Développement personnel : bilan de la première année

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Une année 2015 très très difficile, psychologiquement et physiquement s’est achevée. Beaucoup de remises en question avec l’arrivée de bébé. Beaucoup de problèmes de santé, particulièrement de dépression qui ont amené d’autres problèmes (mal de dos, rhumes à répétition, gastro, transit complètement déglingué, maux de ventre…) et surtout, une fatigue mentale extrême qui perdure encore aujourd’hui. Beaucoup trop de choses à faire en même temps, beaucoup trop de soucis, beaucoup trop de temps à consacrer aux autres.

Résultat au 31 décembre 2015 : je me suis complètement oubliée et je suis à la limite du burnout. Mon corps et mon cerveau crient au-secours ! J’ai tout donné pour les autres, jusqu’à la dernière miette de santé qu’il me restait sans écouter les alarmes de mon corps.

1er janvier 2016, je dis STOP ! Beaucoup de processus sont entrain de se mettre en place dans notre petit cocon familial. J’ai fait des choix drastiques par rapport à tout ce que j’ai appris en 30 ans de vie qui améliorent aujourd’hui considérablement ma santé et surtout, mon moral :

1)  Avec l’accord de mon chéri, nous avons résilié l’abonnement de télé. Nous n’avons donc plus accès aux publicités qui nous lobotomisent, aux téléjournaux qui nous envoient de la misère, encore de la misère et toujours de la misère et surtout, nous sommes complètement déconnectés des dernières conneries télévisuelles (télé-réalité entre autre). A la place, nous regardons uniquement ce qui nous intéresse en streaming : les derniers films sortis au ciné, nos séries préférées ou des documentaires sur Youtube. Notre vie peut paraître soporifique pour beaucoup de gens mais en fait, je veux juste être libre de mes pensées, je suis capable de réfléchir par moi-même et chercher seule les informations qui m’intéressent et m’aident à m’épanouir. J’ai besoin de voir le monde de manière positive et non par le biais des médias qui nous montrent le désespoir, la mort, la guerre, les attentats, le racisme, qui alimentent notre haine, notre égoïsme dans un monde de plus en plus individualiste… Toujours sur la même lancée, je ne consulte plus aucun média, papier ou numérique. Là aussi, beaucoup trop orientés « faits divers » à mon goût. Bref, quelque part, je me coupe un peu du monde et je m’en porte extrêmement bien.

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2) Avant notre déménagement, nous avons décidé d’appliquer la simplicité volontaire. Comme le végétarisme dans l’alimentation, ce mode de vie nous permet de nous recentrer sur l’essentiel. Nous nous sommes débarrassés de toutes les babioles qui ne nous servaient à rien, qui prenaient la poussière et beaucoup de place. Nous avons donné chez Emmaüs toutes ces choses que nous avions à double (souvent offertes par nos proches) et j’ai abandonné ces « souvenirs » que je gardais au fond d’un placard et que je n’osais pas utiliser avec la peur de les abîmer. Nous avons gagné beaucoup, beaucoup de place dans notre appartement. Nous ne passons plus notre temps à ranger les trucs inutiles qui traînent. Moins de ménage, plus de vie. L’air circule dans la maison, nos yeux ne sont plus fatigués par les décorations inutiles et les meubles en surplus,… Nous n’avons gardé que ce qui était essentiel pour vivre. Chéri a encore du boulot à faire mais peu à peu, il se rend compte que le matérialisme ne nous rend pas heureux. Lorsqu’un objet nécessite d’être changé, nous le vendons ou l’amenons chez Emmaüs. On fait de plus en plus appel au marché de l’occasion pour trouver notre bonheur, histoire de consommer le moins possible de nouvelles ressources planétaires (nous sommes de toute façon entrain de puiser dans la réserve…). Nous favorisons la qualité plutôt que le prix, quitte à payer un peu plus cher pour quelque chose qui tiendra plus longtemps. Je mange mes repas de midi  dans mon bento et j’ai toujours mon mug de thé avec moi que je remplis d’eau durant la journée.

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3) Après la simplicité volontaire, j’ai décidé de me rapprocher toujours plus du minimalisme. Avoir le moins de biens personnels possible, uniquement ceux dont j’ai le plus besoin et privilégier des produits qui servent à plusieurs choses (typiquement le bicarbonate de soude qui fait office de déodorant, de dentifrice, de produit ménager,…). Moi qui aime beaucoup lire, je n’achète plus mes livres (sauf ceux en rapport avec la santé et le développement personnel et qui peuvent servir à ceux que ça intéresse, notamment ma fille pour plus tard) mais je vais à la bibliothèque. Avoir une garde-robe restreinte pour le travail, pour la maison, pour le sport cela permettant de ne pas perdre du temps à se demander ce que je vais mettre aujourd’hui puisque je n’ai pas 36000 choix. L’idée à la fin, ce serait pouvoir mettre tous mes biens les plus « précieux » de ma vie (vêtements, quelques souvenirs, papiers) dans ma grosse valise de voyage… (on en est pas loin). Imaginez simplement qu’il y ait le feu à votre maison et que vous deviez emmener les choses qui vous sont indispensables le plus rapidement possible.

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4) En début d’année, nous nous sommes lancés (toujours en accord avec mon chéri évidemment) dans le Zéro Déchets. Acheter notre alimentation sèche en vrac dans des sacs en tissu (Biocoop) ou alors dans des contenants recyclables (verre, métal, papier), acheter d’occasion sans emballage, fabriquer nous-même certains produits (alimentaires, esthétiques ou ménagers). Refuser tout ce qui ne nous sert à rien. Porter nos courses dans un panier ou un sac réutilisable. Acheter les légumes au marché et les transporter dans un filet en mailles de coton. Utiliser des pains de savon (shampooing et corps) plutôt que des bouteilles en plastique. Consommer l’eau du robinet plutôt qu’en bouteille. Demander à nos proches de ne rien nous offrir pour Noël, anniversaires et autres ou alors des choses utiles qui nous serviront TOUS les jours, des cadeaux d’expérience ou des bons, etc… Des gestes impossibles quand on n’a pas essayé mais très simple une fois qu’on est dans le bain.

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5) J’ai débuté ma première saison du défi des 100 jours. J’étais chez mon nouveau coiffeur (orienté zen et produits naturels). je feuilletais un magazine qui parlait du Dr Wayne Dyer et j’ai eu une sorte d’illumination. J’ai acheté le journal de Lilou Macé et je me suis lancée. J’y ai découvert une énorme communauté pleine de gens merveilleux, pacifistes et pleins de bonnes intentions, d’objectifs positifs et cela m’a permis de me recentrer sur moi-même et de prendre conscience que je n’étais plus du tout à l’écoute de mon corps, de mes besoins. Je reprends peu à peu soin de moi et je fais un énorme travail sur mon psychisme (méditation, intentions, ho’oponopono, gratitude, petits bonhommes allumettes…). Cela me permet de pouvoir garder un minimum d’énergie pour jongler avec toutes les activités à faire sur une période de 24 heures sans constamment péter un plomb à la moindre contrariété. Mon but de cette première saison est de trouver le bonheur mais principalement de lâcher prise, être zen et optimiste. C’est grâce à cette méthode qu’aujourd’hui, et sur avis de mon médecin, que je n’ai pas besoin d’antidépresseur pour m’en sortir.

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6) Après le végétarisme, je me suis lancée dans le végétalisme ! C’est un peu comme un nouveau wagon qui se raccroche au train. Avec le zéro déchet, j’achète beaucoup plus de légumineuses et d’oléagineux. Je cuisine beaucoup plus et, après avoir vu plein de documentaires sur les produits animaliers, cela allait de soit qu’une nouvelle prise de conscience allait s’allumer dans mon cerveau. J’ai donc acheté un livre de cuisine végétalien (Vegan de Marie Laforêt). Au début, il y avait plein de produits que je n’avais pas. Évidemment, le lancement est un peu coûteux car il faut trouver des produits qu’on n’avait jamais utilisé avant et faire son stock de graines en tout genre, de sauce, de miso, de purées, de seitan,… Une fois tous ces ingrédients dans notre placard, force est de constater que les recettes sont excellentes (même meilleures que les végétariennes selon moi) et surtout, je perds jour après jour la graisse que j’avais accumulée avec mes viandes et mes produits laitiers. Je retrouve peu à peu mon corps d’avant grossesse. Pas de carence à l’horizon, je ne me sens pas plus fatiguée et surtout, je suis toujours rassasiée. Les seules carences à prendre en considération sont la B12 que l’on prend une fois par jour en comprimé à mâcher, l’oméga 3, que l’on trouve facilement dans les graines et l’huile de lin et vitamine D qu’on trouve en allant simplement prendre l’air au soleil. Les végétaux nous apportent tout ce qu’il faut au niveau nutritif et vitamines.

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J’ai appris à fabriquer mes laits végétaux moi-même, mes fromages (mozzarella et petite bûche aux herbes) et mon réjuvélac. Nous avons commencé il y a peu de temps mais je remarque déjà de super effets sur moi (mon chéri mangeant à l’extérieur consomme toujours régulièrement des produits laitiers et parfois de la viande donc je ne peux pas vous dire si ce régime a des effets sur ses migraines) comme ma flore intestinale qui se porte à merveille (plus de gaz, de constipation, de ballonnements,…) depuis que j’ai complètement arrêté les produits laitier et que je bois mon petit verre de réjuvélac tous les 2 jours. Physiquement, je me sens beaucoup mieux et je perds du poids.

Ces changements sont le fait de prises de consciences liées à mes propres recherches, à mon envie d’améliorer ma vie et celle de la planète. Je ne force personne à faire comme moi car ces choix sont les miens. On m’a déjà reproché d’imposer mes choix à mon chéri. Lorsqu’il est à l’extérieur, je ne l’empêche pas de manger ce qu’il veut. Je cuisine avant tout pour moi, pour ma santé et évidemment que c’est bon pour lui aussi. Pour ce qui est du minimalisme, le changement a été plus compliqué au début mais là aussi, on se rend vite compte qu’en fait, cela nous convient beaucoup mieux. Le seul bémol de notre rébellion face au consumérisme sont nos proches qui ont de la peine à respecter nos choix. C’est triste mais on fait avec. On ne peut pas changer les gens s’ils ne le souhaitent pas. Malheureusement beaucoup trop de monde n’accepte pas que tout ne soit pas tout carré ou tout rond, que l’on ne rentre pas dans le moule de la société du surconsumérisme. Je pense avant tout à ma fille, qui va grandir dans un monde pollué, intoxiqué, rempli de fous furieux avides de guerres, de souffrance et de pognon. Le fait de devenir plus débrouille, plus autonome face à la consommation nous permettra peut-être de nous sentir un peu moins « dépendant » du prémâché lorsque ce système se cassera la gueule (et ça arrivera bien un jour). Il faut qu’on reprenne contact avec la nature avant qu’il ne soit trop tard.

Depuis quelque temps, je lis énormément, je suis devenue encore plus curieuse qu’avant. Le fait de devoir protéger et élever un enfant dans un monde bancal y est peut-être pour quelque chose. J’ai le devoir de m’instruire pour apprendre ce qui est essentiel dans la vie à ma fille. J’ai le devoir de ne pas lui mentir sur ce qu’elle mange. J’ai le devoir de changer mes anciennes habitudes pour le bien de la planète et de ma fille. En ce moment, je culpabilise beaucoup car je lui donne des petits pots avec de la viande et je sais à quel point elle adore les animaux, à quel point elle s’illumine quand elle voit un mouton, une vache ou un petit chat. J’ai peur que le régime végétalien lui provoque des carences (même si je sais que pour nous, il convient très bien). J’ai peur de ce que risque de penser le pédiatre, la garderie, les grands-parents, si on leur parle de végétalisme pour bébé et d’un autre côté, je sais que ce que je donne à manger à ma fille est de la merde. Je doute fort que les petits pots pour bébé de l’industrie proviennent d’animaux qui se promènent en plein air et vive leur vie dignement. Je suis presque sûre que la viande qu’elle mange contient des antibiotiques donc je suis sûre qu’en ne voulant pas « bousculer » la pensée collective, j’empoisonne ma fille avec des aliments toxiques provenant de l’agro-alimentaire. Lorsqu’elle aura 2 ans, on cessera complètement la viande mais pas forcément les produits laitiers. Elle décidera d’elle-même quand elle sera en âge de comprendre.

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