bras, mes épaules et mes mains suintaient (mon pansement ne collait plus…) et mon dos, on en parle même pas… Fin de la cession « aérodynamisme vitesse de la mort qui tue ».

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On se remet assis, on boit un bon coup et on se dit que le plus dur est passé. Bah non ! Cette fois, on repart pour une cession « assis – danseuse » pendant 6 minutes. Deux tours de pédales assis, deux tours de pédales debout, puis 4 et 8… Le tout pendant 6 *#@ de longues minutes ! Là, j’étais clairement au bout de ma vie mais mes réglages étaient adaptés de telle sorte que j’ai pu terminer le cours la tête haute, méga fière de moi ! La coach m’a fait promettre devant 20 autres cyclistes que j’allais suivre les prochains cours et moi, j’ai pas pu refuser 😀

J’ai transpiré comme jamais, j’ai cru que j’allais mourir à peu près une dizaine de fois. J’ai tenu bon ! Par contre, j’ai constaté que mon cardio en spinning était beaucoup moins élevé qu’en running. Même lorsque je pensais être au bord de l’infarctus, je regardais ma Suunto et je voyais que je tournais à 155-160 pulses alors qu’en courant, je suis en moyenne à 160-180 pulses (et je transpire beaucoup moins…). Peut-être le fait que ce soit un sport « porté » fait que c’est moins hard au niveau des pulses. Quoi qu’il en soit, j’ai souffert mais j’ai adoré ! La coach m’a dit que c’était un excellent entraînement pour le triathlon. Je valide !

Alors le vendredi j’peux pas ! J’ai spinning !