10 km de Payerne 2017

Ca y est, c’est fait ! Ma toute première course de 10 km ! Je suis hyper fière de moi. 10 km sans marcher (sauf pour boire au ravitaillement).

Niveau performance, je suis super contente. Avec un gros rhume, un début d’angine et une nuit plutôt courte, je ne m’en sors pas trop mal : 1:04’33 ». On est bon Maurice ! On est bon pour un tout premier 10 km avec un physique de demi-poulpe. Mon entraînement Runkeeper devait faire en sorte que j’atteigne 10 km en 1h, on est donc pas trop mal sachant que je n’ai absolument pas suivi les entraînements Runkeeper… J’aime ces courses où le départ commence tout tranquille, en entonnoir. Au contraire du Cross de Lausanne, où je suis partie comme une bombe, là, je suis partie doucement, à mon rythme, en me fichant bien de savoir si je serais dernière ou pas. Après tout, je ne cours que pour le plaisir et non pas pour le chrono.

Vers les 4 km, j’ai commencé à ressentir un peu la fatigue et j’attendais impatiemment le ravitaillement des 5 km pour boire un coup et pourquoi pas manger un abricot sec ou même un bout d’orange. En fait, il n’y avait que de l’eau donc j’ai fait avec… Il faisait dans les 7°C mais le soleil tapait fort (il paraît qu’il faut toujours s’habiller en pensant qu’on doit rajouter 10 °C à la température ambiante à cause de l’effort), surtout quand on est habillé en noir 😀 J’ai compris pourquoi certains coureurs étaient en short – T-shirt 😀 Mon chéri et ma fille étaient là pour m’encourager et j’ai pu leur donner mes gants sur la route.

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Vers les 8 km, ça commençait vraiment à devenir dur mais je gardais ma cadence entre 9 et 10 km/h. Je tournais entre 175 et 180 pulses. Quand j’ai vu mon lièvre se taper un sprint à 100 m de la ligne d’arrivée, je me suis dit « allez, donnes tout ce qu’il te reste » et j’ai foncé. Le corps humain est incroyable, surtout quand il y a des gens pour vous encourager sur la fin 🙂 10 secondes plus tôt, j’avais envie de m’écrouler tellement j’étais au bout de ma vie.

Je pensais que c’était un gag le coup du morceau de Gruyère en prix souvenir (pour cette course, il ne faut pas être végétalien 😀 ) mais non, pas de médaille, pas de t-shirt, un simple bout de fromage… Bonjour la déception. Je me suis réconfortée en me disant qu’il me restait toujours le dossard pour prouver que oui, j’y étais ! Ils ont oublié de mettre l’année de la course… Le temps maxi pour finir la course était de deux heures. Il restait encore 45 minutes qu’on ouvrait de nouveau la route aux véhicules… Payerne, c’est pas franchement la ville la plus glamour du monde pour courir et on n’est pas vraiment récompensé pour nos efforts. A la ligne d’arrivée, une bouteille d’eau et tchô bonne ! donc je ne retenterai pas l’expérience l’année prochaine. Ce ne sont pas les courses qui manquent en Suisse.