J-5 avant mon premier triathlon

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Je commence à tilter que dans 5 jours, je m’élancerai pour la première fois de ma vie dans une course du triple effort.

Je pense qu’à force de me lire, vous commencez à connaître mes très vilaines habitudes et donc, vous avez pu vous rendre compte que je suis une vraie touriste pas toujours très sérieuse dans ses entraînements ! Donc, à moins d’une semaine du grand jour, où en suis-je ???

  • Mes deux TFL de mon marathon du 22 avril sont toujours en phase de guérison… Sur ordre de ma physio, j’ai interdiction de courir jusqu’au jour du triathlon (on verra si je repars sur 1 mois de physio après cette course… ou pas 😀 ). En même temps, ça m’arrange bien puisque ce sport arrive en dernière position dans mon cœur sur les 3 disciplines 😀 (en même temps, c’est le seul sport où je me blesse régulièrement…).
  • Je fais de petites sorties vélo régulièrement après le boulot pour compenser et surtout par faute de temps à cause du boulot, des séances de physio et de la vie de famille. Seulement durant le moi de juin, j’ai ressenti plusieurs fois des douleurs aux genoux en journée qui m’ont forcée à rester tranquille.
  • J’ai pas vraiment été assidue en natation durant ce mois de juin. MAIS j’ai testé par 3 fois ma combi néoprène en eau libre et franchement, j’ai adoré ! Du coup, je ne suis pas trop flippée à l’idée de faire 500 m en eau libre avec une sorte de bouée au niveau des jambes. Au contraire, j’ai presque hâte d’y être 😀 Hier, j’ai demandé à mon coach natation si je pouvais effectuer un 500 m sans m’arrêter (et sans combi ni pull buoy). J’ai jamais dépassé 300 m sans aide (peut-être par flemmardise…) et étonnamment, j’ai fait mes 500 m sans aucune difficulté au niveau de la respiration évidemment avec un chrono d’éponge de mer (11’40… vs 20’00 » pour 1 km en combi). J’aurais même pu continuer (mais flemme oblige…).
  • J’ai testé une fois la transition « vélo (20 km) – course à pied (3 km) ». C’était monstre bizarre au début… Pour ce qui est de la transition natation – vélo, j’ai pas pu tester. Je constate surtout que j’ai failli me vautrer à plusieurs reprises en sortant du lac de Gruyère et qu’il m’a fallu bien 3 bonnes minutes pour que je n’ai plus cette sensation d’avoir fait 100 fois le tour sur moi-même… Bref, ça promet, mais je suis une warrior 😀 au pire, je ramperai jusqu’au vélo (si je me rappelle où il est…). Par contre, dès ce soir (et malgré mon interdiction du courir) je vais bosser un petit peu les transition vélo-càp (sur de petites distances). Ce sera l’occasion de découvrir le mode multisport de la Suunto et de savoir l’utiliser le jour-J.
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  • Comme j’aime bien savoir plus où moins où je vais quand je fais un truc pour la première fois, j’ai parcouru des dizaines (des centaines ?) d’articles sur Internet, du blog débutant au mec qui fait des Ironman. Encore une fois, il y a à boire et à manger. Je vais me baser sur les premières expériences des uns et des autres qui sont vraiment super intéressantes. De comment préparer sa zone de transition à quoi manger avant et pendant la course, des règles du triathlon à la fameuse question « à quoi sert une visière si ce n’est chopper une insolation en plein soleil ? ». Par contre, j’ai aussi lu pas mal de trucs pour bien me foutre les boules, moi qui adore nager en eau trouble… Du style « combien de triathlète se sont fait attaquer par des brochets ou des Sandres pendant une course ? Si ça peut vous rassurer, j’ai rien trouvé hormis des gosses qui se font mordre le pied qui pendouille dans l’eau depuis un paddle ou simplement le chaton ou le caneton qui se fait bouffer par un brochet téméraire. Mais cela ne m’a pas empêché de pousser mes recherches sur le comportement des brochets en période de frai… oui oui, je suis sérieuse 😀 ). Un conseil, ne vous approcher pas des brochets à ce moment-là, vous risquez les points de suture… Nan mais c’est pas des poissons-clown qui grouillent dans les lacs suisses ! Il y a toute une faune chelou qui nage en-dessous de nous et c’est bien de le savoir (ou pas O_O )

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    Un joli sandre !

  • Pis comme la lecture ne me suffisait plus, j’ai regardé autant de vidéos que je le pouvais, encore une fois, du premier triathlon à l’Ironman en passant par comment gérer ses transitions et surtout, les transitions loupées… Perso, je vais adopter la stratégie du lièvre et de la tortue dans le sens où je vais faire mes transitions tranquillement (rapidement mais tranquillement… car pas du tout la pression du chrono ou du podium…) et opter pour la simplicité : Chaussures de VTT que je vais prendre le temps de mettre dans la zone de transition (chaussures d’ailleurs ultra pratiques qui te permettent de courir sans bousiller tes cales…) et je monterai tranquillement sur mon vélo après la ligne. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !  Je pense que tu gagnes autant de temps à pouvoir courir et monter tranquillement sur ton vélo que celui qui perd son temps à essayer d’attacher sa grolle, qui zigzag et se casse la gueule dans le pire des cas (en emportant les autres à côté avec lui… sympa).

  • J’ai fait du bénévolat lors de la Régio Cup d’Yverdon-les-Bains ce dimanche organisée par mon club de triathlon. J’ai eu l’occasion de parler avec d’autres membres, de recevoir des conseils, de me rendre compte que beaucoup d’entre eux allaient participer au même triathlon ce week-end et surtout, de rencontrer Cloé, une fille super sympa qui a commencé avec le club en octobre et qui participera elle aussi, à la Vallée de Joux, à son tout premier triathlon 😀 C’était vraiment chouette d’échanger nos craintes et de les voir se dissiper, pour la plupart, grâce aux membres plus expérimentés. C’était aussi l’occasion pour moi de m’intégrer un peu plus dans ce club avec lequel j’ai rarement la possibilité de m’entraîner (horaires compliqués et niveau encore pas adapté. Je commencerai l’année prochaine en natation car je pense qu’à ce moment-là, j’aurai le niveau pour rejoindre la troupe 🙂 Bref, grâce à cette journée, je pars encore plus sereinement vers cette course.

Le matériel est prêt, il n’y a plus qu’à préparer le sac de transition, nettoyer le vélo, graisser la chaîne, espérer que le beau temps tienne et advienne que pourra 🙂

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La mort de mes Jabra Elite Sport, après même pas 14 mois d’utilisation…

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Ça y est, les écouteurs que j’ai achetés pour une énorme blinde en janvier 2017 ont décidé de me lâcher. Malheureusement pour moi, impossible de retrouver la garantie de ce produit… Je pense que cette marque est maudite pour moi… Après la perte des mes premiers Jabra Sport Pulse sur le toit de ma voiture (ben oui…) voici la mort de mes Jabra Elite sport… tout juste 17 mois après leur achat dont 3 mois d’inutilisation complète.

En cause, on ne sait pas trop mais je pense que c’est le chargeur qui merde. En effet, plus moyen de charger les écouteurs et les voyants du chargeur restent constamment rouges… Évidemment (et comme par hasard), ce problème peut se résoudre par l’achat d’un nouveau chargeur (et si toutefois le problème vient du chargeur) coûtant à lui seul 100 euros… On se foutrait pas de la gueule du monde chez Jabra ? Aucune fausse manip de ma part n’est à mettre en cause puisque je suis quelqu’un de très soyeuse avec son matériel, surtout quand il a coûté au-delà de 200 chf… Pour le prix, je m’attendais quand même à une durée de vie plus conséquente…

Bref, ma confiance en Jabra s’est totalement dissoute et il est absolument hors de question que j’investisse à nouveau dans cette marque. Aujourd’hui, je vais plutôt m’orienter vers les Bose SoundSport Free qui me font sérieusement de l’œil (pour un prix tout aussi modeste… mais bon, c’est du Bose ! D’ailleurs, l’enseigne qui m’a vendu mes Jabra à l’époque ne les vend plus. Serait-ce un signe ?).

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Vous l’aurez compris, je suis super déçue et énervée d’avoir dilapidé une telle somme dans une marque dont je n’avais jamais entendu parler avant de me promener dans le rayon du magasin. J’ai tenté de contacter la marque pour un « geste commercial ». Rien n’y fit, hormis des conseils à la con comme plonger ses écouteurs sous l’eau froide, les remettre dans la boîte après séchage et reset de la boîte qui soit dit en passant, était complètement déchargée (donc inutilisable), comme ses écouteurs… Comment faire un reset avec quelque chose qui est mort ? Trop forts les mecs…

Mais au final, qu’est-ce que j’en retiens ?

Les points positifs : La facilité d’appairage avec mon smartphone et la bonne qualité du son. Le côté pratique du « totalement sans fil » et la discrétion des engins une fois dans l’oreille. La réception des appels était très bonne et mon interlocuteur m’entendait très bien, même quand je courais.

Les points négatifs : cette horrible impression de s’enfoncer l’écouteur dans le canal auditif quand tu pressais sur les boutons de contrôle. L’inconfortabilité du truc lorsque j’ai commencé à faire du longue distance. J’avais souvent mal aux oreilles et aucun des embouts ne convenait vraiment à mon oreille. Du coup, je me suis contentée de celui qui me convenait le mieux et j’avais tendance à les remettre régulièrement en place avec cette peur d’en paumer un, surtout lors des entraînements vélo. En vélo d’ailleurs, très mauvaise isolation, j’entendais plus le vent que la musique. Le cardio fréquence-mètre complètement à côté de la plaque (mais bon, je ne l’utilisais pas puisque j’avais la ceinture cardio), la batterie qui ne m’a jamais tenu plus de 3 heures et jamais 4h30 comme mentionné par la marque (une hérésie de les porter en marathon…) et le prix exorbitant de l’appareil qui n’est pas vraiment descendu une année après…

J’ai eu beau chercher sur Internet, il semble que je sois la seule à avoir ce genre de problème de charge… Mon chéri a bien essayé de réparer le chargeur mais cette fois, n’a pas réussi. Du coup, c’est avec la mort dans l’âme que j’ai couru pendant 3 mois avec les écouteurs d’origine (filaires) de mon LG G6. Ce fameux fil qui est toujours au chemin quand tu cours avec une brassière et qui n’est pas assez long pour être dissimulé sous ton maillot de vélo. Autant dire que c’est hard de passer du « sans fil » au fil de 1 m de long… Je pense que je vais encore faire saigner mon épargne et cette fois, je mettrai dans un coffre à la banque cette foutue garantie !

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Le prix actuel des Jabra est juste aberrant quand je pense qu’à l’époque, j’avais déboursé 270 chf… Les gars, il faut adapter vos prix !!! Voici le comparatif

20 mois de bilan sportif

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13 jours avant mon premier triathlon ! C’est tellement proche ! J’ai fait pas mal de trucs dingues même pas 2 ans après ma reprise du sport et chaque course m’angoisse toujours autant.

Je me fixais juste 6 km en octobre 2016 pour en finir avec ma dépression. Pour me prouver à moi-même que j’en étais capable et que je n’étais pas la bonne à rien que les aléas de la vie me laissaient croire depuis que je suis née. Envie de boucler ce cycle infernal de misère, de manque de confiance en soi, de désamour envers mon corps, ma  personnalité, ma transparence et mon manque de répartie face aux coups psychologiques que me donne la vie depuis que j’ai commencé à côtoyer mes congénères.

Une enfance détruite à coups de mensonges familiaux, un rideau qui tombe à 31 ans après une année de séances de psy pour enfin découvrir la vérité sur mon passé. Malgré cela, je n’en voudrai à personne parce que je sais que ça ne sert à rien de vivre dans la colère et la tristesse d’avoir perdu quelque chose qu’on ne retrouvera jamais. Le passé appartient au passé. Maintenant j’essaie de faire en sorte que ma fille vive une enfance normale, sans mensonges, sans séparation, malgré mes démons qui ressortent de temps en temps et qui essaient de reproduire le même schéma que mes parents. Après tout, c’est dur d’être une mère quand on a pas eu la chance de vivre à côté de la sienne depuis l’âge de 6 ans.

Et puis il y a eu l’école. Comme si ce n’était pas déjà compliqué. Il fallait supporter les moqueries de mes camarades d’école. Comme si c’était écrit que dès que j’entrerais à l’école, je deviendrais LE bouc-émissaire par excellence. J’ai pas envie de me plaindre car je pense qu’inconsciemment, je tendais des perches. Comme si j’étais faite pour ce rôle pour finalement, l’accepter et parfois, avoir envie d’en finir, déjà très tôt dans ma courte existence. Prendre des coups, des moqueries, être constamment mise de côté. Aucun ami, mais des potes, de temps en temps, surtout pendant les vacances, loin de l’effet de groupe pervers de l’école, là où je pouvais retrouver une vie d’enfant normale. Ce cycle de bouc-émissaire s’est terminé à 17 ans, lorsque je suis entrée à l’école de commerce. Il faut croire qu’on devient plus mature avec l’âge… ou pas… J’ai quand même eu affaire à des sacrés cas mais cette fois, la bave du crapaud n’atteignait plus la blanche colombe.

Aujoud’hui, je regarde en arrière et je regarde mon historique de courses. De 10 km à Morat-Fribourg, de Morat-Fribourg au semi-marathon et enfin, du semi-marathon au graal du coureur, le saint marathon. Chaque franchissement de ligne d’arrivée est pour moi un énorme doigt d’honneur à mon passé et un petit peu à la vie. Chaque personne qui crie mon prénom le long d’une course me fait oublier que pendant longtemps, j’étais invisible. J’existe, on me voit ! Quel bonheur d’être encouragée par des inconnus qui ne vous jugent pas, au contraire ! On a voulu me détruire jusqu’à me donner envie de disparaître mais j’en suis ressortie plus forte que jamais et ça, c’est grâce à la course à pied, un sport que j’avais pourtant toujours détesté et qui m’a permis de laisser 12 kilos derrière moi et de découvrir enfin ce que c’était d’avoir confiance en soi.

Et puis ce besoin d’aller toujours plus loin et peut-être aussi l’ennui de pratiquer toujours le même sport. Cette soif de bouffer les kilomètres et de découvrir ce que j’ai dans les tripes. Cette envie de sortir de ma zone de confort, d’accomplir des choses que je n’aurais jamais imaginé faire un jour et d’être enfin fière de moi, de tout ce que j’ai accompli, très souvent toute seule et parfois, sous les encouragements des personnes que j’aime le plus au monde. Et c’est à ce moment-là que l’envie de me lancer en triathlon fait son chemin, en mai 2017, alors que je ne sais même pas nager et que je déteste encore plus le vélo. Et puis je prends un abonnement à la piscine et je vais brasser avec les grands-mères qui me dépassent… Les débuts étaient vraiment chaotiques, surtout quand on se lance en autodidacte. Je regarde des vidéos sur Youtube pour apprendre à crawler. Je fais plusieurs séances à la limite de la noyade, je suis un vrai caillou jusqu’au jour où, 1 mois plus tard, je comprends qu’il faut expirer sous l’eau…

Je décide alors de m’inscrire dans un club de triathlon après avoir observé une séance de natation du club. Pas du tout sûre de moi, je vais nager 3 fois avec le club, évidemment en queue de peloton car le niveau est vraiment très élevé par rapport au mien. Je trouve les séances trop « militaires » à mon goût, car pour moi, le sport est avant tout un plaisir et pas une recherche constante de performance. J’ai 32 ans et je sais très bien que je ne finirai jamais sur un podium. Mon plaisir à moi est simplement de franchir les lignes d’arrivée sur mes deux pattes arrières dans les temps limites impartis, peu m’importe mon chrono. J’ai donc décidé de m’inscrire avec le Cercle des nageurs d’Yverdon et là, l’illumination. Je nage à mon rythme, sans stress avec des nageurs de tout niveau.

Ma technique s’améliore rapidement et je prends enfin du plaisir à nager grâce à notre coach Roland, d’une patience incroyable pour la pitre que je suis. Même après 9 mois d’entraînements, il est toujours un peu paniqué quand après 40 minutes d’entraînement, je sors du bassin en croyant que je fais un malaise (j’ai compris que si j’étais la seule à aller faire pipi, c’est peut-être parce que les autres pissent dans l’eau… bande de dégueulasses ! Mais ça me permet aussi d’éviter ces maudits exercices de battements avec les palmes…). De temps en temps, je me cache sous le plot pour éviter le regard du coach et de devoir me taper 50 mètres de dos supplémentaire, une nage que je déteste particulièrement… Il faut dire que Roland veille à ce qu’on soit assidu 😀 Mais ces entraînements on fini par payer 🙂

En juillet 2017, j’ai fait l’acquisition de mon vélo de course. Je suis très vite tombée amoureuse de ce sport qui deviendra très vite mon préféré des 3 disciplines. Voir défiler les paysages, avaler les km sans avoir le cœur dans les chaussettes et ce plaisir de découvrir de magnifiques endroits, sans stress. De 20 km, je passe rapidement à de plus longues distances tellement je m’amuse et je passe rapidement à des sorties entre 50 et 100 km. Toujours en amateur, avec mon sandwich dans le sac. Je prends toujours le temps de m’arrêter dans un endroit sympa pour prendre le temps de manger et d’apprécier le moment présent. C’est en vélo que le sport me rend la plus heureuse. Ce moment de plénitude, seule avec moi-même, sans autre responsabilité que d’être prudente sur la route et d’apprécier ma vie. C’est aussi sur mon vélo que la plupart des articles de mon blog et que mes projets futurs de courses prennent forme.

Dans 13 jours, je prendrai le départ du triathlon de la Vallée de Joux et je pourrai enfin clamer que je suis officiellement une triathlète 🙂 (si je passe la ligne d’arrivée évidemment 😀 ).

En plus de la technique que j’ai du acquérir en piscine durant les entraînements coachés ces 9 derniers mois, il a fallu que j’apprivoise la nage en eau libre, qui est quand même très différente des bassins sécurisés avec un fond coloré et une eau transparente et chlorée. J’ai testé fin mai ma combinaison néoprène toute neuve sur la plage d’Yverdon-les-Bains. C’était un grand moment de flippage. L’eau était vraiment crade et ne donnait déjà absolument pas envie d’y nager (ça craint pour le triathlon d’Yverdon en septembre…). J’ai bu la tasse à plusieurs reprises (beurk…) après avoir pris des bouts de bois flottants pour des brochets ou je ne sais quoi de plus horrible encore… Il me semble que ce jour-là, si j’ai crawl-brassé 300 mètres, c’est beaucoup… J’ai surtout constaté avec grand plaisir que ma combi m’allait comme un gant et ne me gênait pas du tout pendant la nage, gros point positif.

Entretemps, j’ai fait l’acquisition d’une board de SUP, qui remplacera les séances soporifiques de musculation en salle. Oui, le SUP, ça muscle tout le corps, sans exception (et surtout les parties préférées des filles : abdos, fesses et jambes 😀 ). Moi je l’aime surtout parce que ça tire sur les bras… Moi qui adore les sports qui bougent et décoiffent, je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir en SUP. Comme je fais toujours tout en autodidacte (grâce à Youtube) et loin de moi l’idée de faire des cours qu’il faudra en plus payer, j’ai fini 2-3 fois à l’eau comme une grande pour enfin trouver mon plaisir au bout de 30 minutes à peine. Et quel plaisir ! Le calme absolu au milieu du lac ! Avec mon pique-nique et ma bouteille d’eau sur le nose, que j’ai pris à l’ombre sous les arbres, dans un silence presque absolu. Pourquoi je n’ai pas découvert ce sport avant ??? Il m’a permis d’apprécier encore plus les moments sur et dans le lac et d’atténuer un peu ma « phobie » en eau libre.

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Ce week-end, nous avons fait du camping en famille au bord du lac de Gruyère. Encore une occasion d’enfiler ma combinaison et d’essayer une nouvelle fois de nager plus de 300 mètres sans risquer l’arrêt cardiaque. Le premier jour, j’étais suivie par mon chéri et ma fille sur le paddle, ce qui était très réconfortant dans le cas où je perdrais les pédales au milieu du lac. Première constatation, l’eau est un peu froide mais la combi a vite fait de me réchauffer et surtout, je flotte de l’arrière sans faire d’effort ! Une bonne chose étant donné que j’ai tendance à m’essouffler à cause justement de mes battements de jambes totalement inefficaces et énergivores. Avec la combi, je n’aurai pas à y penser. Dans le lac de Gruyère, on a son fond environ jusqu’à 3 mètres du rivage (en tout cas au camping) après, c’est fini, ça descend fort ! Deuxio, tu ne vois que dalle ! L’eau est verte partout (mais super propre !) donc tu vois quasiment rien au fond de l’eau, sauf de temps en temps une algue ou une branche (on sait pas trop et vaut mieux essayer de ne pas trop regarder au fond si on est cardiaque). Du coup, ce jour-là, en m’arrêtant plusieurs fois pour me repérer et reprendre mes esprits (la fameuse branche d’arbre qui apparaît soudainement dans le vert opaque), j’ai réalisé 1 km en 28 minutes. Le lendemain, je remets ça à 7h30 du mat et cette fois, je pars seule (sauf sur la fin ou la famille m’a de nouveau rejoint en paddle). La respiration est parfaite et je me force à regarder devant plutôt que le fond. Du coup, moins de flippage et surtout je sais que les poissons sont tellement effrayés qu’ils ne viendront pas nager près de moi. Cette fois, je fais mon km en 20 minutes ! 8 minutes de gagnées en arrêtant de flipper et en m’arrêtant tout le temps. Ce n’est pas un temps exceptionnel mais pour un caillou comme moi, c’est juste exceptionnel 😀 Probablement que je finirai dans les derniers à la natation, mais je m’en fiche 😀

Au final, je constate avec surprise que je prends beaucoup plus de plaisir en eau libre qu’à la piscine, que je nage plus vite, que ma respiration est meilleure et que je suis beaucoup plus « calme ». C’était vraiment une bonne chose de nager en lac avant la course car c’est beaucoup d’appréhension qui tombe. Et j’adore !!!! Après, peut-être que le fait que l’eau du lac de Gruyère soit verte opaque y était pour quelque chose. Ce sera un peu la surprise pour la Vallée de Joux… Mais là, c’est 500 mètres et je sais que ce n’est pas insurmontable en gérant mon stress du mieux que je peux 🙂 Ce sera aussi l’occasion de tester notre nouvelle trifonction à l’effigie du club de tri. Je ne suis pas à l’aise à l’idée de la porter car elle est limite transparente O_O (je l’ai essayé avec une culotte et on la voyait dessous… J’ose pas imaginer sans culotte…) et j’ai presque l’impression de ne rien porter (dos presque complètement nu à la limite de la raie des fesses, tour d’épaule ouvert très large avec la base des seins pas très loin…). Le tissu est monstre fin et donne vraiment l’impression qu’il va se déchirer au moindre faux mouvement, surtout quand je l’enfile (ça craque déjà pourtant j’ai pris une M et j’ai pas l’impression d’être fat…) O_O. C’est tout de même une Osuit de Z3ROD. A voir vraiment ce que ça vaut… Peut-être que mouillée ça va mieux. Et tu oublies l’Ironman avec une chamoisine aussi fine, même sur 20 km je suis quasi sûre et certaine d’avoir mal au cul… J’hésite quand même à prendre mon Orca qui semble de bien meilleure qualité 🙁 C’est le seul vêtement du club qui ne m’inspire pas confiance. Notre tenue de vélo et notre t-shirt de course à pied sont vraiment topissimes 🙂

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Le système des enveloppes, ou comment économiser quand on est une passoire

On dit toujours que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Et donc, les méthodes de nos grands-mères sont vraiment celles qui marchent le mieux et j’ai pu le constater à maintes reprises (compresses d’oignons chaudes sur les oreilles pour les otites ou oignon coupé en deux sous le lit, les bonnes vieilles inhalations sur la casserole avec un linge pour le nez bouché, l’eau sucrée pour le mal de ventre,…

Mais comment faisaient nos grands-parents pour gérer leur argent à l’époque où l’ebanking n’existait pas ????

Je pense que je suis quelqu’un qui vit quand même avec son temps malgré le fait que je me coupe de certaines nouvelles normes sociales qui me répugnent au plus haut point. Je suis aussi passée par la période Facebook : je m’invente une vie magnifique pleine d’amis que je ne vois jamais (pour le 9/10e) et je prends bien soin de ne jamais publier les merdes qui m’arrivent chaque jour et qui font de ma vie une vie bien… banale… Après en avoir eu marre de visionner les photos de mes potes aux Maldives, leurs soirées au MAD ou leurs coups de gueule contre le monde entier, les « je t’aime un jour, je ne t’aime plus le lendemain », je te supprime et je te rajoute 2 jours après… Et vas-y que je publie des photos de moi maquillée comme une voiture volée pour cacher mon énorme bouton d’herpès en faisant un duckface (mais c’est quoi cette mode pourrie sans déconner !). J’ai décidé de quitter ce réseau social de mytho pour profiter de la vraie vie ! On fait tous caca une fois par jour si on a un bon transit, on a tous des galères dans sa vie privée et professionnelle, on a tous nos moments de déprime profonde et surtout, on pu tous de la gueule au réveil ! Oui, même Jason statham, Benedict Cumberbatch, Kit Harington, Cara Delevingne, Mila Kunis et la magnifique Jennifer Lawrence (mon top 6 fantasme !).

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Je crois que c’est aussi à cette époque qu’on a résilié le câble de la télé et que j’ai arrêté quasi complètement de suivre l’actualité (mondiale en tout cas) pour ne regarder que de temps en temps l’actualité en Suisse, et là aussi, si c’est pour voir les accidents de la route, quel politicien à fait des magouilles et quelle personne a un procès sur le dos par sa commune pour avoir peint sa maison en orange, je préfère ne plus regarder l’actualité suisse… Je m’intéresse uniquement au sport, aux dernières innovations technologiques et à comment faire pour vivre plus simplement, sainement et de manière la plus écologique que je peux.  C’est aussi à l’époque où j’ai arrêté de m’inventer une vie merveilleuse pour maquiller ma vie soporifique et ennuyeuse que j’ai commencé à faire du sport, à me bouger, à rencontrer de nouvelles personnes et à complètement nettoyer mon cercle social. Nouvelle manière de vivre en l’occurrence. Vous ne vous rendez pas compte à quel point les réseaux sociaux et la télé nous hypnotisent pour nous maintenir dans un état psychologique proche de celui d’un poulpe mort et comme l’actualité qu’on veut bien nous montrer (parce qu’il se passe aussi de très belles choses partout dans le monde mais c’est pas à l’actu qu’on va vous le dire) histoire qu’on finisse bien par détester tout le monde et vivre dans un climat de peur permanente de tout ce qui bouge autour de nous. Détestons-nous les uns les autres, telle est la nouvelle norme de notre société. Plus d’humanité, plus d’empathie, juste de la haine, de l’égoïsme et de la peur qui n’ont pas lieu d’être. Nos politiciens et nos dirigeants n’ont aucun souci à se faire tant qu’on reste complètement cons et incapables de réfléchir par nous-même.

Je suis complètement has been pour un nombre incalculable de choses mais vous savez quoi, je m’en tape ! Il y a longtemps que j’ai arrêté de me demander ce que penseraient les gens si je ne faisais pas comme eux. Par exemple, je ne suis pas du tout les modes vestimentaires : la mode du « claquette-chaussette« , ça me dépasse complètement. Euhhhhh comment te dire… Et j’en ai vu au bord du lac dernièrement… C’est pas un fake !

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Bon bref, j’en reviens à mes moutons : le système des enveloppes ! Pour faire simple, je suis quelqu’un qui a beaucoup de mal à gérer correctement ses dépenses une fois toutes mes charges fixes payées.

J’utilise TOUT LE TEMPS ma carte de débit, pour tout et n’importe quoi. J’ai même une application sur mon téléphone dans laquelle je noteais toutes mes dépenses pour savoir où j’en était sur mon compte. Sauf que ça a fonctionné 1 mois et après, j’ai oublié d’y noter lesdites dépenses… Du coup, je me retrouve souvent devant l’appareil à cartes au moment de payer avec le fameux « Solde insuffisant »… à la moitié du mois. Et qu’est-ce que bibi fait dans ce cas-là ? Elle sort la VISA ! Et elle finit le mois sur la VISA, évidemment… Et qu’est-ce que bibi fait lorsqu’elle reçoit son salaire le dernier jour du mois ? Ben elle rembourse sa VISA pour se retrouver avec le minimum vital pour survivre ce nouveau mois ! Et comme elle n’arrive évidemment pas à s’en sortir après avoir remboursé sa VISA, elle retape dans la VISA le 10e jour du mois, etc,…etc,… Le serpent qui se mord la queue.

Je fonctionne de la façon suivante à la réception de mon salaire (et j’ai pas l’impression d’être si irresponsable que ça) :

  1. TOUTES mes charges fixes et autres factures sont payées en premier via l’ebanking. Les charges fixes sont toutes des ordres permanents qui partent automatiquement. Dès que je reçois une facture (de médecin par exemple), je l’enregistre immédiatement dans l’ebanking pour qu’elle soit payée dès mon salaire reçu.
    – Loyer
    – Crèche
    – Assurances
    – Téléphone
    – Internet
    – Argent commun pour les courses (qui part sur un autre compte « ménage »).
    – VISA
    – Crédit de la voiture
  2. A l’heure actuelle, je rembourse ma VISA que j’ai énormément servi en grande partie pour me payer mon matériel de triathlon faute de moyens dans l’immédiat (je sais, c’est mal). Dieu merci, il n’y a plus rien à acheter…
  3. Sur le solde restant (argent de poche pour le mois), je déduis 240.- pour ma voiture (160 pour l’essence et 80 pour le parking du boulot) que je mettais déjà dans une pochette à part et que je ne touche pas pour autre chose.
  4. Il me reste dans les bons mois environ 300.- pour vivre. C’est peu, mais je m’en sors.

Le problème, c’est que j’ai tendance à très vite flamber cet argent de poche à force de payer par carte. Même en payant des petits riens par-ci par-là, je ne me rends absolument pas compte de ce qu’il me reste sur le compte et c’est la raison pour laquelle souvent, je finis par taper dans la VISA pour simplement pouvoir manger.

Et c’est là qu’intervient les enveloppes ! Je retire tout l’argent de poche restant du compte en banque et je dispatche dans les fameuses enveloppes (en même temps, pour 300 francs…).

Je me rends compte que j’ai relativement peu de dépenses et grâce au sport, je passe très peu de temps en magasin. Mes besoins principaux sont les repas au travail ou les encas divers (nourriture) et les loisirs (livres, restaurants et sport).

Je mets les 2/3 dans une enveloppe « nourriture » et le tiers restant dans une enveloppe « loisirs ». Je divise les sommes par 5 (ce qui correspondra à ce je peux dépenser par semaine. On n’oublie surtout pas la demi-semaine à la con en trop avant l’arrivée du salaire et qui te mets trop souvent dans le rouge) et je mets les sommes dans deux nouvelles enveloppes qui resteront dans mon porte-monnaie pour la semaine. Le dimanche soir, je réapprovisionne mes enveloppes de porte-monnaie pour la semaine suivante et ainsi de suite. Si à la fin du mois, il me reste de l’argent dans les enveloppes, je le transfère dans une enveloppe « épargne ».  De cette manière, mes dépenses sont totalement sous contrôle et je ne me retrouve plus avec rien pour manger puisque je gère 😀 . Par contre, s’il n’y a plus de sous dans une enveloppe, je m’interdis de taper dans l’autre. C’est la règle. Pas de sous, pas de dépense, en particulier pour les loisirs ! En même temps, c’est un peu logique ! On se rend enfin compte de la valeur de l’argent lorsqu’elle est palpable. C’est dur de ne plus utiliser sa VISA pour se faire un petit plaisir à droite à gauche mais de cette manière, le serpent arrête de se mordre la queue 😀

Pour pallier au fait que j’ai peu d’argent pour manger, je me prépare des tupp la veille avec les restes du soir pour mon repas de midi. Je m’achète des paquets de barres de céréales pour les petits creux en journée et je ne vais plus à la boulangerie. Avant, je dépensais en moyenne 17.- par jour et maintenant, 0.- ! Ce qui fait que même si mon enveloppe « nourriture » est remplie, je ne l’utilise pas et le solde partira dans mon épargne 🙂 Une fois que l’enveloppe « épargne » est un peu trop chargée, je dépose l’argent sur mon compte épargne à la banque. Cela me servira entre autre à me faire un petit plaisir de temps en temps, à avoir de l’argent de côté en cas de pépin ou simplement à payer mes impôts…

Nous avons également une enveloppe « commissions » pour les courses du ménage. Idem, on divise par 5 et on essaie de ne pas dépasser la limite de 200.- de course par semaine. Pour ce faire, on prévoit un ou deux repas très simple et bon marché durant la semaine (salades de lentilles, pâtes sauce tomates, soirées tartines, crêpes-party,…). On s’aide aussi pas mal du cumul de points avec les bons supercard de la Coop. Presque chaque semaine, j’arrive à enlever 20.- grâce aux points et aux bons. A force, on finit par trouver des petites astuces pour économiser malin. On achète des vêtements uniquement si c’est indispensable.

Personnellement, j’imprime des enveloppes que je découpe et colle moi-même. Pour cela, j’utilise un modèle que j’ai acheté sur Etsy. D’autres utilisent des intercalaires, des pochettes cousues,… Si comme moi, vous êtes des passoires ambulantes, j’espère que cette petite astuce de grand-mère vous servira autant qu’à moi 🙂

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Narcisses Run Haute-Ajoie

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C’était la toute dernière course à pied de l’année après le marathon de Zürich, en soit, une course de reprise après mes tendinites aux deux genoux. La physio m’a donné le feu vert mais c’était sans compter sur le dénivelé de cette course que je pensais plutôt à ma portée, juste un petit entraînement…

Cette course qui était la deuxième édition (donc toute petite course jurassienne) était tout de même importante pour moi car c’est la toute première course où mon papa, ma fille et mon chéri seraient tous présent, ma famille la plus proche. C’était aussi important que la toute première compétition d’un enfant devant ses parents.

Le départ de la course étant à 18h, nous sommes partis le matin pour retourner dans la région où j’ai passé toute mon enfance. On en profite pour visiter les grottes et le préhisto-parc de Réclère (une étape de la course du soir). C’était vraiment sympa mais un peu froid (il faisait 6°C dans la grotte et on était pas vraiment habillé correctement (il faut dire que dehors, il faisait super chaud 😀 ).

 

 

 

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Petit dîner à Porrentruy et direction la maison de mon papa pour que je puisse me préparer pour la course. A 16h, départ pour la course à environ 30 minutes de voiture. Jusqu’à aujourd’hui, j’avais toujours participé à des grosses courses très connues et très populaires avec départ en bloc et toujours chronométrées de manière automatique avec des capteurs sur les dossards. Ici, c’est tout simple. Un simple dossard et des gens qui apparemment relèvent ton temps à l’arrivée. J’ai déjà commencé à ressentir des douleurs à mon essuie-glace gauche durant la journée, lors des descentes dans les grottes. Léger. Mais déjà, je sentais que ça allait mal se passer.

A 10 minutes du départ, mon papa me dit de m’échauffer un peu histoire de ne pas me griller sur les 500 premiers mètres qui sont en montée (peu de plats, énormément de montée et beaucoup de descente et ça, je le découvrirai sur le parcours). Mon papa connaît bien la course à pied. Il a fait beaucoup de sport quand il était jeune (football, hockey sur glace, vélo et course à pied et aurait presque pu gagner la mythique Morat-Fribourg lorsqu’il avait  dans les 20 ans s’il ne s’était pas gorgé d’eau sur le dernier ravitaillement. Il faut dire qu’à l’époque, il n’y avait pas encore les éthiopiens 😀 ). Il me dit aussi de laisser tomber si je ressens des douleurs, que ça ne vaut pas la peine de griller toute ma saison de tri sur une si petite course. Je suis d’accord mais abandonner, ça fait pas partie de mes gènes. J’ai morflé plus que jamais sur mon marathon et j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce n’est pas une course de 9 km qui va me mettre à genoux (mon orgueil à deux balles).

Le départ est donné, tout le monde part en même temps (mais bon, on est vraiment pas beaucoup). Ça marche un peu avant la ligne mais bon, pas grave, j’enclencherai la Suunto au bon moment. Et effectivement, la première montée est sacrément rude, surtout quand on a couru que 6 km sur presque 2 mois… (j’ai quand même fait pas mal de vélo et de natation pour compenser). Et là, je remarque que mon lièvre n’est autre qu’une de mes anciennes copines d’école primaire ! Avec un physique comme j’en rêve et là je me dis que je ne vais pas la suivre très longtemps et que je vais devoir rapidement la laisser partir car elle a l’air de gérer sa course super bien. Pendant les 3-4 premiers km, on s’est dépassées chacune notre tour jusqu’au réveil de mon genoux… DROIT ! Celui qui n’avait pipé mot jusque-là alors que son voisin me donnait des signaux d’alarmes déjà le matin ! J’hallucine ! Bref, je lâche Cloé et je continu à un rythme beaucoup moins marrant. Il a beaucoup plu les jours précédents. La course se déroulaient principalement en forêt, une sorte de petit trail en l’occurrence. Mon tout premier. On dirait qu’on a passé la charrue sur le chemin. Les chaussures s’enfoncent dans la boue et les chevilles se tordent sur les racines des arbres, c’est complètement dingue !

Et c’est là qu’arrive la montée de la mort qui tue ! Un escalier quasiment à la verticale qui met à bout de souffle les coureurs. Une montée qui n’en finit pas ! C’est là aussi que je me rends compte que le fait de n’avoir quasiment pas couru pendant une quarantaine de jours a un impact énorme sur mon cardio. Mon cœur est au taquet et je souffle comme un boeuf, rien à voir avec le marathon de Zürich, j’ai l’impression de n’avoir jamais fait de course à pied…

 

 

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Heureusement, en haut, on trouve le premier ravitaillement. Je fonce sur les oranges et boit deux petits verres d’eau. Je repars et retrouve ma famille au 6e km. Ils veulent savoir si j’arrête ou continue. J’ai un peu mal au genou droit mais je ne vais pas lâcher à 3 km, surtout après avoir couru 42 km non-stop quelques semaines avant… Souriante et pleine d’espoir, je continue, hors de question d’abandonner. Mais qui dit montée dit forcément descente. Et là, ça devient monstre galère. Le TFL droit est de retour de plus belle et ma physio risque de me faire la gueule mardi. La descente est un supplice, et pour compliquer un peu la chose, dans la boue. Je n’arrête pas de faire des virages pour éviter de me vautrer. Je suis encouragée par d’autres coureurs lorsque je m’arrête pour masser mon genou et je repars en courant sur l’intérieur de mon pied (la douleur est moins forte). Par contre, le genou gauche n’a pas flanché une seule seconde, aucune douleur, rien du tout ! Il a même compensé pour l’autre genoux alors que je pensais vraiment qu’il allait me lâcher. Encore aujourd’hui, RAS. Je pense qu’il est guéri, à voir mardi 😀 (Edit du 05.06.2018 : la physio reste optimiste, la situation du TFL droit n’est pas pire qu’avant la course, c’est plus un signal d’alarme pour faire comprendre qu’il n’est pas complètement guéri. D’ailleurs, lundi, je pouvais même courir dans les escaliers en descendant, ce qui serait impossible. Mot d’ordre de la physio : Pas de course à pied jusqu’au triathlon du 24 juin, uniquement du vélo, de la muscu et de la natation (selon elle, vu les courses que j’ai faites peu de temps en arrière, je n’ai pas besoin d’entraînement pour courir un 5 km dans une quinzaine de jours. Je suis trop contente 😀 ).

Et puis voilà enfin la ligne d’arrivée ! Comme je suis contente de la voir ! je retrouve un peu de ma motivation et même la force pour allonger la foulée. Je passe la ligne en 1h00’01 » sous les encouragements de ma copine Cloé que je retrouverai plus tard après quasiment 7 ans sans l’avoir vue. Toute ma famille est à l’arrivée, je suis trop heureuse 😀 Je suis prise en charge par un masseur qui accepte de prendre soin de mon genou malgré le fait que je sois cradossée de boue et c’est également à ce moment-là que je retrouve mon ancienne professeur d’économie et de compta de l’école de commerce que j’ai quittée il y a 11 ans ! Quand je vous dis que le Jura c’est tout petit ! Quel bonheur de retrouver toutes ces personnes !

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Le soir, on va tous se manger une bonne pizza et comme le Jura est tout petit, voilà qu’on mange juste à côté du mec qui a fini 3e du parcours de 16 km. Je lui explique pour le TFL et il m’explique qu’il n’a jamais couru avec des chaussures à 200 balles car ça lui faisait toujours mal et qu’il court avec des chaussures bon marché O_O (pas sûre que je vais tenter l’expérience, quoique, après avoir mis 600 balles dans des chaussures et après avoir constaté qu’après chaque course je perdais deux ongles d’orteil, je vais peut-être réfléchir…). Pour gagner du temps, il a couru a 4 pattes sur les escaliers (petit anecdote pour les prochains trails 😀 ). A noter que cette course est juste magnifique, à travers champs de fleurs et forêts, avec une ambiance toute jurassienne, sans prise de tête et beaucoup de fair-play 🙂 Une course qui me donne sérieusement envie de me mettre au trail, un type de course sur lequel je m’éclate, pour l’année prochaine avec un nouveau challenge de taille : la mythique Sierre-Zinal (disons en 2020, avec mon premier Ironman 70.3 :D).

Enfin, bref, j’ai un peu de peine à marcher à froid sur le droit mais je pense que le 24 juin je serai à nouveau sur pied pour mon triathlon 😀

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J-1 avant la Narcisses Run et J-22 avant mon premier triathlon

Voici venu le temps des questions existentielles de noob ! La Narcisses Run de demain s’annonce pas trop mal. J’ai réussi à courir 4 km sans que mes deux essuis-glaces refassent surface (mais bon, c’était sur du plat et chemin de forêt terreux). Je sais pas si mes genoux tiendront les 9 km de la Narcisses Run mais au pire j’ai une séance de physio d’une heure aujourd’hui (la veille) et une nouvelle mardi prochain (et la càp de mon premier triathlon fait 5 km sur terrain plus ou moins plat (donc au pire, ça devrait aller, restons optimistes…).

Mais je suis entrain de stresser grave et j’ai beau faire toutes les recherches possibles sur Google, beaucoup de questions me turlupinent pour mon premier triathlon. Le matos est prêt !

Puma Minions Sweat-shirt agrave capuche pour enfant B071LHRMGV

C’est le modèle « ado » mais par bonheur, je rentre dedans et je l’adore 😀

  • combi néoprène
  • trifonction (qui devrait arriver la semaine prochaine selon dernier mail du club). Au pire, j’ai ma trifonction Orca
  • lunettes de natation
  • bonnet (mais il me semble qu’ils en donnent à chaque triathlon)
  • ceinture porte-dossard
  • Suunto et ceinture cardio (j’ai même fait le test d’enlever ma combi avec la montre au poignet et ça passe : il faut dire que c’était une de mes premières questions existentielles : est-ce que je réussirai à enlever ma combi méga-moulante et serrée sans la déchirer avec ma montre…).
  • serviette pour les pieds après la course
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  • casque vélo
  • lunettes de vélo
  • chaussures vélo
  • chaussettes (oui, je m’en fous de perdre 10 secondes à mettre mes chaussettes pour le vélo et la course à pied…).
  • pompe sur le cadre
  • vélo (ça peut servir 😀 )
  • 2 gourdes
  • scotch pour fixer mon gel énergétique sur le cadre
  • sacoche avec matériel de réparation sous la selle (2 chambres à air neuves et tout le kit qui va avec. Je ne suis pas adepte des cartouches de CO2) et je fais des prières la veille pour que ma chaîne ne pète pas sur la course…
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  • chaussures de running
  • casquette
  • lunettes
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  • crème solaire
  • sparadraps
  • paracétamol
  • barre de protéine d’après-course
  • bouteille d’eau
  • mon training Puma édition Minions
  • des sous-vêtements
  • tongs
  • huile de massage à l’arnica et granules d’arnica
  • règlement de course et tracé du parcours, preuve de paiement, carte d’identité
  • lunettes de soleil (ça fait 4 paires, rien d’anormal en triathlon…Il faut préserver ses jolis neuils !).
  • grand linge (vive DK et ses linges super fins).
  • sac plastique
  • ravitaillement

Pour transporter tout ce barda (j’ai toujours pas fait de test pour voir si tout rentre dedans), je compte sur mon super T-bag de Z3R0D, un super cadeau de mon chéri. Vu le prix du sac et le risque de vol sur l’aire de transition, chéri m’a donné l’idée de le customiser de façon à décourager le vol de ce sac qui coûte quand même une blinde (en triathlon, tout coûte cher et c’est flippant de laisser ses affaires par terre en espérant que rien ne disparaîtra…). Mon idée de base était de sprayer un dessin dessus dans une couleur très « féminine » (en gros, rose !) histoire de dissuader la majorité des concurrents masculins de se promener sur un prochain triathlon avec un lapin crétin rose sur son sac avec en plus, le danger de tomber sur sa véritable propriétaire (le monde est petit !). J’ai préparé mon pochoir de lapin crétin (je n’ai malheureusement pas pu rajouter les ventouses à chiotte prévues juste en dessous pour faire plus fun et encore plus dissuasif (oui j’ai beaucoup d’humour et très peu d’amour propre…) faute de précision à la découpe au cutter…) puis j’ai sprayé une sous-couche et 2 heures après, mon rose. Seulement, laisser sécher avec le pochoir dessous n’était pas une bonne idée puisque tout s’est barré avec le pochoir quand j’ai voulu le retirer. Grosse sueur froide ! Je venais de défigurer mon beau sac ! Mais j’ai pas pleuré !!!! J’ai recoupé un nouveau pochoir et gratté du mieux que je pouvais les restes de peinture restant (j’ai presque eu envie d’utiliser l’éponge métallique mais j’ai tenu bon, là pour le coup, personne n’aurait eu envie de voler cette épave…). Évidemment, je n’ai pas réussi à tout enlever d’où mon lapin pas du tout centré et beaucoup plus haut que prévu histoire de cacher au max la misère. J’ai pas sprayé le rose et j’ai juste fait la sous-couche en blanc. J’ai retiré le pochoir presque immédiatement après et cette fois, ça donne pas trop mal… (avec un peu de spray à côté du Z de Z3R0D que j’avais mal protégé avec le journal). Je suis un peu dégoûtée du résultat, moi qui suis légèrement perfectionniste, mais ça fera l’affaire.

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C’est pas super bien réussi, mais au moins, facilement reconnaissable 🙂

La personnalisation ratée étant faite, il ne me reste plus qu’à m’entraîner pour les transitions. Mais plusieurs nouvelles questions me taraudent. C’est bien joli d’avoir un super sac de transition de super professionnel. Mais qu’en faire une fois tout le matériel placé (et là, les pros du triathlon qui me lisent peut-être pourront m’aider) :

  • Que faire du sac gigantesque de transition (parce que l’idée, c’est de venir sur le parc à vélo, sur son vélo, avec son sac de transition sur le dos, à des centaines de mètres du parking et de sa voiture) et pas forcément de retourner à sa voiture pour poser le sac (mais s’il faut le faire, on le fera…).
    1) Espérer qu’il y a une consigne surveillée pas loin pour le poser en toute sécurité
    2) Le laisser sur la place de transition (c’est un peu le principe me semble-t-il) pour pouvoir y ranger ses affaires et là encore, espérer que personne ne se barre avec intentionnellement.
    3) Accepter de laisser « traîner » ses affaires pêle-mêle par terre.
  • LA COMBI ! Que faire de la combi une fois la natation terminée ??? Je ne veux pas faire ma précieuse mais je suis là aussi très récalcitrante à l’idée de laisser une combi à 400 boules traîner par terre sans surveillance (je suis toujours entrain de la rembourser d’ailleurs, comme tout le reste de mon équipement!). Mon idée première aurait été de la plier proprement (Sheldon, sors de ce corps !!!) et de la ranger dans le compartiment du sac prévu à cet effet quitte à perdre quelques secondes (en plus, on dit qu’il ne faut pas la laisser sécher au soleil…).
  • Le téléphone, le porte-monnaie, les clés de voiture, je mets ça où ? (pas la peine de me faire le fameux DTC 😛 ) ! Vu le peu de place disponible dans une trifonction, j’ose espérer encore qu’il y a bien une zone de « consigne » sur chaque triathlon pas loin de l’aire de transition (pas mentionné sur le site de l’organisateur). Et même là encore, je ne suis pas certaine de pouvoir faire totalement confiance aux gens qui surveillent… Peut-être vais-je investir dans un cadenas… (à la Vallée de Joux, je confierai cette tâche à mon chéri, mais je ne serai pas forcément accompagnée sur tous mes tri).
  • Dernière question et non des moindres : est-il difficile d’enfiler une combi néoprène quand ses bras et ses jambes sont totalement tartinés de crème solaire. C’est déjà bonnard de la mettre quand on transpire, j’ose même pas imaginer avec la crème… Mieux ! S’il flotte ce jour-là ! Mais je doute fort que les pros du triathlon sortent de l’eau et s’arrêtent pendant 5 minutes pour se tartiner donc je suppose qu’ils le font avant… Où alors ils s’en fichent de se prendre un méga coup de soleil pendant la course parce que ce sont des dieux et que le soleil leur ricoche dessus (comme je suis rouquine et loin d’être une déesse, j’ai pas trop envie de tester). Alors il « paraitrait » même que ça aide à enfiler la combi 😀 Une question en moins 🙂

Pour le reste, je ne m’inquiète pas trop. Peut-être un peu quand même pour mon vélo mais faudrait être cinglé pour voler un vélo bleu et vert fluo… C’est un Cube, pas un Pinarello. Avec le temps, d’autres questions existentielles arriveront, pour les plus longues distances par exemple (L ou Ironman 70.3), du style, comment faire pipi pendant une course… J’ai déjà lu des trucs bien sympas 🙂 comme se pisser dessus sur le vélo et s’arroser avec sa gourde de flotte (histoire de pas trop puer après la ligne d’arrivée (OMG !). Ah ça c’est sûr qu’on est loin des paillettes du festival de Cannes 😀 J’ai déjà testé le pipi en combi néoprène et c’était, comment dire ? vachement bizarre… J’ai compris qu’en triathlon, il fallait laisser ta pudeur et ta « préciosité » de côté 😀 Mais c’est justement ça que j’aime dans ce sport, on donne « tout ».

Voilà plus ou moins ce qui me tord les boyaux en ce moment. J’ai pas vraiment peur de sentir mes pieds chevaucher la boue et nager au milieu des algues et des créatures bizarres du fond du lac ni de me vautrer comme une bouse sous la pluie sur une plaque d’égout et déchirer ma trifonction au niveau de ma zone intime ou de mes nichons et perdre ainsi le peu de dignité qu’il me reste ni même de perdre 15 minutes dans les transitions pour cause de maniaquerie poussée à l’extrême mais juste de me faire faucher mon matos qui m’a endettée pour les 15 prochaines années… Sur ce, je vais continuer mes recherches 😀

Allez, on se tient au courant 😀

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Retour sur les entraînements de mai avec un peu d’avance…

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Parce que je me rends bien compte que ce mois de mai est catastrophique et annonce un peu la couleur pour les semaines à venir…

Je suis loin des 8 heures minimum hebdomadaire d’entraînement, pas par manque de motivation (bien au contraire, je crève d’envie de sortir) mais à cause de mon marathon du 22 avril qui m’a mise sur la touche jusqu’à aujourd’hui au niveau du running. J’ai bien compris que mes 30 km de course à pied par semaine avant mon marathon n’ont pas suffi pour passer cette fichue ligne d’arrivée sans encombre.

Ma physio partait pourtant confiante sur la rééducation de mes deux genoux (syndrome de l’essuie-glace). J’ai tenté une sortie le 9 mai, pensant que j’avais laissé suffisamment de temps à mes genoux pour se remettre et au bout d’1,5 km, mon genou droit laissait transparaître une légère douleur que je connaissais bien (RAS au niveau du gauche qui a pourtant morflé pendant le semi de Lausanne en 2017 et qui m’a aussi valu un mois de physio). Donc je finis ma sortie en marchant pour éviter de faire empirer la douleur (je vais bientôt ressortir les bâtons de Nordic si ça continue).

La physio me dit que le droit est un peu plus inflammé que le gauche (en fait, c’est toute la jambe qui est touchée, du mollet au quadri. C’est hyper tendu, et des deux côtés !). Pourtant, elle est « presque » sûre que je pourrai courir ma course de 10 km le 2 juin (c’est à dire samedi…). Ce week-end, j’ai tenté deux nouvelles sorties. Une de 2 km le samedi (aucune douleur) puis je tente le 3 km le lendemain. Douleur droite à 2,4 km… Marche. Je fulmine ! Glace et massage de retour à la maison et cette horrible envie de craquer et de pleurer un bon coup…

Edit du 29.05.2018 : J’ai enfin réussi à courir 4 km sur plat (chemin de forêt) sans aucune douleur 🙂

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La Narcisses Run est probablement l’une de mes plus chouettes courses prévues cette année. Pas seulement parce que c’est un 10 km parfaitement dans mes cordes qui se déroule dans un paysage de rêve (parc avec des statues de dinosaures grandeur nature, passage sur un pont suspendu,…) mais surtout parce qu’elle se déroule chez moi, dans mon canton d’origine et que mon papa sera là pour m’encourager pour la première fois depuis que j’ai commencé la course à pied. Toute ma famille sera là ! Et là, je suis dévastée par deux tendinites qui semblaient moins graves que celle du semi-marathon et que je pensais soigner très rapidement. Je vais tenter une nouvelles sortie ce soir en ne faisant que du plat (ce sont les descentes qui font revenir la douleur) et voir combien d’aller-retour je peux faire puisque j’ai la physio demain pour voir ce que ça donne. J’ai quand même l’intention de faire cette course, même si je dois en chi…. sur les 5 km de càp du triathlon le 24 juin.

Alors j’ai compensé avec un peu de vélo dont une sortie assez sympa avec pas mal de dénivelé et surtout parce que j’adore de plus en plus cette discipline. Je n’ai pas lâché la natation (je suis de plus en plus assidue aux entraînements) et j’ai enfin pu tester mon Aquaman Bionik en eau libre, à un mois de mon tout premier triathlon. Comme il se situe à la Vallée de Joux et que l’eau sera probablement très froide, j’ai pensé que ce serais bien de commencer à nager dans le lac au mois de mai… En tout cas, peu de monde nageait dans le lac ce jour-là, malgré le soleil 🙂 C’était l’occasion de tester non seulement ma combinaison, mais aussi ma bouée.

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J’avais déjà toutes les peines du monde à enfiler ma combi l’été passé dans l’appartement tellement elle était serrée (oui ça fait presque 1 an qu’elle est dans mon armoire…) et à l’époque, j’étais moins « massive ». A force d’entraînements et grâce à une alimentation plus en adéquation avec mes efforts, j’ai pris un peu de masse musculaire, particulièrement au niveau du dos et des épaules et j’avais vraiment peur que ce soit encore plus compliqué de rentrer dedans. Alors j’ai pris un sac en plastique pour enfiler mes bras dedans et c’est passé du premier coup. Le plus dur étant vraiment de fermer dans le dos… Pour ce faire, j’ai demandé l’aide d’un gentil monsieur qui se reposait par là. J’ai mis mes affaires dans ma bouée (sauf les linges parce que ça prenait trop de place et que je m’en fiche un peu si on me vole un linge…) et j’avais un peu peur que ça prenne l’eau, surtout qu’il y avait mon porte-monnaie et mon téléphone dedans…

Je pensais que j’allais être congelée dans cette eau à 16 °C mais sur la plage, l’eau est plus chaude. Ce qui fait que le choc en entrant a été moindre. J’étais même vachement surprise de constater que je n’avais même pas froid, même en me plongeant complètement dans l’eau ! Disons que ce qui me faisait le plus peur, c’était de me chopper des puces du lac, vu toute la saleté qui flottait à la surface (crotte de cygne ou algues ???) carrément dégueu ! J’ai commencé par brasser tellement j’avais peur d’avaler un de ces objets flottant non identifié. Dans mon dégoût, j’en ai carrément oublié de constater à quel point on flotte bien en combi ! C’est juste merveilleux !!!! et on a chaud alors que les gens au bord de l’eau se disent qu’il faut être malade pour nager dans le lac maintenant. Et c’est vrai que plus on s’éloigne de la plage, plus l’eau est froide 😀 Et puis je décide de mettre la tête sous l’eau et de faire quelques mètres de crawl. Et je me rends compte que le fond n’est pas si dégueulasse et effrayant que je le pensais, sauf le moment où j’ai failli faire une crise cardiaque en confondant un morceau de bois avec un brochet…  Punaise ça promet !

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Le lac de Neuchâtel côté Sud en août 2016

Si on fait abstraction de la déco du fond du lac, j’ai adoré nager en eau libre, pas vraiment plus compliqué que de nager dans une piscine et surtout vachement simplifié par le port de la combinaison. Aucun problème au niveau des mouvements de bras, je ne sens même pas que je porte une combi, elle me va comme un gant et je suis super contente de mon achat. Pas de souci non plus pour l’enlever, très vite et facilement.

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La bouée est super ! je ne la sentais même pas traîner derrière moi quand je nageais et aucune infiltration d’eau à l’intérieur du sac à signaler. De nouveau un super achat utile et sécurisant. C’est une bouée 3 en 1 : elle te permet de te reposer en t’y accrochant en cas de crampe ou de fatigue ou autre, elle te permet d’être visible (pour les bateaux, pour les secours, les gens sur le rivage,…) et te permet d’emporter avec toi tes affaires au lieu de les laisser sur le rivage sans surveillance. Je l’A-DORE !

Je vais aller nager une fois par semaine dans le lac histoire d’apprivoiser ce nouveau milieu avant mon triathlon. Il faut aussi que j’entraîne mon orientation et que j’atteigne la bouée sans faire un détour de 3 km. Si l’eau était plus clean, ce serait un pur bonheur 😀 Il faut que j’arrête de faire ma précieuse 😀

Être ou ne pas être… « féminine »…

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C’est vraiment une remarque dont j’ai droit régulièrement de la part de mon chéri (sauf quand je suis en sous-vêt Simone Pérèle). « Ha j’ai vraiment l’impression de sortir avec une camionneuse ! » (surtout quand je mets ma casquette Brixton…). Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un mec dans un corps de femme avec une voix de femme à la différence que je n’ai jamais voulu changer de sexe et que je n’ai jamais été particulièrement attirée par l’autre bord (même si ça ne me choque absolument pas, je trouve que c’est mignon et que c’est un droit d’aimer qui on veut au-dessus de 18 ans).

Mon chéri m’a rencontrée comme ça, sur les pistes de ski avec ma dégaine de fille habillée en baggy et cachée de la tête aux pieds, malgré mes 1m78 et 56 kg de l’époque. J’ai jamais assumé mon corps, aussi beau fut-il pour certains parce que j’ai jamais supporté le regard bovin des mecs et leurs remarques à la con (genre se faire siffler dans la rue quand tu oses timidement porter une jupe –> harcèlement de rue).

Et franchement, je me sens tellement mieux en chaussures plates, jean et t-shirt. En cas d’attaques de zombies, j’aurai au moins la possibilité de courir, moi ! C’est mon caractère, ma façon d’être et mon besoin de me sentir full confort sans toutefois ressembler non plus à un camion. Pour moi, une camionneuse, c’est elle (carrément trop belle en plus !). Pas vraiment l’idée qu’on se fait de la routière hein ?

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Lisa Kelly des « Convois de l’extrême ».

Sinon oui, je l’avoue, je suis une « camionneuse » pour pas mal de choses et les principales qui me valent cette remarque chiantissime : Je jure comme un charretier quand je suis énervée, pour tout et n’importe quoi. Je suis une boule de nerf du matin au soir (d’où mon besoin d’évacuer par le sport) et j’ai toujours cette sale impression que les 3/4 des gens que je croise sur mon chemin durant la journée sont sous ganja : sur la route, au magasin, partout, partout, partout ! ILS SONT LENTS !!!!!

Les 4 minutes les plus longues de votre vie 😀

Je deviens dingue, moi qui, malgré mes efforts pour être plus zen (restés vains jusqu’à présent), suis très explosive et énergique. Quand je dois prendre une décision, c’est en 2 secondes (parfois moins), pas une semaine ni un mois. Chez moi, tout est planifié du matin au soir (du lundi au vendredi, le week-end c’est juste ingérable) afin de faire un maximum de choses et évidemment perdre le moins de temps possible afin d’optimiser un max pour mes entraînements.

Typiquement ma journée de maman le mercredi : 6h debout (heure de réveil obligatoire de la petite, y compris week-ends et jours fériés…). Ensuite déjeuner et passer le temps comme on peut jusqu’à 7h30. Départ pour les courses (liste et bon de réduc prêts depuis la veille). Arrivée à 8h au supermarché et retour maison à 9h, direction la déchèterie. Aspirateur, ménage, lancement d’une lessive et du lave-vaisselle, jeux. Étendre le linge, ranger la vaisselle. 11h59, réchauffer le repas. 12h30, bébé à la sieste pour 2 heures. REPOS ! 15h, goûter et départ au parc du lac, aux bains thermaux ou que sais-je d’autre tout aussi cool. Pendant ce temps, maison super clean et retour des tumble weed de chat, il n’y a plus qu’à se détendre jusqu’à 17h30 avec une fillette hyperactive (je sais pas de qui elle tient…). Arrivée à 18h, préparation de la pâte à crêpes (le mercredi soir, c’est crêpe-party !). 19h30 bébé au lit. RE-POS ! Aucune minute n’est perdue ! Chez nous, le monde appartient à ceux qui se lève tôt n’est pas seulement une expression, mais un mode de vie quotidien. Ce lundi de Pentecôte, à 8h, nous étions déjà entrain de nous promener dans la forêt du Chalet-à-Gobet et assistions au réveil d’un sympathique couple de bivouaqueurs. C’est au moment où la majorité du peuple dort ou sort de sa léthargie dominicale que tu fais les rencontres les plus intéressantes.

Le reste de la semaine, je me lève à 4h30 afin de pouvoir m’entraîner à la salle entre 12 et 14h ou pouvoir sortir du taff à 14h50 après avoir fait mes 8h18 de taff (tant que je le peux encore) pour aller faire mes 10 km de course à pied ou une sortie vélo avant d’aller chercher ma fille à la garderie et préparer le repas du soir. Presque aucun entraînement n’est pris sur le temps libre (c’est à dire en famille). Évidemment, le soir, je suis explosée et je suis souvent couchée avant 21h30. Mais comme je n’aime pas regarder la télé et que c’est principalement ce que les gens font le soir, je n’ai pas l’impression de louper grand chose. Je préfère largement lire un bon livre dans mon lit plutôt que de regarder des conneries bêtifiantes sur le petit écran pour finalement éteindre l’écran à 23h avec cette sensation d’avoir perdu son temps et de se coucher tard pour rien.

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Je peux devenir un vrai mec piqué à la testo, en particulier au volant. J’ai une conduite très agressive et sportive mais toujours dans le respect de la LCR. Mais bon, je me suis faite chopper une seule fois au radar en 11 ans de conduite, BAR et moto gros cube compris (genre 58 quand je freinais à l’entrée d’un village au lieu de 50, d’ailleurs j’attends toujours la prune…).

Je me suis viandée une seule fois avec ma Z800 en partant comme un bourrin dans un virage sur des limaces fraîchement gravillonnées (plus de peur que de mal et un carter explosé) alors que j’ai monté je sais pas combien de fois le col du Mollendruz comme une allumée et aucun pet sur ma Golf GTI ou ma Leon FR en 11 ans, hormis la fois où j’ai choppé un chevreuil sur route enneigée (pour ma bonne conscience de végétarienne, le chevreuil s’en est sorti, je ne roulais pas du tout vite et la route neige-glacée a du amortir sa chute, il s’est relevé en sautant plus haut que jamais dans le champs d’à côté. Par contre, ma calandre faisait la gueule). Mes vieux réflexes de motarde étant restés, je supporte excessivement mal les gens qui ne respectent pas les « cédez le passage », les priorités de droite et les giratoires et tous les ploucs qui se lancent sur la route en pensant qu’ils auront le temps de passer ou d’atteindre la vitesse que tu as avant que tu ne leur rentre dans le derche et que ce soit au final pour ta pomme si tu leur rentre dedans (les dashcams n’étant pas encore considérées comme preuve en Suisse, foutu protection des données…). Je suis prête à sortir de ma voiture pour me pogner avec l’imbécile en question (la dernière fois, ce n’était pas plus tard que la semaine passée, j’avais la petite derrière, c’était dans un parking de centre commercial, brûlage de céder le passage sans même ralentir. J’ai dû klaxonner pour qu’il s’arrête ET ME REGARDE. Il s’en est fallu de peu pour que je sorte. Et si ça avait été un motard ?). Pour moi, c’est CRIMINEL et mériterait un retrait de permis sur le champ. Alors oui, je suis pas très féminine quand je conduis… Mais bon, ça fait rigoler ma fille… 😀

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Alors pour en revenir à mon côté « camionneuse », il y a plein de choses que je ne fais pas avec grâce et féminité. Je ne sais pas du tout ce qu’est la mode et je dois avouer que je m’en fiche complètement. QUAND j’ai absolument besoin de vêtements dans l’immédiat absolu, je vais chez Chicorée (seul magasin où les fringues ne sont pas trop moches et surtout, dans mon budget de salariée d’État), je prends un pull ou un top qui me paraît féminin et que je trouve joli et basta. En 20 minutes max c’est plié. Même que c’est encore trop long pour mon chéri. Et comme je déteste par dessus tout faire les magasins (et là je sais que c’est pas très bien), je commande presque tout sur Zalando, ça m’évite un moment de plus à passer dans la foule et surtout, comme c’est souvent le cas, je n’aurai pas perdu une heure pour ressortir les mains vides parce que rien ne m’allait. Le matin, je passe 1 minute dans mon armoire, le temps de sortir le premier jean qui me passe sous la main, un t shirt, un pull, une paire de chaussette et basta. Et pas de problème si les couleurs ne vont pas ensemble, je ne vais pas bosser pour pecho… et mon chéri sait très bien ce qu’il y a sous mes vêtements pas très Gucci. Idem pour les chaussures, plates de préférence et passe-partout (je déteste ressembler encore plus à une asperge). Promenades, boulot, soirées, évènements,… Une paire pour toutes les occasions ! C’est le principe même du minimalisme et de la simplicité volontaire et flûte pour le regard des « biens-pensants ».

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Niveau coiffeur, idem. Je sais que chaque fois que j’y vais (tous les 7 mois), ça va me coûter 200 boules. Et franchement, je ne suis pas pressée de les perdre et puis de toute façon, il y a toujours une facture de médecin à payer pour te faire repousser ton rendez-vous au mois suivant… Je fais quasiment toujours la même coupe car je sais qu’elle me va. Pas de mauvaise surprise, encore une fois, on fait simple et sympa (même si ça prend 3 heures…).

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Maintenant que j’ai une nouvelle collègue qui elle, est super féminine, je n’ose pas trop lui dire comment je me prépare le matin… Elle se reparfume régulièrement en journée, retape son make-up, s’habille en vêtement griffés,… Bref, l’exact opposé de ma personne. Déjà qu’elle m’a dit que je ne faisais pas beaucoup d’effort au niveau vestimentaire après seulement 1 mois dans le même bureau (j’aime sa franchise 😀 ). Le matin, en 1 minute, je suis habillée. Ensuite je passe dans la salle de bain, j’utilise du bicarbonate de soude en poudre comme déo, je me lave les dents avec du dentifrice solide et j’utilise un lapiglove pour me débarbouiller la tronche (quand j’oublie pas…). Ensuite, j’applique (évidemment sans crème de jour dessous…) un tout petit peu de fond de teint, un peu de mascara et de crayon et basta. Pis si ça se barre la journée, tant pis… Je me démaquille avec le Lapiglove (quand j’y pense) et pour hydrater ma peau, j’utilise uniquement de l’huile de noisette de cuisine 😀 A noter que je n’achète jamais de parfum (je suis entrain de terminer ceux que mon papa m’a offert). Mon bicarbonate de soude, ultra simple d’utilisation, me tient toute la journée sans odeur (même quand je fais du sport), j’utilise un shampoing solide maison pour mes cheveux et je me lave avec un gros pain de savon de Marseille. Je m’épile à l’épilateur électrique et j’utilise un rasoir de sécurité pour mes aisselles (avec un blaireau et un savon qui mousse comme dans le temps). MAIS vous remarquerez que je m’épile (un point féminité en ma faveur !!!). Niveau hygiène, on a fait le tour. Je ne lui parlerai pas de ma cup ou du diaphragme, elle penserait que je débarque du moyen-âge…

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Après, reste encore la manucure. Là aussi, je perds des points. Alors ça me fait tellement marrer ces gonzesses qui te font un psychodrame parce qu’elles se sont explosé un ongle en fermant une enveloppe (en même temps, quand ton ongle fait 3 cm, t’étonne pas…). Je pense que le fait d’avoir payé plus de 100 boules pour que dalle dans l’affaire y est peut-être aussi pour quelque chose (quand je pense à tous les accessoires de triathlon qu’elles pourraient se payer avec une année de manucure !!!!). Perso, je les ronge et je trouve ça trop rigolo (sauf quand je ronge trop court et que ça fait mal pendant 2 semaines…). Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec des ongles de 2 cm ? Je vois bien neuneu entrain de crever à coup d’ongle à la con sa chambre à air toute neuve après avoir crevé sur un cailloux et finir à pied en poussant son vélo sur les 10 km restant… Je ne te parle même pas de l’enfilage de combinaison en néoprène alors que j’ai déjà de la peine avec mes ongles rongés… Bref, je ne crois pas que tu choisisses de faire du triathlon quand tu es une fashionista.

Mais je pense que c’est pour toute ces raisons que j’ai toujours eu beaucoup de peine à m’entendre avec les filles et que je me faisais toujours des potes masculins. D’ailleures, je ne sais jamais de quoi parler avec les filles (et bien souvent ça me saoule). Mais j’ai quand même 2 amies super et qui sont elles aussi super simples et avec qui tu peux parler de tout et de rien, sans parler manucure, coiffeur, bébé et fringues… Après tout, on est comme on est et si nos chéris nous ont choisies, c’est pas seulement pour notre enveloppe (peut-être aussi parce qu’ils sont intelligents 😀 A quoi ça sert d’avoir une copine si tu peux rien faire avec ???? ). Depuis toute petite, j’adore faire des trucs de « garçons ». Petite, je rêvais d’être pilote d’avion de chasse, je voulais devenir gardienne de hockey sur glace, j’adore les jeux vidéos même si j’ai plus le temps. J’aime les motos, les sports qui te font transpirer, monter des meubles moi-même, changer mes roues de voiture (j’aime pas ça mais je sais le faire…), je n’ai pas peur des rats et des souris (les araignées c’est autre chose…), raconter des blagues pourries, roter et écouter les mecs parler de leur cours de répét.

D’ailleurs, pour pouvoir avoir toutes les chances de mon côté pour entrer dans la police, j’ai fait l’école de recrue et j’ai même décroché la distinction de sport militaire pendant la phase de recrutement pour au final atterrir dans les soldats du train (une troupe qui bosse principalement avec des chevaux et qui assure la logistique dans les terrains difficiles et non praticables avec les véhicules motorisés, parce que les gars s’étaient renseignés sur mes antécédents sportifs !) et puis quand j’ai compris que ma myopie était trop forte pour entrer à l’école de police, j’ai tout fait pour me faire jeter de l’armée. Maintenant quand j’y pense, j’aurais mieux fait de continuer, ça aurait pu être une expérience très sympa et ça m’aurait évité de faire 2 ans de chômage à la sortie de mes études et peut-être même qu’aujourd’hui, je serais vétérinaire car c’est vrai que j’ai toujours adoré soigner les animaux (maintenant, je soigne les bobos de ma fille 😀 ). Mais bon, pas sûre que j’aurais supporté de passer 6 mois avec des suisses-allemands qui refusent de faire la traduction des ordres en français… Je vous dis pas comme c’était marrant quand le gradé donnait ses ordres en allemand et que les romands restaient sur place quand les alémaniques partaient en courant comme des fusées… Juste pour dire qu’effectivement, je n’ai pas peur de me salir les mains ni de me casser un ongle.

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Mais sinon, je suis une femme-enfant qui a besoin de dormir tous les soirs près de son chéri. Je parle comme une petite fille (quand je ne suis pas énervée 😀 ), je dors avec 3 doudous (c’était inimaginable de faire mon tour de Suisse en moto sans mon doudou dans mes bagages pour dormir), j’en ai plein d’autres dans ma voiture. J’adore faire la cuisine et m’occuper de ma petite famille, faire des couettes à ma fille, je suis une maniaque du ménage et j’adore les couleurs pastelles. Je suis entrain de faire un sack boy en crochet et j’ai un nounours vahiné qui danse quand il fait beau dans ma voiture avec un aimant à smartphone ROSE (summum du kitch) ! Ha oui, j’ai aussi une tenue de vélo avec un nounours dans le dos (j’adore les nounours 😀 ). Et puis franchement la féminité c’est quoi ? Se promener dans la rue maquillée et vêtue comme une voiture volée et soudainement, commencer à parler comme UN banlieusard (si si ! Du style la nana qui parle dans la rue avec sa copine « He mec ! J’m’en bat les couilles ! » Véridique !!!! La féminité, c’est une attitude, pas une apparence. On a tous notre part de féminité et de masculinité. Pour certains, une part est plus marquée que l’autre et chez moi, c’est le masculin qui prédomine 😀 Allez, bonne nuit !

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